L'Histoire Épique du PSG au Parc des Princes

Le Parc des Princes, antre du Paris Saint-Germain, a été le théâtre de nombreux moments historiques et de matches mémorables. Des victoires épiques aux retournements de situation inattendus, le stade a vibré au rythme des exploits parisiens.

Le Parc des Princes, domicile du PSG

La Genèse d'un Stade Moderne

Dans la France de Georges Pompidou, il était temps que le pays se dote d’un stade moderne, audacieux dans sa forme, pour accueillir un football de plus en plus professionnel. La France des Trente Glorieuses ne sait pas alors que ces dernières vont bientôt s’achever quand, au milieu des années 1960, est prise la décision de doter la capitale d’un stade moderne et d’un troisième Parc des Princes.

Le nouveau stade des compétitions internationales des équipes de France de football et de rugby ouvre le 25 mai 1972 avec une rencontre modeste, un match amateur retour des éliminatoires des JO 1972 de Munich. Malgré la nouvelle enceinte remplie aux deux tiers (35 000 spectateurs, dont… 30 000 écoliers invités pour faire nombre), l’URSS d’Oleg Blokhine, futur ballon d’or trois ans plus tard, l’emporte 1-3. Les tribunes seront en revanche pleines le 4 juin 1972, pour la finale de la Coupe de France de football opposant, devant Georges Pompidou, l’OM à Bastia (2-1 pour les Marseillais).

Celui qui est aussi le directeur de « l’Auto-vélo » et le créateur du Tour de France cycliste en 1903, pour augmenter les ventes de son journal, prend ainsi soin d’y faire arriver l’ultime étape du Tour, jusqu’en 1967. En 1932, ce premier Parc évolue, les tribunes s’agrandissent, offrant 40 000 places, et leurs noms demeurent, encore aujourd’hui, tribune présidentielle, Paris, Auteuil et Boulogne. En 1967, Raymond Poulidor franchit en vainqueur de l’étape la porte du Parc et referme sur lui l’histoire entre le Parc et le vélo.

C’est que pointe à Paris une autre enceinte, le boulevard périphérique. Construit tronçon par tronçon, celui-ci s’approche des beaux quartiers de l’ouest de la capitale. Son tracé passe juste… en dessous des tribunes du stade.

L'Architecture Audacieuse de Roger Taillibert

Son architecte, Roger Taillibert, y multiplie les audaces. Le Parc, c’est d’abord un coup de crayon, une ondulation de sa cime rythmée par 50 portiques courbes de béton précontraint, chacun de hauteur différente. « J’ai utilisé le béton, dira-t-il, pour démontrer qu’il pouvait être aussi intéressant que l’acier. Il peut prendre la même forme que ce dernier et la même résistance. Il a rendu le béton aérien.

Ancré dans l’aire urbaine de la capitale, le Parc des princes, et ses encorbellements qui ajoutent des jeux d’ombre à sa façade, surgit au détour de la rue parisienne ou du périphérique, près de la porte de Saint-Cloud. Taillibert signera par la suite un stade plus audacieux encore, celui de Montréal pour les JO de 1976. Là encore, ce sera en béton, avec un toit rétractable - jamais il ne fonctionnera -, attaché par des câbles à une tour inclinée de 165 mètres de haut. Taillibert pourtant, à 80 ans, concevra encore des stades en Afrique du Sud, en prévision de la Coupe du monde de 2010, avant de mourir en 2019.

Le Parc, où aucun pilier n’est là pour gêner la vue des spectateurs, est aussi le premier en Europe à se doter d’un éclairage intégré sur le pourtour du toit, là encore pour libérer le regard. L’ellipse dessinée par Taillibert a toutefois un inconvénient majeur les tribunes situées dans les virages sont, elles, éloignées des buts, à l’instar des stades de la Beaujoire à Nantes ou de Gerland à Lyon. L’absence de parking est critiquée, tout comme la capacité, modeste.

Visite du Parc des Princes avant son inauguration avec Michel Drucker | Archive INA

« Quand les gens chantent, explique-t-il dans le documentaire “Le Parc, prince des stades”, de Nicolas Bergès (voir « En savoir plus »), le bruit tourne comme dans les arènes de Rome. » « Effectivement, une arène », songe lui aussi le rugbyman Jean-Baptiste Lafond, qui a plus à l’esprit l’image de gladiateurs secoués. La clameur du Parc, elle, peut tout autant porter qu’intimider.

Le PSG et le Parc : Une Histoire d'Amour et de Gloire

Club résident depuis son accession en première division en 1974, le PSG y gagne, en 1982, la Coupe de France face à Saint-Étienne au terme d’une rencontre épique, avec les supporters envahissant le terrain pour les tirs au but, devant un François Mitterrand impassible. Quand Canal Plus rachète le PSG à Francis Borelli en 1991, c’est avec l’ambition de transformer le club parisien.

Le Parc, c’est aussi la face sombre du supportérisme ultra. Deux fois il fut endeuillé par la mort de supporters aux abords du stade. En 2006, un supporter du Paris SG est abattu par un policier lors d’échauffourées à la sortie d’un match contre l’Hapoël Tel-Aviv. En 2010, un supporter ultra meurt de ses blessures au cours d’un affrontement entre hooligans de la tribune Auteuil et de la tribune Boulogne.

Après l’intermède du rachat par le fonds d’investissement Colony Capital en 2006, le PSG est racheté en 2011, avec la bénédiction du président Nicolas Sarkozy, par une entité du fonds souverain qatari Qatar Sports Investments (QSI), émanation du soft power de l’émirat.

Le représentant du fonds qatari, désormais propriétaire à 100 % du club, Nasser Al Khelaïfi, PDG depuis novembre 2011, engage vite des travaux de transformation du Parc. À commencer par des entrées modifiées pour rendre moins visible la présence de policiers… Ses invités se nomment Leonardo Di Caprio, Jay-Z ou Beyoncé ; 2 000 places supplémentaires sont créées pour une jauge qui approche les 48 000 au total. Plus de spectateurs choisis aussi : les places VIP en loges passent de 1 600 à 4 500 quand il n’y en avait que 350 dans les années 1980, des chiffres qui signent les transformations du football professionnel.

« On s’est inspiré de l’avenue Montaigne », reconnaît l’architecte Tom Sheehan, qui a œuvré à la rénovation des espaces VIP du Parc. Les Qataris ont fait entrer le Parc dans la cour des grands du foot business. Une loge à l’année peut monter à 300 000 euros, et Nasser Al Khelaïfi a obtenu de la Mairie de Paris (propriétaire du stade) un accord pour porter la capacité du Parc à 60 000 places après les JO 2024.

Moments Historiques et Matches Mémorables

Ce vendredi, lors de la 4e journée de Ligue 1 face à Saint-Etienne, le PSG disputera le 1000e match de son histoire au Parc des Princes. De nombreux anciens grands joueurs parisiens seront présents pour l’occasion.

Top 10 des Matchs les Plus Mémorables du PSG au Parc des Princes

Voici une sélection subjective des 10 plus grands matchs disputés par le PSG au Parc des Princes, des rencontres qui ont marqué l'histoire du club et les mémoires des supporters :

  1. PSG-Real Madrid (4-1, 1993): Défait 3-1 au match aller en quart de finale de la Coupe UEFA, le PSG réalise une "remontada" spectaculaire au Parc des Princes.
  2. PSG-Steaua Bucarest (5-0, 1997): Après avoir perdu 3-0 à l'aller en tour de qualification de la Ligue des Champions, le PSG corrige son erreur administrative en infligeant un sévère 5-0 au Steaua, avec un triplé de Raï.
  3. PSG-OM (2-1, 1999): Paris met fin à une série de neuf ans sans victoire face à Marseille grâce à des buts de Simone et Rodriguez dans le dernier quart d'heure.
  4. PSG-Saint-Etienne (2-2, 6-5 t.a.b., 1982): Le premier titre de l'histoire du PSG, remporté en finale de la Coupe de France face au grand Saint-Etienne de Platini.
  5. PSG-Bastia (3-1, 1986): Le PSG décroche son premier titre de champion de France devant 40 000 spectateurs grâce à un doublé de Robert Jacques et un but de Luis Fernandez sur penalty.
  6. PSG-Rosenborg (7-2, 2000): Un festival offensif en phase de poules de la Ligue des Champions, avec un doublé d'Anelka et des buts de Déhu, Christian, Luccin, Laurent Leroy et Robert.
  7. PSG-Barça (2-1, 1995): Le PSG de Luis Fernandez domine le Barça de Johan Cruyff en quart de finale de la Ligue des Champions grâce à des buts de Raï et Guérin.
  8. PSG-OM (2-1, 2004): Pauleta inscrit l'un des plus beaux buts de l'histoire du PSG d'une frappe enroulée exceptionnelle.
  9. PSG-Chelsea (3-1, 2014): Pastore offre la victoire au PSG lors du quart de finale aller de la Ligue des Champions grâce à un exploit personnel.
  10. PSG-Liverpool (3-0, 1996): Le PSG donne une leçon à Liverpool en demi-finale aller de la Coupe des Coupes, dans une ambiance électrique.
  11. Bonus émotion : PSG-Brest (3-1, 2013) : Le Parc des Princes est ému aux larmes lors de la dernière apparition de David Beckham, qui ne peut retenir son émotion lors de sa sortie.
PSG vs Real Madrid, Coupe UEFA 1993

Records et Statistiques au Parc des Princes

Le PSG a signé sa meilleure série de matches à domicile en l'emportant contre Auxerre (2-0), ce samedi soir. S'ils ont enchaîné un 36e match avec au moins un but marqué à domicile en Championnat contre Auxerre (2-0), ce samedi soir, et signé la plus longue série de leur histoire, effaçant la précédente établie de janvier 2013 à décembre 2014, les Parisiens restent devancés par Lille. Les Nordistes restent en effet sur une plus longue série puisqu'ils ont marqué au moins un but lors de leurs 44 derniers matches à domicile. C'est d'ailleurs la plus longue série actuelle au sein des cinq plus grands Championnats européens.

Au-delà des records, certaines données statistiques, plus anecdotiques, laissent également pantois. Ainsi, ce seul match à Troyes, ce 9-0, transporte à lui seul sa part d'histoire. C'est tout d'abord le succès le plus large jamais enregistré par le Paris Saint-Germain en championnat de France.

En Ligue 1, jamais le PSG n'avait gagné par plus de 6 buts d'écart. Là, il est allé jusqu'à 9. Et, en prime, il l'a donc réussi en déplacement. Jamais une équipe ne s'était imposée par 9 buts d'écart à l'extérieur depuis la création du championnat en 1932.

Tableau des Records et Statistiques Clés du PSG au Parc des Princes

Statistique Valeur
Plus large victoire à domicile PSG 9-0 Guingamp (2019)
Meilleur buteur au Parc Edinson Cavani (110 buts)
Nombre de matchs officiels joués au Parc 1178
Pourcentage de victoires à domicile 63,5%

Parcours Européens Mémorables

Le PSG est un grand habitué des émotions au plus haut niveau. Après avoir successivement battu le PAOK Salonique, Naples puis Anderlecht, le PSG croise la route du Real Madrid en quart de finale de la Coupe de l'UEFA 1993. 46 000 personnes sont présentes au Parc des Princes en ce 18 mars 1993 pour ce qui va être le premier coup du PSG au niveau européen.

Quelques mois après avoir battu le Bayern Munich, Paris rencontre le FC Barcelone en quart de finale de Ligue des Champions. Après avoir arraché un match nul 1-1 au Camp Nou, Paris est en très bonne posture pour rejoindre les demi-finales de la compétition, qu'ils n'ont encore jamais vu. L’entraîneur Luis Fernandez explose de joie sur le bord de la pelouse, tout comme le Parc des Princes.

Engagé en Coupe des Vainqueurs de Coupes, le Paris Saint-Germain connaît, en 1996, une 4e demi-finale européenne consécutive. Cette fois-ci, après avoir éliminé Molde (Norvège), le Celtic Glasgow (Écosse) et Parme (Italie), Paris accède à sa première finale internationale en battant La Corogne (Espagne).

Tenant du titre, le PSG retrouve à nouveau les demi-finales de la Coupe des Vainqueurs de Coupes, opposés à Liverpool. Le Paris Saint-Germain prend très vite le contrôle de la rencontre avec une réalisation de Leonardo suite à de multiples gestes défensifs de Liverpool (1-0, 11e), puis profite d'une erreur du gardien de Liverpool pour doubler la mise juste avant la mi-temps grâce à Benoît Cauet (2-0, 43e).

Saison 2024/2025 : En Route Vers de Nouveaux Records ?

Vainqueur de l’AS Monaco au Stade Louis-II juste avant la trêve (2-4), le PSG réalise un début de saison quasiment parfait en Ligue 1 McDonald’s. Avec 12 victoires et 4 nuls en 16 matchs, le club parisien est tout simplement invaincu. Aucune défaite lors de ses 16 premières rencontres ? Une prouesse que le PSG réalise pour la 6e fois de son histoire et qui pose un peu plus encore les Parisiens en spécialistes des débuts canons.

Les records à améliorer :

  • La plus longue série d’invincibilité toutes saisons confondues à l’extérieur : Paris reste sur 32 matchs sans défaite à l’extérieur en championnat (24 victoires, 8 nuls).
  • La plus longue série d’invincibilité lors d’une saison à l’extérieur : La saison dernière, le PSG est devenu la seule équipe à ne perdre aucun match en déplacement sur une saison de Ligue 1 McDonald's.

Le Premier Match de Division 1 au Parc des Princes

Le 13 août 1974, le grand jour n'en est pas vraiment un. Le PSG va disputer le premier match de Première Division de son histoire au Parc des Princes. Un baptême initialement prévu dès la première journée face à Sochaux. Mais la pelouse du Parc étant en réfection, la rencontre avait été disputée à Bonal. L'annonce de ce PSG-Metz ne fait pas pour autant la une de L'Équipe.

Le match du promu est même le dernier présenté lors de cette troisième journée : « Quant à Paris-SG, encore tout meurtri des coups assénés à Reims par Carlos Bianchi (1-6, le 9 août), il essaiera de faire oublier sa déconvenue [...] Voici donc venue l'heure du grand rendez-vous entre le public parisien et sa nouvelle équipe, l'équipe de Just Fontaine. Mais la curiosité, l'amour du football, l'attrait du neuf étant ce qu'ils sont chez les Parisiens, on peut quand même espérer une assistance fournie. »

Mais au coeur du mois d'août, avec à peine 14 000 spectateurs, le coquillage de béton dessiné par Roger Taillibert et inauguré le 25 mai 1972 sonne creux. De quoi impressionner tout de même Dominique Lokoli, arrière droit de l'équipe du couturier Daniel Hechter. À 22 ans, arrivé de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne, PH/D5), mécanographe comptable et informaticien, encore stagiaire, il dispute son premier match en pro : « C'était incroyable ! Au Camp des Loges, en forêt de Saint-Germain-en-Laye, je n'étais pas dépaysé. C'était comme des vestiaires d'amateurs, avec la même super ambiance. Mais le Parc ! Quand tu rentres dans ces couloirs, avec le bruit des crampons qui résonnent, cette petite boule de peur... Ça fait drôle. J'avais cinquante personnes à Choisy ! »

À l'aile droite, Louis Floch est un habitué. Dès juillet 1972, avant même d'y disputer le premier match de Championnat de l'histoire du nouveau Parc avec le Paris FC et d'y évoluer avec les Bleus, le Breton avait tenté quelques démarrages sur la pelouse en chaussures de ville sous le regard inquiet des ouvriers : « C'est plus impressionnant qu'au Maracana car le Parc est moins évasé. Jouer dans un cadre pareil, ce doit être excitant ! » En 1974, transfuge du PFC, « Loulou » est donc chez lui : « Le Parc, c'était mon jardin, j'avais la cote, c'était génial. Des gens m'ont suivi d'un club à l'autre et les supporters du PSG m'ont très bien accueilli. Ma façon de jouer devait leur plaire, je courais beaucoup, je me donnais à fond. » Escorté des « Loulou ! Loulou ! » du public, gourmand de ses déboulés tête baissée.

« Floch allait à 300 à l'heure, se souvient le milieu défensif messin Joël Delpierre, qui jouait ce soir-là son deuxième match pro en provenance d'Aulnoye (Nord, D3). Paris, ce n'était que des internationaux ! Serrer la main de Just Fontaine au Parc, c'était fort. Un moment d'histoire. Et jouer contre Jean Deloffre, que je supportais à Lens quand j'étais gamin, c'était magnifique ! » Mais marquer Dogliani, l'élégant meneur de jeu, c'était autre chose. « J'étais un peu rugueux et hyper respectueux. Mais après Claude Papi, de Bastia, je suis tombé sur Dogliani. Un autre artiste. Ils étaient d'un tel niveau technique qu'ils évitaient les contacts. Et quelle vision du jeu ! « À la collation ou au vestiaire, Fontaine nous racontait toujours des blagues pour nous détendre, sourit Lokoli. Mais pour moi, ce soir-là, le football n'était plus un loisir, ça devenait sérieux. »

Ils ouvrent pourtant le score sur penalty, contesté, par François M'Pelé (28e). « Une décision pour le moins surprenante de l'arbitre, selon L'Équipe. L'ailier gauche (Mustapha) Dahleb était-il bousculé ou l'arrière messin (Daniel) Jenny avait-il fait une obstruction ? »

Dix minutes plus tard, Christian André prend de vitesse la défense et double la mise (38e). « Ouf ! Cette fois, le but était de toute beauté, incontestable », savoure le quotidien. Grand artisan de la double accession en D2 puis D1 en deux ans (41 buts en 71 matches), l'attaquant martiniquais avait été, à Sochaux, le premier buteur de l'histoire du PSG en D1. Blessé aux ligaments d'un genou quelques semaines plus tard, il ne marquera plus pour Paris.

« On a pris le bouillon avant de revenir un peu miraculeusement », se souvient Delpierre. Sur un doublé du Luxembourgeois Nico Braun (44e, 50e), les exploits de Pantelic assurant le nul aux Parisiens (2-2). Coupable : la défense en ligne de Fontaine et son adjoint Robert Vicot. De leurs quatre défenseurs, un seul, Louis Cardiet, la pratiquait au PSG lors de la montée. Georges Huart, l'entraîneur messin, avait prévenu Delpierre : « Il nous avait dit qu'il y aurait des boulevards entre le dernier défenseur et le gardien. Braun a reçu des ballons dans les espaces et il a bouffé les défenseurs. »

Verdict de L'Équipe : « Pour un coup d'essai, ce ne fut pas un coup de maître !

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