Le Brésil est le pays du football par excellence. Quand on parle de samba, de dribbles envoûtants et de génies capables de faire basculer un match à eux seuls, le Brésil s’impose naturellement. La mondialisation se traduit dans le football professionnel par une augmentation des migrations de joueurs. Le Brésil, pays internationalement reconnu pour la pratique du sport le plus populaire au monde, produit, chaque année, des footballeurs doués et rentables.
Depuis 1995, de plus en plus de footballeurs brésiliens rejoignent les grands clubs internationaux, principalement européens. La dispersion des sportifs brésiliens fait émerger des relations transnationales entre l’espace d’origine, le Brésil, et les espaces d’installation des joueurs. Les footballeurs brésiliens évoluant en Europe permettent d’interroger les rapports que cette élite migrante entretient avec son pays d’origine.
Ce top 10 réunit les figures emblématiques du football brésilien. Pelé domine par son aura universelle, Garrincha par sa magie sur l’aile, Ronaldo et Romário par leur instinct de buteur. Des artistes comme Zico, Ronaldinho et Rivaldo ont marqué par leur créativité, tandis que Cafu, Socrates et Neymar incarnent l’élégance et la continuité de cette tradition.
Pelé - Top 10 des buts impossibles
Les légendes du football brésilien
Friedenreich : Le pionnier

Né le 18 juillet 1892 à São Paulo, d’une union mixte entre un père allemand et une mère brésilienne, Friedenreich est le premier grand joueur du football brésilien. Surnommé "Le Tigre", il est mort le 6 septembre 1969. Il débute sa carrière professionnelle en 1909, à 17 ans, pour la terminer 26 ans plus tard, à 43 ans, avec le club de Flamengo. Reconnu pour ses feintes de corps, il est surtout le premier joueur de l’histoire à dépassé les 1.000 buts au cours d’une carrière (1.329 selon la FIFA). Il démontre tout son talent lors d’une tournée européenne avec la Seleçao en 1925, pendant laquelle il sera surnommé "Roi du football". Il comptera 17 sélections en équipe nationale mais ne participera jamais à une Coupe du monde.
Pelé : Le Roi

La légende footballistique du "Roi Pelé" débute en 1956, lorsqu’il intègre le club du FC Santos et devient professionnel. Deux ans plus tard, il devient le plus jeune buteur en phase finale de la Coupe du monde 1958. Témoignages d’un joueur exceptionnel, il est le seul joueur à remporter 3 Coupes du monde (1958, 1962 et 1970) et le seul (avec l’Allemand Uwe Seeler) à marquer dans 4 Coupes du monde (1958, 1962, 1966 et 1970). Élu "Athlète du siècle" par le Comité International Olympique et meilleur joueur mondial du siècle par la FIFA. Retraité du football, Pelé est aujourd'hui ambassadeur de l’ONU et de l’UNESCO.
- Impossible de ne pas placer Pelé en tête.
- Considéré par beaucoup comme le plus grand joueur de l’histoire.
- Le Roi Pelé a mené le Brésil au sommet grâce sa technique parfaite, sa vision du jeu et son sens du but inné.
- Pelé reste le seul joueur à avoir remporté la Coupe du Monde à trois reprises.
Garrincha : La joie du peuple

La "Joie du peuple" (Alegria do povo) ne semblait pas destiné à une carrière de footballeur professionnel : ses jambes arquées et de tailles différentes furent un frein pour intégrer de gros clubs brésiliens (Flamengo, Vasco de Gama et Fluminense). Ce sont ses qualités de dribbles exceptionnelles qui vont lui permettre d’intégrer celui de Botafogo et de magnifier l'art du ballon. Formant avec Pelé un duo magique, il remporte 2 Coupes du monde, en 1958 et 1962. Il décède à l’âge de 49 ans des suites d’une cirrhose, mais reste l’un des joueurs les plus adulés du brésil et des plus talentueux de son époque.
- Magicien du dribble, Garrincha a illuminé la Coupe du monde 1962 en portant presque seul la Seleção.
- Surnommé Alegria do Povo (Joie du Peuple), Garrincha est l’un des plus grands dribbleurs de l’histoire du football.
- En l’absence de Pelé blessé, il prend les clés du Brésil au Mondial 1962 et est élu meilleur joueur de la compétition.
Tout le monde connait le “roi” Pelé, mais connaissez vous Garrincha? Pourtant, au Brésil, vous entendrez souvent que si Pelé est le roi, alors Garrincha est un Dieu. Né en 1933 d’un père alcoolique, le jeune Manoel Fransisco Do Santos souffre d’une maladie congénitale. Il a la colonne déformé et les jambes arqués. À l’âge adulte, sa jambe droite est plus longue que sa jambe gauche de six centimètres !
Garrincha signe à 20 ans son premier contrat pour le Botafogo (club de Rio) après avoir ridiculisé l’arrière gauche du Brésil lors de son essai (“Il m’a fait danser. J’ai imposé qu’on le recrute, car je ne voulais plus jamais jouer contre lui”, dira Nilton Santos). En effet, Garrincha, d’origine modeste, n’aimait rien tant que le jeu et que ravir le public de ses dribbles.
Il est convoqué pour la Coupe du monde 1958, mais fait rapidement preuve de son caractère facétieux. En effet, en match de préparation contre la Fiorentina, il dribble quatre défenseurs puis le gardien, mais ne marque pas immédiatement. Suite à cela, l’entraîneur le place sur le banc pour le début du Mondial, après avoir fait renvoyer tout le personnel féminin de l’hôtel du Brésil en Suède afin que Garrincha puisse se concentrer sur le football.
Après deux premiers matchs moyens de l’équipe, les joueurs et le public arrivent à imposer au coach la présence de Garrincha et du jeune Pelé dans l’équipe. Quatre ans plus tard le Brésil semble invincible, mais Pelé se blesse dès le premier match. La fin de sa vie sera plus compliquée à cause de ses douleurs, de son alcoolisme et de son sens de la fête. Garrincha meurt en 1983 d’une cirrhose. Il reste une légende pour les Brésiliens car il n’a jamais renié ses origines modestes et le football “à la brésilienne”.
Zico : Le Pelé blanc

En 72 sélections avec l’équipe du Brésil, il marque 52 buts. Surnommé le "Pelé blanc" pour ses qualités meneur et de buteur, Zico va participer à trois Coupes du monde (1978, 1982 et 1986). Malheureusement pour lui, il ne remportera jamais cette compétition : une troisième place en 1978, puis éliminé en 1986, au Mexique, par l’équipe de France de Michel Platini, en quarts de finale. Il n’en demeure pas moins une référence du football brésilien avec 568 buts marqués pour Flamengo, en 765 matches.
- Surnommé le “Pelé blanc”, Zico est un artiste du ballon.
- Avec sa vision du jeu, ses passes précises et son sens du but, Zico a montré toute l’étendue de son talent avec son équipe de cœur.
Sócrates : Le docteur

Avec Zico, Sócrates a marqué le football brésilien des années 80. Frère ainé de Rai, joueur emblématique du PSG des années 90, il sera sélectionné 60 fois en équipe nationale. Ses 2 participations aux Coupes du monde (en tant que capitaine) de 1982 et 1986 se soldent par un échec. Ce milieu de terrain élégant et doté d’une très bonne vision de jeu était surnommé le "docteur" car il possédait un doctorat en médecine. Il décède à l’âge de 57 ans, victime d’une infection intestinale.
- Intellectuel et footballeur de génie, Sócrates incarnait la réflexion et la classe sur le terrain.
- Milieu de terrain élégant, Socrates se distinguait par son intelligence de jeu et sa technique raffinée.
Romário : Le renard des surfaces

Attaquant de pointe, Romario est le troisième meilleur buteur de la Seleçao avec 55 réalisations, derrière Pelé et Ronaldo. Joueur issu d’une favela d’un quartier de la ville de Rio de Janeiro, il remporte la Coupe du monde 1994, aux Etats-Unis, après une expérience malheureuse en 1990. Une compétition dont il sera élu meilleur joueur et au cours de laquelle, il marquera 5 buts. Une année de consécration puisqu’ il finit meilleur buteur de la Liga, avec le FC Barcelone (30 buts en 33 matchs) et qu’il est logiquement nommé "joueur de l’année" par la FIFA.
- Romário incarne l’art du buteur opportuniste.
- S’il a été autant adulé par le peuple brésilien c’est parce qu’il représentait la belle histoire dont rêvaient tous les enfants de la rue.
Cafu : Le capitaine

Le joueur le plus capé de l’équipe du Brésil est un défenseur : Cafu totalise 142 sélections en 16 années de présence dans l’équipe auriverde. Ce latéral droit va participer à 4 Coupes du monde (1994, 1998, 2002 et 2006) et remporter ce trophée par 2 fois, en 1994 et 2002. Ce joueur au palmarès impressionnant met un terme à sa carrière en 2008, à la fin de son contrat avec le Milan AC.
- Cafu est l’un des rares joueurs à avoir disputé trois finales de Coupe du monde consécutives (1994, 1998, 2002).
- Le joueur le plus capé de l’histoire de la Seleção est souvent cité lorsqu’il s’agit de désigner le meilleur latéral droit de tous les temps.
Ronaldo : Le Phénomène

Surnommé "Le Phénomène" par les supporters de l’Inter de Milan, Ronaldo détient le nombre record de buts inscrits en phase finale de Coupe du monde : au total 15, sur trois compétitions différentes (1998, 2002 et 2006). Attaquant technique et rapide, il gagne lui aussi deux fois la compétition (1994 et 2002), en quatre participations (1994, 1998, 2002 et 2006). Joueur hors-pair, il est nommé meilleur joueur de la compétition en 1998 et remporte deux fois le Ballon d’or, en 1997 et 2002.
- “Il Fenomeno” est l’un des attaquants les plus redoutables de l’histoire. Malgré les blessures, il a remporté deux Coupes du monde (1994, 2002) et laissé un héritage immense.
- Surnommé O Fenomeno, Ronaldo est considéré comme l’un des meilleurs attaquants de tous les temps.
Ronaldinho : Le magicien

Avec ses dribbles atypiques, sa conduite de balle et ses frappes précises, celui que l’on surnomme "Ronnie" est l’un des joueurs les plus talentueux de sa génération. Que ce soit au Brésil ou sur le continent Européen (PSG, Barcelone, Milan AC), il régale les amateurs de foot avec ses gestes techniques. Mais malgré cela, l’homme aux 97 sélections, vainqueur de la Coupe du monde 2002 et Ballon d'or 2005, ne participera pas au Mondial de cette année.
- Avec son sourire, ses dribbles déroutants et ses passes magiques, Ronaldinho a ré-enchanté le football dans les années 2000.
- Avec son sourire permanent et ses gestes techniques incroyables, Ronaldinho a incarné la joie de jouer brésilienne.
Neymar : L'héritier

Formé au Santos FC, il signe en 2009 son premier contrat professionnel, à 17 ans. Elu meilleur joueur sud-américain de l’année en 2011 et 2012, il s’envole en 2013 pour le FC Barcelone. Considéré comme l’un des plus grands espoirs du football brésilien, il a déjà à son actif 49 sélections et 31 buts inscrits. Sera-t-il à la hauteur de ses illustres prédécesseurs en permettant au Brésil de remporter une sixième Coupe du monde … ?
- Héritier moderne, Neymar est déjà le meilleur buteur de l’histoire de la Seleção (devant Pelé).
- Considéré comme l’un des plus grands espoirs du football brésilien.
Les joueurs brésiliens à Lyon
De nombreux joueurs brésiliens ont marqué l'histoire de l'Olympique Lyonnais. Voici quelques-uns des plus emblématiques :
- Sonny Anderson : De 1999 à 2003, il contribua avec ses 94 buts à lancer l’OL sur les chemins de la gloire avec deux titres et une Coupe de la Ligue.
- Edmilson : Joueur très talentueux (2000-2004), imprévisible et qui a malgré tout fait rêver. Alors qu’il jouait à l’OL, il fut champion du monde en 2002.
- Claudio Caçapa : Dans le staff de Sylvinho, Claudio Caçapa (2000-2007) a été une valeur sûre, symbolisant les années de gloire de l’OL.
- Cris : Le "Policier", comme il fut rapidement surnommé pour sa rigueur et son intransigeance, a marqué son passage (2004-2012). Deux Coupes de France, quatre titres.
- Juninho : Indiscutablement le roi. 344 matches, 100 buts dont 44 coups francs. Il a symbolisé les très grandes années de l’OL.
- Fred : Buteur hors pair, il a tapé fort, se montrant un avant-centre puissant, adroit. 43 buts de 2005 à 2009.
Migrations des footballeurs brésiliens
Depuis une quinzaine d’années, les plus grands clubs de football européens accueillent des joueurs étrangers, créant parfois des filières de footballeurs entre les espaces de production (les pays du Sud) et l’espace de consommation (l’Europe). “Le Brésil, l’Argentine et, dans une moindre mesure, l’Uruguay, fournissent beaucoup plus de joueurs aux clubs européens que les autres pays d’Amérique latine. C’est au niveau de ces États que nous pouvons parler de l’existence d’une spécialisation dans la production et l’exportation de joueurs.”
Les footballeurs argentins, français, ivoiriens, sénégalais… évoluant dans les clubs internationaux sont de plus en plus nombreux à se comparer et à revendiquer faire partie d’une “diaspora”. La mondialisation du football professionnel a progressivement effacé les frontières, ce qui permet aux joueurs brésiliens de quitter pour une période plus ou moins longue leur pays afin d’exercer leur activité au sein d’un club international. L’Europe n’est pas la seule destination des Brésiliens.
Les footballeurs professionnels brésiliens cherchent à intégrer les grands clubs européens afin de pouvoir accroître leur reconnaissance sportive et leur réussite financière. Le choix de migrer dans les clubs internationaux leur permet ainsi de rêver à un destin et une reconnaissance nationale.
Les migrations internationales des meilleurs joueurs brésiliens ne sont pas altérées par le phénomène d’appartenance. Les meilleurs footballeurs, les qualifiés mais aussi les qualifiables, c’est-à-dire presque tous les joueurs professionnels brésiliens, ont lié leur destin sportif et migratoire et leur carrière professionnelle à l’équipe brésilienne, qui représente le plus beau motif identitaire et d’espoir pour des millions de footballeurs.
Les joueurs brésiliens adhèrent aux valeurs de l’équipe nationale et ceux qui sont sélectionnés connaissent une rapide promotion sociale, sportive et économique. Dès lors, les clubs européens s’intéressent de très près aux joueurs de l’équipe nationale et cherchent à les recruter. Les nombreuses relations entre les footballeurs brésiliens évoluant à l’étranger ont pu faire naître un destin commun d’exilés.
En 2005, le Brésil a été le pays dans le monde qui a “vendu” le plus de joueurs, soit 804 footballeurs professionnels, ce qui représente un total de 76 millions d’euros, en moyenne 66 000 euros par joueur. On est passé de 658 joueurs en 1999-2000 à 1085 joueurs en 2007-2008, soit une augmentation de 60 % en dix ans. En 2005, le pays qui en a accueilli le plus est le Portugal (132 joueurs), pour des raisons historiques et linguistiques évidentes. 35 joueurs ont rejoint le Japon, 32 la Corée, 26 l’Indonésie, 17 le Viêt-Nam, 13 la Chine, 12 l’Azerbaïdjan. Parmi les plus petits effectifs, 6 joueurs ont choisi la Finlande, le Koweït et le Qatar, 3 la Bosnie et les Iles-Féroé.
En 2009, l’Europe reste la destination la plus convoitée par les meilleurs joueurs brésiliens. Les communautés de footballeurs brésiliens évoluant dans les grands championnats européens constituent un élément moteur pour le développement du football dans leur pays.
Les élites du football brésilien sont attirées par les clubs professionnels en quête de joueurs doués sportivement et rentables économiquement. Elles s’intègrent souvent parfaitement dans leur nouveau lieu professionnel et se dirigent rapidement vers de nouveaux clubs. Les migrations des footballeurs professionnels brésiliens se présentent comme “discrètes, limitées en nombre, et déclenchent autant de fierté dans les pays de départ [le Brésil] que dans les pays d’arrivée [les pays européens].
Certains joueurs brésiliens rejoignent les clubs européens avec l’aide de leurs compatriotes qui évoluent déjà en Europe. Les courants migratoires entre le Brésil et les grands championnats européens révèlent qu’une “élite sportive diasporique des footballeurs brésiliens” est en train d’émerger et de se renforcer au fils des années en Europe.
La stabilisation et l’augmentation des joueurs brésiliens dans les effectifs des clubs européens permettent de créer des relations durables entre l’élite locale brésilienne et les membres de l’élite sportive diasporique brésilienne. Ces relations contribuent à satisfaire les dirigeants des clubs européens, qui peuvent ainsi compter sur les joueurs brésiliens professionnels recrutés pour réunir des informations sur des jeunes joueurs prometteurs évoluant au sein de leur région d’origine.
Certains footballeurs brésiliens évoluant dans les mêmes clubs et championnats européens entretiennent avec ces jeunes des liens relationnels, matériels et parfois financiers, créant ainsi des communautés sportives. La langue, la culture… leur permettent de développer des liens très forts entre eux et de constituer des familles sportives. Ces liens leur permettent ensuite de mobiliser des réseaux de connaissances et d’influences pour aider le transfert de tel ou tel joueur évoluant au Brésil ou dans un club étranger vers un autre club international.
Malgré la dispersion géographique, les footballeurs brésiliens conservent ces liens et élaborent “un capital culturo-sportif migratoire”. Des valeurs, des codes, des connaissances et des savoirs accumulés au cours de leurs rencontres en équipe nationale ou dans les clubs d’un même championnat (anglais, espagnol, français, italien…) sont transmis entre joueurs. Le “capital social” déployé entre les joueurs brésiliens constitue aussi un atout considérable pour développer les réseaux de la diaspora brésilienne. Enfin, la présence des sportifs de la “diaspora brésilienne” apporte aux clubs européens un capital culturel, sportif, mais aussi économique, important.
Pour que les relations et les échanges se maintiennent au sein d’une diaspora, il est nécessaire que le plus grand nombre de joueurs originaires d’un pays s’implique dans ce processus. La nationalité brésilienne facilite les relations entre les joueurs qui ne se connaissent pas. Le nationalisme dans le football brésilien, et plus généralement international, n’a jamais été aussi fort.
Les joueurs brésiliens exerçant leur activité dans les clubs européens ne cherchent pas l’assimilation dans les pays d’accueil. Les footballeurs brésiliens évoluant en Europe présentent donc toutes les caractéristiques d’une société diasporique.
L’espace de la “diaspora” des footballeurs brésiliens est un espace transnational composé d’une multitude de noyaux de joueurs brésiliens dispersés sans hiérarchie ou presque.
L’utilisation du concept de diaspora nous permet d’apporter un élément de compréhension à la dispersion des joueurs brésiliens dans le monde. Les footballeurs brésiliens constituent progressivement une “élite sportive diasporique”. Notre analyse contribue à la mise en évidence de la construction d’un phénomène qui connaît une véritable expansion depuis une quinzaine d’années. Plus qu’une expérience sociale, l’élite sportive constituée par les footballeurs brésiliens est devenue un enjeu politico-sportif.
En suivant la définition de Michel Bruneau, trois critères caractérisent donc la “diaspora” des footballeurs professionnels brésiliens :
- la conscience des joueurs brésiliens d’une identité à revendiquer à travers leur équipe nationale brésilienne ;
- l’existence d’une organisation politico-sportive des joueurs dispersés, en l’occurrence la fédération brésilienne de football ;
- l’existence de relations sous diverses formes avec le territoire d’origine.
Tableau récapitulatif des joueurs mentionnés
| Nom du joueur | Période de sélection | Principaux faits marquants |
|---|---|---|
| Friedenreich | - | Premier grand joueur brésilien, plus de 1000 buts en carrière |
| Pelé | 1957-1971 | Seul joueur à avoir remporté 3 Coupes du Monde |
| Garrincha | 1955-1966 | Double champion du monde, dribbleur exceptionnel |
| Zico | 1976-1988 | Surnommé le "Pelé blanc", milieu offensif talentueux |
| Sócrates | 1979-1986 | Milieu de terrain élégant et intellectuel |
| Romário | 1987-2005 | Meilleur joueur de la Coupe du Monde 1994 |
| Cafu | 1990-2006 | Joueur le plus capé de l'équipe du Brésil |
| Ronaldo | 1994-2011 | Meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du Monde |
| Ronaldinho | 1999- | Vainqueur de la Coupe du Monde 2002, Ballon d'or 2005 |
| Neymar | 2010- | Meilleur joueur sud-américain de l'année |