L'Histoire de l'École Le Petit Prince et l'Association Petits Princes

Cet article explore l'histoire de deux entités distinctes mais partageant un nom commun et un esprit similaire : l'École Le Petit Prince et l'Association Petits Princes. La première, une initiative éducative novatrice, et la seconde, une organisation caritative dédiée à la réalisation des rêves d'enfants malades.

L'École Le Petit Prince: Un Projet Éducatif Innovant

L’école Le Petit Prince, fondée en 2007, a fonctionné jusqu’en 2014. Elle repose à l’origine sur une initiative de parents d’élèves qui adhèrent à un projet pédagogique laïque respectueux des droits de l’enfant et inscrit dans la réalité palestinienne. L’école a rejoint le réseau de la Mission laïque française et la Ligue internationale de l’enseignement en 2009.

Elle scolarise alors les enfants dans deux cultures, francophone et palestinienne, et dans trois langues, l’arabe, le français et l’anglais. Garçons et filles étant scolarisés ensemble. Cette école doit sa création à Jacques Neno, enseignant palestinien, dans le cadre de l'ONG «Les enfants, le jeu et l'éducation» (EJE).

Antoine de Saint-Exupéry, dont l'œuvre a inspiré le nom de l'école.

EJE est membre, depuis l’origine de «La voix de l’enfant», association fédérative dont Stéphane Hessel était le président d'honneur. L’école n’était alors qu’un jardin d’enfants, l’essentiel des activités de l’ONG, alors soutenue activement par le Consul général de France à Jérusalem étant consacré à des centres d’enfants dans les camps de réfugiés.

L’ONG comprenait l’école Le Petit Prince, une auberge de jeunesse, ouverte en 2011, qui contribuait au financement de l’école, un centre de commerce équitable de sacs et de sandales en cuir, destiné également à apporter des ressources pour l’école et quelques activités d’éducation non formelle. Jacques Neno a peu à peu concentré ses activités sur le fonctionnement et le financement de l’école Le Petit Prince.

L’école a ainsi bénéficié d’une tradition d’éducation populaire dont Jacques Neno est issu. Cette tradition transparaît dans le projet d’établissement: «Un enfant qui joue est un enfant qui revit». Le choix du nom de l’école dit le ton du projet : « On ne voit bien qu’avec le cœur » écrivait Saint Exupéry.

L’idée centrale est de donner à l’enfant toute sa place dans la construction de ses apprentissages et également dans les moments de jeux et de sport. Dans cette école, il y a des règles du vivre ensemble et les adultes les font respecter. Le plaisir des enfants de venir à l’école fait partie du projet. C’est un des objectifs premiers de l’école qui vient en réaction à la pédagogie traditionnelle pratiquée dans les écoles publiques palestiniennes.

Ces écoles pratiquent surtout une pédagogie de la répétition, du travail de la mémoire et de ce travail seulement. Les effectifs y sont importants (40 élèves par classe, parfois plus) et il n’y a que peu de place pour l’imagination créatrice. Ces écoles ne sont pas mixtes.

Les autorités palestiniennes demandaient que soit inscrite à l’emploi du temps une heure de religion musulmane. L’école « Le Petit Prince » refusait qu’elle soit obligatoire et seuls les enfants dont les parents le souhaitent suivent cet enseignement. Un coût d’inscription relativement faible avait été décidé pour permettre aux enfants de milieux modestes de pouvoir accéder à une scolarisation dans l’école. C’était une école laïque promotionnant la mixité de genre comme la mixité sociale.

Anne-Marie Houillon, vice-présidente déléguée de la Ligue de l’enseignement en charge de l’international, ancienne directrice adjointe de l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) de Bourgogne, et Michèle Sellier, ancienne recteure, inspectrice générale de l'Education nationale (IGEN) honoraire, membre du conseil d'administration de la MLF sont toutes deux membres de l’assemblée générale de la Mission laïque française (MLF) et de l’association «inspecteurs de l’éducation sans frontières» (IESF). Elles ont inspecté l’école Le Petit Prince du 5 au 16 juin 2014. Un résumé de leur rapport est disponible sur le présent site.

L'Association Petits Princes: Réaliser les Rêves d'Enfants Malades

Consciente de la force de l’imaginaire des enfants malades, Dominique Bayle, professeur de culture physique, cherche un moyen de leur venir en aide en réalisant leurs rêves. Avec sa belle-soeur, infirmière libérale, Dominique rencontre Frédéric d’Agay, petit neveu d’Antoine de Saint-Exupéry, qui soutient le projet en accordant gracieusement l’utilisation du nom "Petits Princes"... L’Association Petits Princes naît officiellement en novembre 1987.

L'Association Petits Princes réalise les rêves d'enfants malades.

Depuis sa création, l'Association a réalisé des milliers de rêves, apportant joie et espoir aux enfants malades et à leurs familles. Voici quelques moments clés de son histoire :

  • 1988: 1er rêve réalisé : Amandine, 10 ans, et Delphine, 16 ans, découvrent les coulisses de l’Opéra Garnier.
  • 1999: 1 000e rêve : 4 petits princes assistent à la Finale de la Coupe de la Ligue.
  • 2000: L'Association devient membre du Comité de la Charte, label de transparence financière.
  • 2003: 2 000e rêve : 8 petits princes participent à un spectacle au Cirque Phénix Junior.
  • 2007: 3 000e rêve : 5 enfants passionnés d’équitation présentent leurs talents de dresseurs de chevaux.
  • 2008: Dominique Bayle est nommée Femme de Cœur, récompensant son engagement caritatif.
  • 2010: Reconnue d’utilité publique par le décret du 2 juin.
  • 2011: Dominique Bayle reçoit l’insigne de Chevalier de la Légion d’Honneur.
  • 2012: 4 000e rêve : Concert privé de Justin Bieber pour trois petites princesses.
  • 2014: 5 000e rêve : 2 petites princesses passionnées de cinéma invitées au Festival de Cannes.
  • 2015: Le nouveau logo de l’Association voit le jour, symbolisant l’enfant héros vainqueur de sa maladie.
  • 2016: 6 000e rêve : Une cinquantaine d'enfants partent à la recherche du Père Noël à bord d'un A330.
  • 2017: 30 ans de l'Association Petits Princes : Une soirée sous la coupole du Cirque Phénix.
  • 2018: 7 000e rêve : Un concert animé par NRJ permet à 8 enfants de chanter devant 1 500 personnes.
  • 2019: Nouveau spot publicitaire réalisé bénévolement par Mélanie Laurent.
  • 2021: 8 000e rêve : Trois princesses fans de musique assistent aux NRJ Music Awards à Cannes.
  • 2022: 35 ans de rêves : Une année ponctuée de nombreuses actions pour célébrer l'anniversaire de l'Association.
  • 2023: 9000e rêve : Membre officiel de la Coupe du Monde de Rugby 2023, l'Association réalise son 9000e rêve.
  • 2024: Jeux Olympiques de Paris 2024 : 16 petits princes et princesses ont porté la Flamme Olympique.

La Ligue des Petits Princes: Un Tournoi de Football pour les Jeunes

La Ligue des Petits Princes est un événement sportif axé sur le football, qui rassemble de jeunes joueurs de différentes catégories d'âge. En mai, de nombreux bénévoles et l’ensemble du club de football frontignanais se sont mobilisés pour cette cinquième édition qui a réuni plus de 1 500 participants, tous âges confondus.

Les terrains de la ville, Lucien-Jean et l’Olympique lapeyradois, mais aussi l’AS Mirevalaise, ont vu se disputer pas moins de 500 matches. Une nouveauté a marqué le premier jour de la compétition cette année : la création d’un tournoi pour les vétérans permettant aux plus anciens licenciés de renouer avec l’adrénaline et les souvenirs du ballon rond sur le terrain.

Sous l’œil attentif des arbitres de la Fédération française de football, les tournois U6, U7, U8 et une partie des U9 se sont déroulés le 8 mai puis ce fut au tour de la seconde partie des U9 et des catégories U9, U10, U11, U12, U13, U14 et U14 féminine de se rencontrer entre le 9 et le 11 mai.

Le 11 mai, une soirée festive a fait suite à la traditionnelle cérémonie de clôture sous chapiteau instaurée par l’équipe des « Gentils Organisateurs ». La 5e édition de la Ligue des Petits Princes aura lieu du mercredi 8 au dimanche 12 mai. Pour cette année, ce rassemblement va encore grandir. À ce jour, ce sont 150 équipes de clubs différents qui vont évoluer dans les catégories des U6 aux U15 masculin et féminin. Les vétérans seront aussi de la fête. Mercredi 8 mai au soir, les plus anciens des licenciés auront aussi droit à leur tournoi, 10 à 12 équipes sont attendues.

Inscription, acheminement, hébergement, alimentation, sécurité, animation, les postes à prévoir ne manquent pas. L’Asfac bénéficiera, une fois de plus, de son armée de bénévoles dont la majorité œuvre depuis la première édition. Des passionnés sans qui un tel événement ne pourrait se faire.

Durant cinq jours dont trois consacrés uniquement à la compétition, les délégations vont profiter des installations, du programme des festivités prévu par l’organisation et ne manqueront pas de visiter la ville et ses alentours, sans oublier la plage et les activités dans les campings. Le club de Mireval prête ses installations. C’est à Palavas-les-Flots que le gros des troupes aura ses quartiers. Il est difficile de loger à proximité les 2 500 personnes attendues venant de toute la France. L’ampleur de la manifestation est telle que l’AS Mirevalaise, comme l’Olympique lapeyradois l’an dernier, devient partenaire en mettant son stade à disposition pour la compétition.

"Les Petits Princes": Un Film sur les Ambitions et les Sacrifices dans le Football

Le film "Les Petits Princes" réalisé par Vianney Lebasque raconte l'itinéraire de Jean-Baptiste, un jeune prodige du football qui intègre un centre de formation tout en cachant une anomalie cardiaque.

Les Petits Princes - Making of

Le film explore les thèmes de la compétition, de l'esprit d'équipe et des sacrifices nécessaires pour atteindre ses rêves.

Jean-Baptiste, interprété par Paul Bartel, cache son secret et parvient à s'imposer comme une étoile montante du football. Un de ses entraîneurs, Réza, joué par Réda Kateb, le prévient : "Pour réaliser ton rêve, il faut pouvoir tout sacrifier".

Affiche du film "Les Petits Princes".

Le film permet ainsi de pénétrer dans cet univers méconnu du public, traversé par des rivalités, l'esprit de compétition et une quête de l'estime de soi. En restituant au plus près la beauté du geste, Vianney Lebasque réussit à filmer le football sans fioritures ni doublages. Aucun des acteurs n'est footballeur et tous ont dû suivre un entraînement spécifique pour répéter certains gestes techniques souvent compliqués à réaliser.

La caméra placée à hauteur de joueur, souvent juste derrière, donne au spectateur l'impression d'incarner le douzième homme et de vivre au plus près de ces jeunes. La Fédération française de football (FFF) a apporté son soutien au long-métrage, "esthétiquement et techniquement très réussi".

Le film utilise des techniques visuelles pour traduire les émotions et les sensations du personnage principal. La caméra portée, instable, donne la sensation d’un équilibre fragile. Lors de la fête, le réalisateur nous fait rentrer dans la tête de son personnage en traduisant ses sensations à l’image : le montage, déconstruit, utilise des « jump cuts », c’est-à-dire qu’on a une impression de « saute » entre les images, et la caméra tangue autour de JB pour traduire sa désorientation.

« Les petits princes » est l’histoire d’un jeune homme qui prend conscience de sa propre mortalité et qui choisit de la braver malgré tout. Au début du film, JB brûle le papier qui atteste de sa malformation du cœur. Les flammes montent de l’évier et brûlent devant le reflet du jeune homme dans le miroir. Par cet acte, JB accepte le risque de se consumer, d’aller jusqu’au bout de sa démarche mortelle. Se construit alors un « équilibre du risque », fait de probabilités.

Le film met en avant l'importance du collectif et de l'esprit d'équipe. Le football est un sport qui casse les frontières sociales : JB vient de la campagne agricole, d’autres viennent de quartiers défavorisés, Elmalah et Nimo sont d’origine togolaise, le brassage ethnique et culturel est fort. Cette équipe junior diverse et issue de l’immigration, fédérée par le sport, dresse un portrait de la France d’aujourd’hui.

Malgré les rivalités, les différences sociales et culturelles, l’équipe de football doit fonctionner comme un seul homme. A la fin du film, lorsque JB est acclamé dans le stade, ses anciens coéquipiers sont là pour le soutenir.

Les petits princes du film de Vianney Lebasque sont des adolescents, ils ont un pied dans l’enfance et l’autre dans l’âge adulte. Le centre de formation fonctionne comme un internat, les garçons vivent ensemble, en autarcie, dans un monde sans fille. Il faut donc s'échapper du centre de temps en temps, à la faveur de fêtes adolescentes, pour vivre sa jeunesse.

Le film explore également les relations entre parents et enfants, souvent fragiles et marquées par des non-dits. Reza deviendra une seconde figure du père pour JB. Le coach assistant a perdu la garde de sa fille, JB prend alors la place d'un fils. Une relation filiale s'instaure : en formant JB au football, Reza lui transmet également des valeurs. Reza accompagne JB dans son passage à l'âge adulte, il est un repère dans son parcours initiatique.

Un match de football est déterminé par des instants décisifs : passes, placements, dribbles ; le bon geste technique au bon moment peut faire la différence et donner la victoire. Ce geste est mis en valeur par les nombreux ralentis, qui permettent une meilleure lisibilité de l’action, qui subliment la technique des joueurs, leur chorégraphie collective.

En conclusion, "Les Petits Princes" est un film poignant qui explore les thèmes de l'ambition, du sacrifice et de l'importance de l'esprit d'équipe dans le monde du football.

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