Le Match Italie-Irlande : Enjeux et Préparatifs

Les dernières journées du Tournoi des Six Nations réservent souvent leur lot de surprises et de dénouements haletants. Le millésime 2024 ne déroge pas à la règle avec trois affrontements majeurs ce weekend, à vivre intensément.

Damian Penaud lors du match du Tournoi des Six Nations entre la France et l'Irlande, à Marseille, le 2 février 2024.

Le Rendez-vous de l’Irlande avec l’Histoire

Pour ouvrir le bal de cette ultime journée, l’Irlande souhaite conclure son aventure à domicile par un succès face à l’Écosse. Suite à une accroche contre l’Angleterre la semaine précédente, les Irlandais ont à cœur de finir en beauté. Une victoire contre le XV du Chardon, leur assurerait un deuxième titre consécutif.

Ce duel, au-delà de l’enjeu national, pourrait même influencer le sort final du Tournoi en cas de large victoire écossaise, laissant une ouverture pour le XV de France.

La Quête Galloise pour Éviter la Cuillère de Bois

Le Pays de Galles, après quatre défaites consécutives, accueille l’Italie à Cardiff avec l’objectif de se sauver de la dernière place du Tournoi.

L’enjeu est de taille pour des Gallois déterminés à ne pas céder à la triste tradition de la « cuillère de bois« .

L’Italie, forte de ses succès récents notamment contre l’Écosse, cherchera à confirmer son progrès. Cette rencontre promet d’être plus qu’une simple formalité.

Le Crunch Décisif entre la France et l’Angleterre

Le clou du spectacle sera sans doute le 111ème « Crunch » de l’histoire entre la France et l’Angleterre au Parc OL.

La France, revigorée par une victoire sur le Pays de Galles, doit confirmer contre une Angleterre victorieuse de l’Irlande.

Le XV de la Rose, revanchard après une édition précédente compliquée, et la France, en quête de confirmation, créeront une alchimie explosive sur le terrain.

Les joueurs se préparent pour entrer dans l’arène, l’excitation monte et le public attend avec ferveur les issues de ces combats rugbystiques.

Faire tomber le tenant du titre pour se replacer en pole position. Le XV de France se déplace sur la pelouse de l'Irlande, à l'Aviva Stadium de Dublin, pour le compte de la quatrième journée du Tournoi des six nations. Deuxièmes à trois longueurs de leurs futurs adversaires, les hommes de Fabien Galthié ont l'occasion de frapper un grand coup et de récupérer les commandes du classement pour éventuellement remporter la compétition.

Avec trois points qui séparent les deux équipes à deux journées de la fin, l'affrontement de samedi à tous les airs d'une finale avant l'heure. Car face au XV de France, se dresse un adversaire de taille : la deuxième nation mondiale, que les Bleus n'ont plus battue depuis trois ans.

"C’est un match particulier avec un enjeu particulier, face à la meilleure nation européenne qui n’a perdu que deux matchs sur les 31 qu’elle a disputés à domicile.

Un choc au sommet qui va aussi se jouer dans l'état d'esprit, pour Dimitri Yachvili, ancien international français et consultant France Télévisions : "Si on a un état d'esprit conquérant, que ce soit au sol ou dans les airs, on sera présent.

Peut-être plus que tous les autres, ce choc se jouera aussi avec l'influence de l'arbitrage, qui revient souvent dans les débats autour des matchs de l'Irlande. Notamment autour des rucks, dans lesquels les Irlandais sont de véritables poisons, et qui peuvent mener à des sanctions (ou à des manques de sanctions) parfois contestées.

"Sur le jeu au sol, ils sont très bien organisés, ils sont à la limite de la faute, ils le font très bien, décrypte Dimitri Yachvili.

C'est sans doute pour cela qu'en fin de semaine, le sélectionneur tricolore Fabien Galthié a beaucoup insisté sur la nécessité d'un arbitrage "cohérent" : "On a besoin d’être accompagnés par un arbitre déterminant et cohérent.

Qu’est-ce qui est toléré ? Pas toléré ? Il faut de l’équité sur les points clés comme les phases de conquête ou la mêlée. On a besoin de jouer avec le corps arbitral.

Face aux Irlandais, les Bleus enregistrent deux retours de poids : celui de Damian Penaud, écarté pour le déplacement en Italie, et surtout de Romain Ntamack.

Suspendu après son carton rouge reçu en ouverture face aux Gallois, l'ouvreur va retrouver les terrains après cinq semaines d'absence. De quoi reformer la charnière Dupont-Ntamack, signature de l'ère Galthié, charnière plus utilisée de l'histoire du XV de France (28 fois), à la joie d'Antoine Dupont.

"Romain et moi, on se connaît très bien, depuis longtemps maintenant. Je pense que c’est aussi important pour l’équipe, il connaît très bien le système. Je suis sûr qu’il sera au mieux demain", a déclaré le capitaine des Bleus en conférence de presse.

Avec 50 points et sept essais encaissés seulement, le XV de France pointe certes en tête du classement des meilleures défenses du Tournoi. Mais les essais encaissés en Angleterre et en Italie ont laissé apercevoir des failles dans l'organisation défensive tricolore.

"Contre les Anglais, il y a eu de grosses erreurs de défense, beaucoup de plaquages ratés. C'est le secteur un peu affaiblissant côté français", estime Dimitri Yachvili.

"Je pense que l'on redoute cette équipe, on en a peur, ce sera de la bonne peur, c'est là qu'on est exigeant et agressif et qu'on rate moins de plaquages", poursuit l'ancien international.

Dans ce défi défensif, le retour de Romain Ntamack apparaît précieux. "Romain est un très bon défenseur. C'est un terrain sur lequel le XV de France peut encore progresser.

Parfois mis en difficulté sur les ballons hauts, les Bleus devraient être particulièrement sollicités dans ce secteur, face à une équipe très performante, à l'image du surpuissant ailier James Lowe, sauteur confirmé.

"Ils sont très à l'aise culturellement, avec l'influence du sport gaélique qui se passe beaucoup dans les airs.

Repositionné à l'arrière après son intérim à l'ouverture en Italie, Thomas Ramos sera, comme ses coéquipiers du triangle arrière Louis Bielle-Biarrey et Damian Penaud, l'un des joueurs qui devra répondre présent sur le jeu au pied dans le jeu.

Celui-ci a pris une nouvelle dimension depuis l'interdiction des "escortes" autour du récupérateur du ballon.

"'[Les Irlandais] peuvent, avec leur jeu au pied, nous mettre sous pression.

Après un revers amer dans les derniers instants face à l'Angleterre (26-25), le XV de France a rendez-vous ce dimanche (16h) en Italie pour se relancer dans ce Tournoi des 6 nations 2025.

Mais ce samedi, en conférence de presse, Antoine Dupont a tout de même tenté de calmer tout le monde. Selon lui les Bleus ne font "pas face à une pression particulière".

Un XV de France particulièrement sous pression après sa dernière défaite à Twickenham? Pas pour Antoine Dupont qui a balayé d'un revers de manche cette idée en conférence de presse ce samedi, la veille du choc face à l'Italie.

Si les Bleus ont tout à perdre face aux Italiens dimanche à Rome (16h), une simple victoire ne suffirait pas à garder les derniers (petits) espoirs de remporter ce Tournoi des 6 Nations dominé par l'Irlande (première, 4 points devant la France).

La condition du bonus offensif (en marquant 4 essais ou plus) s'impose aussi aux hommes de Fabien Galtié.

Mais la veille de cette rencontre à fort enjeu, le capitaine toulousain a calmé tout le monde en conférence de presse: "Dans tous les cas, au vu de nos ambitions, on a toujours la pression du résultat... Parce-qu'on veut gagner tous les matchs", a d'abord commencé Dupont avant d'enchaîner, "même si on avait gagné en Angleterre on aurait aussi la pression... Pas sûr que ça change beaucoup de chose".

Alors que les Bleus n'ont pas le droit à la défaite, ce dimanche, Fabien Galthié a fait de gros changements sur la composition en faisant marcher la concurrence. Le jeune ailier de 20 ans Théo Attissogbe (4 sélections) a été préféré à Damien Penaud (54 sélections) et Matthieu Jalibert, malade, est remplacé par Thomas Ramos sur le poste d'ouvreur.

C'est Léo Barré (22 ans) qui prend sa place dans le groupe.

"Barré a performé lors du dernier test match face à l’Argentine en novembre, et a répondu présent avec son club. Ce sont des choix, des décisions qui ne sont pas fermés. Ce qui est important c’est de prendre soin de Matthieu", a justifié Galthié.

Dos au mur, les Bleus devront répondre présent au Stade olympique de Rome, dans un stade où ils n'ont plus perdu, tout de même, depuis près de douze ans. L'occasion de se relancer et oublier la dure défaite face aux Anglais qui a fait s'envoler les espoirs de Grand Chelem.

L’Italie était avant ce match l’équipe qui grattait le plus de ballons dans ce Tournoi. On savait qu’ils grattaient beaucoup, et ça a été le focus de la semaine. On a joué les uns pour les autres, personne n’a "gamellé".

À la mi-temps. Le bonus offensif était acquis, mais on s’est dit qu’il fallait continuer. Je crois qu’on était à 35 points à la mi-temps, on en marque 40 en seconde… C’est positif parce que maintenant, on s’est remis notre destin entre nos mains. En Irlande, ce sera un super match à jouer.

La dernière journée du Tournoi des 6 Nations 2025 se joue ce week-end avec des matchs décisifs pour le gain de la compétition. L'Italie reçoit l'Irlande ce samedi, lors de la dernière journée du Tournoi des 6 Nations 2025.

Après son brillant succès contre l’Irlande, le XV de France a repris la tête du classement à une journée de la fin. Une victoire finale des Bleus est plus que jamais envisageable.

Malgré un premier acte mitigé, les Anglais ont finalement pris la mesure des Italiens sur la pelouse de Twickenham. Angleterre - Italie. En clôture de la 4e journée de Tournoi des 6 Nations 2025, l'Angleterre reçoit l'Italie à Twickenham.

Du changement et des nouveautés... Le sélectionneur de l'Italie Gonzalo Quesada, pour affronter l'Angleterre ce dimanche (16 heures), a décidé d'effectuer des changements dans sa composition d'équipe.

Les Bleus surprennent, la logique écossaise... Ce week-end, la quatrième journée du 6 Nations 2025 battra son plein avec notamment l’attendue Irlande-France à l’Aviva Stadium de Dublin. Après le succès probant des siens sur la pelouse du Stadio Olimpico (73-24), Fabien Galthié a salué la performance des siens.

Gonzalo Quesada est apparu marqué après le lourd revers de l’Italie face aux Bleus, ce dimanche, à Rome (21-73).

"L’Irlande ? Le rugby en Italie remonte au début du 20e siècle, mais ce n'est qu'en 1928 que la Fédération Italienne de Rugby (FIR) a été officiellement fondée. L'équipe nationale a commencé à participer au Tournoi des Cinq Nations (devenu plus tard le Tournoi des Six Nations) en 2000, rejoignant ainsi les nations traditionnelles du rugby européen. Les Italiens disputent leur rencontre au stade Olympique de Rome. L'Italie a pour l'instant participé à toutes les éditions de la Coupe du monde. Même s'ils ont déjà remporté des matchs et donné du fil à retordre à des grandes nations, ils n'ont jamais réussi à se qualifier pour les phases finales.

Véritable icone du rugby dans son pays, Sergio Parisse a connu 142 sélections avec l'Italie.

Ce samedi 18 mars, les trois derniers matches de la compétition se joueront. L’Irlande réalisera-t-elle le Grand Chelem ? La France sera-t-elle sacrée une seconde fois ? Tous les regards seront tournés vers l’Irlande samedi.

À Dublin, elle accueille l’Angleterre pour le dernier match de la journée et de la compétition. L’issue de ce match décidera du sort des Bleus : si l’Irlande s’impose, alors le XV de France peut dire adieu à ses rêves d’un deuxième titre consécutif dans le Tournoi et l’Irlande réalisera le Grand Chelem, son premier depuis 2018.

On voit mal cependant comment ce XV du Trèfle pourrait perdre face à des Anglais très mal en point, complètement perdus la semaine dernière dans leur « Temple » face aux Bleus.

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Le pays de Galles, qui a assuré le minimum la semaine passée face à l’Italie (17-29), voudrait bien enchaîner une deuxième victoire pour se rassurer un peu après cette année tourmentée.

Tous les matches sont diffusés en clair sur France 2. Les commentaires sont assurés par deux doublettes : Dimitri Yachvili et Matthieu Lartot d’un côté, Yannick Nyanga et Jean Abeilhou de l’autre.

Le demi de mêlée Antoine Dupont (centre) avec Romain Taofifenua (droite) à l’entraînement à Marcoussis, le 15 mars 2023.

C’est déjà la dernière journée du Tournoi des 6 Nations.

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