L'Histoire du Hockey sur Glace à Fribourg-Gottéron: De la Passion Populaire aux Défis Modernes

L'histoire du hockey sur glace à Fribourg-Gottéron est une saga de passion, de transformations et de moments mémorables. Des débuts modestes à la patinoire des Augustins à l'ère moderne à Saint-Léonard, le club a traversé des hauts et des bas, tout en forgeant une identité unique et en suscitant un engouement qui dépasse le cadre du sport.

Patinoire Saint-Léonard

Les Années Augustins: Naissance d'une Passion (1980-1982)

Les promus fribourgeois deviennent vite la terreur de la LNA 1980/81. Ces succès de Fribourg-Gottéron déclenchent une passion qui dépasse le cadre du sport et est souvent décrite comme un phénomène social. Dans leur patinoire des Augustins, ils font tomber tour à tour Berne, Arosa (qui menait 3-0), le favori Bienne et le prestigieux HC Davos. Le club de hockey fait la fierté des quartiers pauvres de la ville, des "enfants de la Basse" qui apprécient d'en remontrer à ceux qui habitent sur les hauteurs.

Le 8 novembre 1980, les promus prennent la tête du championnat en battant la lanterne rouge Lausanne 6-3. Et ils défendent même cette première place trois jours plus tard chez leur dauphin Bienne en arrachant le nul 3-3 à deux minutes de la fin. Cette période de grâce ne peut durer éternellement, et Fribourg-Gottéron terminera la saison à la quatrième place. Jean Lussier garde de ses meilleurs souvenirs de cette époque où les joueurs étrangers eux aussi étaient "proches du peuple". Ils sont plusieurs dans l'équipe, parmi lesquels l'amical gardien Robert Meuwly, fumeur invétéré.

En perspective du championnat 1981/82, Fribourg-Gottéron se renforce encore avec Éric Girard et surtout Riccardo Fuhrer, pris chez le rival local Berne qui avait été battu deux fois à l'Allmend pour la saison inaugurale de LNA.

La Rivalité Fribourg-Davos et l'Affaire Bandura

Si les derbys bernois sont naturellement chauds, ils sont loin d'atteindre en matière de rudesse les Fribourg-Davos. Chacun des rendez-vous entre les deux équipes vire ensuite à la bataille rangée. Dès la première confrontation aux Augustins, une bagarre générale éclate au troisième tiers-temps. Le protagoniste majeur en sera Jeff Bandura, un Canadien recruté en décembre quand Jean Gagnon s'est fissuré le péroné dans un choc contre la bande.

Il a bien eu mal à faire oublier Gagnon sur la glace, et on a vu la différence lors de la rentrée triomphale de ce dernier. En cette veille de la Saint-Valentin 1982, ce n'est pas pour l'embrasser qu'il se rue sur le Davosien This Fergg... lors de l'échauffement ! Nul ne pensait que les hostilités seraient déclenchées si tôt. Et cependant, Bandura va marquer l'histoire du club à sa façon. Les arbitres infligent une pénalité de match bien que le coup d'envoi n'ait pas été donné... Il ne le sera d'ailleurs jamais.

Jamais les deux équipes ne s'accordent pour commencer et le public des Augustins assiste simplement à deux heures de palabres procédurières. Cette journée bizarre est un des derniers souvenirs de la patinoire des Augustins, car on sait depuis deux ans que son toit doit être enlevé après un recours devant le Conseil d'État du canton.

L'Ère Saint-Léonard: Professionnalisation et Nouvelle Identité (1982-1990)

Avec ce déménagement, Fribourg-Gottéron tourne aussi la page des années d'amateurisme. Dans une LNA en voie de professionnalisation, le club change lui aussi. Patrice Brasey, joueur formé au club que Gaston Pelletier a fait débuter en équipe première à 17 ans, ne regrettera pas d'avoir franchi ce pas comme il le rappellera dans une interview à La Gruyère : "Je dois être l'un des premiers à avoir décidé de devenir professionnel. Je gagnais 10000 francs par année et je considérais cela comme un apprentissage. Je m'entraînais deux fois par jour, j'habitais chez mes parents et, finalement, je gagnais bien plus qu'un apprenti. Je ne regrette pas mon choix, car si j'avais fait un apprentissage, aujourd'hui il ne me servirait plus à rien."

Parce qu'il a laissé une partie de son âme aux Augustins, le club doit aussi s'assurer qu'il ne perdra pas son identité à Saint-Léonard. Un artiste va l'y aider : Hubert Audriaz. Cet ancien étudiant des Beaux-Arts de Paris est à la fois peintre, sculpteur, créateur d'animations pour les enfants, et il fourmille toujours d'idées pour sa ville. Mais il est aussi hockeyeur. Il a commencé ce sport à seize ans et a joué avec l'équipe première de Gottéron dans les années soixante, jouant même pendant deux ans à Bienne en percevant une rétribution.

Désormais entraîneur dans le hockey mineur, c'est lui qui dessine le dragon, nouveau symbole du club. Il l'a choisi en référence à la légende du Dragon de Gottéron, dont on entend parfois le cri dans les grottes de la vallée. Pour succéder à l'atmosphère intime et populaire des Augustins, la nouvelle patinoire de Saint-Léonard se forge une identité propre par un rituel : les joueurs entrent sur la glace en sortant de la gueule du gros dragon en PVC construit par Audriaz.

Sur le plan sportif, les années Saint-Léonard se distinguent aussi des précédentes par un changement de figure de proue : Gaston Pelletier est parti, et son remplaçant pour la saison 1982/83 est Paul-André Cadieux, qui a conduit Berne jusqu'au titre et a fait monter Davos en LNA. Cet entraîneur-joueur a toujours su prêcher par l'exemple et motiver son équipe par son charisme. Cependant, le déclin du duo Gagnon/Lussier est trop marqué par rapport à la qualité des étrangers des autres candidats au titre.

Dès la saison suivante (1983/84), Fribourg-Gottéron prend le dessus sur les Biennois et devient le meilleur club romand, ce qui renforce encore son statut de club-culte.

Les Figures Marquantes: Brasey, Montandon et Gosselin

Le premier, c'est Patrice Brasey. Un accident de moto lui laisse la jambe dans un sale état, alors qu'il n'a que vingt ans. On le croit perdu pour le hockey, mais le préparateur physique du club, Bernard Monney, est à ses côtés pour l'aider à revenir. Non seulement il fera son retour au jeu, mais il s'imposera comme un des arrières suisses les plus complets, à la fois créatif offensivement et sans concession défensivement.

Le second, c'est Gil Montandon. Ce centre formé aux Young Sprinters de Neuchâtel et passé une saison par joue déjà en première ligne à 20 ans quand il arrive en 1984. Mais le qualificatif de "précoce" serait déplacée à son propos car sa carrière sera surtout marquée par sa phénoménale longévité. Montandon joue à la gnac comme un Canadien et sait gagner les mises au jeu importantes et les batailles pour le palet. Mais c'est une autre recrue qui est pour l'instant attendue comme le Messie.

Le diagnostic des carences était clair : il manquait un grand buteur étranger, comme en disposent les prétendants au titre. Alors, on fait venir ni plus ni moins que Richmond Gosselin, meilleur marqueur du championnat ces deux dernières saisons avec Bienne. Mais la production de Gosselin dégringole de moitié sur les bords de la Sarine. C'est de justesse que Fribourg-Gottéron défend une quatrième place au championnat 1984/85, mais personne n'est dupe.

C'est à cette même époque, en juin 1985, que René Fasel, président de la ligue des arbitres depuis 1982, devient président de la fédération suisse. Le dentiste de Fribourg a soigné plus d'un hockeyeur de Gottéron dans son cabinet.

Après une saison presque blanche, il revient fort en 1985/86, sur la première ligne, en complément défensif dévoué des buteurs Gosselin et Montandon, qui marquent 27 fois chacun (quand toutes les autres équipes hormis le relégué Zurich ont un joueur à trente buts). Un nouvel entraîneur canadien est arrivé, Kent Ruhnke.

Cette saison est un tournant dans le championnat suisse, car pour la première fois, des play-offs sont mis en place. Malheureusement, Fribourg-Gottéron n'y participe pas, laissant la place dans le dernier carré et le titre de meilleur représentant romand à Sierre.

Sauvé et Montandon: L'Arrivée de Sauvé et les Difficultés Financières

Le gros marqueur se fait toujours attendre... mais voilà qu'arrive, en provenance directe de NHL, Jean-François Sauvé, qui reste sur une saison à 56 points avec les Nordiques de Québec. Il devient effectivement le meilleur marqueur du championnat 1986/87, et à ses côtés le tir précis au déclenchement rapide de Gil Montandon n'a jamais été aussi efficace. Sauvé établit un record en réussissant huit assistances dans un même match, alors que Montandon réussit un match à cinq buts.

Mais l'effectif est mal équilibré. Pendant ces années passées à chercher le buteur, la meilleure défense du championnat quatre ans plus tôt est devenue aujourd'hui presque la pire. Un des problèmes réside dans les cages, où six gardiens différents sont alignés lors des dix premiers matches. L'entraîneur Kent Ruhnke est licencié à sept journées de la fin, mais son successeur Bengt Ohlson ne fait pas mieux avec trois points en six rencontres.

La saison est bouclée avec un déficit de 460 000 francs suisses. Le club est en danger et le gardien Dino Staecher montre l'exemple en proposant de réduire son salaire de 10 % et de supprimer certaines primes. Pendant le championnat 1987/88, on s'active en coulisses pour une véritable mobilisation générale.

Une opération "Sauvez Gottéron" est lancée pour collecter des fonds. Elle se conclut par un grand gala le 31 janvier 1988, au cours duquel 6500 spectateurs payent un ticket d'entrée à des sommes mirobolantes (entre 50 et 100 francs) dans le but de renflouer le club. Certaines des figures ont en effet pris leur retraite.

Malgré le succès de "Sauvez Gottéron", l'image du club est plombée par ses tourments financiers au moment où Jean Martinet en devient le président. Âgé de quarante-trois ans, il ne connaît alors strictement rien au hockey sur glace, mais comme il se donne à fond dans tout ce qu'il fait, il déploie toute son énergie dans sa nouvelle fonction.

Mais si sa première saison en 1988/89 est marquée par les premiers play-offs, c'est uniquement parce que ceux-ci commencent maintenant en quarts de finale et non plus en demi-finale. En réalité, les Fribourgeois n'ont toujours pas décollé de la huitième place.

L'Arrivée de Bykov et Khomutov: Un Nouveau Départ

Fribourg-Gottéron annonce treize arrivées pour 1989/90, mais Gottéron se traîne toujours dans les mêmes eaux au classement, et les autres cadres du club, les Rottaris, Balmer et Brodmann, sont prêts à leur tour à partir. Et en quelques mois, tout change. Le 10 janvier 1990, le club et l'entraîneur Mike McNamara, le sauveur de l'année précédente, se séparent à l'amiable. Paul-André Cadieux, qui était revenu comme simple adjoint en février 1989, reprend alors les rênes d'une équipe de plus en plus à la peine.

Parallèlement au redressement financier, il faut un sauveur sportif. L'arrivée des champions du monde Vyacheslav Bykov et Andrei Khomutov dans un club qui ne figurait pas en haut du tableau (Fribourg-Gottéron) est un évènement considérable, mais ce ne sont pas les seules stars mondiales à débarquer. Le championnat suisse n'a jamais été aussi attractif. Les clubs consacrent leurs moyens pour acheter les meilleurs joueurs possibles aux deux places d'étranger auxquelles ils ont droit.

Gottéron Bykov+Khomutov

La Ligue Simlandaise de Hockey sur Glace (LSHG)

La Ligue Simlandaise de Hockey sur Glace ou LSHG est l'organisme officiel chargé de l'organisation et la promotion du hockey-sur-glace à Simland. Jusqu'à 2012, la ligue a fonctionné bon an mal an, avant de se mettre en pause. Fin 2015, elle est relancée, avec de nouvelles inscriptions, à l'initiative de Gwench. 12 équipes répondent présent pour cette nouvelle relance.

La Ligue Simlandaise de Hockey sur Glace est née en octobre 2007 de la volonté de Jerry d'unifier les différents clubs locaux pour en faire une ligue d'importance nationale. En effet, à cette époque, si le football est le sport du pays par excellence, les autres disciplines ne sont pas représentées au niveau fédéral. En hockey sur glace, comme dans d'autres sports, il existe quelques clubs éparpillés aux quatre coins de Simland et il n'existe alors aucun championnat.

Le Tournoi Extraordinaire de 2005 organisé par Muten85 permet au futur repreneur d'évaluer l'intérêt pour le hockey sur glace. Ce Tournoi, bien qu'âgé de deux ans alors, est en effet suivi par des millions de téléspectateurs tandis que les équipes existantes se pressent au portillon afin d'être inscrites. La motivation du futur directeur exécutif en est relevée et il prévoit d'installer au plus vite le nouveau championnat.

Une fois les inscriptions ouvertes, il n'a pas fallu plus de deux semaines pour compléter le calendrier complet avec les nouvelles équipes. Les débuts sont timides et brefs, la première saison ainsi que la deuxième saison ne comprenaient que 2 tours de 11 matches, soit 22 matches par équipe, un faible total. En comparaison internationale, la Ligue Nationale de Hockey (Canada et États-Unis) dispute 82 matches, l'Elitserien (Suède) 55 matches et la National League (Suisse) 50 matches.

Le Championnat LSHG 2007-2008 démarre sur des chapeaux de roues. Les matches sont très suivis, tant dans les patinoires qu'à la télévision. La saison dure quatre mois durant lesquels les meilleurs clubs du pays se donnent au maximum afin de satisfaire les fanatiques de la rondelle. Néanmoins, une certaine différence se dessine entre les 6 premières équipes et le reste du championnat après seulement 10 matches. La disparité du niveau de jeu est flagrant et certaines équipes ne gagneront pas plus de 2 matches sur l'ensemble de la saison.

La saison suivante (Championnat LSHG 2008-2009) voit les mêmes équipes confirmer leurs inscriptions pour une deuxième saison. Hélas, la saison subit une sorte de lock-out complet. Les années suivantes, la ligue mit en place d'autres saisons sur pied, mais soit les archives ont été perdues, soit elles n'ont jamais eu lieues.

Après plusieurs saisons off, la Ligue revient occuper le devant de la scène sportive en se relançant. Le 19 décembre 2015, les inscriptions pour une nouvelle saison s'ouvrent. Du fait de la longue inactivité de la LHSG, les entrants pour ce championnat diffèrent presque totalement de ceux des saisons passées. Ainsi, trois licences déménagent et changent de ville : les Rangers vont de New Amsterdam à Aveiro, les Red Wings passent de Sindai à Zotterveld et les White Tigers se déplacent d'Arcandias à Medrean City.

Huit états représentent cette saison 2016, seuls l'Hudson-Rétanie et la Génésie ne présentent pas d'équipes. La Méridionie présente le contingent le plus élevé de clubs : l'Agila Kamitoshi, Medrean City White Tigers et les Remparts de Ckrystahal.

Au début de l'année 2018, trop peu d'équipes répondent présent à l'appel de la LSHG. Son président Gwench décide alors de suspendre les activités de la ligue, jusqu'à nouvel ordre.

Les Trophées de la LSHG

La LSHG récompense des joueurs, au terme de chaque saison régulière, pour leurs performances réalisées sur la glace.

  • Le Trophée Djay est décerné chaque année au meilleur compteur de la Ligue en saison régulière.
  • Le Trophée Jaguar est décerné chaque année au meilleur gardien de la Ligue en saison régulière.
  • Le Trophée Gailu est décerné chaque année au meilleur buteur de la Ligue en saison régulière.

La Ligue Simlandaise de Hockey sur Glace regroupe les douze meilleurs clubs de Simland qui s'affrontent au cours d'un calendrier de 55 matchs depuis la saison 2011-2012 (44 auparavant), calendrier qui compte, selon les équipes, soit 27 matchs à domicile et 28 à l'extérieur, soit l'inverse. En cas de match nul au bout des 60 minutes règlementaires, les équipes sont départagées par une période de cinq minutes additionnelles de prolongation jouée en « mort subite ».

Les séries, ou PlayOffs en anglais, débutent au terme de la saison régulière. Les huit meilleures équipes se disputent pour l'obtention du titre de champion de Simland. Depuis quelques années, toutes les séries sont du format « meilleur des trois », où il faut remporter deux victoires au cours d'un maximum de trois matchs pour avancer au tour suivant. L'équipe championne de la saison régulière a l'avantage de commencer à domicile dans tous les matches décisifs en séries.

Divers

11/12/1938 Grasshoppers - Davos 0-2 (0-0,0-2,0-0) Dürst (P. Cattini, Torriani), P. "Bibi" Torriani s'est lié durant son année à Saint-Moritz avec le gardien canadien Cronk. Saint-Moritz réagit en engageant le gardien ex-international autrichien Weiss et le Canadien Maidlow comme entraîneur et leader offensif : le troisième du dernier championnat débute par un nul chanceux à Berne (Müller et le premier Canadien de l'histoire du SCB Durno ont laissé passer le palet par incompréhension). C'est aussi dans la capitale qu'un autre club grison, le promu Arosa, obtient une victoire inattendue en pratiquant un jeu de contre-attaque, avec une action solitaire de Forsyth et un mauvais rebond lâché par l'habituel gardien remplaçant Egli et converti en cage ouverte par Menghini.

Berne : Hugo Müller (Egli) / Rudolf Mathys - Donald Durno (CAN) / José Barrot - Otto Heller - Heini Dallmaier ; Siegrist - K. Château d'Oex est suspendu par la LSHG. Château d'Oex se qualifie en demi-finale en devaançant Lausanne (le LHC et Lausanne-Université ont fusionné). Le NEHC (Neue Eishockey-Club) de Bâle, qui s'était formé en dissidence trois ans plus tôt, a re-fusionné après sa rétrogradation avec le Rotweiss. Les Bâlois, qui alignent dans les cages le recordman de Suisse du 400 mètres haies Kellerhals, se qualifient en demi-finale.

Bâle : Werner Kellerhals / Lewis - Arnold / Saladin - Baechli - Klaas ; Hugo Delnon - V. Montana est forfait. Bellerive Villars - Chaux-de-Fonds 1-2 a.p. Davos III est champion de série B.

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