L'Histoire des Matchs du Stade Bordelais

Le rugby à Bordeaux possède une histoire riche et fascinante. Le Port de la Lune fut d’ailleurs le premier fief provincial du rugby français, après les pionniers parisiens. Cette période dorée s’articula autour d’un club, le Stade Bordelais, fondé en 1889. Il correspondait à l’identité d’un jeu prisé activité par des lycéens et des étudiants issus de milieux plutôt aisés.

Le club est fondé en mars 1907, par trois frères : Louis, Delphin, André Loche et Gaston Martin. Impressionnés par un match de rugby auquel ils assistent entre le SBUC et le Stade Toulousain au stade Sainte-Germaine, les quatre hommes décident de créer une nouvelle entité en s’installant dans la commune de Bègles en périphérie de Bordeaux.

En septembre 1892, une première rencontre de football-rugby entre deux équipes du Stade Bordelais est organisée sur une pelouse du Parc Bordelais. Ces premiers matchs se déroulent à Caudéran à l’ombre des anciennes arènes de la ville. L’année suivante de premiers matchs contre le Bordeaux Athletic Club sont organisées ainsi qu’une première rencontre officielle décernant un titre de Championnat du Sud-Ouest est organisé contre le Sport Athlétique Bordelais.

Le club élut domicile au stade Sainte-Germaine au Bouscat, banlieue nord de Bordeaux. En 1899, les Bordelais deviennent le premier club non-parisien à jouer la finale du championnat, contre le Stade Français, formation très réputée.

En 1895, le Stade Bordelais absorbe le Bordeaux AC. Il y gagne de nouveaux jours expérimentés et un nouveau président, écossais, Shearer. Comme d’autres avant lui, le Stade Bordelais fait le choix d’un terrain en bordure nord de la ville dans les quartiers chics qui accueillent déjà les principales installations sportives de la ville (hippodrome vélodrome du Parc, American Park, terrains du Sport Athlétique Bordealais).

L’Association Sportive du Stade Bordelais (1er club de province) se structure sous la houlette d’ A. Fondée le 18 juillet 1889. Le SBUC restera ensuite en Groupe A jusqu’en 1996.

Le SBUC est le rassemblement de la Section Bordelaise, de Jeune-Sport, de Burdiga, des Volontaires, du SA Bordelais et du Bordeaux Université Club. (Stade Bordelais qui ne deviendra S.B.U.C.

Le club bénéficiait d’une forte influence britannique, la Mecque du jeu. Le président était un courtier maritime anglais, James Shearer. Deux Britanniques étaient titulaires au centre et à l’ouverture, Bertie Cartwright et Arthur Harding. On sait peu de choses sur eux, sinon leur âge : 24 et 26 ans et leur gabarit de poids plume (1m58 et 1m60 pour 60 kilos à peine). Il y a fort à parier qu’ils avaient été formés dans des collèges privés qui faisaient déjà du rugby une matière à part entière.

Les Bordelais jouaient un rugby moderne : les joueurs occupaient des positions spécifiques en mêlée (alors que la plupart des autres clubs français se mettaient en mêlée de façon empirique). Ils différenciaient aussi clairement le demi de mêlée du demi d’ouverture.

Entre 1899 et 1911, le Stade Bordelais disputa 12 finales dont 7 remportées avec 4 titres consécutifs. Le S.B.U.C. Bordeaux, c’est neuf titres de champion de France de Rugby si l’on ajoute les trophées du Stade Bordelais et ceux de Bègles-Bordeaux qui ont fusionné en 2006. Le premier d’entre eux eut lieu à la fin du dix-neuvième siècle, au Stade Sainte-Germaine.

Date clé du rugby bordelais et national: l’année 1899 marque l’ouverture du Championnat de France aux représentants du reste du pays. Dorénavant, La Province et Paris enverront chacun un de leur représentants dans une finale disputée alternativement à Paris et en Province. Pour cette première édition, le Stade Français est convié au Bouscat pour y affronter le Stade Bordelais.

La France rentre dans la Belle Epoque, le Stade Bordelais également, ou plutôt le SBUC - acronyme en forme de lègue de la fusion en 1901 du Stade Bordelais et de L’Université Club - qui de 1899 à 1911 participe à 12 des 13 finales nationales et en remporte 7. Durant le même laps de temps, Le Bouscat sert de théâtre à 5 reprises la remise du Bouclier de Brennus, battant à chaque fois un nouveau record d’affluence.

En 1913, l’Equipe de France y dispute son premier match en province contre l’Afrique du Sud dont c’est également la première visite en France. C’est une déroute pour le XV tricolore qui s’incline 5 à 38 devant une foule record de 20 000 personnes. Finale du Championnat 1907. En 1920 et 1922, l’enceinte accueille ses deux dernières finales du Championnat de France. Disputées toutes deux devant 20 000 supporters, elles devaient être les dernières grandes rencontres organisées au Bouscat.

Véritable âme du club, le Stade de la Route du Médoc sort ravagé de la Deuxième Guerre Mondiale. L’enceinte a largement été détruite par les troupes d’occupation, ses grandes tribunes latérales ne sont plus qu’un souvenir. Sainte-Germaine n’est guère plus qu’un champ en friche.

Alors que de nombreux clubs français de défont de leurs stades au profit des municipalités, le Stade Bordelais, grâce à son président Maurice Hauret, réussit un véritable tour de passe-passe en faisant du SBUC le propriétaire de Sainte-Germaine.

Commence alors l’heure de la reconstruction pour le Stade Bordelais, qui ne s’achèvera qu’a la fin des années 80 grâce à l’appui des différentes collectivités et du soutien des instances sportives nationales. Sainte-Germaine revit, le nouveau siège social est inauguré, tandis que la refonte du stade s’achève avec l’inauguration des tribunes de face le 22 octobre 1989 à l’occasion d’une rencontre entre les Barbarians et les Iles Fidji.

Disparu de l’élite nationale en 1975, le Stade Bordelais la regagne l’année de l’inauguration de ses nouvelles tribunes en 1989. Victime du resserrement de l’élite, on retrouve le club en Pro D2 à l’entame de la saison 2004-2005, tandis que le voisin béglais est relégué administrativement parmi les équipes amateurs.

Envisagé depuis les débuts des années 2000, le rapprochement du Stade Bordelais et du CABBG est renforcé par ce chassé-croisé des deux clubs. Dans un signe d’apaisement, on choisit un nom à rallonge, ubuesque: l’Union Stade Bordelais Cercle Athlétique Bordeaux-Bègles-Gironde, plus connu sous son petit diminutif d’USBCABBG .

Ridicule, mais remplacé un an après par l’Union Bordeaux Bègles. Dans la même veine, il est décidé que les rencontres se disputeront alternativement au Stade Sainte-Germaine, et au Stade André Moga, fief historique du CA Béglais.

Le 15 avril 2007, ils sont 4 303 à assister aux adieux du rugby de haut niveau à Sainte-Germaine. Les Bèglo-Bordelais s’inclinent face à Pau, mais la tristesse est ailleurs. 110 ans d’histoire s’inclinent. Les Bordelais sont déjà nostalgiques.

« Il y a une valeur sentimentale, un attachement. On ne peut pas effacer comme ça un siècle de rugby ». « Une institution, quelque chose de sacré. S’il n’y a plus de matches ici, c’est comme un deuil ».

La Fusion et l'Ère de l'Union Bordeaux Bègles

En juin 2006, les dirigeants du Stade Bordelais-alors en PRO D2-et du CABBG-en Fédérale 1-supported by a shared political and institutional vision, decided to unite the two historic clubs from Gironde. Thus, Union Stade Bordelais CA Bordelais Bègles was born.

Elle sera présidée pendant une saison par Frédéric Martini, avant l'arrivée de Laurent Marti en 2007. In May 2008, the club was officially renamed Union Bordeaux Bègles.

Lorsque le Parc des sports de Bordeaux, futur stade Chaban Delmas est inauguré en 1924, le match d’inauguration oppose... le Stade Bordelais au CA Béglais, les deux clubs qui s'uniront 82 ans plus tard pour former l'Union Bordeaux Bègles. Un beau clin d'oeil à l'histoire de cette enceinte mythique qui a, entre temps, accueilli tant de grands moments de sports, toutes disciplines confondues.

L'intérêt du public girondin pour l'UBB ne date pas d'hier. Limitée à des chambrées moyennes dans les années PRO D2 (2006-2011) pour ses matchs au stade André Moga à Bègles, l'UBB bat le record d’affluence pour un match de Pro D2 lors du derby contre Agen en 2010 avec 20 158 spectateurs lors d'une unique délocalisation au stade Chaban Delmas. Quatre ans plus tard l'Union Bordeaux Bègles, de retour en TOP 14, devient le club ayant la plus forte affluence rugby en France.

L'UBB attire dès 2014 la plus grande affluence du rugby en France dès 2013, puis en Europe (2015). Saison après saison depuis 2011 et sa montée en TOP 14, l’Union Bordeaux Bègles ne cesse de progresser et souhaite désormais jouer les premiers rôles.

Le club parvient à truster en 2019 la 1ère place du championnat, avant que l’arrêt brutal de la compétition ne soit décidé suite à la crise sanitaire. La saison suivante, l'équipe menée par Christophe Urios accède aux premières phases finales de l’histoire de l’UBB la saison suivante de la plus belle des manières, en se hissant en demi-finale du Top 14 et en demi-finale de la Champions Cup.

In the 2022-2023 season, the team once again qualified for the playoffs, reaching its third consecutive TOP 14 semi-final. The 2023-2024 season marked the beginning of a new era for Union Bordeaux Bègles with the arrival of a new coaching staff led by Yannick Bru.

The squad was strengthened with key signings, including France’s prolific try-scorer Damian Penaud, Japanese international back-rower Tevita Tatafu, and former Australian second-rower Adam Coleman. Club stalwarts Matthieu Jalibert and Maxime Lamothe were joined by young center Nicolas Depoortère, who quickly earned a call-up to the French national team.

UBB Business Club comprises 750 partner companies, while UBB Grands Crus, with its 150 wine industry stakeholders, supports the youth academy, which ranks second among elite French rugby clubs. In June 2024, UBB qualified for the first final in its history.

The following season (2024-2025) would be a successful one: UBB won the first title of its young existence by clinching its first European star in Cardiff against the Northampton Saints (28-20)!

Les rugbymen bèglais évoluent tout d'abord dans un pré, rue Léon Paillère à Bordeaux. Très vite le club se met en chasse d’une nouvelle installation. Un grand champ sert alors de prairie pour l'élevage des vaches laitières, son nom est celui de son propriétaire au temps de la Révolution Française : Capitaine Musard... Le lieu des futurs exploits béglais !Au fil du temps le CAB gravit les échelons et rejoint dès 1913 l’élite nationale, qu’il ne quittera plus jusqu’en 2003.

Il rafle alors de nombreux titres du comité Côte-d’Argent. Le CAB gagne son premier titre de champion de France en 1969 en battant Toulouse 11-9 à Lyon. La réalité financière pousse alors les béglais à se tourner vers la grande ville, Bordeaux, pour obtenir un nécessaire soutien financier pour tenir son rang. C’est sous cette nouvelle appellation que le club remporte un nouveau titre en 1991 toujours contre le Stade Toulousain au Parc des Princes (19-10).

A la mort d’André Moga, en décembre 1992, ses fils reprennent le flambeau de la présidence. Après deux saisons creuses, le club est finaliste du challenge Yves Du Manoir en 1995, ce qui lui permet de participer à la première Coupe d’Europe de rugby. Il passe professionnel et se qualifie lors de la saison 2000-2001 pour le Top 16, le championnat de l'élite du rugby français.

C'est à la fin de cette saison qu’il passe de SAOS en SASP (société anonyme sportive et professionnelle). Alors que le CABBG était la seule équipe à ne jamais avoir quitté l’élite depuis la fin de la Première Guerre mondiale avec le Stade Toulousain, le CABBG évolue en championnat amateur (Fédérale 1) en 2004 - 2005.

Très vite le club se met en chasse d’une nouvelle installation. Un grand champ sert alors de prairie pour l'élevage des vaches laitières, son nom est celui de son propriétaire au temps de la Révolution Française : Capitaine Musard... Le lieu des futurs exploits béglais !Au fil du temps le CAB gravit les échelons et rejoint dès 1913 l’élite nationale, qu’il ne quittera plus jusqu’en 2003.

Il est alors appelé Club Athlétique Béglais. Musard qui fut renommé Stade André Moga. quittera plus jusqu’en 2003. club est rétrogradé en Pro D2. sur fond noir du Stade bordelais. symboles de la ville de Bordeaux, ont été ajoutés. Bordeaux. Kappa, constitue un changement d’époque pour l’UBB.

obtenir la mise en commun des atouts des deux clubs. concerna que les équipes seniors et espoirs. Bordelais C.A. objectif à moyen terme (2 à 3 ans) la montée en Top 14. accède ainsi aux demi-finales. du Stade Jacques Chaban-Delmas. Manager général avec l’UBB. arrières. majorité des matchs au Stade Jacques Chaban-Delmas. pour les barrages du Top 14. pour ses matchs à domicile. buteur avec 280 points. trois au stade André Moga.

Dans les premières années du club, de nombreux entraineurs anglo saxons se succédèrent : le gallois, W.L. Morgan, l'anglais Herschell et le néo zélandais Versfeld. Après la défaite de 1908 face au Stade Francais, les dirigeants font appel à un entraineur gallois nommé Priest. Celui-ci se charge de recruter un n°10 contre un emploi rémunéré en accord avec les dirigeants dans des clubs anglais.

Ceci remonta aux oreilles des instances rugbystiques anglaises (par le biais d'un club) qui firent part des manquements au monde amateur. Le bureau dirigeant du SBUC fut suspendu en décembre 1912 et Priest fut radié.

« Le vainqueur, c’est celui qui a gagné. En 1895, le Stade Bordealais absorbe le Bordeaux AC. Il y gagne de nouveaux jours expérimentés et un nouveau président, écossais, Shearer.

Voici un récapitulatif des titres majeurs remportés par le Stade Bordelais et ses successeurs :

Club Titre Année
Stade Bordelais Championnat de France 1899, 1903, 1904, 1905, 1906, 1907, 1909, 1911
CA Béglais Championnat de France 1969, 1991
Union Bordeaux Bègles Challenge européen 2024-2025

Le Stade Bordelais, à travers les époques et ses différentes incarnations, reste un symbole fort du rugby à Bordeaux. Son histoire riche en événements, en succès et en fusions, témoigne de la passion et de l'engagement des Bordelais pour ce sport.

L’histoire du rugby à Bordeaux : on vous montre les archives ! 🏉📸

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