Règlement du MMA en France : Tout ce que Vous Devez Savoir

Le Mixed Martial Arts (MMA), ou arts martiaux mixtes, est un sport de combat qui a gagné en popularité à travers le monde au cours des deux dernières décennies. La discipline est désormais autorisée en France, mais ce sport est-il vraiment si libre que ça ou bien y a-t-il quelques règles ?

Avec Guillaume Duseaux, journaliste sportif, fondateur et rédacteur en chef du média La Sueur et du podcast du même nom ainsi que d'un autre podcast, Chaos, hébergé sur le site de L’Équipe, nous allons explorer les règles et l'évolution de ce sport en France.

Les Origines du MMA

C'est au Brésil que commence cette histoire. Nous sommes dans les années 1920, et la pratique du free fight porte un autre nom à l'époque, « Vale tudo », littéralement « tout et permis » en portugais. C'est un sport brutal, sans règles et dans les années 20, il devient un véritable phénomène au Brésil, puis dans toute l'Amérique du Sud.

Quant au free fight, il faudra attendre les années 1990 pour le voir émerger. Là encore, tout est possible : coups de poing, coups de pied, projections, frappes au sol et soumission. C'est en 1992 que le premier événement de free fight officiel est organisé. Nous sommes en Belgique et c’est Jean-Claude Van Damme qui en est le promoteur.

Mais c’est aux États-Unis que le phénomène grandit. Nous sommes toujours dans les années 90 et c'est avec la création de l'UFC (Ultimate Fighting Championship) que le free fight devient un sport mondial. L’UFC devient le principal promoteur de la discipline, ses combattants acquièrent des réputations d’hommes violents, et c’est au sein de l'UFC que le MMA va devenir le porte-drapeau de ces combats où presque tout est permis. Car aujourd’hui, même dans le free fight, il y a des règles.

BOXE vs MMA

La création de l'UFC aux États-Unis va apporter le côté business au free fight, comme l’explique Guillaume Duseaux : « L'UFC, c'est l'équivalent de la NBA pour le MMA. D'ailleurs, free fight, c’est une appellation, le sport, c'est le MMA. »

La boxe était apparue au milieu du XIXᵉ siècle et est devenue un sport noble au fil du temps, mais est-ce que le MMA s’est construit en opposition à la boxe, comme une version plus extrême ? Pour l'invité : « La croissance du MMA s’est faite en parallèle de la boxe. La différence, c’est que dans la boxe il y a toujours plus d'argent et les combats que les gens veulent voir peuvent arriver des années après puisque les boxeurs sont leurs propres patrons. Alors qu’en MMA, si vous signez pour l’UFC, si la ligue veut vous faire combattre contre un autre, vous n’avez pas vraiment le choix. Par exemple pour le combat entre Mike Tyson et Holyfield, il a fallu attendre des années. Aujourd'hui, la boxe est sur le déclin parce qu'on met des années à voir les combats alors qu'à l’UFC, dès que les gens veulent un combat, dans les six mois maximum, le combat a lieu. »

Autre différence, les salaires, selon le journaliste sportif : « Aujourd’hui, en boxe, si vous êtes dans les plus connus, vous pouvez gagner 180 millions de dollars par combat, alors qu’en MMA, quand on est Connor McGregor qui est la plus grande star, on va gagner au maximum 40 millions. C’est pour ça qu’il a voulu faire un combat de boxe anglaise, où il a gagné 100 millions, c’est une somme qu’il n’aurait jamais eue en MMA. »

Une Pratique Légalisée en France il y a Seulement Trois Ans

Le MMA a longtemps été interdit en France et a été légalisé il y a seulement trois ans. Le premier combat a eu lieu le 8 octobre 2020. Pourquoi autant de temps alors que ces combats sont organisés depuis longtemps partout dans le monde ? « Le MMA, ce sont tous les sports de combat. Votre coach de MMA va vous apprendre à faire plusieurs sports, dont le judo. Et comme en France, on est très présent sur le judo. Il y a eu un lobbying pour faire en sorte que l’arrivée du MMA soit retardée en France. Depuis, c’est une vraie déferlante puisque quand l’UFC est arrivée en septembre dernier, ça a été la plus grosse vente en billetterie de l'histoire de Bercy. »

Une Absence Totale de Règles ?

Ce qui choque la plupart des personnes avec le MMA, c’est d’abord la cage, autour du ring, et aussi le fait de pouvoir frapper son adversaire au sol. Pour Guillaume Duseaux : « Ça a choqué mes parents aussi au début. Mais il y a quand même des règles. Les combattants peuvent remporter le combat, comme en boxe, à la décision. C’est-à-dire celui qui va avoir mis le plus de coups dans le combat, c’est donc l’arbitre qui décide, il regarde celui qui aura donné le plus de coups, celui qui aura eu le plus de contrôle sur l'adversaire. Soit c'est par K.O, comme en boxe, en kickboxing, en boxe thaï ou alors par soumission. Là, ça va être comme au judo par exemple, avec une clé de bras, une clé de jambe ou un étranglement. »

Les combats de MMA se déroulent dans des organisations spécifiques, chacune ayant ses propres règles, champions et événements emblématiques.

Les Organisations de MMA

Le MMA regorge de fédérations différentes, et chacune a généralement ses propres règles et sa propre manière de fonctionner. Parmi les fédérations les plus populaires et les plus structurées, on peut citer :

  • Ultimate Fighting Championship (UFC) : Sans conteste l’organisation de MMA la plus connue au monde. Fondée en 1993 par Art Davie et Rorion Gracie, l’UFC a révolutionné le sport en introduisant un format de tournoi où les combattants de diverses disciplines s’affrontaient pour déterminer le plus fort. L’UFC utilise les règles unifiées de MMA, qui ont été mises en place pour garantir la sécurité des combattants et l’équité des combats. Ces règles comprennent des rounds de cinq minutes, avec un maximum de cinq rounds pour les combats de championnat et les événements principaux. Les catégories de poids strictes permettent de s’assurer que les combattants s’affrontent de manière équilibrée, réduisant ainsi le risque de blessures graves et favorisant des combats compétitifs et justes.
  • ONE Championship : Basée à Singapour, fondée en 2011 par Chatri Sityodtong et Victor Cui. Elle se distingue en mettant en avant non seulement le MMA, mais aussi d’autres disciplines martiales telles que le Muay Thai et le kickboxing, ce qui en fait une plateforme diversifiée pour les arts martiaux. ONE Championship met un fort accent sur les valeurs traditionnelles des arts martiaux, telles que le respect, l’humilité et l’honneur.
  • Bellator MMA : Fondée en 2008 par Bjorn Rebney, est considérée comme la deuxième plus grande organisation de MMA après l’UFC. Bellator se distingue par son format de tournoi initial, bien qu’il ait évolué pour adopter des combats de championnat plus traditionnels. Bellator bénéficie d’un partenariat avec CBS Sports, augmentant ainsi sa visibilité et permettant à un large public de suivre ses événements.
  • Professional Fighters League (PFL) : Anciennement connue sous le nom de World Series of Fighting (WSOF), a été rebaptisée et restructurée en 2018. La PFL se distingue par son format innovant de saison régulière et de séries éliminatoires, similaire aux ligues sportives américaines traditionnelles, ce qui en fait une organisation unique dans le monde du MMA. Les champions de chaque catégorie de poids reçoivent un prix d’un million de dollars, offrant une incitation financière significative qui attire des talents de premier plan du monde entier.
  • Cage Warriors Fighting Championship : Basée au Royaume-Uni, fondée en 2001. Reconnue comme un tremplin vers les plus grandes organisations de MMA, notamment l’UFC, Cage Warriors a servi de plateforme de lancement pour de nombreux combattants renommés qui ont atteint les sommets de ce sport. Cage Warriors met un fort accent sur la sécurité des combattants et l’équité des combats.
  • Konfrontacja Sztuk Walki (KSW) : Basée en Pologne, fondée en 2004 par Martin Lewandowski et Maciej Kawulski. KSW est la plus grande organisation de MMA en Europe continentale et est réputée pour ses événements spectaculaires et ses productions de haute qualité. Les événements de KSW sont connus pour leur production de qualité, avec des mises en scène impressionnantes, des éclairages sophistiqués et des entrées de combattants théâtrales.
  • Ares Fighting Championship : Basée en Europe, fondée en 2019 par Fernand Lopez et Benjamin Sarfati. Bien qu’elle soit relativement nouvelle sur la scène des arts martiaux mixtes, Ares a rapidement gagné en notoriété grâce à ses événements bien organisés et son attention particulière à la promotion des talents européens. Ares met un accent particulier sur la découverte et la promotion des combattants européens, offrant une plateforme importante pour les athlètes en provenance de pays souvent sous-représentés dans le MMA mondial.

Ces organisations représentent des niveaux de compétition variés et offrent des opportunités différentes pour les combattants de MMA.

L'UFC a ses spécificités sur les combats, avec des durées, des coups interdits et un système de notation qui diverge de certaines autres organisations.

Rounds de 5 minutes

Il y a deux durées différentes pour les combats à l'UFC, en fonction de l'importance dudit combat.

  • Généralement, si aucune ceinture n'est en jeu, les deux combattants présents dans l'octogone s'affrontent au maximum pendant trois rounds de cinq minutes chacun.
  • Lorsqu'un titre est mis en jeu, la durée du combat augmente puisqu'il peut aller jusqu'à cinq rounds de cinq minutes.

Chacun de ces rounds est entrecoupé d'une minute de pause, pour permettre aux combattants de récupérer. Le combat peut s'arrêter avant la fin de ces rounds si quelqu'un est K.-O. ou que l'arbitre ou le médecin décide d'arrêter l'affrontement.

Plusieurs coups sont interdits

Les combats à l'UFC sont régis par des règles, et certains coups y sont interdits. Il n'est par exemple pas autorisé de donner un coup de tête, de toucher les yeux, de mordre, de frapper le dos ou l'arrière de la tête de son adversaire, ou encore de pincer ou griffer la peau.

L'UFC n'autorise également pas les coups de coude, si ceux-ci sont portés avec la pointe vers le bas. Ces règles, définies par le « New Jersey Athletic Control Board » (NJACB) sous le nom de « Unified Mixed Martial Arts Rules », sont spécifiques à l'organisation puisque, le PFL autorise, lui, les coups de coude depuis janvier.

Une notation sur 10 par des juges

Si un combattant est K.-O. ou que l'arbitre décide d'arrêter le combat avant la fin des trois ou cinq rounds, le vainqueur est clairement identifiable. Dans le cas contraire, la victoire est déterminée par trois juges qui notent les combattants lors de chaque round.

Pour la notation, l'UFC utilise un système basé sur une note sur 10. À l'issue de chaque round, chaque juge donne 10 au combattant qu'il juge le plus dominant sur les cinq dernières minutes. Généralement, l'autre combattant obtient la note de 9 - voire 8 ou 7 s'il a vraiment été nettement dominé, même si ces cas sont plus rares.

Le Cadre Légal du MMA dans Différents Pays

Le statut légal du MMA varie considérablement selon les pays. Historiquement, de nombreuses juridictions ont restreint ou interdit les combats de MMA en raison de leur dureté. En Europe, le Conseil de l’Europe avait même recommandé en 1999 l’interdiction des « combats libres, comme la lutte en cage ».

Faute d’encadrement, le MMA est resté longtemps illégal dans certains États. La France illustre bien cette évolution : pendant plus de 20 ans, les compétitions professionnelles de MMA y étaient interdites, notamment du fait des coups au sol et étranglements autorisés par cette discipline. Jusqu’en 2020, la France était, avec la Norvège et l’Islande, l’un des seuls pays européens à prohiber les combats de MMA en version intégrale. Des compétitions alternatives s’y tenaient sous des règles atténuées (pancrace, etc.), sans frappes au sol ni coudes, afin de contourner la loi.

Cette situation a pris fin lorsque la ministre des Sports a annoncé la légalisation du MMA en France à compter du 1er janvier 2020. Après un appel d’offres étatique, c’est la Fédération Française de Boxe qui a reçu délégation pour structurer et réguler le MMA en France, en attendant la création d’une fédération dédiée. Le 8 octobre 2020 a eu lieu le premier événement officiel de MMA en France (le MMA Grand Prix à Vitry-sur-Seine) sous l’égide de ce nouveau cadre légal. Aujourd’hui, la Fédération Française de MMA (FMMAF) supervise la discipline, intégrée au Code du sport.

À l’inverse, aux États-Unis, le MMA n’a pas été interdit au niveau fédéral mais encadré progressivement par les commissions athlétiques des États, sur le modèle de la boxe. Dans les années 1990, face à l’absence de règles de sécurité, certains États américains bannirent le MMA, mais l’adoption des « Unified Rules of MMA » et l’intervention des commissions ont permis la normalisation du sport. Aujourd’hui, les 50 États autorisent et régulent les compétitions professionnelles de MMA. New York a été le dernier État à lever son interdiction (datant de 1997) en 2016, instaurant une loi de légalisation et de réglementation signée par le Gouverneur Cuomo.

Dans de nombreux pays, le MMA demeure toléré sans être formellement reconnu comme sport officiel. L’International Mixed Martial Arts Federation (IMMAF) indique qu’une cinquantaine de fédérations nationales seulement sont reconnues par leur Comité National Olympique ou Ministère des Sports. Là où il n’existe pas de fédération délégataire, les galas de MMA peuvent être organisés de manière privée, avec des règles variables et peu de contrôle externe. Cette absence de cadre légal uniforme soulève des problèmes de sécurité et de responsabilité.

De manière générale, la tendance mondiale va vers plus de réglementation : il vaut mieux encadrer le MMA et le rendre plus sûr, que de le laisser dans l’ombre. Les gouvernements et instances sportives élaborent donc progressivement des règles spécifiques (délimitation des techniques autorisées, format de l’aire de combat, durée des rounds, catégories de poids, etc.) et exigent la présence de médecins, d’arbitres formés et d’assurances pendant les événements.

Contrats et Obligations des Combattants de MMA

Un combattant de MMA professionnel est lié à l’organisation pour laquelle il combat par un contrat qui encadre leurs droits et obligations respectifs. Ce contrat de prestation sportive - généralement un contrat d’adhésion préparé par l’organisation - revêt une importance cruciale, car il détermine la carrière du combattant (nombre de combats, rémunération, exclusivité, exploitation de son image, etc.).

Clauses d'Exclusivité et de Non-Concurrence

Les contrats de MMA prévoient souvent un engagement sur plusieurs combats ou années, avec une clause d’exclusivité interdisant au sportif de participer à des compétitions organisées par d’autres promoteurs pendant la durée du contrat. Ces accords incluent fréquemment des clauses de non-concurrence (« non-compete ») qui se prolongent même après la fin du contrat, empêchant le combattant d’aller monnayer ses talents ailleurs pendant une période donnée.

Rémunération des Combattants

La question de la paie des combattants est au cœur des préoccupations juridiques et éthiques. Le contrat stipule généralement une rémunération par combat, souvent composée d’une prime d’apparition (« show money ») et d’un bonus de victoire (« win bonus ») en cas de succès. Cependant, contrairement aux sports d’équipe, il n’y a ni salaire garanti sur la saison ni minimum syndical dans la plupart des promotions de MMA. Les revenus des combattants de haut niveau peuvent être conséquents, mais la majorité touchent des montants modestes et précaires, d’autant qu’ils ne combattent que quelques fois par an.

Dans le cas de l’UFC, organisation leader, il a été révélé que les combattants ne reçoivent qu’environ 8% des revenus générés par l’événement, alors que d’autres ligues sportives professionnelles reversent 40 à 50% des revenus à leurs athlètes via les conventions collectives. Cette disparité, combinée au fait que le combattant doit financer sur sa bourse ses entraînements, son staff et parfois ses soins médicaux, soulève des enjeux de justice contractuelle.

Droits d'Image

Un aspect sensible du contrat concerne les droits d’image du sportif. En droit français, le combattant demeure titulaire de son droit à l’image (droit de la personnalité), mais il peut en concéder l’usage dans le cadre de son contrat. Les organisations exigent quasiment toujours que le combattant autorise l’utilisation de son nom, image, voix et palmarès à des fins commerciales et promotionnelles (diffusion télévisée des combats, documentaires, affiches, jeux vidéo, figurines, etc.), souvent sans rémunération additionnelle en dehors de la bourse de combat.

Obligations du Combattant

De son côté, le combattant assume des obligations essentielles par contrat. Il doit fournir sa prestation sportive de bonne foi : se soumettre aux règles du combat (pas de triche, respect des catégories de poids lors de la pesée, etc.), passer les examens médicaux pré-combat, suivre les codes de conduite de l’organisation et des commissions sportives. Les contrats prévoient souvent qu’en cas de manquement (par exemple, si un combattant arrive hors de forme, dépasse le poids limite, ou adopte un comportement préjudiciable à l’organisation), celui-ci pourra être sanctionné financièrement (amende, réduction de bourse) ou voir son contrat résilié.

Rôle et Encadrement des Agents Sportifs

Dans le milieu du MMA professionnel, bon nombre de combattants confient la gestion de leur carrière à un agent sportif ou manager. Ce dernier sert d’intermédiaire entre le combattant et les organisations, négociant les contrats de combat, les contrats de sponsoring, et parfois gérant l’image médiatique du sportif.

Encadrement Législatif des Agents Sportifs

En France et dans de nombreux pays, l’activité d’agent sportif fait l’objet d’un encadrement législatif strict. L’agent sportif est défini par l’article L222-7 du Code du sport comme la personne qui, moyennant rémunération, met en rapport les parties intéressées à la conclusion d’un contrat relatif à l’exercice rémunéré d’une activité sportive (contrat de sportif professionnel, contrat de sponsoring, etc.). Pour exercer cette activité, l’agent doit être titulaire d’une licence d’agent sportif, délivrée par une commission après examen.

En France, seuls les individus (personnes physiques) peuvent obtenir cette licence - une société ne peut agir en tant qu’agent sportif qu’à travers une personne physique licenciée. De plus, les avocats qui interviennent dans le sport (en tant que mandataires sportifs) ne peuvent pas effectuer d’actes de courtage réservés aux agents licenciés, afin de préserver une distinction des rôles.

Rémunération des Agents Sportifs

La rémunération de l’agent sportif est le plus souvent fixée à un pourcentage de la valeur du contrat qu’il négocie pour le compte du sportif (ou de l’entité qu’il représente). En droit français, ce pourcentage est plafonné à 10% du montant du contrat conclu grâce à l’entremise de l’agent. Ce plafonnement légal (article L222-17 du Code du sport) vise à éviter que des agents peu scrupuleux ne ponctionnent excessivement les gains des athlètes.

Conflits d'Intérêts

Un impératif majeur est d’éviter les conflits d’intérêts dans la représentation des athlètes. Le cas classique à proscrire est celui où la même personne serait à la fois agent du sportif et employée par l’organisation qui l’emploie, ou représenterait simultanément le combattant et le promoteur dans une négociation. Une telle situation compromettrait l’indépendance de l’agent et la défense loyale des intérêts du sportif. En France, la loi interdit qu’un agent représente plusieurs parties à la même transaction (il ne peut être rémunéré par le combattant et par le club sur le même contrat, par exemple).

Règles Sportives Générales et Spécifiques

Les modalités d’organisation des rencontres sportives des sports d'opposition, arts martiaux modernes de percussion ou/et de préhension, martial-boxing, boxes pieds-poings, sports pieds-poings-sol & luttes sportives au corps à corps sont mises à jour régulièrement. Voici quelques règles importantes :

  • Une femme ne peut pas rencontrer un homme.
  • Un mineur ne peut pas rencontrer un majeur.
  • Un mineur ne peut pas obtenir de "double surclassement" (c’est-à-dire cumuler un surclassement d’âge et de poids).
  • En rencontre officielle, pour les mineurs, à l’exception des très jeunes & très légers, l’écart d’âge ne peut pas être supérieur de deux années & l’écart de poids supérieur à cinq kilogrammes.

Evolution des Techniques de Combat à l'UFC

L’aspect le plus fascinant de l’histoire de l’UFC est l’évolution technico-tactique des combattants. On passe de spécialistes d’un seul style à des athlètes complets, formés en MMA dès leurs débuts.

Dans les années 1990, on voyait des strikers purs (kickboxing, karaté, boxe) qui cherchent le KO debout sans maîtriser le sol, et des grapplers purs (BJJ, lutte, catch wrestling) qui veulent absolument amener le combat au sol et soumettre. Les premiers tournois ont démontré que le BJJ de Royce Gracie peut neutraliser des strikers plus grands, et Ken Shamrock a montré l’importance du contrôle, des clés de jambe et de la force physique accompagnée de technique.

Aujourd'hui, des athlètes comme Randy Couture, Georges St-Pierre ou BJ Penn incarnent la fusion luttes / striking / JJB, capables d’imposer le lieu du combat (debout ou sol). La différenciation classique striker vs grappler laisse place à des profils mixtes, avec une base forte (lutte, BJJ) mais un arsenal complet.

Les combattants modernes maîtrisent la défense de takedown pour les strikers, travaillent le clinch contre la cage, utilisent le jab et le contrôle de distance façon kickboxing ou muay thaï. Ils optimisent le ground and pound, le contrôle en demi-arde, et de la lutte contre la cage pour gratter les rounds au scoring.

Le MMA moderne voit l'apparition de structures spécialisées MMA (ATT, AKA, Jackson-Wink, etc.) où les combattants s’entraînent en équipe pluridisciplinaire (lutte, striking, grappling, préparation physique). Ils utilisent la science du sport : nutrition, récupération, analyse vidéo, data sur les frappes significatives et les tendances des adversaires.

On observe une diversité stylistique actuelle avec des strikers élites en kickboxing ou muay thaï couplés à une solide défense de lutte, ou inversement lutteurs dominants avec un striking simple mais efficace. Les combattants se spécialisent dans certaines armes : low kicks, front kicks, spinning techniques, leg locks modernes, transitions cage-sol, etc.

Comprendre l'UFC, c'est entrer au cœur d’un écosystème complet où chaque détail compte, de la composition d’une soirée de combats jusqu’à la manière dont les juges scorent un round et dont les diffuseurs structurent la saison.

Le MMA, c'est quoi? Compétences-Règles-Notation

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