Histoire et Championnat Actuel du Luçon Football Club

Le Vendée Luçon Football (VLF), anciennement le Stade Luçonnais, possède une longue histoire en Coupe de France, avec des hauts et des bas vécus en 4ème division. Depuis, les temps ont changé et les deux grands sommets de Luçon - un 32ème de finale contre le Paris SG en 2001 et un 16ème de finale la saison dernière, à la Beaujoire, contre Lyon - donnent des idées aux supporters et au club.

Luçon a réalisé l'une des bonnes affaires du week-end en National en disposant de Bourg-Péronnas, pourtant bien placé au classement (1-0). C'est Johan Heyman qui a inscrit le but victorieux des Vendéens.

Il y a 7 ans, avec Luçon, La Roche-sur-Yon a été sollicitée pour se rapprocher parce que le maire de la commune voyait que le cahier des charges en National devenait très compliqué, entre l’éclairage, la capacité d’accueil, les infrastructures, etc. La ville ne pouvait pas suivre.

L’équipe technique de Luçon avait mis en place quelque chose de fort au niveau « sportif », qui fonctionnait bien, mais il manquait la structure et la capacité financière pour relever un défi, celui d’aller chercher le monde pro. Luçon était habité par ce projet et convaincu que c’était la solution pour unir les forces et avoir un club fort en Vendée.

Frédéric Reculeau a été l'entraîneur de Luçon et « Benji » a ensuite été l’adjoint de Stéphane Masala aux Herbiers. Reculeau et Masala avaient la même vision du football. Masala est venu d’abord en tant que joueur à Luçon et Reculeau l'a tout de suite nommé capitaine. C'était son relais. Et puis, très vite, le feeling est passé entre eux. Ils sont devenus des amis.

Luçon a tout du poison, d'autant plus que l'équipe vendéenne commence à se tailler une jolie réputation. « On a une équipe qui joue bien au ballon. Et si, jusque-là, nous avions converti la majorité de nos occasions, nous serions plutôt troisièmes que douzièmes en championnat, assure Michel Reculeau. Nos attaquants sont en manque de réussite et de confiance. »

Le club de Vendée (National) progresse dans la hiérarchie du foot français et son histoire récente prouve qu’il adore la coupe. La Berri est prévenue.

En toute discrétion, le VLFC s'est fait sa place dans le paysage du football français. Le voilà rendu au troisième échelon national depuis l'été 2013, deux décennies après une première expérience de trois ans au même niveau (1990-1993), quand le National s'appelait 3e division. « Le club n'a jamais évolué plus haut », précise Michel Reculeau. Mais c'est déjà beaucoup pour le club d'une ville de 9.500 habitants.

Maintenu à la douzième place pour son retour en National, la saison dernière, Luçon navigue dans les mêmes eaux dans l'actuel exercice, résultat de sa forte propension à faire des matchs nuls (8 en 16 matchs). Luçon gagne peu (4 victoires) et pas souvent à domicile, mais la Berrichonne aurait tort de débarquer au stade Jean-de-Mouzon la fleur au fusil.

Luçon a tout du poison, d'autant plus que l'équipe vendéenne commence à se tailler une jolie réputation. « On a une équipe qui joue bien au ballon. Et si, jusque-là, nous avions converti la majorité de nos occasions, nous serions plutôt troisièmes que douzièmes en championnat, assure Michel Reculeau. Nos attaquants sont en manque de réussite et de confiance. » Mais avec la magie de la coupe…

Luçon se souviendra de son match contre Les Herbiers : 3-3, match au cours duquel L'équipe du sud-Vendée a bouclé sa saison sur un dixième match sans victoire. La malédiction des clubs de l'Ouest en National continue...

Le club sud-vendéen était aux abois financièrement. Pourtant, Michel Reculeau avait des raisons d'espérer : « Jeudi soir, il y a eu une réunion des partenaires. On a fait en trois jours ce qu'on n'avait pu faire avant : trouver des fonds à hauteur de 270 000 €. Donc l'argent pour continuer. On allait réussir notre passage devant la DNCG. Et si Fred et Steph repartaient, on les suivait. » Dans la foulée, Stéphane Masala annonçait « ne pas vouloir lâcher notre président, ce club et ce projet.

De nombreuses incertitudes planaient encore. « Le problème n'était plus d'ordre financier, explique Michel Reculeau, mais de savoir comment et où repartir : pas au stade Henri Desgrange de La Roche-sur-Yon qui nous a opposé un refus définitif. Et pas à Luçon, car le stade ne sera plus aux normes au 1erjuillet, c'est-à-dire à la fin des trois années de dérogation qui nous ont été accordées. Le coût des travaux est de 250 000 €, il concerne surtout l'éclairage.

La Ville de Luçon ne veut pas, après avoir déjà annoncé qu'elle allait réduire sa subvention de moitié (de 150 000 à 70 000 €). « J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je n'ai plus de solution. Toutes les conditions ne sont pas réunies pour repartir une saison en National avec toutes les garanties requises. On est dans une impasse. Parce que certains l'ont bien voulu aussi... D'où, chez les partenaires aussi, une réticence, transformée en refus, de repartir avec un projet manquant de viabilité et de fiabilité.

« Mon staff technique me pousse à repartir et ça m'a crevé le coeur de devoir lui dire non. Toutes ces interrogations ont aussi provoqué le départ de Michel Reculeau de la présidence. « Je laisse la main. J'ai aussi pris cette décision pour permettre aux joueurs d'avoir plus de visibilité et qu'ils puissent se retourner le plus rapidement possible pour leur avenir.

À l'heure actuelle, personne n'est en mesure de reprendre la présidence, ni ne veut prendre des responsabilités à ma place à la tête du club. Je suis anéanti, trop fatigué. J'arrête tout. L'avenir du club n'est donc pas assuré pour le moment. Mais si quelqu'un est prêt à reprendre les rênes, les partenaires et sponsors du Vendée Luçon Football sont prêts à poursuivre l'aventure.

Le club pourrait repartir la saison prochaine en CFA (refus du National = rétrogradation au niveau immédiatement inférieur) ou en CFA 2 en fonction des règlements fédéraux car il n'a pas déposé le bilan à ce jour.

Après huit saisons en National, l’ancien coach de Luçon, des Herbiers et d’Avranches, connu pour son amour du beau jeu, a permis à La Roche-sur-Yon de retrouver, 20 ans après, le N2. Sans jamais se départir de ses principes.

De Frédéric Reculeau, l’on sait au moins une chose : il ne faut pas compter sur lui pour faire de la « com » ! L’intéressé, qui ne sera jamais taxé de nomophobie, le confirme et assume. Cela lui a d’ailleurs peut-être coûté un poste en National cet été, où un projet sportif l’intéressait, moins celui de la communication, dont le club voulait faire un axe fort.

Reculeau se nourrit de beau jeu et de plaisir, au point de comparer ça à un « délire ». Au point, parfois, d’agacer ses dirigeants, comme son ancien président à Avranches, où il a passé quatre saisons en National.

Par exemple, pour le match de la montée en N2 la saison passée, il y a eu entre 4000 et 5000 spectateurs, donc le potentiel est là. Ici, c’est une terre de foot, le club a évolué en Division 2. Maintenant, il faut que les résultats soient là, que le club s’ouvre et inspire la sérénité aussi, parce que ça fait 20 ans que le foot, c’est compliqué à La Roche.

Il y a eu des moments de doute. Des moments où il s'est dit « ce n’est pas le même football, ce n’est pas la même vie ». Maintenant, en signant à La Roche, il revenait chez lui, aux Sables (d’Olonne), où il a un équilibre de vie, où il revoit ses amis, où il revoit sa famille, et c’est tout ça qui a compensé au départ.

Avec « Benji » (Guillou), c’est vrai que parfois, dans certains stades, ça lui a fait bizarre, mais il savait où il mettait les pieds, même cela n’a pas été simple les premières semaines. C’est sûr que quand il voit le National cette saison, avec 9 clubs pros, avec Sochaux, Dijon, Nancy, le Red Star, Le Mans, etc., c’est extraordinaire ! On fait ce métier aussi pour ça, pour les ambiances !

Les derbys, on a beau les préparer, on ne les maîtrise pas. Ce sont des matchs différents, avec de la ferveur, et je savais que ces matchs-là allaient être compliqués. Mais voilà, revenir chez lui, face à des clubs vendéens, montrer que son expérience allait lui permettre de contourner cette adversité, qu'il était en capacité de réussir, c’était aussi un challenge pour lui.

En fait, on avait anticipé le fait que cela puisse arriver. C’est pour ça que l’on n’a pas été perturbé, même si on a eu des doutes. Cela a servi pour sa confiance en lui, pour garder sa projection sur sa vision du football, pour la confiance des joueurs aussi, parce que ça valorisait tout ce que l’on faisait à l’entraînement.

J'aurais voulu prouver que ce football-là n’était pas juste un football de rêveur. Mais cela nous a desservis face à certaines équipes qui se sont servies de ça, en disant « voilà, vous allez affronter des joueurs qui se prennent pour d’autres ».

Justement, cette réputation ne vous a-t-elle pas joué des tours ? (Rires) Cela a été très compliqué de faire rentrer ce protocole de jeu dans sa tête mais quand il a vu aussi, surtout la deuxième saison, que les joueurs avaient adhéré, que son équipe était mise en avant, il a adhéré au truc, il a senti que ça fonctionnait et quelque part lui aussi s’est senti valorisé.

L’adhésion au projet de jeu, c’est une chose, la capacité à pouvoir le réaliser, c’est autre chose : de temps en temps, c’est vrai que la difficulté était là parce que la qualité des joueurs ne permettait pas de le mettre en avant.

Laurent Gilbert, après 7 années de bons et loyaux services a cédé sa place à Denis Baty qui a su apporter son professionnalisme et son expérience pour concrétiser sur le plan sportif cette fusion. En effet, la 1ère saison de ce nouveau club s’est soldée par une montée de l’équipe II (coachée par Jacky Teillet) en Promotion de 1ère division.

Les Luçonnais s'éloignent un peu plus de la zone rouge et peuvent regarder plus haut (11e).

Michel Reculeau, le président de Luçon : « C'est un bon tirage, car on reçoit et je peux déjà annoncer que le match aura lieu dans notre stade, à Luçon. Pour l'instant, dans tous nos parcours en Coupe de France, nous n'avons jamais battu une équipe qui nous était hiérarchiquement supérieure. Contre Brest (1-1) et Niort (4-4), nous avions été éliminé aux tirs au but. Châteauroux est aussi une équipe de Ligue 2 et ce serait bien de créer l'exploit. »

Dans les studios d'Eurosport, c'est Basile Boli qui s'est occupé du premier tirage, celui du groupe A où figurait la Berrichonne. Et c'est donc à Luçon que l'ancien international français a envoyé l'équipe de Pascal Gastien. Le Vendée Luçon Foot, entraîné par Frédéric Reculeau, évolue depuis deux ans en National, dont il occupe actuellement la 10e place.

Luçon a déjà écrit quelques pages en Coupe de France. Rappelons que le club vendéen fut éliminé au stade des 16es de finale en 2012 par l'Olympique Lyonnais (2-0) ; puis par le Stade Brestois en 2013 (1-1, 4-2 aux tirs au but) en 32es de finale. La Berrichonne devra donc suivre l'exemple de ces illustres devancières.

Après neuf matches consécutifs sans la moindre défaite en championnat, c'est lancé que Luçon va défier le CA Bastia sur ses terres ce vendredi soir. Les Corses, en revanche, évoluaient en Ligue 2 il y a seulement quelques mois mais flirtent avec la zone de relégation actuellement. Les Vendéens vont-ils en profiter sur l'île de Beauté?

Passés tout près de la qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe de France le week-end dernier, Strasbourg et Luçon n'ont plus que le championnat de National po...

Le 22 janvier 2012, Luçon (en rouge) « recevait » Lyon au stade de la Beaujoire à Nantes, en 16e de finale de la Coupe de France. Une épreuve qui a permis une aventure à partir de laquelle s'est forgé le Luçon actuel.

Si Fred Reculeau en est conscient, il sait aussi que le parcours en Coupe de la saison dernière « a été formidable et exceptionnel pour tout le club. Pour les joueurs, ce fut une grande aventure qui a forcément poussé l'équipe vers le haut. Sans ce parcours en coupe, pas sûr que nous aurions été capables de finir aussi bien en championnat. Certes, les Luçonnais ne sont pas montés en National, pour un but de différence au goal-average, mais ils ont acquis « une certaine notoriété. L'impact médiatique a été très important mais la plus grosse satisfaction de ce 16e de finale, c'est le contenu. Nous avons été capables de produire du jeu et nous n'avons pas été du tout petit bras face à une équipe comme Lyon.

Depuis quelques années, Luçon a pris un abonnement pour les 6e, 7e et 8e tours. Les Sud-Vendéens ont été éliminés par Laval, Rodez et Montluçon, par des clubs de même niveau qu'eux, comme Carquefou - « l'année où ils ont joué Marseille, mais nous les avons éliminés deux fois après » - mais « jamais par un plus petit depuis que je suis l'entraîneur. »

Ce vendredi se disputera la 25ème journée de National. Après chaque match, Foot-National.com le site du foot amateur et semi-pro depuis 2001, sonde les entrâineurs. Chaque entraineur sélectionne le joueur de l'équipe adverse qui lui a fait la meilleure impression lors de leur confrontation. Chaque joueur nommé marque 1 point.

Dans le duel entre deux prétendants à la montée en Ligue 2, Luçon est allé s'imposer sur la pelouse de Châteauroux. Une très belle victoire trois buts à zéro. C'est l'affiche de cette 24ème journée de National. Ce vendredi, Luçon, troisième au classement, se déplace à Châteauroux, cinquième à quatre points. Pour un vrai match à quitte ou double.

Actuel troisième de National, Luçon est une nouvelle fois en course pour monter en Ligue 2 la saison prochaine.

Match à rebondissements hier vendredi soir en Vendée. La dernière chance de Boulogne ? En cas de victoire à Luçon ce vendredi, l'USBCO pourrait revenir à quatre points du podium, le tout avec un match de moins.

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Classement au 23 novembre 2014

Voici le classement au 23 novembre 2014, qui donne un aperçu de la position de Luçon Vendée Football par rapport aux autres équipes en National :

Classement au 12 décembre 2014

Voici le classement au 12 décembre 2014, qui donne un aperçu de la position de Luçon Vendée Football par rapport aux autres équipes en National :

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