Ce n'est pas la première fois que les États-Unis débarquent en France. En revanche, c’est seulement la quatrième fois de l’histoire que les deux nations s’affrontent. À chaque fois, les Bleus s’étaient imposés sans prendre de but.
La dernière rencontre remonte à novembre 2011. À l’époque, la France de Laurent Blanc s’était imposée sur un but de Loïc Rémy. Depuis, l’équipe a bien changé.
Les résultats récents (deux victoires, deux défaites et un nul) incitent toutefois à l’optimisme. Privée de Coupe du monde pour la première fois depuis 1986, la sélection américaine compte s’appuyer sur des jeunes pour rebondir.
« Notre objectif est d’être championne du monde dans le futur », fanfaronne Earnie Stewart, le nouveau manager général. Timothy Weah (18 ans), Andrija Novakovich (21 ans), Weston McKennie (19 ans) et le prodige de Dortmund Christian Pulisic (19 ans) sont censés incarner l’avenir.
L’équipe prend peu de buts (0-0 contre la Bosnie, victoire 1-0 face au Paraguay, 1-1 au Portugal) mais manque de créativité près des cages, surtout lorsque Christian Pulisic, laissé au repos ce soir, est absent.
À pile poil une semaine de son entrée en lice dans la compétition, les Français comptent bien se servir de ce dernier match de préparation pour répéter les dernières gammes. Pas de blague donc, l’équipe type sera alignée par Didier Deschamps. Une victoire par au moins deux buts d'écart est attendue : cela fait sept matchs consécutifs que les Bleus marquent au moins deux fois.
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Match Amical de Préparation: France - États-Unis (1-1)
Pour son dernier match de préparation, l’équipe de France a concédé le nul et éprouvé beaucoup de difficultés face à de modestes Américains. Place au Mondial désormais et à l’Australie, le 16 juin.
Même s'il ne faut pas faire dire davantage à un match amical qu'il ne peut en raconter, ce nul poussif face aux Etats-Unis (1-1), dans un Groupama Stadium tout de bleu pavoisé, résonne comme un avertissement. Une leçon à méditer par tous. Et déjà le doute s'insinue.
On n'attend jamais grand-chose de ces galops d'essai si souvent semblables à des trots fatigués. Et on a parfois tort. Le 4 e France-Etats-Unis de l'histoire a au moins scellé une évidence. Le niveau international ne peut pas toujours s'offrir aussi simplement que dans un France-Jamaïque (8-0), ou un France-Ecosse deux ans plus tard (3-0). Les deux dernières répétitions avant le Mondial 2014, puis l'Euro 2016 avaient tourné à la démonstration.
Une préparation est fatalement traversée par des degrés de forme et de réussite sinusoïdals qui obligent une sélection à arracher à ses ressources intimes des vertus qui n'étaient pas nécessaires face à des rivaux dénués d'envergure. En effaçant l'ardoise, Mbappé a seulement sauvé les apparences. Pas plus.
Si le dernier match de préparation des Bleus avait été aussi aisé que les deux premiers, il n'aurait pas préparé à grand-chose. Celui-là, donc, l'a préparée au grand combat entre la patience et la frustration. France-USA (1-1) : un match nul qui pose question
Joueuse sans rigueur, l'Italie avait été plus conciliante que ces Américains organisés autour d'un bloc compact. C'est une attitude que la France peut croiser au premier tour, au Mondial, et face à laquelle il faudra trouver d'autres parades.
Très longtemps inefficaces, les tricolores ne se sont donc pas contentés de beaucoup gâcher face au but américain, ils ont étendu leur attitude dispendieuse jusque devant leur propre surface, quand il ne le fallait pas.
On a le droit de considérer que le but de Green, imputable à une double erreur de Sidibé puis Loris, est anecdotique. Il est loisible, aussi, d'estimer le contraire. Etre alors mené au score par une équipe qui n'avait rien proposé avant la pause est peu défendable.
Une Coupe du monde moderne ne se gagne pour ainsi dire jamais sur ses seuls talents offensifs aussi nombreux et ébouriffants soient-ils. Mieux gérer ces circonstances fera toute la différence entre les grands destins et les retours rapides. Il y avait une action, où les Bleus devaient montrer une agressivité et une dureté à la hauteur de la situation. Ils n'ont pas su le faire. Ce n'est pas grave ?
Chaque joueur marque : Griezmann - Giroud. Le duo préféré de Didier Deschamps (derrière David et Jonathan, faut pas déconner non plus) subit la concurrence du triangle Griezmann - Mbappé - Dembele. Mais ces deux-là se comprennent et brillent régulièrement lorsqu’ils sont alignés ensemble : en 2017, ils ont tous les deux marqués face au Pays de Galles (novembre), la Biélorussie (octobre) et le Luxembourg (mars).
S’il marque face aux États-Unis, Olivier Giroud dépassera Zinedine Zidane au classement des buteurs de l’équipe de France. Une juste récompense pour ce joueur décrié capable de faire briller ses coéquipiers (texte rédigé en concertation avec l’attachée presse de la FFF). Giroud buteur ?
Les temps forts du match France-USA (1-1)

Le(s) but(s) en détail :
- 8' - 0-1, Bernard Lacombe. Reprise d'un centre d'Amisse passant sous le pied de Droege.
- 14' - 0-2, Bernard Lacombe. Reprise à bout portant d'une balle de Petit contrée par Myernick.
- 37' - 0-3, Bernard Lacombe. Reprise d'un centre en retrait de la droite de Platini détourné du bras par Mausser.
- 42' - 0-4, Donald Droege (csc). Déviation d'une reprise par Lacombe d'un centre de Rouyer.
- - 0-5, Loïc Amisse. Tir de la droite, sur passe de Six.
- 73' - 0-6, Didier Six. Reprise de volée après un lob de Crudo, à gauche des 18 m.
Composition des équipes
Titulaires Etats-Unis
BANDOV Boris DAVIS Richard DI BERNARDO Angelo DROEGE Donald FOWLES Colin HULCER Larry LIVERIC Mark MAUSSER Arnold MYERNICK Glenn POLLIHAN James VILLA Gregory
Remplaçants Etats-Unis
BRCIC David CRUDO Antonio NANCHOFF Louis VAN DER BECK Percival
En bref : Ce match s'est déroulé sur une pelouse artificielle ("astroturf"). En défense, Domenech est déplacé au poste de stoppeur.- Forfaits : Emon et Michel. Arbitre Principal : M. DORANTES Marco Terrain Giants Stadium - East Rutherford 20591 spectateurs
Comparaison avec le Football Féminin
Pendant ce temps, au Havre, l'équipe de France féminine s’est inclinée contre les Etats-Unis (0-2). Les championnes du monde ont ainsi mis un terme à une série d’invincibilité des Bleues datant de 2019 et une défaite déjà infligée par les Américaines en quarts de finale de la Coupe du monde.
Comme lors du quart du Mondial, où Rapinoe avait mis cinq minutes pour tromper l’arrière-garde tricolore, la Ballon d’Or 2019 a récidivé dans les mêmes délais, sur un penalty parfaitement exécuté devant Pauline Peyraud-Magnin (5e, 1-0).
A 35 ans, l’icône américaine s’est illustrée tout au long de la rencontre. Au soir de sa 175e sélection, la joueuse d’OL Reign a inscrit son septième but en sept matchs internationaux disputés en 2021, le quatrième en quatre matchs d’affilée (record personnel). Créditée d’un doublé contre les Françaises au Mondial, elle s’est distinguée mercredi par un but sur hors-jeu après un contrôle délicieux (12e), une déviation devant Marion Torrent (38e) et une frappe (48e) arrêtée par la gardienne française.
Peyraud-Magnin restait sur un seul but encaissé en neuf matchs, vendredi sur penalty lors de la victoire contre l’Angleterre (3-1). Mercredi, la gardienne de l’Atlético Madrid est allée chercher deux fois le ballon dans ses filets, également battue sur un tir de près d’Alex Morgan (19e, 2-0). E moins de 20 minutes, le match était plié.
« C’est une victoire logique. On connaît leur niveau, elles étaient là pour gagner, on leur a rendu ce match facile en concédant ces deux buts rapidement, regrette Eugénie Le Sommer. L’expérience joue dans ces matchs-là mais je ne sais pas ce qu’il se serait passé avec plus de joueuses d’expérience. Il faut continuer à travailler, voir ce match comme un exercice et il faudra faire mieux quand ce sera décisif.
Les Bleus en route pour la Coupe du Monde 2026
L’équipe de France est qualifiée pour la Coupe du monde 2026, pour sa 17e phase finale. L’équipe de France est tombée dans le groupe de l’Italie, de la Belgique et de la Turquie. Les deux premiers d’un groupe de quatre seront qualifiés pour les quarts de finale disputés en aller-retour entre le 25 et le 30 mars 2027.
Un match de NFL à Paris en 2026
Un match de la saison régulière de football américain sera organisé à Paris, au Stade de France en octobre 2026. C’est une première historique et très attendue depuis que la NFL se développe en dehors des États-Unis.
Il était attendu, le voici ! Paris accueillera ce rendez-vous historique, au cœur du plus grand stade de la capitale, le Stade de France. La NFL cherche à s’internationaliser depuis une dizaine d’années. En 2007, elle organisait une première rencontre de football américain au Royaume-Uni. En plus de se rendre à Paris, les footballeurs américains vont découvrir de nouvelles villes comme Melbourne en Australie et Rio de Janeiro au Brésil.

Une des deux équipes qui s’affronteront au Stade de France est connue. Interrogé par Le Parisien, le patron de NFL Europe, Brett Gosper, explique qu’il y a une grande communauté de supporters de football américain en Europe, « C'est notre troisième marché le plus important (derrière l'Allemagne et le Royaume-Uni), on estime qu'il y a 14 millions de fans qui montrent de l'intérêt pour ce sport, évoque-t-il. Nous pensons qu'il y a en France un potentiel de développement énorme dans les années à venir. Afin de conquérir le public français, la NFL Europe mise sur l’organisation d’un « petit Super Bowl ».
Entre animations autour du Stade de France, concert à la mi-temps et défilé de stars, le succès s’annonce retentissant. Antoine Griezmann, ancien joueur emblématique de l’Équipe de France de football, pourrait bien être présent.
La date du match organisé à Paris n’est pas encore définitive mais il pourrait bien avoir lieu le 25 octobre 2026. Les places devraient se vendre très rapidement et les demandes devraient dépasser les capacités du stade. Le Stade de France compte 80 000 places, il faudra donc être vif et avoir un peu de chance pour assister à cette rencontre. Pour le moment, la grille tarifaire n’est pas encore connue.