La Carrière NBA et les Statistiques Éblouissantes de Marques Johnson

Marques Johnson, un nom qui résonne avec l'histoire des Milwaukee Bucks et de la NBA des années 80. Drafté en 3ème position en 1977 par les Bucks, cet ailier a marqué son époque par son talent, sa polyvalence et sa contribution significative à son équipe. Cet article explore en profondeur sa carrière, ses statistiques impressionnantes et son héritage durable dans le monde du basket-ball.

Marques Johnson, dont le prénom amuse en français, a véritablement laissé sa marque en NBA. On parle de marques, car l’ami Johnson en a fait en NBA, mais on parle surtout de Markise. L’ailier des Bucks, drafté 3ème en 1977 par cette même équipe, a réalisé une grande carrière dans le Wisconsin et va bientôt avoir droit à l’honneur ultime, pour tout joueur de basket qui se respecte.

Bien qu'il soit entré au Hall of Fame pour la NCAA, après un brillant passage par UCLA dans les années 70, son impact chez les Bucks mérite une reconnaissance particulière. Le Hall of Fame ? Non, pas encore. Du moins, l’intéressé y est entré pour la NCAA, après un brillant passage par UCLA dans les années 70. Chez les Bucks, ils sont déjà 8 à être placardé au plafond, entre Kareem Abdul-Jabbar, Oscar Robertson, Bob Lanier, Brian Winters, Bob McGlocklin, Bob Dandridge, Sidney Moncrief et Junior Bridgeman.

Marquese sera ainsi prochainement le neuvième, comme le staff local l’a annoncé en cette fin de semaine sur son site officiel. Une cérémonie qui prendra place dans deux mois, le 24 mars prochain, lorsque Milwaukee recevra les terrifiants Cavs, dans un match de saison régulière qui pourrait bien sentir la branlée.

Dans l’histoire des Bucks, malgré la présence actuelle d’un freak exceptionnel en Giannis Antetokounmpo, peu d’ailiers ont autant produit que MJ durant ses 7 saisons passées dans le Wisconsin. Quatre saisons terminées au All-Star Game, trois dans les All-NBA Teams, cinq participations aux Playoffs, deux trips en finale de conférence, et donc quatre saisons avec minimum 50 victoires. Dans cette équipe de Milwaukee que beaucoup de monde oublie, au début des années 80, Marquese a quasiment tourné à 21 points, 8 rebonds et 4 passes de moyenne pendant son passage, avec une pointe en 26-8-3 sur la saison 1978-79. Nombreux sont les ailiers comme George Gervin, Dominique Wilkins ou autres, qui ont dû se coltiner Johnson et en ont bavé saison après saison.

Rugueux, polyvalent, MJ a été une des figures importantes de ces Bucks imposants à l’Est au beau milieu des années 80, et c’est donc en toute logique que son numéro sera retiré dans quelques semaines. Et parce qu’on fait bien les choses, on parlait évidemment de Marquese Johnson dans le 5 majeur all-time des Bucks, que vous retrouverez ci-dessus.

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Un Aperçu des Statistiques Clés

Marques Johnson a connu une carrière NBA remarquable, marquée par des performances exceptionnelles et une contribution significative à son équipe. Voici un aperçu de ses statistiques clés :

  • Nombre total de matchs joués en NBA : 745
  • Équipes : Milwaukee Bucks, LA Clippers, Golden State
  • Points par match (Bucks) : Quasiment 21 points
  • Rebonds par match (Bucks) : 8 rebonds
  • Passes décisives par match (Bucks) : 4 passes
  • Saison 1978-79 : 26 points, 8 rebonds, 3 passes décisives

Ces chiffres témoignent de la polyvalence de Johnson et de son impact sur le jeu des Bucks. Il a été un joueur clé dans l'ascension de l'équipe dans les années 80.

L'Expression "Point-Forward" et l'Héritage de Johnson

En 1984, confronté à des blessures de meneurs, l'entraîneur Don Nelson a demandé à Johnson de jouer un rôle de meneur-ailier. C'est ainsi que l'expression "point-forward" est née. Johnson a expliqué : "Je dois donc jouer point-forward (meneur-ailier) ?" Nelson a adoré et l'expression est restée. Aujourd'hui, c'est très répandu, de LeBron James à Luka Doncic, Draymond Green, Kevin Durant...

Cette innovation tactique témoigne de la vision de Johnson et de sa capacité à s'adapter aux besoins de son équipe. Son influence sur le jeu moderne est indéniable, avec de nombreux joueurs actuels adoptant ce rôle hybride.

J'étais le premier à avoir un entraîneur personnel, chaque été. C'était original : dans la piscine, sur la plage, sur la piste... J'ai beaucoup utilisé les ressources de UCLA, aussi : des spécialistes du triple saut pour la détente, de volley pour apprendre à plonger sur le parquet. Certaines machines réservées aux meilleurs athlètes, aussi. J'avais une forme de niveau mondial. Ajoutez au côté athlétique de ma génération le sens de la passe de Magic et Larry, et vous avez le cocktail explosif des années 80.

Quand je deviens commentateur des Bucks, en 2015, on ne connaît pas encore vraiment Giannis (drafté en 2013), qui avait une telle innocence. Un jour, il vient me voir et me dit qu'il a regardé des vidéos de moi la veille : "Hey Mister Johnson, vous mettiez de sacrés paniers !" (Il rit.) On se demandait s'il deviendrait all-star. Quelques années après, il est double MVP, défenseur de l'année, champion en titre et MVP de la finale... On m'a aussi demandé de parler à Khris Middleton, qui est devenu all-star également, pour booster sa confiance. Cette équipe, elle a vraiment grandi ensemble. Ils l'ont construite, puis sont allés chercher les pièces manquantes, comme Jrue Holiday. C'est marrant, parce qu'un jour, j'avais dit à l'antenne qu'on jouerait le titre si on le recrutait... Il nous avait tués lors d'un match plus tôt dans la saison. Je me suis souvent planté, mais pas sur lui !

Il faut qu'ils restent en bonne santé pour performer en février-mars. Brook Lopez vient d'avoir une opération au dos, Khris et Jrue ont fait les Jeux de Tokyo (médaille d'or avec les États-Unis)... C'est un marathon, pas un sprint. Il ne faut pas épuiser Giannis avec trop de minutes aussi, car il ne sait jouer qu'à fond la caisse. C'est très dur de faire un doublé, car un titre épuise. Donc il faut gérer la saison suivante.

Comparaison avec les Légendes des Années 80

Marques Johnson a évolué dans une époque dorée de la NBA, aux côtés de légendes telles que Larry Bird et Magic Johnson. Il a joué à la fois contre John Havlicek (8 fois champion), de la grande équipe des Celtics des années 60, puis des joueurs dominants des années 70 comme Rick Barry, Bob McAdoo... Et ensuite, ces grandes équipes et joueurs des années 80. Il y avait bien sûr Larry Bird (Boston) et Magic Johnson (LA Lakers), mais à l'Est, on avait aussi les Sixers de "Dr. J" Erving et Moses Malone (champions en 1983)...

À son arrivée, le jeu était axé sur la défense, sous l'influence de Hubie Brown, le meilleur coach de l'époque (à Atlanta puis New York). Techniquement, c'était un niveau très élevé, puis notre génération a amené une dimension plus athlétique. Quand il est arrivé en NBA (depuis l'ABA, en 1976) à 26 ans, il dominait encore les matches et c'était le plus spectaculaire de son époque. Son explosivité a révolutionné le jeu et, sans lui, il n'y aurait pas eu la fusion ABA-NBA. Larry Bird aussi. Certains pensaient que ce serait un autre "grand espoir blanc", incapable de jouer aussi bien que les meilleurs Noirs. Mais il avait une intelligence du jeu incroyable, dès sa première saison. J'avais d'ailleurs déclaré qu'il finirait comme l'un des meilleurs ailiers de tous les temps.

De mon côté, mon coach, Don Nelson, ne croyait pas que l'on pouvait mener la ligue aux points et gagner le titre, il m'a donc demandé de redescendre à 20 points, alors que j'avais fini 3e meilleur marqueur dès 1979 (avec 25,6 points/match).

Au-delà de la nostalgie, Marques Johnson reste une figure emblématique du basket-ball. Son talent, sa polyvalence et son influence sur le jeu en font un joueur incontournable de l'histoire de la NBA.

Statistiques Clés de Marques Johnson
Saison Équipe Points par Match Rebonds par Match Passes Décisives par Match
1978-79 Milwaukee Bucks 25.6 7.6 3.4
Carrière (Bucks) Milwaukee Bucks ~21 8 4

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