L'histoire des maillots des Raptors de Toronto en NBA

Les Toronto Raptors, franchise de basket-ball américaine fondée à Toronto, Canada, en 1995, évoluent en Championnat NBA. Au fil des ans, l'équipe a arboré divers maillots emblématiques qui ont marqué l'histoire de la ligue et la culture du basket-ball. Découvrons ensemble l'évolution de ces tenues et leur impact sur l'identité de la franchise.

Les débuts et l'ère Vince Carter

Les Raptors participent aux playoffs NBA à partir de 2000 grâce à Vince Carter. C'est l'époque de Vince Carter et de ses smashs venus d'une autre planète.

En un peu plus de six saisons, Vince Carter aura marqué de son empreinte la franchise canadienne. L'ailier a tout simplement installé Toronto sur la carte de la NBA, trois ans après sa création. Après deux décennies de tensions entre l'ancien Raptor et la franchise qui l'a vu grandir entre 1998 et 2004, le célèbre numéro 15 de l'Américain a enfin été accroché au toit de la Scotiabank Arena de Toronto.

Nombreux sont ceux qui sont devenus fans de la franchise canadienne grâce à lui... nombreux sont ceux qui sont devenus des passionnés de basket grâce à cet homme. Et puis après tout ne l’appelle-t-on pas Air Canada ? C’est tout simplement le joueur qui a mis Toronto sur la carte ! Jeune franchise à l’époque, il lui a permis de se faire un nom sur les courts avec ses dunks qui ont fait le tour du monde (mais pas que) mais aussi en dehors, l’influence de Vinsanity sur Toronto est énorme. D’ailleurs si tu souhaites en connaitre davantage sur le sujet je te conseille un documentaire « The Carter Effect ».

Ne cherche plus c’est celui de Vince Carter de 1999 avec le gros dino sur la poitrine ! Tu pourras claquer les plus gros tomar sur les playgrounds après ça !

C'est ainsi que le maillot des Toronto Raptors saison 1998-1999 s'impose devant celui des Chicago Bulls, cru 1995-1996 et des Philadelphia 76ers saison 2000-2001 lors de laquelle l'équipe menée par le stratosphérique Allen Iverson allait échouer en finale face aux Lakers après avoir pourtant remporté le premier match des Finales en Californie.

Vingt ans après son départ, Vince Carter a finalement eu le droit à son hommage, ce samedi. Dans une Scotiabank Arena pleine à craquer, où figuraient au premier rang de nombreux invités de choix, de Tracy McGrady à Muggsy Bogues, en passant par Drake, Vince Carter n'a pu retenir ses larmes.

Vince Carter sera à nouveau célébré, par les Nets cette fois, le 25 janvier prochain.

Top 10 Vince Carter dunks vs Raptors

L'ère Chris Bosh et les maillots alternatifs

La saison 2006-2007 avec Chris Bosh en leader d’équipe est l'une des meilleures saisons de l'histoire des Toronto Raptors avec 47 victoires et un 1er titre de Champion de Division.

Dès la création de l’équipe canadienne leur nombre fût porté à quatre. On n’est pas loin d’un record all-time pour une équipe NBA ; à ce jour plus personne n’en utilise autant compte tenu de la mode « minimale, simpliste » qu’arbore désormais la Grande Ligue.

De base, un logo alternatif se veut être proche du principal par le sens, la forme ou la géographie (parfois). Le tout premier logo alternatif était celui d’un Raptor mordant dans un ballon de basket aux couleurs de l’équipe. Le second, décliné en 4 couleurs (Rouge, Gris, Violet et Noir) représentait une griffe de Raptor avec pour base ou « paume » de cette griffe un ballon de basket.

Néanmoins l’idée de déclinaison n’est pas forcément mauvaise ; elle offre de multiples repères identitaires à la franchise, repères que cette dernière a pu apposer sur tous les produits commercialisés depuis leur lancement.

L'ère DeMar DeRozan et Kyle Lowry

Grâce au duo DeMar DeRozan et Kyle Lowry, les Raptors retournent chaque année en playoffs à partir de 2014 et deviennent une équipe régulière.

A nouveau un choix du cœur... Kyle aurait pu très bien être le numéro 1 de ce Top ! Il est d’ailleurs, très probablement le numéro 1 dans le cœur des fans de l’Ontario ! Car Lowry est le genre de joueur qui joue avec ses tripes sur le terrain, un vrai pitbull qui n’en démord pas et qui est allé décrocher le premier et unique pour le moment titre de champion NBA pour la franchise canadienne ! Aujourd’hui parti pour la Floride, il est le second meilleur scoreur des Toronto Raptors derrière son pote DeMar, avec qui il formait un duo explosif ! Kyle ? Premier joueur en haut de l’arène canadienne ? Maybe.

DeMar aurait pu être une véritable légende du côté du Canada, en amenant ses Raptors jusqu’aux Finals plusieurs fois avec une moyenne supérieure à 20 points par match... Mais malheureusement il est tombé sur une période de domination à l’Est par les Cavs de LeBron James, la bête noire des Raptors en playoffs ! 13 296 ! Oui c’est le nombre de points inscrit avec les Raptors, record de franchise !

Le titre de 2019 et les maillots commémoratifs

Lors des playoffs 2019, les Raptors remportent leur premier titre de Conférence et remportent leur premier titre de Champion NBA, le premier pour une équipe hors des États Unis. Contrairement au cinq majeur, ce ne sont pas les Chicago Bulls 1995-1996 qui ont rempoté la timbale.

Finalement, peut être que le titre de champion NBA aura pesé dans la balance du côté des choix de la marque de l’Oregon, à moins que ce ne soit vraiment pour rappeler les 25 ans de la création de la franchise canadienne.

Comme il paraît que c’est à la mode en ce moment, les Raptors ont décidé de dévoiler à leur tour leur nouveau jersey Classic Edition qu’ils porteront pour des occasions spéciales la saison prochaine. Après les Cavaliers et le Jazz cette semaine, c’est à Toronto de remettre au goût du jour un petite pépite des 90’s.

Tracy McGrady, Vince Carter, Damon Stoudamire et Marcus Camby entre autres ont tous porté ce jersey culte en NBA et c’est pour fêter les 25 ans de la création de la franchise que Nike vient de permettre ce throwback. Ce jour là, c’était le bon vieux Kyle qui s’était pointé avec la version mauve et le numéro 20 de Damon Stoudemire dans le dos. The return of The Dino. Coming soon.

Les logos et l'identité visuelle

Chaque équipe de la ligue possède aujourd’hui une identité visuelle, qu’elle ait été remise au goût du jour récemment (pour certains) ou bien qu’elle n’ait pas changé depuis des années (pour d’autres). Alors qu’entend-on par « identité visuelle » ? Le but de cet article est donc de s’immiscer autant que possible dans la face cachée de la NBA, le côté dont on ne parle presque jamais.

C’est en 1994 que sont proposés plusieurs noms d’équipe aux supporters, allant d’un animal très présent au canada tel le castor (Beavers) jusqu’au scorpion, qui aurait été totalement déconnecté avec la situation géographique de l’équipe. En fait, les noms proposés étaient plutôt hétéroclites, voyez par vous-même : Beavers ; Bobcats ; Dragons ; Grizzlies ; Hogs ; Scorpions ; T-Rex ; Tarantulas ; Terriers et Raptors.

Les supporters choisiront finalement le nom de « Raptors ». Si ce choix de « mascotte » a pu sembler logique pour une majorité de supporters en devenir, il pouvait aussi être déconcertant pour d’autres. Cependant il n’en était pas moins une évidence pour la direction canadienne.

Concrètement, le film Jurassic Park, dirigé par S. Spielberg et sorti en 1993, avait eu une incroyable « hype » à l’époque. En fait la validation par les fans du nom de « Raptors » venait concrétiser l’idée de s’inspirer d’un blockbuster ayant rapporté gros à ses réalisateurs et à d’autres sociétés, par les produits dérivés vendus. Imaginez une équipe de basketball aussi dangereuse qu’une horde de dinosaures affamés et lâchés dans la nature … Il y a de quoi en séduire plus d’un.

Exit la face cachée de la NBA et sa commercialité, place à l’élément visuel le plus important de l’équipe, le Raptor : à l’époque, les couleurs de l’équipe comportaient le rouge vif, le violet, le noir et l’argent « Naismith » (ce dernier étant un hommage au créateur canadien du basketball). Tout était question d’agressivité, les Raptors ne devaient pas véhiculer une image « soft ».

Ce logo avait de nombreux atouts : son agressivité, on l’a dit (qui perdura avec les suivants). Au-delà de ce trait, l’humanisation du Raptor en joueur de basket était une vraie réussite. Alors pourquoi ce choix ? Le noir est venu remplacer le violet, dans un souci de modernisation, pour réduire les couleurs principales de l’équipe, voire peut-être pour tirer un trait avec le passé. Qui sait ? Nombreuses sont les hypothèses, mais force est de constater que cette nouvelle ligne n’est pas moins jolie que l’ancienne. On est juste sur une perte de « fun » qui était un des caractères essentiels du primo-logo.

Début 2015 c’est à nouveau l’heure du changement. L’identité visuelle de Toronto va basculer dans une ère du temps qui se veut encore d’actualité : le minimalisme. Plus de Raptor, plus de typographie farfelue … Dites bonjour au ballon de basket griffé par on ne sait quelle espèce de dinosaure préhistorique.

Quoi qu’il en soit (et on dira que c’est une griffure de dinosaure), ce nouveau logo, bien que très simpliste comparé aux années précédentes, est également réussi. Quatre couleurs sont présentes : le noir prééminent, le blanc typographique, le rouge du cercle cadrant le ballon et le gris Naismith de ce même ballon. Si vous faites bien attention, ce sont exactement les mêmes couleurs que sur l’ancien Raptor de 2008/2015.

Cette griffure, bien que déjà vue, innove. Ses traits viennent terminer ceux du ballon et c’est en ce sens que le logo est remarquable. L’orientation du ballon vers les 45 degrés rend la chose intéressante, la typographie entoure la gonfle, redéfinissant ses contours oubliés volontairement dans ce qu’on appelle l’espace négatif, un espace qui est sans cesse utilisé par les graphistes tant l’opération se veut intelligente et ludique.

La typographie, on l’a dit a changé. Adieux l’agressivité caractéristique des anciennes écritures canadiennes, bienvenue à une police simple, aux allures carrées dans ses lignes, qui se rapproche beaucoup des styles sportifs, universitaires et américains en général. En même temps, cela colle à l’idée de simplicité derrière le logo.

Pour ce qui est du reste, c’est assez simple et déjà-vu. Au final s’il y a une seule chose à regretter sur cette réalisation, ce serait sans hésiter son manque d’audace, son trop plein de simplicité. Mais bon, que voulez-vous … il paraît que le minimalisme est à la mode.

Vous les avez certainement déjà aperçu, ils sont aussi connus que le logo original et principal des Raptors. Dès la création de l’équipe canadienne leur nombre fût porté à quatre. On n’est pas loin d’un record all-time pour une équipe NBA ; à ce jour plus personne n’en utilise autant compte tenu de la mode « minimale, simpliste » qu’arbore désormais la Grande Ligue.

Plus récemment, les logos alternatifs n’ont été que des reprises des anciens. En 2015, le ballon griffé servant d’emblème principal passe aussi du côté alternatif, avec 5 déclinaisons évidentes : un ballon noir, un ballon gris et un ballon rouge, pour commencer.

On note tout de même que le logo alternatif qui aura été le moins utilisé est celui en collaboration avec OVO, sous utilisé car la franchise ne peut se permettre d’arborer ce logo et son parquet toute l’année.

Les uniformes au fil des ans

Commençons avec la découverte des nouveaux uniformes en 1998. Vince Carter en sera l’égérie modèle lors de son Dunk Contest en 2000, qui reste pour certains le meilleur de tous les temps voire même un morceau d’histoire de la NBA.

Le lien entre l’avant/arrière et les flancs n’est plus, comme si des barrières s’étaient créées. Cette idée vient encore s’imposer dans une forme d’identité qui se veut cassante avec l’ancienne. L’idée était la même sur le short. Il s’agit tout logiquement de la version « home ».

La suite des uniformes des dinos se voudra très basique. Basique dans sa réutilisation constante au fil des années, et cela depuis 2008. Cependant dans toute cette ressemblance, quelques perles ont été aperçues au fil des années.

Immonde idée qu’avait été celle de l’équipementier et de la direction. Celui du retour des Toronto Huskies (toute première franchise canadienne) est également dans la conversation. Toutefois, ici, on est plutôt sur une masterclass.

Toute la différence avec la garde-robe habituelle des Raptors réside dans le fait que les flèches des flancs ne sont plus, les barrières non plus. Ainsi, les premières images du funny guy fuitant en début de saison révélaient un uniforme parfaitement similaire à celui de l’exercice précédant.

Alors à quoi peut-on s’attendre cette nouvelle saison 2019 - 2020 ? Nous en avons évoqué beaucoup, sans pour autant être exhaustifs. Certains ont été volontairement éludés, puisqu’ils ne présentaient pas de caractère original. Tentons plutôt de nous concentrer sur ceux qui ont façonné la franchise de A à Z.

Les parquets emblématiques

Avez-vous à l’esprit le tout premier parquet des Raptors ? Chanceux que vous êtes, si vous avez oublié ! L’intérieur de la ligne des trois points était violet et seule la raquette gardait la couleur des planches du parquet, ce qui donnait un contraste plutôt intéressant.

Les deux logos alternatifs (le TR mordu et le Raptor mordant dans un ballon) se retrouvaient chacun sur un des côtés du « floor ». Le logo principal de l’époque, lui, comme le veut la tradition, trônait bien au centre du Roger Center ou Skydome. A la place du nom de la salle on pouvait lire « RAPTORS » en violet, griffé d’un argent Naismith.

Ce qu’on peut aussi noter, c’est que ce parquet avait exactement les mêmes formes que celui arboré par les Nets jusqu’à la saison dernière : des flèches tournées vers la gauche/droite suivant votre orientation dans la salle, donnant une impression de mouvement pour une chose qui était bel et bien voulue inamovible.

A partir de la saison 1999 - 2000, seule la raquette se verra colorée en violet, noir et gris, au contraire de ce qui se faisait avant. On notera aussi la disparition des logos alternatifs sur les côtés, laissait le logo principal au centre. La simplicité prend ainsi le pas sur l’extravagance de l’ancien parquet.

Il en sera de même pour les parquets suivants, qui ne seront que des changements de couleurs. C’est dans cette continuité que le rouge est d’ailleurs ultra présent sur le parquet actuel, se mariant parfaitement avec le logo du centre et les écritures placées sur les côtés.

Un bleu éclatant, presque froid ; un blanc neige pour coller à la mascotte ; un parquet simple, très simple même ,comme la NBA pouvait s’en doter une certaine époque. Les planches étaient presque jaunes et contrastaient parfaitement avec la seule couleur utilisée « on the floor » : le bleu.

Les flèches (dorées, s’il-vous-plait) tournées vers le nord faisaient pour la première fois leur apparition sur le parquet des dinos. Le reste du parquet se voulait clair, pour rester dans l’idée du logo en collaboration avec la marque de Drake. Les raquettes marchaient, elles aussi, au pas en se dotant d’un noir intégral.

Pour cette année, Toronto devrait encore une fois se doter d’un parquet OVO, reste à savoir quelle forme recouvrera-t-il? Le côté commercial pèse volontairement dans cette envie de changer surtout quand on pense aux bénéfices engrangés par la franchise canadienne depuis l’annonce du retour du fameux jersey.

D’autres parquets ont marqué l’histoire des Raptors. Le parquet Huskies : on le sait, la franchise regarde souvent derrière elle et ne semble pas avoir oublié qu’elle portait au début de son histoire le nom d’un chien de traîneau mondialement connu. Comme nous l’avons évoqué auparavant, les Huskies de Toronto n’ont pas fait long feu dans la Ligue.

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