Le PSG : Une Marque Mondiale en Collaboration avec les Grands Noms de la Mode

Si vous pensez que le PSG se contente de jouer au foot, vous faites fausse route. Le club de sports de la capitale vient d'ouvrir, début juin, son cinquième point de vente à l'enseigne. Le club, qui a mis sur pied une véritable stratégie de marque, s'est installé à Bercy Village, dans le XIIème arrondissement. Le sol façon béton brut répond aux murs en pierres apparentes avec de nombreux spots mettant en valeurs les modèles aux couleurs du PSG. Déjà présent en direct avec une boutique sur les Champs-Elysées et une au Parc des Princes, mais aussi des shop in shops aux Galeries Lafayette et à l'aéroport de Roissy-Charles De Gaulle, le PSG a cette fois choisi une autre option.

Un signe de plus que le PSG est passé dans la cour des grands. "Le PSG doit dépenser vite et beaucoup pour entrer dans la cour des grands clubs européens", explique l'économiste Vincent Chaudel sur L'Equipe.fr. La première année, comptez un gros transfert pour avertir le monde du foot que vous existez (Pastore), la seconde année, une ou deux stars internationales (Ibrahimovic et Silva), et ensuite de bons joueurs pour avoir des cadors dans chaque ligne. Les mécènes passent, à Chelsea, à Manchester City et maintenant à Paris, la méthode reste.

Le principal axe de développement, ce sont les sponsors. A l'heure actuelle, le PSG a un contrat avec Nike à hauteur de 6 millions d'euros annuels. Cinq fois moins que Barcelone, sous les mêmes couleurs. C'est moins que ce qu'obtient l'OM. Désormais, avoir sa marque accolée au PSG, c'est rare donc c'est cher, avec des tarifs multipliés par deux et un profil de marque internationale connue en Asie et aux Etats-Unis, expliquait Jean-Claude Blanc, dirigeant du club, sur RMC.

D'après "Le Parisien", la Qatar Tourism Authority a accepté de sponsoriser le club pour un montant record, entre 150 et 200 millions d'euros. Zlatan Ibrahimovic, Thiago Silva, Lucas Moura ou Marco Verratti, les recrues stars du PSG, ont un prix. Le club, qui a obligation de montrer patte blanche devant le gendarme financier du foot français, a trouvé son nouveau sponsor, la Qatar Tourism Authority, l'agence du ministère du Tourisme du Qatar, selon Le Parisien du jeudi 20 décembre.

Dans cette optique d'accroître ses revenus, le PSG a multiplié les collaborations avec des marques prestigieuses. On peut même dire qu’il commence à avoir un petit palmarès à son actif.

Collaborations Notables du PSG avec des Marques de Mode

Dernièrement, c’est avec la marque Hugo Boss que le PSG a signé un partenariat remarqué. Cette collection reprend les codes emblématiques du club et l’esthétique minimaliste du label allemand, tout en prenant les contours du kit parfait du supporter : un pull en laine vierge avec le logo du club, l’écharpe griffée Hugo Boss et un coffret comprenant un bonnet et une écharpe.

Pour son défilé Printemps-Eté 2019, le designer indien Manish Arora a fait le pari pour le moins risqué de faire une collaboration avec le PSG. Et le résultat est détonant. Sur plusieurs t-shirts à l’esthétique pop de la collection, viennent se greffer les visages et les noms des joueurs. Le tout, représenté à coup de touches colorées au caractère réaliste. Et pour les vestes, coupées façon bombers, le créateur n'a pas manqué d'ajouter le petit écusson aux couleurs de l’équipe. "J’ai également travaillé avec certaines des icônes de l’équipe comme Neymar Jr et Mbappé, pour créer des portraits colorés. Pour moi, la créativité n’a pas de frontière et je me suis vraiment mis au défi d’explorer un nouveau domaine", a-t-il expliqué dans un communiqué de presse.

Dernièrement, c’est avec la marque culte de streetwear japonaise BAPE que la griffe du Paris-Saint-Germain s’est acoquinée, tout juste un an après l’ouverture de leur boutique parisienne. Sur les premiers clichés diffusés, la collection comprend des sweats à capuches camouflages et des t-shirts ornés du sigle singe de la griffe nippone.

D’un côté, on retient la prise de risque de la créatrice Christelle Kocher lors des défilés pour le printemps-été 2018. Dans nos colonnes, nous sommes friands de ces designers qui aiment faire partager leurs créations via des concepts kits originaux et nous aimons vous les faire partager. Si le violet reste la couleur dominante, la manière avec laquelle le designer l’a utilisé devrait en surprendre plus d’un. Pour la Juventus, les couleurs blanches et noires de la Vieille Dame ont été respectées. Doté d’un gris noir anthracite sur sa quasi-totalité, cette tunique dispose de rappels orange sur le col, les manches, mais aussi au niveau du logo de la marque à la virgule et de l’écusson du club.

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Le Fair-Play Financier et les Défis du PSG

Le PSG n'a jamais été profitable depuis 1999. Depuis cette date, il a cumulé 300 millions d'euros de pertes, et prévoit d'en perdre encore 170 millions sur 2011-2013, note le blog spécialisé The Swiss Ramble (en anglais). Des chiffres inacceptables pour l'UEFA. L'instance qui organise les compétitions européennes a mis en place le fair-play financier, un mécanisme de contrôle des dépenses des clubs. Si une équipe perd plus de 45 millions d'euros sur trois ans, à partir de la saison 2013-2014, elle sera interdite de Coupe d'Europe après examen de son dossier par l'UEFA.

Et pas question qu'un mécène investisse à fonds perdus des pétrodollars pour combler les pertes : il faut que les finances du club soient structurellement équilibrées. Selon les critères actuels, le PSG serait banni des Coupes d'Europe, relève le blog SportBiz. Si on ne peut pas diminuer les coûts, il faut impérativement augmenter les recettes. "Dans cinq ans, nous gagnerons de l'argent", a déclaré le cheikh Nasser Al-Khelaïfi lors du rachat du club, à l'été 2011.

Le prix des places a augmenté de 30%, le tarif des loges VIP a pris le même chemin, le Parc des princes va être agrandi pour augmenter les recettes, mais ça ne suffira pas.

Aspect Financier Chiffres Clés
Pertes cumulées depuis 1999 300 millions d'euros
Pertes prévues (2011-2013) 170 millions d'euros
Seuil de pertes maximal autorisé par l'UEFA (sur 3 ans) 45 millions d'euros
Contrat annuel avec Nike 6 millions d'euros

"Il y aura des petits malins qui vont contourner les règles." Le président de l'UEFA, Michel Platini, interviewé dans Le Parisien en août 2011, n'était pas dupe sur les moyens de contourner le fair-play financier. Des sociétés qui sponsorisent des clubs proches, cela s'est déjà vu. Manchester City a obtenu en 2011 un contrat de "naming" de son stade absolument royal, à hauteur de 50 millions d'euros annuels, dix fois le second stade le plus cher en Europe. Or, le patron de Chelsea, Roman Abramovitch, a été patron de Gazprom jusqu'en 2005. Des contrats à prix d'ami, "déconnectés de la réalité économique" dans le jargon de l'UEFA, que celle-ci essaie d'interdire.

Il n'y a pas qu'en foot que le PSG a changé de dimension. Au handball, grâce à son recrutement quatre étoiles et aux soucis de Montpellier, il caracole en tête du championnat.

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