Ligue des Champions 1994-1995 : Résultats et Analyse

La Ligue des champions, dont l’entraîneur de Manchester United Alex Ferguson a estimé récemment qu’elle était plus intéressante que la Coupe du monde, est devenue au cours de la dernière décennie une extraordinaire entreprise commerciale, générant des revenus qui ont connu une croissance à la mesure de celle des droits de télévision.

Retour sur le quart de finale de la Ligue des champions 1994-95 entre le Paris-SG et le FC Barcelone, qui reste un des souvenirs européens les plus marquants du club de la capitale.

Le contexte des quarts de finale

Le PSG a remporté son groupe devant le Bayern, ce fut moins évident pour le Barça qualifié à la deuxième place avec six points, derrière l'IFK Göteborg et avec le même total que Manchester United, troisième et donc recalé. Quand les deux équipes se retrouvent au Camp Nou, c'est pour le premier quart de finale de C1 de l'histoire du PSG.

Quart de finale aller, 1er mars 1995 : Barça 1 - 1 PSG

Un poids peut-être un peu trop lourd pour le gardien Bernard Lama, qui dévie le ballon dans son propre but sur un centre dès le début de la seconde période (1-0, 48e). George Weah égalise quasiment aussi sec (1-1, 54e) et les espoirs de qualification restent ainsi intacts face à l'armada de Pep Guardiola, Ronald Koeman ou encore Hristo Stoichkov, entraînée par Johan Cruyff.

Quart de finale retour, 15 mars 1995 : PSG 2 - 1 Barça

Alain Roche fait les frais d'une volonté plus offensive de la part de Luis Fernandez, qui enlève un élément en défense pour titulariser Rai aux avant-postes. Pour le reste, les dix mêmes joueurs sont reconduits au coup d'envoi : Bernard Lama - José Cobos, Antoine Kombouaré, Patrick Colleter - Daniel Bravo, Paul Le Guen, Vincent Guérin, Valdo - George Weah, David Ginola et donc Rai. Le héros se nommera Vincent Guérin.

Les Catalans, comme à l'aller, ouvrent la marque en début de seconde période, cette fois par Bakero (50e). Il faut attendre la 73e minute pour que Rai délivre un Parc en fusion, égalisant à 1-1 pour ramener les deux formations à égalité parfaite. Comme face au Real Madrid deux ans plus tôt lors du mythique quart de finale de Coupe de l'UEFA, hors de question d'attendre la prolongation : à la 83e, Vincent Guérin n'est pas attaqué et décoche ainsi une frappe aussi rasante que parfaite à l'entrée de la surface.

Vingt-cinq ans après, le Paris Saint-Germain va rejouer une demi-finale de Ligue des champions, ce mardi (21 h), contre Leipzig. Les 5 et 19 avril 1995, le Paris Saint-Germain a rendez-vous avec l’histoire. Le club parisien figure pour la première fois dans le dernier carré de la Ligue des champions et est opposé au grand Milan AC, tenant du titre de la compétition, en demi-finale. Vincent Guérin sera titulaire dans l’entrejeu du PSG lors des matches aller et retour.

Vincent, vous venez de battre le Barça de Cruyff (1-1, 1-2), finaliste de la dernière édition, en quart de finale et se présente désormais le tenant du titre : le grand Milan d’Arrigo Sacchi. Avec confiance parce que, même si Milan était un grand d’Europe, c’était la troisième année où on était en demi-finale d’une compétition européenne.

On avait éliminé Barcelone, qui avait gagné la compétition deux ans auparavant. Ça faisait beaucoup d’éléments positifs. On abordait ce match avec ambition, tout en sachant que le morceau allait être compliqué à avaler.

Le but de Boban nous a fait très mal. On avait fait une très bonne rencontre et on aurait mérité largement mieux que ça. On était au niveau et ça s’est joué sur des faits de jeu. Là, c’était un peu moins flagrant mais il y avait quand même faute sur Ginola. On était rentré la queue entre les jambes.

Avec le temps qui a passé, on s’est rendu compte de ces choses-là. Le poids de ces grands clubs était énorme par rapport au Paris Saint-Germain qui était le jeunot, avec peu d’expérience.

Sur la dernière action, on commet une erreur. Il y a un corner pour nous et c’est sur la contre-attaque qu’on prend ce but. Luis Fernandez m’avait demandé de monter alors que je voulais rester derrière. Je suis monté et voilà… À ce niveau, ça se joue sur des petits détails. On était trop néophytes, cette action le montre. On a voulu être trop gourmand en essayant d’arracher la décision dans les derniers instants.

Oui ça nous a permis de franchir un cap et d’être reconnu sur le plan européen. Quelles que soient les compétitions, quand on joue trois demi-finales d’affilée, ça veut dire quelque chose.

Ils ont été au bout du bout contre Bergame alors qu’ils auraient peut-être lâché l’affaire auparavant. Ils ont fait des progrès d’un point de vue mental et ça peut leur servir en demie et en finale. De notre côté, on était peut-être plus mature de ce côté-là.

Neymar a été très fort dans le jeu en quart, mais il a péché sur les gestes décisifs dans une ampleur surprenante.

Marseille et Paris ont joué deux finales, nous ont fait aussi trois demies, Bordeaux joue une finale contre le Bayern en 1996, Monaco aussi en 1992 contre Brême, Nantes est en demi-finale de C1 contre la Juve en 1997… Et pour couronner le tout, il y a eu 1998 et 2000.

CHAMPIONS LEAGUE (1995) 🏆 El AJAX de Van Gaal 🇳🇱 Historia de la Champions

Le triomphe de l'Ajax Amsterdam

"L'Ajax n'est pas seulement l'équipe des années 90, elle se rapproche d'un football utopique." Les mots sont signés Jorge Valdano, entraîneur du Real Madrid et témoin de la consécration de la Class 95 de l'Ajax Amsterdam. Une bande de gamins qui a renversé les aristocrates du football pour s'installer sur le toit de l'Europe, au terme d'une chorégraphie parfaitement orchestrée.

Dans les faits, cet Ajax était simplement en avance sur son temps, tout comme son entraîneur. Quand Louis van Gaal a remplacé Leo Beenhakker en septembre 1991, il a pourtant très vite été confronté à la défiance des fans et du journal néerlandais De Telegraaf, qui l'a qualifié d'homme arrogant tout en lançant une campagne pour le retour de l'icône Johan Cruyff.

Van Gaal, alors âgé de 41 ans, avait peu d'expérience en tant qu'entraîneur, à l'exception de son rôle d'adjoint de Beenhakker pendant trois saisons. Mais sa vision du club était claire. Tout comme sa philosophie, basée sur une version turbocompressée du football total mis au point par le légendaire coach de l'Ajax, Rinus Michels. Un style de jeu qui exigeait une qualité technique supérieure, une grande intelligence tactique et une plénitude physique. Seuls les joueurs les plus talentueux et altruistes pouvaient s'épanouir dans le système de van Gaal.

L'entraîneur néerlandais a donc mis en avant le centre de formation et a commencé à formater des joueurs qui lui conviendraient parfaitement.

L'équipe de l'Ajax Amsterdam avant la demi-finale de Ligue des champions 1995 contre le Bayern, à Munich

Un entraînement révolutionnaire

En posant ses valises sur le banc, l'une des premières mesures de van Gaal est également de développer de nouvelles méthodes d'entraînement. C'est dans cette optique qu'il fait venir à Amsterdam plusieurs experts issus de différents sports, persuadé qu'ils peuvent transposer toutes leurs connaissances au monde du football. Le physiologiste Jos Geysel (hockey sur glace) et Laszlo Jambor (basket) débarquent dans le staff. Mais c'est un troisième spécialiste qui va contribuer au développement des méthodes les plus innovantes de cet ambitieux projet.

Il y a 26 ans, René Wormhoudt était recruté par van Gaal pour améliorer la force de chaque joueur de l'Ajax. Son travail avec l'équipe de football américain des Amsterdam Admirals avait convaincu le coach néerlandais de faire appel à lui.

"Quand je travaillais pour les Amsterdam Admirals, j'avais remarqué qu'on retrouvait beaucoup plus d'athlètes dans le football américain quand dans le foot classique, explique Wormhoudt à FourFourTwo. En rejoignant l'Ajax, j'ai senti que nous pouvions obtenir un avantage physique en entraînant les joueurs de manière plus spécifique. J'ai donc inventé ce que l'on appelle l'aérobic du football. Et nous l'avons appliqué pendant quatre ans pour améliorer la vitesse, l'agilité et la souplesse."

En avance sur leur temps

Afin de mesurer l'efficacité de chaque séance, les joueurs sont équipés de moniteurs de fréquence cardiaque et leur masse graisseuse est régulièrement contrôlée. Ce sont clairement les premiers pas de l'Ajax dans la science du sport. Une approche qui contraste avec les méthodes de l'époque, quand l'endurance était considérée comme la qualité physique primordiale pour briller au plus haut niveau.

"Le football est un sport d'équipe et les joueurs sont dépendants les uns des autres, explique van Gaal au début des années 90 quand on lui demande de parler de sa vision du football. Si certains joueurs ne s'acquittent pas correctement de leurs tâches sur le terrain, leurs coéquipiers en souffriront. Cela signifie que chaque joueur doit accomplir ses tâches au mieux de ses capacités, ce qui nécessite de la discipline."

"On s'entraînait à faire des passes, encore et encore, nous confirme Ronald de Boer. On s'affrontait aussi souvent à six contre trois, avec obligation pour l'équipe de six joueurs de ne faire qu'une ou deux touches de balle. Au bout d'un moment, il y avait un tel niveau sur le terrain que quand de nouveaux joueurs arrivaient, ils nous regarderaient avec la bouche ouverte."

Ronald de Boer et Paolo Maldini lors de Ajax - Milan AC en finale de la Ligue des champions 1995

Jan Wouters, chouchou des supporters de l'Ajax, est ainsi vendu au Bayern Munich pendant la trêve hivernale. Le talent de Bryan Roy, ailier gauche formé au club, ne pèse pas non plus bien lourd aux yeux de van Gaal. "Je ne crois plus en lui, lance même un coach néerlandais lassé par le manque d'intelligence tactique. J'ai tout essayé avec lui, même l'entraînement individuel. Cela ne le dérangeait pas de courir pour l'équipe mais il ne pouvait pas penser pour l'équipe. Il était impossible de l'améliorer."

A la fin de la première saison de l'ère van Gaal (1991-92), l'Ajax est certes devancé de trois points par le PSV Eindhoven en Eredivisie mais remporte la Coupe UEFA face au Torino. Mais la victoire a un prix et les richissimes clubs italiens mettront ensuite la main sur plusieurs éléments. Dennis Bergkamp et Wim Jonk s'engageront ainsi avec l'Inter Milan. John van 't Schip et Marciano Vink rejoindront eux le Genoa alors que Michel Kreek filera à Padoue.

Le succès du fait-maison

Voilà donc Van Gaal forcé de repartir de zéro ou presque. Mais la déception est vite devenue une bénédiction, le coach néerlandais misant alors sur une génération qu'il estimait encore plus forte que la précédente. Sur les cendres d'un groupe doué est née une équipe exceptionnelle, qui a illuminé l'Europe pendant les trois saisons suivantes. Les nouveaux prodiges de l'Ajax viennent de passer trois ans ensemble au centre de formation. De quoi tisser un lien unique.

Il y a bien sûr les frères De Boer, le noyau central du groupe. Mais également Patrick Kluivert et Edgar Davids, amis d'enfance qui ont grandi ensemble dans les rues d'Amsterdam. Ou encore le jeune Clarence Seedorf, autre pur talent du centre de formation. Tout ce petit monde bénéficie du retour de la légende Frank Rijkaard, rentré au pays après cinq saisons brillantes au Milan AC et qui endosse un rôle primordial dans un vestiaire jeune et en quête de figures paternelles

La saison 1992-93 sera malgré tout une année de transition et d'apprentissage. L'Ajax ne prend que la troisième place du championnat et est éliminé en quarts de finale de la Coupe de l'UEFA par Auxerre. Mais l'équipe remporte la Coupe KNVB en terrassant Heerenveen en finale (6-2) et l'année suivante, elle décroche son premier titre de champion en trois ans.

Mais c'est en 1994-95 que le travail de van Gaal se concrétise avec les recrutements judicieux de Nwankwo Kanu et Finidi George, qui s'avèrent être les dernières pièces de son puzzle.

L'Ajax devient injouable en championnat, conservant son titre au terme d'une saison de tous les records : 27 victoires, sept nuls, aucune défaite, 106 buts inscrits pour une moyenne de 3,12 par match... Sur la scène européenne, il devient vite évident que cette équipe va renverser l'ordre établi. En phase de poules, le grand Milan est battu à deux reprises. "C'est très embarrassant quand j'y repense, explique Ronald de Boer à FourFourTwo. Ruud Gullit nous avait autorisé l'accès au vestiaire après le match à Amsterdam. Nous étions comme des petits enfants en rencontrant les joueurs milanais."

Esprit d'équipe

Si cette scène peut faire sourire, elle marque le déclic pour Frank de Boer et ses coéquipiers. "Il s'est passé quelque chose au début de cette saison, explique-t-il à FFT. Il y avait une incroyable alchimie entre les jeunes et les joueurs plus expérimentés. Tout le monde se sentait bien dans cette équipe. Il y avait un noyau solide d'une douzaine de joueurs titulaires mais également trois ou quatre remplaçants qui ont accepté leur statut. Quand nous avons battu Milan à San Siro, on a tous réalisé que nous n'avions à craindre personne."

Faciles vainqueurs de leur groupe, les joueurs de l'Ajax ne font pas de détail en quart face à l'Hajduk Split (0-0, 3-0), ni en demi-finale contre le Bayern Munich (0-0, 5-2). Un parcours sans accroc jusqu'en finale pour un troisième acte programmé face au Milan AC de Fabio Capello, qui avait conçu un plan astucieux pour contrer ses adversaires.

Mais c'est surtout la rentrée de Kanu, huit minutes après la reprise et à la place de Seedorf, qui va modifier la tournure de cette finale. Franco Baresi et la défense de Milan sont alors acculés autour de leur surface et devant cette domination croissante, van Gaal sort Litmanen après 70 minutes et lance le jeune Kluivert. Probablement la meilleure décision de sa carrière...

Un quart d'heure plus tard, et après un enchaînement de passes, Rijkaard hérite du ballon devant la surface de réparation milanaise. Sa passe trouve Kluivert, qui efface Baresi et devance la sortie de Sebastiano Rossi pour inscrire le seul but du match. L'Ajax remporte sa première C1 depuis 1973.

Patrick Kluivert lors de la séance de tirs au but perdue par l'Ajax contre la Juventus en finale de la Ligue des champions 1996

La Juventus prive l'Ajax de doublé

Un sacre étonnant, qui a modifié le statut de la plupart des joueurs de l'Ajax. Dans les jours qui ont suivi, van Gaal a eu du mal à apprécier ce succès. Un sentiment de déjà vu minait l'entraîneur alors que les plus grands clubs d'Europe ont commencé à faire les yeux doux à ses meilleurs joueurs. Litmanen était particulièrement convoité. Mais le Finlandais a décidé de rester et à l'exception de Seedorf (qui a choisi de signer pour la Sampdoria), toute l'équipe a suivi son exemple, convaincue de pouvoir dominer l'Europe pendant plusieurs années.

Et elle aurait dû le faire. Mais la belle harmonie a été ébranlée par plusieurs affaires extra-sportives. Son image en a souffert alors qu'il plongeait dans la dépression, miné par la culpabilité. Finidi George a lui aussi dû faire face à des problèmes personnels après la mort de son frère, abattu au Nigeria. L'Ajax a malgré tout ajouté la Supercoupe d'Europe à sa collection croissante de trophées, ainsi que la Coupe Intercontinentale en fin d'année.

L'Ajax conserver également son titre de champion des Pays-Bas et brille encore une fois en C1. Une campagne européenne marquée par les applaudissements des supporters du Real alors que les joueurs de van Gaal venaient de s'imposer 2-0 sur la pelouse de Bernabeu. Une qualification facile en poule suivie de deux victoires face au Borussia Dortmund et le Panathinaïkos. Et voilà l'Ajax en finale de la Ligue des Champions pour la deuxième saison consécutive.

Malheureusement, l'équipe néerlandaise a rendu l'une des plus pâles copies de ses deux dernières campagnes continentales et s'est incliné aux tirs au but face à la Juventus.

C'était la fin d'une belle histoire. L'arrêt Bosman, adopté en 1995 et facilitant le départ des joueurs à la fin de leur contrat, a fait exploser l'Ajax. Davids et Reiziger ont rejoint le Milan gratuitement alors que George et Kanu ont été vendus respectivement au Betis et à l'Inter. L'été suivant, Kluivert a signé au Milan AC sans compensation financière, ponctuant ainsi une saison 1996-97 épouvantable pour une équipe de l'Ajax seulement quatrième de l'Eredivisie et privée de trophée.

Les jours de gloire n'étaient plus qu'un souvenir et van Gaal, découragé, a baissé le rideau sur une ère glorieuse quand il a annoncé sa décision de devenir entraîneur du Barça. La classe de 95 avait été consignée dans les livres d'histoire. Partie aux quatre coins de l'Europe.

Répartition des richesses en Ligue des Champions

Qui gagne à la répartition de ces richesses, ensuite? Ces sommes sont distribuées entre les clubs selon trois grands critères: une part fixe, une part « sportive » indexée au parcours dans la compétition et une part baptisée Market Pool, calculée en fonction du montant des droits de télévision payés par chaque pays… Ce qui en fait un levier puissant pour diriger les ressources là où elles sont déjà les plus concentrées.

Les gains des clubs anglais représentent plus du double de ceux des clubs français. Mais le fossé se trouve surtout entre le top 5 et les suivants. Le Big Four n’est pas une vue de l’esprit. Seuls quatre clubs anglais ont participé à la compétition en sept ans. La Liga détient le record du nombre de participants (10) tout en ayant qualifié le duo Real-Barça 13 fois sur 14. Valence émarge à trois participations, les sept autres formations espagnoles en comptent une à deux.

L’Angleterre réalise un triplé sur le podium, pour deux titres remportés par Manchester et Liverpool - les Reds étant seulement huitièmes. Un seul titre a échappé aux membres du top 10 au cours des sept dernières saisons: celui du premier exercice, 2003/2004, qui est revenu au FC Porto de José Mourinho.

Le FC Barcelone ne pointe qu’en sixième position, en dépit des deux titres remportés. L’Olympique lyonnais devance Barcelone, le Bayern, Liverpool, l’AC Milan et le Real… Il s’est assuré 100 millions d’euros de plus que son dauphin national, Bordeaux.

La Ligue des champions crée ainsi, aussi bien au travers de sa formule de compétition que de son système de répartition des gains, un cercle vertueux au profit des clubs les plus riches: ils sont assurés de récupérer une part des recettes qui leur garantit une position très dominante à la fois économiquement et sportivement - avec la capacité de truster le marché des meilleurs joueurs. On comprend aussi à quel point la qualification quasi systématique pour la C1 est une condition sine qua non pour se maintenir dans ce gotha.

[1] Porto: 7. Olympiakos, Dynamo Kiev, PSV: 6. Celtic: 5.


Club Participations
Porto 7
Olympiakos 6
Dynamo Kiev 6
PSV 6
Celtic 5

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