La Ligue Magnus, championnat élite de hockey sur glace en France, est une compétition qui fait autorité et qui captive les passionnés depuis des décennies. Ce championnat a une riche histoire de triomphes et de moments mémorables.
Depuis la première remise de la Coupe Magnus en 1986, ce trophée tant convoité n’a cessé de passer de mains en mains et de faire des tours d’honneur. En trente ans d’existence, vingt-trois capitaines ont eu l’occasion de brandir à bout de bras la célèbre coupe.
L'année 1986 a été marquée par un événement important dans l’histoire du hockey sur glace français. En effet, c’est à la fin du championnat de France, qui s’appelait encore « Nationale A », que fut décernée pour la première fois la Coupe Magnus. L’honneur de brandir ce nouveau trophée revint en premier lieu au capitaine de l’équipe de Saint-Gervais, André Peloffy.
Le créateur de cette coupe, baptisée « Magnus » en hommage au français Louis Magnus, premier président de l’IIHF, fut le journaliste de L’Équipe Tristan Alric. Dès le lendemain du sacre de Saint-Gervais, ce dernier écrivit un article dont le titre en forme de jeu de mots était : « Une fin Magnus… fique ! ».
Construite par un artisan de Scionzier en Haute-Savoie, en s’inspirant d’une photo de la célèbre Coupe Stanley, ce nouveau trophée a été fabriqué dans une taille donnant une apparence volontairement très spectaculaire puisque la Coupe Magnus mesure plus d’un mètre de haut et pèse pas moins de sept kilos.
La volonté de rendre la Coupe Magnus incontournable dans la durée, et de la faire entrer ainsi définitivement dans l’histoire du hockey sur glace français, deviendra une réalité grâce à un coup de pouce du destin décisif. Son objectif et celui des dirigeants qui l’entouraient était de donner une image plus cohérente aux yeux du public et des médias qui s’y perdait un peu. C’est ainsi que le championnat de France senior élite adopta en 2004 le nom définitif de « Ligue Magnus ».
Les frères Rozenthal sont entrés dans la légende du hockey français en soulevant, ensemble, la Coupe Magnus avec les Gothiques d’Amiens en 1999. Habitués de l’Équipe de France pendant plus d’une décennie, c’est à l’écart des glaces que les jumeaux transmettent aujourd’hui leur expérience aux nouvelles générations.
Selon François Rozenthal :
- Cela représente beaucoup en terme d’émotions.
- À la fin de ta carrière, ce sont les seules choses que tu retiens.
Selon Maurice Rozenthal :
- Elle a l’aspect d’une Coupe Stanley.
- C’est notre Coupe Stanley !
- La Coupe Magnus c’est vraiment devenu un symbole au fil des années.
- Pouvoir la porter en fin de saison c’était une immense fierté.
- Ça récompense tous les efforts déployés durant la saison.
Cédric Di Dio Balsamo (Ducs d’Angers), double vainqueur de la Ligue Magnus. Nicolas Ritz, Duc depuis 2021, a glané deux Coupes de France sous ce chandail, mais aussi deux Magnus en 2015 avec Gap et 2018 avec Rouen.
« En fait, c’est un tout autre sport, dit le n° 10 des Ducs. Pour jouer autant de matches et répéter autant d’efforts, le point le plus important, c’est être capable de se faire mal. De continuer à se mettre dans les batailles en oubliant les douleurs. Tous s’appuient sur cette vertu collective.
Comme chaque année à pareille période la fédération met à contribution les entraîneurs des équipes de Ligue Magnus ainsi que les deux sélectionneurs nationaux, Dave Henderson et Pierre Pousse, afin d’attribuer plusieurs récompenses individuelles et collectives aux protagonistes de l’Élite du hockey francais.
Commençons par le trophée Albert Hassler du meilleur joueur francais, attribué au Dijonais Anthony Guttig. Pur produit de la formation dijonaise, le jeune international français est le premier joueur des Ducs à remporter cette récompense. Sixième pointeur au total, deuxième meilleur buteur du championnat, il a dominé également les joueurs francais dans ces deux chapitres. Un trophée amplement mérité pour un joueur qui confirme enfin trois ans après avoir été désigné meilleur espoir de Ligue Magnus.
Un autre Dijonais a été récompensé, c’est le Canadien Martin Gascon qui remporte le trophée Charles Ramsay attribué au meilleur compteur de la saison régulière. Avec quinze buts inscrits et quarante-quatre assists distribuées en vingt-cinq matches, il relègue son premier poursuivant à huit longueurs.
Le trophée Jean Ferrand du meilleur gardien est attribué au néo-angevin Florian Hardy. Il a été l’un des principaux artisans de la bonne saison de Chamonix, avec une moyenne de buts alloués de 2.55, ce qui lui a valu un retour en équipe nationale. Il a gardé la cage à deux reprises cet hiver en Norvège.
Autre grand artisan de la saison des Chamois : Stéphane Gros. Déjà récompensé avec Morzine-Avoriaz en 2007, il remporte une nouvelle fois le trophée Camil Gelinas du meilleur entraîneur.
Le trophée Albert Graff du meilleur espoir revient au Rouennais Anthony Rech. Vainqueur de la Coupe Continentale avec son club, capitaine de l’équipe de France U20 championne du monde de D1 B et toujours en lice en finale de Ligue Magnus, à vingt ans seulement il a un palmarès à faire pâlir bien des internationaux.
Enfin, deux derniers trophées ont été décernés. Le trophée Calixte Pianfetti désignant le meilleur arbitre revient à Nicolas Barbez, une première pour lui qui succède à Bruno Colleoni.
Carl Mallette offrit pour sa part six années de bons et loyaux services au sein de l’effectif des Dragons de Rouen. Son appétit aura été tout aussi féroce concernant les distinctions individuelles en Ligue Magnus. Le grand ami de Marc-André Thinel a raflé pas moins de trois titres de meilleur buteur, deux titres de meilleur pointeur, un titre de MVP étranger des médias et quatre nominations aux équipes étoiles de la saison. Des statistiques auxquelles pourraient s’ajouter ses 133 buts et 169 assists en 141 matches de saison régulière (50 buts et 45 assistances en 56 matches de playoffs).
Cette saison 2015/2016 a marqué le 30ème anniversaire de la Coupe Magnus. Pour clôturer notre série d’articles célébrant cet événement, découvrez une infographie présentant les chiffres-clés depuis la 1ère remise de ce trophée mythique au vainqueur de la Ligue Magnus, en 1986.
Angers a réalisé le gros coup de la 7ème journée en allant battre Grenoble sur sa patinoire. Briançon occupe seul la deuxième place du classement grâce à sa victoire sur Strasbourg.
Les Dragons de Rouen enchaînent une troisième victoire de suite, face à Caen. Surpris en début de match par un but de Chauvel (1e), les hommes de Rodolphe Garnier ont très vite pris le jeu à leur compte. Janil et Castonguay ont chacun inscrit 3 points. Rouen pointe désormais à la huitième place du classement.
Stoppés dans leur élan par Angers (2-5) lors de la sixième journée de Magnus, les Ducs de Dijon se sont parfaitement repris face à Villard de Lans. Malgré un premier but des Ours par l’intermédiaire de Ringberg (6e), les joueurs de Jarmo Tolvanen ont très vite pris le contrôle de la partie. Skinnars (12e), Dugas (33e), Crowder (43e) et Andersen (58e) offrent la victoire à Dijon.
Mulhouse souffle tandis que Gap souffre. Samedi, les Scorpions sont parvenus à gagner leur deuxième match de la saison, aux dépens des Rapaces. Equilibrée dans le premier tiers, la partie a totalement tourné à l’avantage des joueurs de Crister Eriksson dans la seconde manche, grâce notamment à deux buts de Markus Kristoffersson (21e et 32e). Lukas Pek (57e) inscrit le dernier but de la partie.
Le record d’affluence a été établi le dimanche 16 février 2020, avec 13 877 spectateurs réunis devant la finale Rouen - Amiens (2-3 tab).
Voici une liste des vainqueurs de la Coupe de France :
- 2022 : Angers (5-4 a.p.)
- 2020 : Amiens (3-2 t.a.b.)
- 2019 : Amiens (3-2 a.p.)
- 2017 : Grenoble (3-2 a.p.)
- 2012 : Dijon (7-6 a.p.)
- 2011 : Rouen (5-4 t.a.b.)
- 2010 : Briançon (2-1 t.a.b.)
- 2008 : Grenoble (3-2 t.a.b.)
- 2006 : Dijon (3-2 a.p.)
- 2003 : Villard de Lans (3-2 t.a.b.)
- 1994 : Grenoble (5-4 a.p.)
- 1978 : Tours (6-4 a.p.)
Cette compétition, réinstituée à l’essai, accueille à nouveau les clubs de Nationale A et les vainqueurs des deux poules de Nationale B.
Il y a d’abord eu Claude Verret (1990, 1992. Claude Verret joua pendant sept saisons consécutives à Rouen où son talent éclata au grand jour au point d’être surnommé « Magic ». Ce sympathique canadien, qui avait à la fois un patinage élégant, un sens inné du but et une étonnante capacité d’anticipation dans le jeu, marqua l’histoire du championnat de France en remportant la Coupe Magnus à cinq reprises. Personne n’a oublié le passage époustouflant à Rouen de ce joueur très spectaculaire au gabarit pourtant modeste (1m77 pour 78 kgs), qui fut repêché par les Sabres de Buffalo dans la NHL. Claude Verret disputa onze matches dans la Ligue Nationale avec Buffalo avant d’être envoyé dans l’équipe réserve des Américans de Rochester en AHL.
Ce championnat qui fait autorité et qui leur échappe depuis la première tentative en 2010.
Ce vendredi 28 mars, le groupe de Jonathan Paredes s’ouvre le chemin de la dernière étape de sa saison. À Grenoble, le géant, le spécialiste, l’habitué de ce rendez-vous.
Au sein du roster angevin, quatre joueurs ont déjà connu la joie d’un sacre. Eux, savent, en principe, comment décrocher le Graal. À commencer par Nicolas Ritz, Duc depuis 2021, deux Coupes de France glanées sous ce chandail, mais aussi deux Magnus en 2015 avec Gap et 2018 avec Rouen.
Si la plupart des clubs qui prendront part à la Ligue Magnus 2015/2016 ont conservé leur entraineur principal, cinq d’entre eux ont fait le choix du changement. Briançon, Dijon, Epinal, Grenoble et Rouen auront ainsi un nouveau Head Coach à la rentrée.
Les Brûleurs de Loups de Grenoble, après s’être séparé de Richard Martel lors des play-offs 2014/2015, ont nommé début avril Edo Terglav à la tête de l’équipe. Après une saison passée aux commandes des Diables Rouges de Briançon, l’ancien adjoint de l’équipe de France U18 (2013/2014) migre donc vers les bords de l’Isère après onze années passées dans les Hautes-Alpes (huit en tant que joueurs dont six comme capitaine, deux comme assistant coach et une dans le rôle d’entraineur).
Le Slovène a remporté avec Briançon une Coupe de France (2010) et une Coupe de la Ligue (2012) en tant que joueurs avant de gagner une autre Coupe de France (2013) et d’être sacré Champion de France (2014) durant ces deux années d’Assistant Coach.
Avec le départ d’Edo Terglav, Briançon a dû lui trouver un remplaçant. Et c’est chose faite deux semaines plus tard avec la signature de Patrick Wener. L’entraineur suédois, né en 1968, a derrière lui dix-sept ans d’expérience sur les bancs de son pays natal et d’Autriche. Sur les six dernières saisons, il a notamment remporté le titre de Champion d’Autriche en tant qu’Assistant Coach du Red Bull EC Salzburg (2010 et 2011), avant de partir entrainer en Allsvenskan, deuxième échelon du championnat suédois.
Du côté de Dijon, pour remplacer Jarmo Tolvanen, parti exercer en Norvège après quatre saisons passées à la tête des Ducs, on a choisi de faire confiance à son adjoint Jonathan Paredes. Responsable des équipes jeunes dijonnaises depuis son arrivée au club en 2010, le jeune technicien français monte donc en grade en prenant le relais du coach finlandais, élu « meilleur entraineur de Magnus » en 2013/2014.
Ce sera la première expérience à ce niveau pour le natif de Limoges, lui qui a été Assistant Coach en équipe de France U18 entre 2010 et 2013. Il faisait ainsi partie du staff lorsque les Bleuets ont remporté une médaille de Bronze au Mondial D1 de 2011. En tant qu’entraineur, Jonathan Paredes a par ailleurs remporté le Championnat de France U18 Elite avec Rouen en 2009/2010.
Pour les Dragons de Rouen, la solution interne a également été privilégiée au moment de choisir le nouvel entraineur principal en remplacement du duo Ari Salo-Guy Fournier, qui a effectué l’intérim depuis Novembre 2014 et l’éviction de Rodolphe Garnier. A peine après avoir mis un terme à sa carrière de gardien, Fabrice Lhenry s’est vu proposer le poste. Ari Salo reprend son rôle de responsable de la formation et assistera l’ancien international dans sa tâche, tandis que Guy Fournier se consacre à nouveau exclusivement à ses fonctions de manager général.
L’ex-gardien possède un impressionnant palmarès de joueur avec six titres de Champion de France (un avec Brest, un avec Mulhouse et quatre avec Rouen) ainsi que deux Coupes de France, deux Coupes de la Ligue et une Continental Cup, toutes remportées avec Rouen.
Enfin, le dernier club de Magnus à avoir effectué un changement sur son banc pour la prochaine saison est Epinal. Le GamYo, finaliste malheureux l’an passé face à Gap (4-3), a engagé Stéphane Barin suite au départ de Philippe Bozon. Natif de Saint-Martin d’hères (38), l’ancien international français a exercé deux ans en tant qu’entraineur-joueur de 2003 à 2005 à Mont-Blanc (Division 1), avec notamment le titre de Champion à la clé durant sa deuxième année, avant d’endosser ce rôle à Villard de Lans en 2005/2006.
Il stoppe définitivement sa carrière de joueur pour se consacrer à sa fonction de Head Coach avec les Ours, club où il resta en poste jusqu’en 2011.
Revivez les temps forts du septième et dernier match entre les Ducs d’Angers et les Dragons de Rouen, lors de la finale de la Ligue Magnus.
La Finale de la Ligue Magnus 2012-2013 se déroule au meilleur des 7 matches, selon le programme suivant.
La finale de la Ligue Magnus 2012-2013 se disputera en sept matches.
C’était le choc de cette première partie de saison. Samedi, les Grenoblois recevaient les Ducs d’Angers pour une place au sommet du classement. Le début de la rencontre est à l’avantage des visiteurs, grâce à un but de Campbell (12e). Les Brûleurs de Loups ne se laissent pas intimider pour autant et reprennent l’avantage dans le deuxième tiers, par l’intermédiaire de Vaskivuo (23e) et McGrane (31e). La joie des locaux est de courte durée. Les Angevins profitent du dernier acte pour empocher les deux points de la victoire grâce à Belanger (55e) et Fortier (58e). Score final : Grenoble 2-3 Angers (0-1 ; 2-0 ; 0-2).
Spectateurs du match qui se jouait à Pôle Sud au même moment, les Diables Rouges ont fait le boulot face à Strasbourg, pour occuper seuls la deuxième place du classement. Peu inquiétés par l’Etoile Noire, les hommes de Luciano Basile ont rapidement pris le match à leur compte, notamment grâce aux doublés de Lafrance (2e et 58e) et Lamperier (6e et 43e). Score final : Briançon 5-1 Strasbourg (2-0 ; 1-0 ; 2-1).
Les Dauphins d’Epinal n’enchaînent pas. Vainqueurs de Grenoble la semaine passée, les joueurs de Santino Pellegrino ne sont pas parvenus à faire tomber Amiens au Coliseum. Il aura néanmoins fallu attendre la séance de tirs au but pour voir les Gothiques remporter la victoire grâce à Martin Gascon . Malgré cette nouvelle défaite, Epinal recolle à Grenoble au classement. Score final : Amiens 4-3 Epinal (1-1 ; 0-1 ; 2-1 ; 1-0).
Large vainqueur de Strasbourg (8-0) la semaine passée, Chamonix n’a pas réussi à confirmer sur la glace de Morzine-Avoriaz. Malgré un premier but inscrit dès la 28e seconde par Lauzon , les Chamois n’ont pas réussi à conserver leur avantage au score. Lust (49e) a d’abord permis aux Pingouins de recoller, avant que Weihager (66e) ne leur offre la victoire. Score final : Morzine-Avoriaz 2-1 Chamonix (0-1 ; 0-0 ; 1-0 ; 1-0).
Les moments forts - 1/4 de finale - Match V
Enfin, deux derniers trophées ont été décernés. Le trophée Calixte Pianfetti désignant le meilleur arbitre revient à Nicolas Barbez, une première pour lui qui succède à Bruno Colleoni.
« J’imagine qu’elle sera une Ligue reconnue pour ce qu’elle est. Dans toutes les villes ou il y a une équipe de hockey en Ligue Magnus on s’aperçoit que ça fonctionne. Les affluences sont au rendez-vous, il y a un suivi médiatique local conséquent. C’est un sport populaire le hockey ! Il y a de beaux projets d’Arena qui voient le jour (Angers, Dunkerque) qui s’ajoutent aux infrastructures actuelles. Pourquoi pas voir le hockey dans 10 ans au même niveau qu’il est pratiqué en Allemagne ?».
