L’équipe de France féminine de basket a affronté la Turquie dans un match crucial, marquant une étape importante dans sa préparation pour l’EuroBasket féminin 2025. Cette rencontre a mis en lumière les forces et les faiblesses des Bleues, tout en soulignant l'importance de la cohésion d'équipe et de l'adaptation face à l'adversité.

Préparation et Contexte
Une semaine après avoir entamé sa préparation pour le prochain Euro - du 18 au 29 juin en Grèce -, l’équipe de France féminine de basket a accueilli la Turquie pour disputer le premier de ses trois matchs amicaux. Pour ce premier test, le sélectionneur Jean-Aimé Toupane a dû se passer de nombreuses joueuses, parmi lesquelles six vice-championnes olympiques, actuellement en pleine saison avec leurs franchises en WNBA, le pendant féminin de la NBA.
Si Leïla Lacan, Janelle Salaün et Marième Badiane ont rejoint leurs partenaires en cours de préparation, Gabby Williams (Seattle), Dominique Malonga (Seattle), Marine Johannès (New York) et Carla Leïte (Golden State) ont, elles, définitivement renoncé à l’Euro pour se consacrer à la saison de la ligue dont le règlement est particulièrement strict et contraignant.
« On fait avec, assure Iliana Rupert. On a quand même un groupe assez dense, donc même quand on joue juste entre nous ce sont des matchs de haut niveau à l’entraînement. Et je sais que le staff organisera tout ce qu’il faut pour qu’on se prépare de la meilleure des manières possibles. »
« Le staff sait sur quoi il veut avancer, travailler, poursuit la capitaine Valériane Ayayi. A nous maintenant de répondre présentes. Ça fait partie de la construction d’une équipe, de l’écriture d’une histoire. À nous d’écrire la nôtre. »
Le Match : Intensité et Défis
Il y a des rencontres où la manière importe peu, seul le résultat compte. Celle des Bleues face à la Turquie, mercredi 18 juin, en fait partie. La tâche ne s’annonçait pourtant pas si délicate au vu de leur large succès en match de préparation, en mai dernier, face à cette même formation (81-61). De leur côté, les Turques et leur adresse à longue distance ont enregistré une réussite presque indécente en première période.
Menées de six points à la pause (54-48), les filles de Jean-Aimé Toupane ont su se remobiliser défensivement au retour des vestiaires, bien aidées aussi par une Janelle Salaün brillante (22 points). La Turquie a alors commencé à plier.
Malmenées pendant 35 minutes par la 17e nation FIBA, les vice-championnes olympiques ont ainsi arraché la victoire lors de ce premier match de groupes, dans un Peace and Friendship Stadium à Athènes qui sonnait très creux. Emmenées par Janelle Salaün (22 points), les Bleues de Jean-Aimé Toupane, en quête d'un troisième sacre européen après 2001 et 2009, ont couru après le score quasiment toute la rencontre, en panne de solution face à l'adresse turque et son duo Olcay Çakir (18 points, 5 passes) et Teaira McCowan (20 points, 15 rebonds).
Arrivée en toute fin de préparation, Janelle Salaün a terminé meilleure marqueuse des Bleues (22 points), signant ainsi son record en équipe de France. La future joueuse de Prague a également compilé 4 rebonds et 1 passe. Dès sa première action balle en main conclue par un panier face à Iliana Rupert (10 points, 9 rebonds), sa coéquipière à Mersin, l'Américaine naturalisée en 2023, du haut de son 2,02 m, soit la joueuse la plus grande de la compétition, a montré tout son impact physique près du cercle.
En première mi-temps, il a fallu une belle série de 9 points d'affilée (5/5 au tir) de Salaün, arrivée tardivement au sein de l'effectif tricolore après un bon début de saison en WNBA avec les Golden State Valkyries, pour garder les Bleues sur les rails (13-13, 5e). Noémie Brochant, pour sa toute première compétition internationale, a bien suivi en s'offrant deux shoots à 3 points (17-20, 8e). Mais les Turques sont vite revenues, continuant à prendre confiance au shoot, à l'image du gros tir à 3 points en fin de possession signé Tilbe Senyurek juste avant la mi-temps (42-36, 20e) quand les Bleues, plutôt maladroites (35 % au tir), n'ont pas trouvé le chemin du cercle pendant trois longues minutes.
Au retour du vestiaire, les Françaises ont montré un visage différent, plus agressif. Mais malgré de belles séquences défensives et plus d'intensité sous le cercle, elles ont manqué de finition (46-42, 24e), loupant des paniers faciles, quand Uzun a de nouveau planté à 3 points, pour le plus gros écart du match (51-42, 26e puis 53-48, 30e).
Moments Clés et Tournants
Moins en réussite tout au long de la rencontre, Valériane Ayayi (14 points, 7 rebonds) a porté ses coéquipières par deux coups décisifs d'artillerie dans le money-time. Face à la Turquie ce mercredi, la plus capée des Bleues a scoré à deux reprises à 3 points pour permettre aux Françaises de passer devant (65-68 et 67-71, 39e) et filer vers un premier succès dans cet Eurobasket (71-69).
La capitaine montre l’exemple et vient inscrire un deuxième panier à trois points consécutif. Nouveau panier à trois points signé Migna Toure ! Derrière, les Bleues récupèrent la possession et décrochent deux lancers. La joueuse tricolore tente sa chance et c’est payant.
Les Bleuets Débutent Fort à Belgrade
Après six victoires en autant de matches de préparation et un premier succès de 51 points contre la Suède, l’équipe de France U18 a bien enchaîné ce dimanche 27 juillet contre la Turquie (81-55). Bien contenus pendant l’essentiel de la partie, en partie par la zone efficace de leurs adversaires, les joueurs d’Elise Prodhomme ont accéléré sur la fin avec un énorme 31-4 sur le dernier quart-temps.
Le jeune Manceau Bastien Grasshoff (17 points, 9 rebonds, 3 interceptions) s’est distingué dans l’emballage final. L’équipe de France U18 disputera un troisième et dernier match de groupe face à l’Autriche - un adversaire déjà battu par la Turquie et la Suède - ce lundi 28 juillet (21h).
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Perspectives et Enjeux Futurs
Les Bleues affronteront la Grèce, jeudi 19 juin, puis la Suisse, samedi 21 juin, pour la suite des matchs de groupes. Finaliste malheureuse des Jeux olympiques de Paris 2024, la France figure parmi les favorites du tournoi continental, qu’elle n’a plus remporté depuis 2009. Mais la sélection doit composer sans plusieurs de ses cadres, retenues par la WNBA, la grande ligue nord-américaine.
La 40e édition de l’EuroBasket féminin se tiendra du 18 au 29 juin 2025 dans quatre pays : l’Italie, la Grèce, la Tchéquie et l’Allemagne.

Un Match de Préparation Masculin : France - Turquie
Vincent Collet a aligné les 16 joueurs encore en course pour une place aux Jeux Olympiques de Paris. Et il s’envolera jeudi matin avec la troupe toujours au complet. Un effectif inédit et un cinq majeur qui l’était tout autant.
Avec la première de Bilal Coulibaly, le positionnement en 2 d’Isaïa Cordinier, le lancement du tant attendu binôme Rudy Gobert-Victor Wembanyama et la titularisation surprise de Matthew Strazel à la mène. Un attelage plus vert que bleu, puisqu’en dehors du centenaire Gobert, ses quatre acolytes cumulaient 34 sélections.
L’histoire retiendra que le premier panier de la campagne olympique aura été inscrit sur un dunk de Gobert, servi par Wembanyama. Un avant-goût, peut-être de ce que peut donner ce duo surdimensionné face aux meilleures équipes du monde.
La Turquie n’en fait pas partie et n’a pu trouver de solutions pendant cinq premières minutes douloureuses pour elle (13-2) et prolifiques pour Rudy Gobert (8 pts, 3 rbds). Le pivot des Wolves rejoignait ensuite le banc comme l’ensemble de ses camarades, remplacés par un cinq entier, version small ball avec Mathias Lessort au pivot et Guerschon Yabusele comme ailier-fort.
Un style radicalement différent qui voyait l’écart se stabiliser, les fautes permettant aux Turcs de souffler quelque peu aux lancers-francs. Vincent Collet, de son côté, continuait de tester combinaisons et associations, appréciant sans doute la connexion naissante entre Nando De Colo et Victor Wembanyama. 17 ans d’écart entre les deux hommes mais un même feeling pour le jeu.
Le rookie de l’année est une cible exceptionnelle au cœur de la raquette et les Bleus ont vite compris que les passes lobées constitueraient cet été une arme redoutable. Wemby a ainsi régalé les 5 467 spectateurs d’un Kindarena à guichets fermés, trop heureux d’assister en live aux envolées du phénomène.
L’écart atteindra les +25 sur un de ses tirs à trois-points (43-18), la première mi-temps dans sa globalité confirmant que les deux meilleurs défenseurs du monde pouvaient également faire bien des dégâts de l’autre côté du terrain.
Le suspense rapidement enterré, l’intérêt consistait dès lors à évaluer l’impact des uns et des autres à cinq jours de la sélection finale. Le tout avec un temps de jeu forcément très morcelé. On notait la puissance de Guerschon Yabusele, l’adresse de Frank Ntilikina, la justesse de Théo Maledon, la sobriété de Bilal Coulibaly. Autant d’indicateurs qui, pour autant, n’offre guère d’indices sur les choix qu’effectuera Vincent Collet.
Tableau des Joueuses Clés et Statistiques
| Joueuse | Points | Rebonds | Passes Décisives |
|---|---|---|---|
| Janelle Salaün | 22 | 4 | 1 |
| Valériane Ayayi | 14 | 7 | - |
| Olcay Çakir (Turquie) | 18 | - | 5 |
| Teaira McCowan (Turquie) | 20 | 15 | - |