Ma Passion est le Football: Histoire et Règles

La passion du football parcourt tous les continents, tous les âges et toutes les classes sociales. Une folie qui échappe à la raison.

Carte de la popularité du football dans le monde.

Pourquoi le Football ?

Pourquoi le football ? Stéphane Floccari ne saurait le dire. Il convoque pourtant brillamment Michel Platini et Vladimir Jankélévitch, Pelé et Pasolini, Cantona et Cioran. Mais rien n’y fait.

Le Football : Un Jeu, Une Passion

Le Football est un jeu, et ce depuis de longues et belles années. Le Football est un jeu mais c’est surtout une passion. Le Football est un jeu, l’école de Foot est l’école de la vie, l’école du Fairplay, l’école du respect. Sur le terrain les enfants sont les rois, ils gagnent, ils perdent, ils sont la fierté de leurs parents.

Le Football est un jeu, avec des règles, des arbitres et maintenant des délégués. Le Football est un jeu, un jeu pratiqué en équipe. Le Football est un jeu, il se joue aussi sur les réseaux, il se commente sur les réseaux. Attention aux dérives faciles cachées derrière un écran et gare aux messages malsains ou malveillants. Ni sur le terrain, ni en dehors, Le Football est un jeu, où la haine, la violence et la tricherie n’ont pas leur place.

Le Football est un jeu, un jeu où les projecteurs sont orientés d’avantages sur les joueurs que sur nos bénévoles. Et pourtant leur investissement est total. Un grand merci à notre équipe dirigeante pour leur dévouement tout au long de la saison.

Les Acteurs du Jeu

Le Football est un jeu, où les joueurs sont les acteurs. Durant ma carrière d’entraineur, des jeunes aux séniors, j’ai côtoyé environ 200 joueurs et ce sont eux qui m’ont fait grandir qui m’ont fait aimer ce rôle. Ils m’ont apporté tellement de satisfaction de plaisir et d’émotion que c’est avec un pincement au cœur que je vais mettre un terme à ce poste.

Le Football est un jeu, où le rôle de l’éducateur, le rôle du coach est primordial. Rien n’est jamais acquis. C’est une remise en question permanente, un éternel recommencement.

Nos supporters. Ce sont eux qui nous poussent, qui nous enflamment. Du rouge, du noir, on ne voit qu’eux, on n’entend qu’eux. Ils crient plus fort, ils chantent plus fort.

Les 13 Plus Beaux Buts De L’Histoire Du Football

Si nous sommes tous réunis ici ce soir, c’est pour promouvoir et œuvrer pour le bien-être et l’épanouissement de notre club. Le Football est un jeu et comme beaucoup de jeu, il se pratique entre amis ou en famille et nous tous ici nous représentons cette famille.

L'Histoire du Football

Le football moderne naît dans les public schools de l’Angleterre victorienne. A partir des années 1840-1850, le jeu est utilisé par les réformateurs de ces collèges privés pour canaliser la violence des élèves, leur apprendre la discipline, mais aussi leur inculquer le sens de l’initiative et le courage qui siéent à un gentleman. Toutefois, il est autant de règles que de collèges.

Les old boys qui continuent à jouer au football à l’âge adulte fondent à l’automne 1863 une Football Association chargée de définir des lois du jeu communes. Deux conceptions du football s’opposent. D’une part, un dribbling game prohibant l’usage des mains et le hacking , c’est-à-dire le coup de pied dans les tibias de l’adversaire, qui prend le nom de football-association. D’autre part, un handling game beaucoup plus tolérant à l’égard de la violence.

Doté de règles simples (14 lois initiales en 1863, elles sont aujourd’hui 17), viril sans être trop dangereux, le football-association est adopté dans les années 1870-1880 par les ouvriers qualifiés. La diffusion du jeu est assurée dans le nord de l’Angleterre par les Églises et certains industriels souhaitant détourner les classes laborieuses de la boisson. Mais les patrons de pubs soutiennent également la création d’équipes. Dans le nouveau monde urbain de la Révolution industrielle, les premiers clubs sont autant de réseaux de sociabilité de quartier.

Supporters anglais lors d'un match en 1976.

Professionnalisation et Rituels

A la différence du rugby, le football est aussi une activité économique à part entière depuis l’autorisation du professionnalisme dès 1885. Le cricket, déjà, admettait avant 1850 l’existence de players rémunérés au côté des gentlemen ; le football cherche, lui, à imposer un professionnalisme régulé. Les clubs sont des sociétés anonymes qui voient leurs dividendes limités à 5 % du montant des bénéfices. Ils sont propriétaires de leurs stades comme Goodison Park, l’enceinte d’Everton à Liverpool (1892), ou Old Trafford, celle de Manchester United (1910).

Avec l’instauration progressive du « samedi anglais », c’est-à-dire l’arrêt de la semaine de travail le samedi à 13 heures, les ouvriers se pressent dans ces nouveaux temples. Le coup d’envoi des matchs est donné le samedi à 15 heures et non le dimanche, jour du Seigneur. Dans la société du spectacle qu’est aussi l’Angleterre industrielle, le football a toutefois ses rituels dont le plus important est la finale de la Coupe d’Angleterre. Chaque année, au mois d’avril, des trains transportent des dizaines de milliers d’ouvriers du nord du pays se rendant en pèlerinage à Londres pour soutenir leur club. Plus de 100 000 personnes assistent au début du XXe siècle à cette fête de printemps.

Violence et Politique

Si la question religieuse a peu influencé la concurrence que se livrent les clubs anglais, elle a été au coeur du grand derby qui anime en Écosse Glasgow depuis les années 1890. La Old Firm , surnom ironique donné à ces matchs qui font la fortune des deux clubs, a vite été ponctuée de violences.

Mais les années 1960 voient un changement dans la nature et la logique de la violence. Jusque-là celle-ci reste « spontanée » ou en tout cas vise à réparer une « injustice » imputable à l’arbitre. Qu’elle soit le produit de la culture « sex, drugs and rock’n roll » des sixties , des frustrations des skinheads qui entrent en jeu au milieu des années 1970, ou des casuals qui s’habillent comme monsieur tout le monde et appartiennent, dans les années 1980, aux classes moyennes, elle traverse vite la Manche.

Dès les trêves de Noël 1914, des soldats britanniques et allemands auraient ainsi entamé des parties informelles de football dans le no man’s land. Puis les poilus ont aussi joué au football dans les cantonnements pour combattre le cafard. A tel point qu’après les mutineries de 1917 le ministre de la Guerre Paul Painlevé fait commander plus de 5 000 ballons de football.

Plus surprenant peut-être, dans les années 1960, le football a pu servir de véritables conflits. Mais la « guerre du football » la plus célèbre reste celle qui a opposé le Salvador au Honduras en juillet 1969.

Pelé et l'équipe du Brésil, symboles de la passion footballistique.

Football et Régimes Totalitaires

Les régimes totalitaires, quels qu’ils soient, communistes ou fascistes, ont mené des politiques sportives ambitieuses destinées à forger « l’homme nouveau ». Mais leurs préférences vont d’abord aux sports de base ou de combat : l’athlétisme, la natation et la boxe. S’il a le pouvoir de mobiliser les foules, le football est aussi pour eux synonyme de corruption et de division.

L’URSS a longtemps refusé de rejoindre la « bourgeoise » Fédération internationale de football association Fifa, l’organisation mondiale fondée en 1904 à Paris qui veille au respect des lois du jeu et organise notamment les Coupes du monde.

Argent et Football

On peut identifier trois époques dans les rapports qu’entretiennent le football et l’argent. Jusqu’en 1924, le seul football professionnel déclaré est britannique. Ses ressources proviennent des entrées dans les stades. Un salaire maximum de 4 livres sterling par semaine est instauré en 1900, qui correspond grosso modo à celui d’un ouvrier qualifié.

Lorsque le professionnalisme est adopté en Europe, à commencer par l’Autriche (1924) et l’Italie (1926), vient le temps des mécènes. Industriels de l’automobile, gros commerçants, affairistes de tout poil font assaut de propositions mirobolantes pour faire signer les meilleurs joueurs.

C’est l’essor des droits de retransmission télévisée et la concurrence que se livrent les grands équipementiers sportifs qui donnent naissance au foot-business des années 1980. Avec l’essor du football cathodique, les contrats publicitaires s’envolent. Mais c’est dans les années 1990-2000 que les chiffres explosent.

Les joueurs qui ont recouvré une pleine liberté contractuelle dans tout l’espace européen grâce à l’arrêt Bosman (1995) ont pleinement bénéficié de l’argent de la télévision. Aujourd’hui, le salaire moyen d’un joueur de Ligue 1 est de 45 000 E par mois.

Période Caractéristique Principale Exemple
Jusqu'en 1924 Football professionnel britannique, revenus des entrées Salaire maximum de 4 livres par semaine
Années 1920-1980 Mécénat et professionnalisation en Europe Salaires mirobolants pour les meilleurs joueurs
Depuis les années 1980 Foot-business, droits TV et contrats publicitaires Explosion des salaires et des transferts

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