Le sourire qui les escortait à la sortie de chaque match depuis le début de l'Euro s'est envolé. Sébastien Gardillou, le nouveau sélectionneur, voulait voir de la joie sur les visages des Bleues à la sortie du parquet, premier objectif qu'il fixait à chaque sortie, mais la jolie musique bleue s'est brutalement arrêtée en demi-finales vendredi face au Danemark.
Les Françaises ne seront pas couronnées impératrices demain à Vienne. Elles ont perdu le fil de leur tournoi, qu'elles avaient si joliment tissé en sept rencontres de groupes et autant de victoires à Bâle (Suisse) puis à Debrecen (Hongrie). Comme il y a deux ans à Ljubljana (Slovénie), un peu plus au sud, quand elles avaient craqué face à la Norvège (20-28) après un parcours de groupes parfait.
Il ne leur reste qu'une médaille de bronze comme horizon, demain dans le match des déçus face à la Hongrie. « Je suis un peu sonnée, triste pour l'équipe et le staff, soufflait Estelle Nze Minko. Perdre une demi-finale, c'est toujours un moment très difficile car ça fait deux jours que tu y crois. C'est un peu violent. » Car ce n'est pas dans les habitudes de cette dynastie, qui restait sur cinq finales en six grandes compétitions depuis 2020.
Comment la Suède a révolutionné le handball avec son jeu rapide en 2021 ?
La Frustration de Ne Pas Avoir Été Au Niveau
Mais pour la capitaine, le contenu était peut-être encore plus dur à avaler que le résultat. « Ce match laisse un goût d'inachevé car on n'a pas montré notre meilleur visage, reprenait-elle. C'est ce qui est dur à digérer. Est-ce que ce n'est pas l'un de nos moins bons matches dans la compétition dans la capacité à développer notre jeu ? »
Les championnes du monde 2023 et vice-championnes olympiques étaient méconnaissables vendredi. Il y a eu les arrêts à la chaîne de la diabolique gardienne Anna Kristensen, bien sûr. Mais on n'a pas revu les montées de balle à toute vitesse qui font le charme et la force des Bleues stoppées par le faux rythme et l'excellent repli des Scandinaves. Ni la belle circulation de balle bâtie ces dernières années, étouffée par une défense rugueuse et précise.
« C'est nous qui nous sommes mis des bâtons dans les roues. Mais elles ont très bien joué, elles ont su bien nous analyser et nous poser des problèmes », résumait Laura Glauser. Plusieurs fois, l'écran géant de la Wiener Stadthalle a cruellement affiché les longues périodes sans but français : plus de 5 minutes à partir du coup d'envoi, 5 autres en fin de première période, et plus de 8 au milieu de la seconde.
Les Bleues n'auront jamais mené. Au fond du trou à 14-20 (48e), elles ont revu un peu de lumière, quand Gardillou a sorti l'arme de la dernière chance, une défense « 2-4 » avec deux joueuses avancées. « On ne l'avait pas travaillée une seule fois à l'entraînement depuis les Jeux Olympiques », avouait le technicien.
Les Danoises ont commencé à déjouer, comme si elles revoyaient le fantôme de la demi-finale du Mondial 2021 à Granollers (Espagne), braquée par les Bleues (23-22) après avoir été menées 14-18. Mais les Françaises n'ont pas su les renverser.
« On récupère des ballons, on a de l'énergie à un moment donné et on n'arrive pas à trouver ce petit déclic », se désolait Tamara Horacek, qui voulait revoir le match à l'hôtel, s'infliger cette souffrance pour comprendre, enfin. Cette équipe de France avait un noyau intact depuis les Jeux et un bel élan dans le travail collectif.
Les Bleues ont encore bossé d'arrache-pied en vidéo et par petits groupes pour résoudre l'équation tactique danoise depuis l'arrivée à Vienne mercredi, restées dans la bulle de leur hôtel, loin des lumières de Noël et de leurs proches débarqués pour le week-end final. Mais il leur manquait peut-être un peu de puissance et d'énergie pour arracher un tel match au couteau.
Gardillou, dont l'objectif initial pour sa première compétition en tant que sélectionneur (le dernier carré), était déjà atteint, se voulait tout de même « très fier » de sa troupe. « On a fait un très bon parcours, ce serait dommage de le conclure avec autre chose qu'une médaille, lançait le technicien. Perdre deux matches, ça me peinerait. » Et ses joueuses encore plus.
Le souvenir de 2022, la douleur du match pour la 3e place caviardé contre le Monténégro (25-27 a.p.) est encore tenace. Elle suffira à les réveiller ce matin pour un dernier coup de collier.
Emmenés par le porte-drapeau de la délégation danoise, Niklas Landin, qui prendra sa retraite internationale à l’issue des Jeux Olympiques, les Danois pourront compter sur une équipe de grande qualité, mêlant expérience et jeunes talents. Les coéquipiers du futur retraité Mikkel Hansen, arrivent avec une équipe très largement similaire à l'équipe vice-championne d'Europe en janvier, mais sans Mads Mensah Larsen, remplacé par le jeune joueur d'Aalborg : Thomas Arnoldsen (22ans).
Déjà 2 fois champion du monde, le meilleur joueur du monde 2023 Mathias Gidsel cherchera à garnir son palmarès, lui qui a connu la défaite en finale des JO de Tokyo 2021 mais fut sacré MVP de la compétition.
L’équipe de France U17 prépare le Festival Olympique de la Jeunesse à Györ (la ville hongroise a fêté dimanche soir la victoire de son club féminin du Final Four de la Ligue des Champions). À Belfort puis à Sochaux, les Bleuets ont dominé la Norvège à deux reprises (25-18 et 27-26), trois mois après avoir conquis le bronze dans le Championnat méditerranéen organisé en marge du Mondial 2017.
C’est du côté de la Nouvelle Aquitaine que ce sont produit les U21. Les joueurs de Yohann Delattre étaient rassemblés en stage au Temple-sur-Lot et ont disputé trois matches dans le cadre du Tournoi des 4 nations. Privés de Yannis Lenne blessé et de Melvyn Richardson appelé chez les A, les médaillés de bronze du dernier Euro se sont inclinés d’entrée à Agen face à l’Allemagne (27-31). Vendredi et samedi à Pessac, ils se sont relancés face au Portugal (39-27) puis face à l’Espagne (32-28).
Invaincue et forte de trois victoires, l’Allemagne remporte le Tournoi. C’est avec un groupe largement renouvelé que l’équipe de France U19 s’est présentée à Moscou pour disputer trois tests matches. Comme attendu, les trois matches ont livré trois rudes combats achevés par trois victoires relativement serrés. Battus d’entrée jeudi (33-30), les Minots prenaient leur revanche le lendemain (27-24). Le troisième match disputé samedi permettait de départager les deux formations : la Russie sortait victorieuse (29-25).
Éric Quintin et son staff auront le temps de la réflexion pour analyser ces trois prestations avant d’annoncer le groupe qui débutera la préparation pour le Mondial en Géorgie. Tenante du titre, l’équipe de France U17 connaît ses adversaires pour la 14e édition du FOJE. Le tirage au sort du championnat du monde en Géorgie (8 au 20 août) a été effectué mercredi. Les quatre premiers de chacun des groupes seront qualifiés pour les huitièmes de finale dans un tableau à élimination directe.
Le tirage au sort du championnat du monde en Algérie (18 au 30 juillet) a aussi été effectué mercredi.
Analyse du Match Espagne Danemark
L'Espagne et le Danemark veulent rester aux deux premières places, qui sont qualificatives pour les quarts de finale.
L’état de forme
Sur un nuage depuis l'arrivée sur le banc de Luis de la Fuente au sortir de la Coupe du Monde 2022, l'Espagne engrange les titres. Gardant son style de possession toujours aussi caractéristique, la Roja a ajouté beaucoup de verticalité dans son jeu. Cela lui a notamment permis de remporter la dernière Ligue des Nations en juin 2023. L'été dernier, les coéquipiers de Lamine Yamal ont même triomphé à l'Euro 2024. Leaders de leur groupe, ils ont ensuite dominé la Géorgie en 8ème (4-1), l'Allemagne en quart (2-1 après prolongations), la France en demi (2-1) et l'Angleterre en finale (2-1). Auréolée de son titre de champion d'Europe, l'Espagne a débuté cette nouvelle édition de Ligue des Nations en septembre dernier avec l'intention de conserver sa couronne. Tenue en échec en Serbie pour commencer (0-0), la Roja a ensuite gagné avec la manière en Suisse trois jours plus tard (1-4).
2ème de son groupe de Ligue des Nations lors de la précédente édition, le Danemark avait manqué de peu la qualification pour le dernier carré (1 point de retard sur la Croatie). Cette année, les coéquipiers de Pierre-Emile Hojbjerg ont pris un excellent départ lors du dernier rassemblement. En effet, ils occupent la tête du groupe 4 suite aux victoires obtenues, à domicile à chaque fois, contre la Suisse (2-0) et la Serbie (2-0). Présent à l'Euro 2024 cet été, le Danemark a accroché, malgré des prestations assez ternes, la 2ème place de sa poule au sein de laquelle figuraient l'Angleterre, la Slovénie et la Serbie (3 matchs nuls). Le parcours s'est arrêté en 8ème de finale face au pays organisateur, l'Allemagne (2-0).
Les effectifs pour Espagne Danemark
Côté espagnol, plusieurs éléments sont contraints de déclarer forfait pour ce rassemblement. C'est le cas du portier Unai Simon (Bilbao, 46 sél), des défenseurs Carvajal (Real Madrid, 51 sél) et Le Normand (Atlético Madrid, 19 sél) - les deux étaient de toute façon suspendus pour ce premier match - ainsi que des milieux Rodri (Manchester City, 57 sél) et Dani Olmo (Barcelone, 11 buts en 40 sél) et de l'ailier Nico Williams (Bilbao, 4 buts en 22 sél), qui ont tous joué un rôle majeur lors de l'Euro 2024. On note aussi les absences des Barcelonais Fermin Lopez (2 sél), Gavi (27 sél) et Ferran Torres (21 buts en 48 sél), et du bien moins utilisé Bryan Gil (Girona, 4 sél). En revanche, la pépite Lamine Yamal (Barcelone, 3 buts en 16 sél) est présente tout comme le capitaine Morata (AC Milan, 36 buts en 80 sél) qui avait raté le rassemblement de septembre.
Pour la Suisse, on peut signaler les absences des défenseurs Christensen (Barcelone, 74 sél) et Maehle (Wolfsbourg, 11 buts en 49 sél) ainsi que des milieux Jensen (Brentford, 30 sél), Frendrup (Genoa, 1 sél) et O'Riley (Brighton, 2 sél). Initialement convoqués, les défenseurs Andersen (Fulham, 38 sél) et Nicolaisen (Toulouse, 0 sél), et les joueurs de Brentford, Damsgaard (4 buts en 29 sél) et Norgaard (1 but en 30 sél) doivent finalement renoncer. Les éléments qui ont contribué aux victoires acquises en septembre ont forcément marqué des points. C'est notamment le cas du portier Schmeichel (Celtic, 107 sél), du défenseur Andersen (Fulham, 38 sél), du taulier de l'entrejeu Hojbjerg (OM, 83 sél) et du meneur de jeu Eriksen (Manchester United, 42 buts en 136 sél). Buteur contre la Serbie lors de la 2ème journée, l'ailier Gronbaek (Rennes, 1 but en 2 sél) a réalisé de bons débuts avec l'équipe nationale. Forfait lors du dernier rassemblement, l'attaquant Hojlund (Manchester United, 7 buts en 18 sél) est de retour.
A domicile, l'Espagne devrait rendre compte de sa supériorité sur le Danemark.
Le Danemark, tenant du titre, a débuté l'Euro-2014 messieurs organisé sur son sol par une large victoire contre la Macédoine (29-21) tout comme l'Espagne, championne du monde, victorieuse (34-27) de la Hongrie, dimanche lors de la première journée.


Grands favoris de ce tournoi, les Scandinaves, qui visent un troisième titre européen après ceux glanés en 2008 et 2012, ont dominé l'intégralité de leur première rencontre dans le groupe A. Considéré comme le meilleur gardien du monde, le Danois Niklas Landin s'est montré une nouvelle fois déterminant.
Dans la poule B, la Roja n'a laissé aucune chance à la Hongrie, quatrième des derniers jeux Olympiques à Londres. Valero Rivera (4 buts) et ses partenaires ont assuré l'essentiel en première mi-temps (remportée 17 à 10) face à des adversaires jamais en mesure d'inverser la tendance malgré une bonne prestation de l'ailier gauche de Veszprem Gergö Ivancsik (6 buts). Mardi, la Roja sera opposée à la Norvège, sèchement battue par l'Islande (26-31). L'ailier gauche de Kiel Gudjon Valur Sigurdsson a été le grand artisan de ce succès en signant neuf buts.
Peu expérimentée sur le plan international, l'Autriche a marqué les esprits dans le groupe A en atomisant la République tchèque (30-20). L'arrière gauche tchèque Filip Jicha, élu meilleur joueur du monde en 2010, n'était pas dans son meilleur jour, affichant un taux de réussite aux tirs décevant (6/18). La sélection autrichienne dont la plupart des joueurs évoluent dans le championnat d'Allemagne, absente de cet Euro, a pu elle compter en particulier sur son gardien Nikola Marinovic (14 arrêts) et son ailier droit Robert Weber (7 buts).
Les Probabilités du Pronostic Espagne Danemark
- La victoire de l'Espagne face au Danemark a une probabilité de 70%.
- Le match nul entre l'Espagne et le Danemark a une probabilité de 20% de chances d'avoir lieu d'après les cotes du match.
- La victoire du Danemark face à l'Espagne a une probabilité de 10%.
Pronostics 1N2 du match Espagne Danemark
A domicile, l'Espagne devrait rendre compte de sa supériorité sur le Danemark ce samedi soir. Victoire Espagne.
Nos pronostics gratuits Espagne Danemark
Misez par exemple sur le pari "Victoire Espagne" (cote à 1,34) pour tenter de gagner 234€
SportAarhus (Danemark).
Aarhus (Danemark) - Le Danemark, tenant du titre, a débuté l'Euro-2014 messieurs organisé sur son sol par une large victoire contre la Macédoine (29-21) tout comme l'Espagne, championne du monde, victorieuse (34-27) de la Hongrie, dimanche lors de la première journée.