L'histoire et la signification des maillots du NBA Christmas Day

Le NBA Christmas Day est une tradition incontournable aux États-Unis, où une série de matchs sont organisés tout au long de la journée de Noël. Débuté en 1947 avec une rencontre entre les Knicks de New York et les Steamrollers de Providence, cet événement est devenu un rendez-vous sportif des plus suivis, rivalisant avec la NFL à Thanksgiving.

Comme chaque année, la NBA célèbre le jour de Noël avec des matchs spéciaux. C'était une rencontre électrique à laquelle il fallait s'attendre à l'occasion de ce NBA Christmas Day, où les New York Knicks, seconds de conférence Est, recevaient les Cleveland Cavaliers, 7e de la même conférence. Et cette rencontre a réservé toutes ses surprises offrant un magnifique spectacle pour le public du Madison Sqaure Garden.

Avant que Tyrese Haliburton ne s’attire les foudres du public new-yorkais lors du premier match de la finale de la Conférence Est 2024/2025, Trae Young était l’ennemi juré que l’on comparait même à Reggie Miller (ancien joueur vedette des Indiana Pacers).

Le triple MVP de la saison régulière de la NBA (2021, 2022 et 2024) est de passage à New York avec les Denver Nuggets. Les Brooklyn Nets accueillent les Denver Nuggets de Nikola Jokic, un des meilleurs joueurs de la NBA.

Les Celtics et les Knicks ont tous deux été créés en 1946 en tant que franchises de la Basketball Association of America (BAA). La ligue est renommée NBA en 1949 après sa fusion avec la NBL (National Basketball League).

En cette période spéciale, nous vous offrons quelques statistiques ou anecdotes autour de Noël et des Silver and Black. Dans l’histoire, San Antonio a disputé onze matchs le jour de Noël. Pour un bilan de 5 victoires et 6 défaites, dont une seule victoire en trois matchs à la maison. Il s’agit de la dernière apparition des Spurs en antenne nationale pour les Christmas Games contre Chicago en 2016 (119-100).

Avec respectivement 31,2 points et 30 points de moyenne en deux matchs à Noël, George Gervin et Sean Elliott sont les leaders des Spurs au scoring. Ils figurent également parmi les meilleurs marqueurs de l’histoire sur ces rencontres.

En 2013, les Spurs reçoivent les voisins texans de Houston le 25 décembre. Une tenue qui ne va pas vraiment porter chance à San Antonio, puisque l’équipe s’incline 111-98 contre les Rockets de Harden et Howard. Une défaite qui n’empêchera pas les Silver and Black d’aller chercher le titre à l’issue de la saison. Deux ans plus tard, l’affiche est la même, cette fois-ci à Houston.

Le premier match des Knicks de la saison 2025/2026 au Madison Square Garden. Le match contre Utah Jazz est un des matchs les plus abordables de l’année.

Enes Kanter, joueur turc des Boston Celtics, était du voyage à Toronto, mercredi soir, à l’occasion du NBA Christmas day. Un petit événement, puisque visé par les autorités turques, il ne peut presque pas quitter les États-Unis. Un déplacement chez le champion en titre, en terre canadienne.

À Toronto, le pivot des Celtics avait inscrit sur ses chaussures le mot « Freedom », qui signifie liberté. Troisième à la draft en 2011, choisi par les Utah Jazz, Enes Kanter reste aux États-Unis. Il subit la pression des autorités turques qui ont émis un mandat d’arrêt à son encontre dans le pays, avec une demande faite à Interpol d’étendre ce mandat à l’international.

L'évolution des maillots NBA

Au fil des ans, les maillots portés lors du NBA Christmas Day ont subi des transformations significatives. Cette transition n’était pas simplement esthétique, mais aussi fonctionnelle. Tout d’abord, ils ont considérablement amélioré la liberté de mouvement des joueurs. Cette transition est due en partie à l’évolution du design sportif et à la recherche de solutions pour optimiser les performances des joueurs.

Ils mettent en valeur la musculature des athlètes, ajoutent une touche de style, et sont appréciés tant par les joueurs que par les fans.

Dans un effort pour innover, la NBA a introduit des maillots avec manches. Cependant, cette tentative n’a pas rencontré le succès escompté. Les joueurs se sont plaints que les manches limitaient leur liberté de mouvement et gênaient leur jeu. Quel est le rôle de cette modification dans le jeu et l’esthétique ?

Les pires maillots de l'histoire de la NBA

Un match mémorable du Christmas Day

Cette semaine Clutch Time vous propose un Rewind spécial pour les fêtes de noël avec un flashback sur la performance magistrale de Dwyane Wade un soir de 25 décembre 2006, rencontre durant laquelle l’arrière va livrer un match mémorable dans la victoire du Heat face aux Lakers (101-85). Remettons ce match dans le contexte.

Une fois n’est pas coutume, les Lakers iront défier pour la troisième fois en trois ans, le tout récent champion NBA, le Miami Heat. Seul match programmé pour cette soirée exceptionnelle, la ligue mise alors sur un duel entre deux hommes, Kobe Bryant et Dwyane Wade mais également sur le dénominateur commun aux deux arrières du moment, Shaquille O’Neal.

Le départ du Shaq’ en 2004 de Los Angeles pour Miami a marqué un véritable tournant dans la ligue au sortir d’une longue période de règne (trois titres), durant laquelle la relation entre l’arrière des Lakers et le pivot s’est dégradée au fil des saisons. Une rupture bien venue pour le Heat qui verra en Shaquille O’Neal la recrue idéale pour épauler le jeune Wade dans sa quête de reconnaissance et de titre.

Seul hic au tableau, l’absence du pivot, quadruple champion, dont le genou gauche fait des siennes. Le bilan global du Heat est plutôt contrasté, la blessure de l’ex-Laker étant en partie responsable de ce démarrage poussif. Avec douze victoires pour quatorze défaites, Miami oscille entre la 7ème et la 9ème place depuis la reprise à l’inverse des Lakers plutôt bien partis (18-9) et confortablement installés à la cinquième place de la conférence Ouest dominée par Utah, Dallas et San Antonio.

Côté Lakers Kobe Bryant porte à lui seul pour ainsi dire la franchise californienne, tournant à près de 28 points, 5 rebonds et 5 passes et sort notamment de deux rencontres face à Houston (53 points, 10 rebonds et 8 passes) et Washington (45 points, 8 rebonds et 10 passes) assez impressionnantes.

Dans ce remake à n’en plus finir (victoires du Heat 104-102 en 2004 puis 97-92 en 2005), le Heat de Pat Riley aligne d’entrée de jeu Udonis Haslem, Jason Williams, Alonzo Mourning et Dorell Wright (remplaçant de Shaquille O’Neal) au côté de Dwyane Wade. Pour les Lakers de Phil Jackson et Kobe Bryant, la fine fleur californienne est au rendez-vous avec Luke Walton, Smush Parker, Kwame Brown et Brian Cook.

Dès le début du match, Wade semble déterminer mettre un gros rythme d’entrée de jeu . À l’origine et à la conclusion des premiers points de son équipe, l’arrière est omniprésent des deux côtés du terrain avec notamment de bonnes phases défensives sur Kobe Bryant et un gros contre sur Luke Walton. Miami va connaître néanmoins un gros passage à vide dans le deuxième quart en inscrivant moins de dix points en neuf minutes.

Wade n’inscrira que quatre petits points durant un peu moins de neuf minutes de jeu, le temps de voir les Lakers revenir à moins de dix longueurs du Heat. Le début de la seconde mi-temps démarre sur les chapeaux de roues pour Kobe qui tente d’effacer sa première mi-temps catastrophique en inscrivant les six premiers points de son équipe. Très en difficulté pour tenir en défense son vis-à-vis, Bryant va une fois encore être malmené par l’arrière du Heat.

Tel un lion déchaîné, Dwyane Wade enchaîne les attaques au cercle en slalomant la défense des Lakers ou bien en prenant des tirs à mi-distance sur la tête d’un Kobe désabusé. Après deux nouveaux layups fabuleux, suivis d’un nouveau contre et d’une interception, Wade et le Heat vont se diriger vers une victoire probante avec à la clé une feuille de match monstrueuse : 40 points (12/20), 11 passes, 4 rebonds, 4 passes et 4 interceptions.

En face le Black Mamba livre une copie bien terne avec 16 points (0/4 à 3pts) et 4 passes, incapable d’inverser le cours du match et de tenir les ardeurs du disciple Wade qui vient de donner une leçon de basket aux Lakers. Victorieux 101 à 85 des LA Lakers, le Heat, pourtant privé du Shaq’, remporte pour la troisième année consécutive ce duel « florido-californien » grâce au talent d’un Dwyane Wade inarrêtable.

Larry Bird et le trashtalking de Noël

Comme chaque année, au moment de Noël, on vous fait revivre le conte de Noël le plus punchlinesque de l’histoire de la NBA. L’oeuvre de Larry Bird bien sûr. L’icône des Boston Celtics était plus qu’un simple basketteur de légende. C’est aussi le plus grand trashtalker de l’histoire de la NBA.

« Personne ne peut défendre sur moi ! Personne ! I’m a bad man ! » Il fallait le voir et l’entendre, Chuck Person, revenir en défense en haranguant le public ce 3 mai 1991. Face aux Boston Celtics de son meilleur ennemi Larry Bird, il venait de planter 12 points dans les 5 dernières minutes du Game 4 du 1er tour des playoffs et donner la victoire aux Indiana Pacers.

Malheureusement pour lui, la bouche, le tir et les cojones de Larry Legend étaient encore plus démesurés. Chuck aurait dû le savoir, puisqu'il avait été victime quelques mois plutôt, à Noël, d'une des plus grandes punchlines du maître.

D’ailleurs cette année-là, malgré un dos flingué et un corps qui ne suivait plus, c’est encore une fois Larry Legend qui a eu le dernier mot, avec 32 points, 9 rbds et 7 pds dans le Game 5 décisif (voir la vidéo ici). Une rivalité très clairement teintée d’une profond estime.

Après ce fameux match 5, le Pacer s’était rendu dans le vestiaire de Boston pour tenter de féliciter son adversaire, qui avait filé pour des soins. Déjà, lors de sa saison rookie, Bird voyait en Chuck Person l’un des futurs gros joueurs de la ligue. « Ne te décourage pas. T’es un grand joueur. Un respect qui n’empêche en tout cas pas les deux joueurs de se livrer pendant des années à des joutes verbales impressionnantes.

Larry Bird est probablement le plus grand maître du trashtalk à avoir foulé un parquet. S’il est nettement moins connu, Chuck Person était au même titre que Bird un sniper. Et il faisait aussi bien mouche en l’ouvrant qu’en tirant. Son premier surnom, The Rifleman (« rifle » signifie « fusil »), en témoigne, le second aussi. The Mouth That Scored, « la bouche qui scorait ».

Et c’est à l’occasion de Noël 90 que les deux compères ont été à l’origine d’une des plus belles histoires de trashtalking de la NBA. Contrairement à ce que raconte la légende, ce pur moment de trashtalking ne se déroule pas lors d'un Christmas Day Game. C'est en fait le lendemain, le 26 décembre 1990, qu'a lieu ce match entre Boston et Indiana.

Quelques heures avant la partie, Chuck Person chambre Larry dans les médias. The Rifleman honore son surnom et annonce qu’il va « chasser de l’oiseau (bird en anglais). Alors, juste avant le match, Larry Bird vient lui déclarer qu’il a un petit cadeau de Noël pour lui. Et ce présent, ce n'est clairement pas une victoire.

Après un premier quart-temps dantesque (40-40), les C's archi-dominent les débats. A un moment, pendant la partie, Legend prend un tir à trois-points, dans le corner. Juste sous les yeux de son rival, assis sur le banc des Pacers. La balle a à peine quitté ses mains qu’il se retourne vers lui. Le toise. « Merry Fucking Christmas ! +20 pour Boston.

Encore une fois, Bird a donc eu le dernier mot sur Person. Surtout, il nous a offert là le meilleur des contes de Noël. Et l'une des plus belles punchlines ever. Celebrate LARRY BIRD’s birthday by showing this video to someone who thinks Bird's game was boring or thinks Larry Legend wouldn't be great in today's NBA.

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