Le Paris Saint-Germain, club emblématique du football français et mondial, ne se résume pas à ses stars et ses titres prestigieux. Son histoire est tissée d’histoires humaines, culturelles, financières et populaires qui forgent son identité unique. Au cœur de cette identité se trouve le maillot, un symbole qui a évolué au fil des décennies, reflétant les époques et les ambitions du club.

Les couleurs emblématiques du PSG
Pour ceux qui ne connaissent pas forcément l’histoire du club, le bleu foncé accompagné d’une touche de rouge représente parfaitement le PSG. Car outre sa forme, la présence de ces trois couleurs n’est pas anodine. Le bleu et le rouge représentent en effet la ville de Paris qui dispose de ce code couleur sur son drapeau tandis que le blanc représente la ville de Saint-Germain-En-Laye.
L'ère Daniel Hechter : Un design iconique
Pour les plus fidèles supporters du club de la capitale, un seul design fait l’unanimité, celui imaginé et mis en place par Daniel Hechter. Inspiré par la bande centrale d’une Ford Mustang, ce design est devenu un symbole fort de l’identité parisienne.
Nouveau maillot du PSG : «Si on pouvait avoir cette version tous les ans...»
Daniel Hechter explique :
Dans la rue, j’ai vu une Ford Mustang avec sa bande centrale sur le capot qui se prolonge sur le toit et j’ai transposé ça. Seul l’Ajax Amsterdam avait une bande centrale ; certains ont d’ailleurs cru que je m’en étais inspiré, ce qui n’étais pas le cas.
Deux ans plus tard, un magazine italien a estimé que la tenue du PSG était la plus belle d’Europe » peut-on lire dans le livre « Une histoire populaire du PSG » de Paris United.
L'évolution des tenues : Des années 70 à nos jours
Dans les années 70 le rouge et le bleu sont à l’honneur. Ce seront les couleurs d’origine du club et les supporteurs pensent alors qu’elles seront préservées. Jusqu’en 1972, le PSG portait une tunique rouge, avec le seul blason sur le cœur, épuré des sponsors. A partir de 1974, le club garde les couleurs rouges et bleues avec le mythique sponsor RTL. Le blanc apparaît à partir de 1977. Les tuniques rouges, bleues et blanches restent classiques jusqu’en 1989-1990.

Les années 1990 : Une décennie marquante
Les années 1990, cette décennie où le PSG a grandit sportivement et populairement. Si le domicile reste à la même couleur de fond, désormais les bandes forment une tour eiffel partant de l’épaule gauche pour arriver jusqu’au bassin. Ce choix a été inspiré par le logo de l’ancienne candidature de la ville de Paris aux JO 1992 . Nouvelle tentative unique au même succès l’année suivante avec un modèle rouge à multiples bandes bleues (ainsi que les manches). Idem pour la 2ème tenue, bleue avec manches et bandes blanches et col rouge.
Si les deux dernières saisons ont pu décevoir au niveau des tenues de matchs, 1994/95 est une saison où Nike a entendu la demande des supporters. On est donc de retour dans une période appréciée avec des Hechter pour les saison 1995/96, 1996/97, 1997/98, 1998/99 et 1999/00. De légères modifications sont faites chaque années au niveau du col, du ton de bleu, de l’effet brillant. (Ch. Présence du sponsor Amiga à la place de Commodore sur plusieurs matchs. sponsors Tourtel / Seat et Liptonic pour les matchs de Ligue des Champions. Domicile Hechter épuré avec col bleu. Sponsor unique opel, écusson tour eiffel sur le coeur légèrement plus haut que le logo Nike. En finale de C2 le club jouait sans sponsor. Extérieur identique mais blanc et rouge. Sponsor unique Opel. Identique pour la tenue extérieur, col bleu et fine bande bleue retourné, même effet brillant. Hechter traditionnel avec col bleu nuit retourné pour double teint de bleu. Hechter traditionnel col ras bleu.
Les années 2000 et au-delà : Innovations et collaborations
Après le blanc, c’est le gris qui est mis à l’honneur pour la tenue extérieur cette saison. Entre 1999-2000 et 2000-2001, la tunique désormais sponsorisée par Opel est grise avec une large bande blanche sur la poitrine. Mais les clubs en sortent de plus en plus car la clientèle jeune en est friande. Le PSG ne fait pas exception à la règle. Là encore, ça fait trop chargé, la couleur n’est pas bien choisie car le bleu n’est pas très beau.
Le rouge sur l’extérieur revient sur la saison 2016-2017 avec des manches courtes bordeaux qui ne sont pas du plus bel effet. En 2019-2020, la tunique extérieur orange provoque encore une fois la colère des supporteurs tout comme le third de la saison 2020-2021 bordeaux avec des manches courtes blanches et noires.
La collaboration avec Jordan : Une nouvelle dimension
Cette année-là démarre la collaboration avec la marque Jordan. C’est un évènement car jusque là le basketteur US s’est plus concentré sur les sneakers plus que sur le foot. Cette collaboration montre la nouvelle dimension prise par le club. Le logo Nike laisse la place au logo Jordan. Les tenues Jordan ont un succès phénoménal malgré quelques critiques notamment sur celles de cette saison et de la saison dernière qui ressemblent trop à des tenues de basketteurs avec des shorts longs, des survêtements marquées NBA. Cette tenue grise est particulièrement réussie, l’une des plus réussies de la collaboration avec Jordan. La couleur a été choisie pour fêter les 50 ans du club et rendre hommage au Parc des Princes. Le logo n’est plus sur le cœur mais au milieu et c’est bien dommage. Le sponsor Qatar Airways plein centre est aussi trop gros.
Le maillot du gardien : Une identité à part
A l’instar du libéro en volley qui ne porte pas les mêmes couleurs que le reste de son équipe (Il est le seul joueur dédié uniquement aux tâches défensives), le gardien de but se distingue de ses coéquipiers par son rôle à part mais aussi et surtout par ses tenues. Son surnom, l’araignée noire, fait référence à la tenue que portait le gardien russe, restée célèbre grâce à ses exploits et son Ballon d’Or obtenu en 1963. Habillé en noir de la tête au pied en sélection, à une époque où les seules couleurs autorisées pour les gardiens étaient le vert, le bleu, le rouge et le blanc ; excepté pour les matchs internationaux ou le jaune et le noir étaient autorisés. Le haut de pyjama le plus célèbre de l’histoire du foot. Ce n’était d’ailleurs pas la seule originalité dont il faisait preuve. Il a aussi évolué au poste d’attaquant.
Portier le plus titré de l’histoire du football avec 33 trophées et faisant partie des 6 joueurs ayant remporté la C1, la C2, la C3, la Coupe intercontinentale et la Supercoupe de l’UEFA au moins une fois. Valentino Rossi et son casque illustré d’un dessin en référence à son surnom (The doctor) tiennent de qui s’inspirer. Le légendaire gardien paraguayen peut se permettre cette fantaisie, en plus d’avoir été élu 2 fois meilleur gardien de l’année en 1997 et 1998, il a marqué un total de 62 buts dans sa carrière professionnelle, dont huit lors de rencontres internationales et un coup du chapeau lors d’un match. Porté par des légendes comme Ravelli qui le portait lors du mondial 94. Zubizarreta ou encore David James au début de sa carrière.
Durant la saison 2004-2005. “Le partenariat avec l’équipementier Duarig a été une aubaine fantastique, pour moi comme pour l’ASSE. Nous avons réalisé des choses exceptionnelles, vécu de vrais délires entre nous, joueurs, et les salariés.(…) Quand j’avais une idée farfelue, on en parlait. Et 48 heures plus tard, tout était prêt. Nous n’avions pas de limites ! Nous avons connu l’apothéose avec la tenue de Spiderman. Là, on avait atteint le maximum. On n’a pas voulu tomber dans une surenchère stupide ou ridicule, en faisant la tenue de trop. Le fils caché de Jérémie Janot, Pablo Aurrecochea est le portier de l’AS Atlanta en Argentine.
Les anecdotes insolites du PSG
- Un lancement inattendu grâce à la radio: Saviez-vous que la création du PSG en 1970 a été en partie déclenchée par un appel de Pierre Bellemare sur Europe 1 ?
- Un parcours sans relégation… presque: Depuis 1974, le PSG n’a jamais été relégué de Ligue 1, un record en France. Mais en 1971, le club a connu la Division 3, suite à un différend avec le Paris FC.
- Crise financière et sauvetage municipal: En 1991, le club croulait sous une dette de 51 millions de francs.
- Un but marqué… par un ramasseur de balle: En 1994, un fait insolite a marqué les esprits : un ramasseur de balle a involontairement provoqué un but contre le PSG, une anecdote drôle et rare dans l’histoire du football.
- Record de score et défaite humiliante: La plus grande victoire du PSG reste un écrasant 9-0 contre Troyes, tandis que la plus lourde défaite européenne fut un 6-1 face à la Juventus en 1996.
- Le transfert le plus cher de l’histoire du foot: En 2017, le PSG a fait sensation en achetant Neymar pour 222 millions d’euros, un record mondial. En 2023, le club a réalisé sa plus grosse vente en cédant le Brésilien pour 90 millions.
- Un centre d’entraînement ultramoderne: Le Camp des Loges, centre historique du club, a été remplacé en 2023 par le Campus PSG à Poissy, un complexe de 74 hectares dédié à la formation et à la performance de pointe.
- Le Parc des Princes, théâtre d’émotions: Inauguré pour le PSG en 1973, le Parc des Princes a connu sa plus grande affluence en 1983 avec 49 575 spectateurs lors d’un match contre Waterschei.
- Des racines royales à Saint-Germain-en-Laye: Le club puise ses racines dans la ville natale de Louis XIV, Saint-Germain-en-Laye.