Les tuniques, symboles d'appartenance, de passion et d'histoire, racontent l'évolution de l'équipe à travers les époques. Les couleurs, les logos et les designs sont soigneusement choisis pour refléter l'esprit de l'équipe et de sa ville. Ils incarnent l'identité de la franchise, ses valeurs et son histoire.
On se demande toujours comment ils faisaient pour ne pas se noyer dans leur short après un jump-shoot bien appuyé, mais une chose est sûre c’est que Tyronn Lue se souvient bien de la marque du short d’Iverson. Vous le savez, ce sport est intimement lié à la culture de la rue.
Les stars NBA deviennent de vrais peoples. Et vu qu’il n’existe pas de célébrités sans groupies, des milliers de fans expriment un soutien à leur équipe en adoptant les couleurs de leur franchise préférée.
LeBron James: Un Joueur Emblématique
Parmi eux, on retrouve : LeBron James : Sans aucun doute le joueur le plus emblématique de l'histoire des Cavaliers. Il a mené la franchise à son premier titre NBA en 2016. Originaire d'Akron, LeBron a été trois fois MVP de la saison régulière. Il a marqué une ère de domination pour les Cavs.
Concernant son style de jeu, LeBron James est peut-être le joueur le plus complet de toute l’histoire du basketball. Un des meilleurs QI basket de la Ligue, capable de dunker, de shooter à mi-distance comme du parking du stade, bon rebondeur et excellent passeur, c’est l’ailier par excellence. C’est simple, si l’on devait créer dans un laboratoire la meilleure version d’un basketteur, on aurait créé LeBron James. Ajoutez à cela, un leadership hors du commun et une faculté à faire progresser ses coéquipiers, The King peut très nettement venir taper à la porte de Michael Jordan, et lui concurrencer son statut du GOAT.
La grande question que tout le monde se pose c’est : Où s’arrêtera LBJ ?
Les Numéros de LeBron James
Après avoir soulevé deux titres de champion NBA avec Miami, LeBron James ne pouvait faire autrement que de retrouver le numéro 23 lors de son retour à Cleveland. Plus fort que jamais, et épaulé par Kyrie Irving, LeBron James a offert aux Cavaliers leur premier trophée Larry O’Brien. Il a d'ailleurs porté le numéro 6 à plusieurs reprises, notamment lors de ses participations aux Jeux Olympiques avec Team USA.
Alors que LeBron décide de quitter sa franchise des Cavaliers, déclenchant la rage des supporters, il rejoint la Floride et Miami en 2010. LeBron et son numéro 23 ne sont plus compatibles ! Ironie du sort, c’est alors que le numéro 23 est suspendu au plafond de la American Airlines Arena en hommage à… Michael Jordan ! Ce dernier n’a pourtant jamais foulé le parquet avec les couleurs du Heat. La franchise de « South Beach » a voulu rendre hommage à Michael Jordan pour sa carrière et son apport au basketball mondial. Le King est donc obligé de changer de numéro, passant du 23 au 6 : ce changement a eu une conséquence directe sur le logo de la « marque LeBron », avec une refonte complète.
Le créateur du nouveau logo - David Crescenzi - s’est inspiré de l’ancien logo et a repris les éléments essentiels afin de garder l’identité marketing de LeBron James avec ses initiales et la couronne. Pour l’ailier du Heat, il aura fallu attendre 1 an pour voir son nouveau logo incrusté sur ses paires, t-shirts et autres vêtements.
LeBron pourra-t-il suivre le même parcours que son idole « His Airness » au niveau business ?
Considéré comme l’un des meilleur joueur de l’histoire du basketball, LeBron James a su dominer la NBA tout en gérant son image ainsi que sa relation avec la marque au swoosh. Le joueur possède d’ailleurs un contrat à vie avec son équipementier Nike. Aujourd’hui chez les Los Angeles Lakers, on découvre l’histoire qui se cache derrière le logo de la « marque LeBron James ».
LeBron James : L’Ascension d’une Légende du Basketball
Avant même de devenir rookie, LeBron James obtient un contrat chaussure à 90M$ sur 5 ans, un record ! Le joueur a ouvert la voie de l’industrie du sport et du basket aux jeunes espoirs, car après ce scénario, les marques n’ont plus hésité à débourser des énormes sommes pour s’arracher les jeunes talents. Les guerres entre équipementiers sont désormais communes.
Pionnier dans tout ce qu’il entreprend, LeBron James devient le 6ème joueur de l’histoire a porter sa propre chaussure signature dès son premier match NBA.
Le premier logo du King est déjà associé à ses paires avec ses initiales, son numéro 23 et la couronne de « King James ».
Pour l’anecdote, Phil Knight, le créateur de Nike, s’était inspiré de la marque Rolex pour concevoir et créer la ligne de LeBron James avec le logo de la couronne. Il s’agit bien entendu d’une allusion à son surnom « King James ».
En effet, ce numéro représente les 5 piques de la couronne ou encore les 5 postes qui existent sur un terrain de basket. La marque américaine a accentué l’idée en disant à LeBron qu’il était le mélange du jeu créatif de Magic Johnson et du scoring de Michael Jordan.
Les deux légendes du basketball ont eu des numéros très proches, le 32 et le 23, et lorsqu’on les additionne, on obtient 5 et 5 ! La marque au swoosh voulait vraiment ce numéro pour sa jeune superstar : en effet, le numéro 5 n’avait jamais été attribué à une légende, le storytelling et les campagnes de marketing étaient donc déjà toutes trouvées !
Aujourd’hui, LeBron est devenu l’équipementier de la célèbre université de Floride, la FAMU. Une première pour la marque de LeBron James.
Le numéro 6 des Lakers sera aussi le premier joueur à obtenir une 20e chaussure signature avec sa LeBron 20 qui devrait sortir très lors de la saison prochaine.
L'évolution du design des maillots NBA
Très vite, au début des années 1950, la ceinture solide disparait et laisse la place à une ceinture élastique qui maintient les shorts en satin qui restent très courts. Le design restera très simple et uni jusqu'à la fin des années 1960, quand les Philadelphia Warriors de Wilt Chamberlain ajoutent une bande horizontale.
L'occasion est trop belle pour les franchises qui se mettent à tester de nouvelles combinaisons toujours plus osées. En 1988, ce sont les Hornets qui frappent un grand coup.
Les bretelles ont certes un peu grossi et le polyester a remplacé le satin mais les shorts sont toujours aussi courts. Elle uniformise donc le tout. “His Airness” en profite et va voir les dirigeants de l'équipementier pour faire agrandir les shorts. L'arrière des Bulls veut plus d'espace car il porte toujours son short de North Carolina sous celui de Chicago et il se sent à l'étroit.
Champion accepte et, jusqu'à l'été 1990, il est le seul à avoir des shorts plus grands. “C'est quelque chose qui me semblait naturel et plus confortable”, expliquera-t-il quelques années plus tard.
Il ne restera pas longtemps le seul à avoir des shorts mi-longs. Scottie Pippen en demande vite une paire et tous les joueurs (sauf exception, n'est-ce pas John Stockton ?) suivent le mouvement l'été suivant. En NCAA, le “Fab Five” de Michigan (Chris Webber, Jalen Rose…) agrandit encore, en 1991, les shorts qui s'arrêtent désormais sous les genoux.
Si les shorts ont grandi depuis le début de la ligue, le haut a finalement très peu évolué dans sa forme. Est-ce une bonne chose ? L'avenir le dira.
19 juin 1984, Madison Square Garden. Aucun match à l'horizon dans l'enceinte new-yorkaise, mais une draft NBA tout aussi alléchante avec la présence de la future star des Chicago Bulls, Michael Jordan, qui sera choisi en troisième position. La suite de l'histoire, tout le monde la connait.
Six bagues de champion pour His Airness, 14 participations au All-Star Game, et une logique intronisation au Hall of Fame en 2009. « MJ » a révolutionné le jeu, il faudrait vivre sur Mars pour ne pas le savoir.
Ce que l'on sait moins, en revanche, c'est que le natif de Brooklyn a également joué un énorme rôle dans l'évolution de la tenue du basketteur NBA. Au niveau du bas, avant tout.
Habitué à porter son short universitaire de North Carolina en-dessous de celui des Bulls, certainement par superstition, Jordan décide d'aller voir Champion, l'équipementier de la Ligue, pour faire agrandir la seconde couche.

Après le short, Jordan révolutionne la chaussure D'autres théories tentent d'expliquer cette demande, mais personne n'en connait la raison officielle.
Par contre, le succès est immédiat et, très vite, l'ensemble de la NBA a adopté le short long ! « C'est un effet de mode qui trouve aussi ses racines dans l'apparition du sportswear, analyse Sébastien Nadot, historien du sport et député LREM. Le vêtement de sport se mêle à celui du quotidien. On parle des débuts du hip-hop, des habits larges... »
Jordan a donc révolutionné le short, mais pas que. Retour en 1984, Nike flaire le bon coup et sort l'artillerie lourde pour signer le prometteur joueur des Bulls, pourtant grand fan d'adidas.
Pour le convaincre, l'équipementier américain lui promet une chaussure signature, la désormais iconique Air Jordan 1, teintée de rouge et de noir. Problème, ces couleurs ne respectent pas le règlement de la NBA, laquelle infligera 5000 dollars d'amende au joueur à chaque fois qu'il osera les porter.
Sans le savoir, la Ligue venait de rendre un énorme service à Nike, qui allait baser sa stratégie marketing sur cette interdiction. Les Air Jordan 1 se sont vendues comme des petits pains, et les joueurs ont suivi le mouvement.
« C'était un gros coup de pub pour Nike car l'interdit attire, souligne Bastien Fontanieu, directeur de publication du site spécialisé TrashTalk. L'équipementier payait les amendes, et après ça, tous les autres basketteurs ont voulu porter des chaussures colorées.
Et pour cause, au niveau de la forme, celui-ci n'a pas vraiment changé depuis la création de la NBA : le marcel demeure. En 2013, adidas a pourtant tenté d'imposer la tunique à manches courtes, mais les stars de la NBA, LeBron James et Stephen Curry en tête, ont très rapidement protesté contre ce changement, qui n'a donc pas perduré.
« Il y a tout de même eu d'énormes changements dans les années 90, rappelle Bastien Fontanieu. Le boom culturel de l'époque a poussé les franchises, et surtout les nouvelles, à se lâcher au niveau du design, et ça a cartonné avec le frelon bleu des Hornets ou le dinosaure des Raptors. Les identités visuelles se sont créées à cette époque, et c'est là que le basket est devenu cool. Avant ça, pour caricaturer, il n'y avait que le jaune des Lakers et le vert des Celtics.
La tendance a duré jusqu'au millénaire suivant, mais « on est revenus sur quelque chose de plus taillé, de plus cintré aujourd'hui », reconnait le directeur de publication de TrashTalk.
Un phénomène on ne peut plus encouragé par Nike, qui a repris le contrat avec la NBA lors de la saison 2017-2018.
Le rôle des équipementiers
« Il ne faut jamais sous-estimer le rôle des équipementiers. Ils surfent sur la vague car c'est leur rôle d'imprégner le style quotidien au style sportif », détaille Sébastien Nadot.
Si Converse (avec Larry Bird et Magic Johnson) et Nike (avec Michael Jordan) ont été les pionniers pour ce qui est de signer des stars de la NBA, les temps ont bien changé. Face à un joueur de ce calibre, il fallait aligner les pépètes.
Dans un premier temps, Adidas était en pole position pour recruter LeBron. Sonny Vaccaro, travaillant maintenant pour la marque aux trois bandes… Attendez ! Sonny Vaccaro, ce nom ne vous rappelle rien ?
Depuis 2017, c’est Nike qui est le partenaire officiel et exclusif, mais beaucoup de choses se sont passées avant 2017 ! Mais la NBA a encore mis du temps avant de sélectionner une marque « exclusive ».
Un énorme coup pour l’entreprise, qui n’équipait avant cette date que « seulement » 7 franchises NBA sur les 30 existantes. La société est alors en plein développement via de multiples acquisitions externes.

C’est ce qui va rapidement devenir un problème. En effet, ce partenariat va révéler de nombreux dysfonctionnements, car l’équipementier a une santé financière très fragile du fait d’une croissance trop rapide.
Cela va bien évidemment provoquer des pertes pour la NBA, qui n’est alors pas en mesure de distribuer ses produits dérivés à une population de fans pourtant croissante.
Après le fiasco du partenariat entre la NBA et MacGregor Sand-Knit - c’est l’équipementier Champion qui va s’imposer comme la marque de référence. Ce contrat d’exclusivité va durer jusqu’à 1997.
C’est donc la fin d’une période d’exclusivité.
C’est donc un énorme contrat d’exclusivité avec une licence qui a lié la NBA et adidas sur plus d’une décennie : précisément 11 saisons de partenariat exclusif entre les deux parties !
Ce partenariat n’a pas été renouvelé en 2017 du fait de tensions lors des négociations : la NBA reprochant notamment à adidas d’être trop concentré sur le football.
En 2017, c’est le géant Nike - déjà très bien implanté dans la marché NBA via les chaussures - qui remporte le partenariat exclusif avec la NBA, pour un contrat courant sur 8 saisons, et un montant estimé par ESPN comme avoisinant les 1 milliards de dollars.
Les différentes éditions de maillots
En terme de réglementation, Nike propose un coloris principal blanc pour l’édition Association; mais bien évidemment, les couleurs historiques des franchises apparaissent sur les motifs. Pour les matchs à l’extérieur, c’est l’édition Icon qui est portée par les joueurs NBA.
Encore une fois, ce n’est pas une vérité constante, puisque les éditions spéciales vont également être utilisées lors de certaines occasions. Nike prévoit une édition « Statement » pour les matchs à « rivalités historiques » de la NBA. C’est souvent l’occasion d’en apprendre un peu sur l’histoire des villes.
Les City Editions sont souvent l'occasion d'explorer des thèmes liés à la culture locale et à l'histoire de la ville. Les Cavaliers, avec leur City Edition inspirée du musée d'art de Cleveland, témoignent de cette volonté de célébrer les arts et de créer un lien entre l'équipe et sa communauté.
D'autres équipes ont également exploré cette voie :
- Brooklyn Nets, Statement Edition : Le graffiti est le thème mis en avant par les Nets cette saison, tant sur leur tunique que sur leur nouveau parquet.
- Phoenix Suns, Statement Edition : Retour à l'orange pour la franchise d'Arizona. Une couleur qui renvoie à la fois à la « Planète Orange », surnom de l'antre des Suns, mais aussi à la période « Seven seconds or less ».
- Indiana Pacers, Statement Edition : Il s'agit d'une version retravaillée du précédent modèle. Le jaune est toujours omniprésent mais a laissé une petite place à une diagonale bleue séparant la partie jaune de la blanche.
Exemples d'éditions Classic
- Philadelphia 76ers, Classic Edition : Une tenue qui fait référence à la saison 1970-1971. Plus largement, cette période renvoie à l'ère Hal Greer et Billy Cunningham, deux légendes de Philadelphie ayant participé au sacre de 1967.
- Utah Jazz, Classic Edition : Une tunique qui rend hommage à la fin des années 1990, période à laquelle John Stockton et Karl Malone faisaient le bonheur de la franchise.
- Sacramento Kings, Classic Edition : Une période qui correspond à son renouveau après son rachat par la famille Maloof, propriétaire de casinos à Las Vegas. Grâce à Mitch Richmond, les Kings mettront fin à une absence de plus 10 ans en playoffs en 1996.
- Charlotte Hornets, Classic Edition : Le jersey fait référence à la saison 94-95, marquée par les performances de deux joueurs All-star, Larry Johnson et Alonzo Mourning. C'est précisément à cette saison qu'il fait référence. Principale particularité, le lettrage vertical présent sur le côté droit de la tunique.
Le cas des Cavaliers
Le rouge bordeaux historique de la franchise est utilisé comme coloris majeur. Le short est lui aussi basé sur un coloris bordeaux et une discrète bande latérale jaune. Le logo “C” des Cavaliers est proposé au niveau du genou, sur la partie latérale. L’inscription “Cavs” (dominutif de Cavaliers) est incrustée sur la partie haute du short.
Entièrement en polyester, ils utilisent la technologie Dri-Fit pour limiter la transpiration et proposer un meilleur confort à l’utilisateur lors de la pratique du basketball. La technologie Nike Dri-FIT, par exemple, évacue la transpiration pour une évaporation plus rapide, assurant ainsi une sensation de fraîcheur et de confort.
C'est la tunique de 1994-1995 qui a été utilisée comme base.