Cette semaine, dans les Cartes en mouvement, Delphine Papin s'intéresse à l'histoire du Congo à l’heure où le mouvement du M23, appuyé par les soldats rwandais, a pris la ville de Goma et menace Bukavu en République Démocratique du Congo.
Nous sommes au bord du lac Kivu, en République Démocratique du Congo, à la frontière du Rwanda. Ici, la terre est fertile, l’eau est omniprésente, la forêt équatoriale dense, et le sous-sol regorge de minerais. Pourtant, c’est dans cette région riche que les habitants vivent sous la menace constante de groupes armés depuis des décennies.
Pour comprendre les enjeux de cette région, le journal Le Monde est allé à la rencontre de l’auteur David Van Reybrouck, auteur du best-seller Congo, une histoire qui retrace l’histoire de la République démocratique du Congo (RDC). A travers sa fresque historique, David Van Reybrouck montre comment la RDC a toujours été exposée aux convoitises extérieures et à la corruption. et pour “Si le sous-sol n’a pas de responsable, la faiblesse de l'État, elle, est bien un héritage de l’histoire”.
Des Frontières Tracées Arbitrairement
Des frontières tracées de manière rectilignes et totalement arbitrairesCes frontières ont été dessinées un dimanche matin à la fin du XIXᵉ siècle à Ostende, par le roi des Belges, Léopold II, et par l’explorateur britannique Henry Morton Stanley. Et le territoire dessiné n’est pas une colonie classique mais c’est une possession personnelle du Roi Belge. Ce sera d’ailleurs un gouffre financier car la seule richesse d’alors sont les défenses d’éléphant, avec lesquelles on faisait des boules de billard et des touches de piano. Autant dire pas grand-chose.
Mais l'invention du pneu gonflable par John Boyd Dunlop lance l'exploitation brutale du caoutchouc, générant d'énormes profits. Les Congolais durant cette période vont être extrêmement maltraités et subir le sévices de la main coupée. Ces crimes vont susciter une telle indignation à l’étranger que le roi est contraint de céder le Congo à la Belgique en 1908.
Le Rwanda est bien plus petit que le Congo belge et les frontières ne sont pas rectilignes car c’est un des rares royaumes d’Afrique centrale qui préexistait avant la colonisation. Le Rwanda deviendra aussi une colonie Belge. Mais c’est d’abord une colonie allemande, elle passe sous administration belge après la première guerre mondiale.
La société rwandaise est une société pyramidale. La minorité tutsi - environ 15 % de la population - trône au sommet et les Hutu se trouvent à la base. Les Tutsi sont les chefs, les élites, ceux qui élèvent des animaux, tandis que les Hutu sont agriculteurs. Lorsque les Belges arrivent, ils découvrent une organisation sociale qui n’est pas si lointaine de celle qu’ils connaissent entre Flamand et Wallon. Le 1er juillet 1962, les Hutu obtiennent pouvoir. La majorité démographique devient la majorité démocratique, jusqu’au génocide de 1994 qui provoque un nouveau renversement.
Génocide et Déplacements de Masse en 1994
Le génocide des Tutsis au Rwanda commence le 7 avril 1994, au lendemain de l’attentat contre l’avion du président rwandais. Les Hutu veulent en finir avec les Tutsi. Mais la rébellion de Tutsi rwandais, venu l’Ouganda, et conduite par Paul Kagame, réussit à mettre fin au génocide.
Les dirigeants hutu, de nombreux militaires, mais aussi 2 millions de personnes fuient vers le Congo - alors appelé le Zaïre - et dirigé par Mobutu depuis 1965. Les Hutus s’installent côté Zaïre à Goma et Bukavu, deux villes sur la frontière.
L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL), dirigée par Laurent-Désiré Kabila est soutenue par le rwandais Paul Kagamé. L’AFDL commet d’atroces massacres dans les camps de réfugiés hutu au Congo, avant de poursuivre sa marche à travers le pays, jusqu’à Kinshasa, où Kabila prend le pouvoir le 17 mai 1997, forçant Mobutu à s’exiler.
Mais, très vite, le Rwanda se rend compte que Kabila ne lui est pas fidèle et en 1998, une nouvelle rébellion voit le jour, neuf pays prennent part à cette guerre souvent qualifiée de « première guerre mondiale » africaine. Beaucoup pensent alors que le soutien de Kagame au M23 vise à affaiblir Kinshasa pour contrôler l’est du Congo, cette région extrêmement riche en minerais stratégique.
Cette région regorge de minerais essentiels pour les smartphones et les batteries électriques. Paul Kagame, via le M23, contrôle une partie de ces ressources situé en RDC, qu’il revend au Rwanda. L’avancée du M23 au Congo n’a pas fait réagir la communauté internationale.
Mais David Van Reybrouck souligne qu'il ne faut pas sous-estimer le traumatisme du génocide pour les Rwandais, ni négliger la solidarité envers les Tutsi du Congo, toujours discriminés. Il établit un parallèle avec Israël et sa peur existentielle.
David Van Reybrouck conclut avec ce regard : ce conflit reflète le monde d’aujourd’hui, entre course aux ressources naturelles et mépris pour le droit international.
Le Football Comme Symbole d'Espoir
Ce mardi 14 octobre 2025, le Stade des Martyrs de Kinshasa s’apprête à vibrer comme rarement dans son histoire. La République Démocratique du Congo joue contre le Soudan pour une qualification historique à la Coupe du Monde 2026. Un moment que tout un peuple attend depuis 51 ans. Mais au-delà des enjeux sportifs, cette rencontre revêt une portée symbolique immense.
Dans un pays meurtri par des décennies de guerre, de violences, de pillages et d’abandons, une victoire sur la pelouse pourrait devenir un cri de fierté collective, une manière de dire au monde que le Congo vit encore, qu’il résiste, qu’il n’a pas été réduit au silence. Car pendant que les projecteurs illumineront Kinshasa, d’autres zones du pays resteront dans l’obscurité, non pas par manque d’électricité, mais à cause des guerres.
Dans l’Est, la violence continue de ravager des régions entières. Des groupes armés comme le M23, soutenus par le Rwanda selon de nombreux rapports internationaux tels que Amnesty International, sèment la terreur dans le Nord-Kivu. Les affrontements avec les forces gouvernementales ont entraîné des bombardements aveugles, des massacres et l’exode de millions de personnes.
En 2024, au moins 100 civils ont été tués à Nyanzale et Mweso dans des attaques au mortier. À Binza, quinze personnes ont été exécutées en novembre. Les ADF, groupe armé ougandais, ont quant à eux massacré plus de 200 civils à Beni et Lubero.
Aujourd’hui, plus de 7,3 millions de Congolais sont déplacés internes, vivant dans des camps surpeuplés, privés d’eau, de soins et d’avenir. Le Stade des Martyrs, où se jouera cette bataille sportive, est un lieu chargé d’histoire. Érigé à la mémoire de quatre figures congolaises exécutées pour avoir résisté à la dictature de Mobutu, il est devenu au fil du temps un sanctuaire de la mémoire nationale : « Nous sommes bien concentrés, on sait très bien, il faudra gagner pour continuer la route vers la Coupe du Monde.
Le taux de résultat ne sera pas possible. On a notre destin entre nos mains, donc bien sûr qu’on continue à croire, on fait une bonne campagne de qualification. On a marqué 14 buts, on en a pris 6, on a fait des bons résultats à l’extérieur, ce qui n’est jamais facile dans une campagne. Bien sûr qu’on y croit, on y croit parce qu’on peut aller à la Coupe du Monde demain soir en tant que premier», a déclaré le sélectionneur Sébastien Desabre, qui a été récemment quelque peu remis en questions pour certains choix de sa liste.
Les supporters qui s’y rassemblent ne viennent pas seulement assister à un match, ils viennent communier. Ils portent en eux le poids de plusieurs générations. Des générations qui ont connu les dictatures, les pillages, les rébellions, les occupations étrangères. Ces fans viennent chanter pour conjurer la douleur, pour rappeler que malgré les larmes, malgré les morts, le peuple congolais est encore debout. C’est un acte de résistance, une façon de redonner de la lumière à des millions de Congolais oubliés.
Beaucoup dans cette équipe ont grandi au cœur de la crise ou ont des proches touchés par la guerre : « On est encore d’un coup, et puis on doit gagner aussi pour sécuriser notre place de second, mais pas oublier que le Sénégal peut faire un faux pas également face à Mauritanie et se qualifier directement. On est dans ce qu’on fait depuis quelques temps et on doit continuer à avancer. Donc bien sûr qu’on sait que demain, il va falloir avoir le ballon pour pouvoir gagner contre le Soudan. C’est une très bonne équipe. Il a perdu simplement deux fois dans ces qualifications, dans le même nombre de défaites que nous. Et ils ont pris simplement cinq buts. Ils ont même pris un but de moins que nous. Donc ça montre la valeur de cette équipe. C’est difficile à faire vrai. Donc, ce sera à nous de trouver des solutions et on va essayer de les trouver par le jeu », a-t-il poursuivi.
La RDC est un pays paradoxal, d’une richesse naturelle inouïe, mais parmi les plus meurtris du continent. Ses sols recèlent cobalt, cuivre, coltan et or. En soit, des minerais essentiels à l’économie mondiale, mais sa population en récolte peu de fruits.
À Kolwezi, l’expansion minière se fait au prix d’expulsions forcées et de violations massives des droits humains. Les populations perdent leurs terres, leurs maisons et tout accès aux services essentiels. Dans le même temps, la violence sexuelle atteint des niveaux alarmants : plus de 133 000 cas ont été enregistrés en 2023, un chiffre en hausse constante. Dans les camps autour de Goma, Médecins Sans Frontières a soigné plus de 25 000 victimes, dont 40 % étaient des jeunes filles.
Ce contexte tragique pèse sur chaque match, chaque hymne, chaque but marqué. Une qualification pour la Coupe du Monde 2026 serait une première depuis 1974, une résurrection symbolique pour une nation qui a trop longtemps été associée à ses drames. Les joueurs en sont conscients : chaque but marqué contre le Soudan ce soir aura la force d’une déclaration politique, sociale et identitaire.
Car en vérité, la RDC ne jouera pas seulement contre le Soudan. Elle jouera contre des décennies de souffrances accumulées, contre le silence de la communauté internationale, contre le sentiment d’abandon que connaissent tant de Congolais. Elle jouera pour que les camps de déplacés de Goma et Bunia sachent qu’ils ne sont pas oubliés. Elle jouera pour que les cris étouffés trouvent un écho dans le monde entier. Si elle décroche cette qualification, ce sera bien plus qu’un exploit sportif : ce sera un acte de dignité nationale. Une manière de dire que malgré la guerre, malgré la pauvreté, malgré la douleur, la République Démocratique du Congo est vivante et se bat.

Qualifiés pour la CAN 2025, la RD Congo et l'Angola disputeront un match amical de préparation le 13 décembre prochain.Qualifiée pour le barrage intercontinental de qualification pour la Coupe du Monde 2026, la RD Congo va avant cela disputer la CAN 2025 au Maroc. Afin d'affûter leurs armes pour cette compétition qui aura lieu à partir du 21 décembre, les Léopards vont affronter l'Angola, également en préparation pour le tournoi, le 13 décembre 2025 en Espagne.
La Fédération angolaise de football a officialisé la nouvelle sur ses médias officiels ces dernières heures, et a annoncé dans le même temps que les Palancas Negras joueraient également un second match amical contre une autre équipe participant à la CAN, en l'occurrence le Mozambique, le 16 décembre.
Cette rencontre Angola-RD Congo sera un duel entre techniciens français, puisque les Palancas Negras sont coachés depuis deux mois par Patrice Beaumelle (47 ans), ancien adjoint historique d'Hervé Renard, tandis que les Léopards le sont depuis août 2022 par Sébastien Desabre (49 ans). Les deux équipes se sont affrontées à 17 reprises depuis l'indépendance des deux pays, et ce sont les Léopards qui mènent largement, avec 8 victoires, contre 3 pour les Palancas Negras et 6 matchs nuls.
Le dernier en date remonte au 6 janvier 2024 : alors rassemblées à Dubaï (Emirats arabes unis) pour préparer la CAN, les deux équipes s'étaient quittées sur un score nul et vierge (0-0). Le prélude à un bon parcours lors du tournoi en Côte d'Ivoire, qui avait vu l'Angola atteindre les quarts de finale et la RDC les demi-finales, avec à la clé une quatrième place.
Cette année, la RDC évoluera dans le groupe D en compagnie du Sénégal, du Botswana et du Bénin, tandis que l’Angola fera partie du groupe B avec l’Égypte, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud.
L'Énigme Joseph Kabila
L’ancien président congolais Joseph Kabila, qui a dirigé la République démocratique du Congo (RDC) de 2001 à 2019, est aujourd’hui au cœur d’une dynamique politique particulièrement complexe et tendue.
Depuis 2024-2025, Kabila amorce un retour progressif après plusieurs années de discrétion, tandis que Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga et figure majeure de l’opposition, mène lui aussi une activité politique intense.
Invisible depuis sa condamnation à mort par la Haute cour militaire de la RDC, le 24 juillet dernier, Joseph Kabila est réapparu mi-octobre à Nairobi. C’est là qu’il a dévoilé son mouvement « Sauvons la République démocratique du Congo ». Cette initiative n’a pas tardé à être critiquée par les tenants du pouvoir à Kinshasa.
Julien Paluku, son ancien gouverneur du Nord-Kivu et actuel ministre du Commerce extérieur, déclare sans détour : « Quand on a été chef d’État, on doit viser plus haut, comme à la présidence de la Commission de l’Union africaine ou de l’OIF, et non chercher à déstabiliser le pays qu’on a eu à diriger ». Pour lui, « la RDC se dressera contre quiconque tenterait de freiner sa marche vers l’émergence ».
De son côté, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, voit dans ce conclave un « bal nostalgique d’hommes qui regrettent des privilèges perdus ».
Face à cette offensive, le gouvernement congolais a déclenché une contre-attaque en saisissant officiellement le Conseil d’État pour la dissolution de treize partis d’opposition, principalement ceux accusés de liens avec des groupes rebelles. Cette décision traduit la volonté affichée de Kinshasa de frapper fort contre tous les protagonistes du conclave de Nairobi.
Le ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani a justifié cette mesure en évoquant des violations des principes d’unité nationale, de souveraineté et de sécurité. Parmi les formations ciblées figurent notamment le PPRD de Joseph Kabila lui-même, l’AAP de Théophile Mbemba, l’ATD de José Makila, le LGD d’Augustin Matata Ponyo, ainsi que plusieurs autres partis dits « dissidents ».
Officiellement, il s’agit de protéger l’ordre public, l’intégrité du territoire et la souveraineté nationale face à toute menace d’ingérence ou alliance avec des groupes armés.
Dans ce contexte, Kabila n’a pas su convaincre ni rallier autour de sa plateforme des figures clés de l’opposition comme Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Denis Mukwege ou Delly Sessanga.
Condamné à mort par contumace notamment pour organisation d’un mouvement insurrectionnel et complicité avec le groupe rebelle AFC/M23, Kabila a néanmoins orchestré un conclave à Nairobi, donnant naissance à un mouvement politique baptisé « Sauvons la RDC ».
Pourtant, l’ex-raïs n’a pas réussi à fédérer tous les poids lourds de l’opposition. Martin Fayulu et Denis Mukwege ont clairement refusé d’adhérer à cette initiative, et Moïse Katumbi a préféré garder ses distances.
Sans avoir formellement annoncé son intention de briguer un nouveau mandat en 2028, le retour de Joseph Kabila sur le devant de la scène politique et ses alliances stratégiques laissent planer de nombreuses interrogations sur ses ambitions à long terme.
Le fossé entre Kabila et Katumbi est ancien. Depuis leur rupture en 2015, lorsque Katumbi s’était opposé au « troisième faux penalty », déni d’un troisième mandat présidentiel pour Kabila, les relations entre les deux hommes se sont dégradées jusqu’à la haine réciproque.
Dans une interview à Jeune Afrique, Kabila n’avait pas mâché ses mots : « Moïse Katumbi, c’est un peu Judas Iscariote : il m’a trahi sans même y mettre les formes, ni élégance ». Il ajoutait : « L’Histoire les jugera, lui et quelques autres.
Sous le régime de Félix Tshisekedi, Katumbi rentre finalement au pays et continue de garder ses distances avec Kabila. Il participe même à la dissolution de la coalition FCC-CACH (2019-2021), alliée autrefois à Kabila. Le parti d’Ensemble pour la République, dirigé par Katumbi, intègre le gouvernement en 2021.
Pourtant, à l’approche des élections de 2023, Katumbi s’éloigne de Tshisekedi pour renouer un rapprochement, surpris, avec Kabila.
En 2023, Katumbi se porte candidat à la présidentielle face à Tshisekedi, tandis que le FCC de Kabila se retire du processus, dénonçant un scrutin non transparent. Cette dynamique s’est renforcée en décembre 2024 lors d’une rencontre à Addis-Abeba, en Éthiopie, dont la tenue n’a été officialisée que le 26 décembre.
Cependant, en parallèle, Joseph Kabila a été condamné à mort par contumace par la Haute cour militaire, reconnu coupable notamment de crimes de guerre et complot avec le mouvement rebelle M23. Dans le même temps, des soupçons entourent Katumbi, dont la ferme a été perquisitionnée. Alors que la justice militaire s’acharne sur Kabila, Katumbi choisit le silence politique.
Sur le plateau de « Dites-nous la vérité », Christian Mwando, président du groupe parlementaire Ensemble pour la République, a levé le voile sur cette distance persistante entre Kabila et Katumbi. Pour lui, le fossé est idéologique et ambitionnel : Kabila appartient au passé, tandis que Katumbi nourrit encore l’ambition présidentielle. Soutenir Kabila reviendrait à faire de l’ombre à cette stratégie personnelle.
Ce désaccord incarne un tournant majeur dans la carrière de Katumbi, qui entend s’affranchir de l’ombre d’un allié en perte de crédit, terni par des accusations lourdes. Le message est clair : Moïse Katumbi n’est ni un vassal ni un collaborateur de Kabila.

C’est l’heure de vérité dans cette coupe d’Afrique des nations (CAN), 35ème du nom (21 décembre 2025 - 18 janvier 2026, au Maroc). Après la phase de poule, les équipes encore en vie vont s’affronter en système de matchs éliminatoires. C’est pour dire que c’est toute une autre compétition qui a commencé ce samedi 3 janvier. L’Algérie qui a fini 1ère du groupe E, est tout logiquement qualifiée pour les 1/8ème de finales. Elle sera confrontée, ce mardi 6 janvier (17h00), à la République Démocratique du Congo (RDC).
Trois matchs en compétitions et trois matchs amicaux, tel est le bilan des rencontres entre Fennecs et Léopards. Le premier amical a eu lieu en août 2002 à Blida. Le score s’est terminé sur une égalité de 1-1, le but algérien a été marqué par Haddou Moulay sur pénalty. Les deux autres amicaux (en 2008 et 2019) se sont finis sur le même score (1-1). A noter que le match de 2008 s’est joué en France, sur un terrain municipal, en région parisienne, à Goussainville. Le lieu avait été tenu secret et sans médias, pour éviter un grand nombre de spectateurs algériens.
La république du Congo a accueilli les Jeux Panafricains de 1965, à Brazzaville. Algériens et Congolais étaient dans la même poule, en compagnie de la Côte d’Ivoire et du Madagascar. Après une défaite (0-1) contre les Ivoiriens, les coéquipiers de Lalmas ont écrasé la RDC 4-1 avec un triplé de d’Hachouf et un but de Zefzef. Pour leur dernier match, les Fennecs ont pris le dessus 1-0 sur Madagascar et se sont qualifiés pour les demi-finales.
Les Fennecs retrouvent les Léopards lors de la coupe d’Afrique marocaine de 1988. Placés dans le même groupe que le Maroc et la Côte d’Ivoire, les 2 pays se retrouvent au dernier match de poule et malheur au perdant ! Après la défaite face au Maroc (1-0) et le nul (1-1) contre les Ivoiriens, l’Algérie n’avait pas le droit à l’erreur. Comme l’avait dit son stratège, Lakhdar Belloumi, à l’époque : « si nous perdons, nous plions bagages ».
Dans un match très disputé, c’est finalement Drid et ses coéquipiers qui arrachent les points de la victoire grâce à un but de Kader Ferhaoui. La RDC, qu’on appelait à l’époque, le Zaïre rentre chez lui puisqu’il termine dernier du groupe. Pour la petite histoire, la sélection algérienne se qualifie pour la demi-finale après un scenario dramatique. A l’issu des matchs du 1er tour, Ivoiriens et Algériens sont à égalité parfaite (nombre de points, différance de buts…). La CAF a départagé les 2 équipes via un tirage au sort. Les Verts sortent du chapeau et iront affronter le Nigéria en demi-finale. Les Super Eagles l’emporteront aux tirs aux buts (8-9).
Lors de la CAN 2000, l’Algérie joua encore un mauvais tour au Congo. Les deux pays se retrouvent encore dans le même groupe, lors de la phase de poule. Dès le 1er match, les protégés de Nasser Sandjak affrontent la RDC. Dans un match haché, il y a eu très peu d’occasions de chaque côté. Malgré une ligne d’attaque composée de Farid Ghazi, Rafik Saifi et Fawzi Moussouni, les Verts n’ont pas réussi à marquer. Le match s’est fini sur un score de parité 0-0. L’Algérie s’est quand même qualifiée pour la suite de la compétition alors que la RDC se voit encore de plier bagages.
Ce mardi 6 janvier 2026, Algériens et Congolais vont s’affronter pour la 7ème fois de leur histoire. Les Léopards vont-ils enfin battre Les Fennecs ? On ne l’espère pas du côté algérien.
| Type de Rencontre | Date | Score |
|---|---|---|
| Amical | Août 2002 | Algérie 1 - 1 RDC |
| Amical | 2008 | Algérie 1 - 1 RDC |
| Amical | 2019 | Algérie 1 - 1 RDC |
| Jeux Panafricains 1965 | Inconnue | Algérie 4 - 1 RDC |
| CAN 1988 | Inconnue | Algérie 1 - 0 RDC |
| CAN 2000 | Inconnue | Algérie 0 - 0 RDC |