Le Basket Club Liévinois (BCL) est en pleine ascension et a de sérieuses ambitions pour la Nationale 2. Mohamed Hachi, l'ailier du BCL, affiche un large sourire, vivant une saison de rêve au sein de la "famille" du BCL. Avec un impressionnant bilan de 16 victoires sur 17 matchs, le club peut s'appuyer sur une équipe senior composée à 80 % de joueurs issus des sections sportives basket du collège Descartes-Montaigne et/ou du lycée Henri Darras.
L'histoire de Liévin est celle d'une ville marquée par les épreuves, mais qui a su renaître de ses cendres. Longtemps ville minière, détruite et reconstruite à deux reprises, elle incarne un esprit de résistance et une vitalité qui lui ont permis de transformer ses drames en opportunités.
La légende raconte qu'au Ier siècle avant Jésus-Christ, Liévin s'appelait Levesano, signifiant "l'eau qui guérit, l'eau qui purifie", en référence à la rivière Souchez qui traverse la ville. Les premiers habitants s'installèrent sur les flancs de la colline de Riaumont, et plusieurs civilisations s'y sont succédé.

Mairie de Liévin
Des racines historiques profondes
Avant la guerre de 1914-1918, les ruines de trois châteaux témoignaient encore de la vie des seigneurs au Moyen Âge. Le plus important, celui des Rollencourt, construit au XIème siècle, a connu d'illustres propriétaires. Pendant plusieurs siècles, Liévin-en-Artois était un bourg rural. La rue principale, "la Grande rue", correspondait à l'actuelle rue du Quatre-Septembre, épousant le cours sinueux de la Souchez.
L'église Saint-Martin, démolie pendant la guerre de 1914-1918, a été reconstruite en 1927 à son emplacement d'origine, avec une particularité : l'axe initial a été inversé. Entre le XIIème et le XVIème siècle, le comté d'Artois a appartenu successivement aux ducs de Bourgogne et aux Habsbourg d'Espagne avant d'être annexé à la France après la guerre de Trente Ans.
L'ère du charbon : Transformation et rivalités
En 1841, l'ingénieur Louis-Georges Mulot découvre du charbon lors d'un forage à Oignies. La Compagnie des mines de Lens se constitue en 1853, marquant la naissance des puits "1, 2 et 4". L'exploitation minière commence à Liévin en 1858, entraînant des transformations démographiques, urbanistiques et sociales.
La population passe de 1 400 habitants vers 1850 à 26 000 en 1914. Les compagnies construisent des cités minières autour des fosses pour loger les ouvriers. Cependant, des antagonismes existent entre les compagnies de Liévin et de Lens, notamment dans le domaine religieux. La Compagnie de Lens, riche et catholique, construit la cité Saint-Amé avec une église, un presbytère, des écoles catholiques, un kiosque à musique et une salle des fêtes.
En réponse, la Société Houillère de Liévin affirme sa puissance en construisant un siège imposant sur la colline de Riaumont et un temple destiné aux cadres de la société. Avec le développement de la mine, la rue Jean-Baptiste Defernez devient l'artère principale de la ville. La cité du Trois sous Ch’Bos est construite par la compagnie de Liévin.
En 1889, l'abbé Canesson demande la construction d'une église, financée par la Compagnie des mines de Liévin et dénommée Notre-Dame-de-Grâce. Sitôt construite, elle est d’emblée très fréquentée par la communauté polonaise. Quant à la chapelle du bois de Riaumont, disparue dans un incendie en 1903, il faudra attendre mai 2010 pour qu’elle soit reconstruite.
Liévin dans la Grande Guerre : Destruction et reconstruction
Située à la frontière nord de la France, Liévin est particulièrement touchée par les combats de la Grande Guerre. La ville est entièrement détruite par le canon, et son courage lui vaut la Croix de Guerre 1914-1918. Dominant Liévin, la crête de Vimy était un lieu stratégique. En 1917, les troupes canadiennes reprennent la crête.
Après la guerre, la ville de Liévin est reconstruite. Sur les hauteurs de Riaumont, les Grands Bureaux, siège de la Compagnie des mines de Liévin, impressionnent par leur taille et leur architecture. Les cités sont reconstruites à l’identique. La structure de l’habitat se modifie progressivement pour des raisons techniques, avec l'apparition des "cités jardins".
Chaque cité fonctionne en autarcie, rassemblée autour d’un même puits. La société Houillère impose une discipline de fer, avec un garde des mines présent à tout instant. L’histoire de ces cités a été marquée par les différents flux d’immigration, notamment de Polonais, d'Italiens, de Belges, de Marocains, d'Algériens et de Tunisiens.
Parmi les immigrés, les Polonais furent parmi les premiers et les plus nombreux. Calonne est devenue une ville au sein de la ville, surnommée Calonne-la-Rouge ou le "Petit Moscou".
La catastrophe de Liévin, le pire coup de grisou de l'histoire minière du Pas-de-Calais
Le BC Liévinois : Un avenir prometteur
Le BC Liévinois, après avoir terminé troisième des finales de Nationale 3, accède à la Nationale 2. Le club a présenté ses trois premières recrues : Randy Kisema, Antonin Moynet et Nicholas Bohling, des joueurs issus de la région ou ayant une attache avec elle. L'entraîneur Ludovic Marie souligne la qualité et l'envie de rebondir de ces joueurs.
Le Basket club liévinois (BCL) cartonne et a pris une sérieuse option sur la Nationale 2. « Ici, c’est la maison ! ». L’ailier du Basket club liévinois vit une saison de rêve, avec la « famille » du BCL.
En 1957, est créé à Liévin un cours complémentaire. Le 15 Mars 1959, débute la construction d’un Lycée mixte, ouvert solennellement le 15 septembre. En 1961 est créé le Lycée Technique Industriel Commercial. A la rentrée 1979, les deux établissements ont pris le nom de Lycée Henri Darras.
Ce sont des joueurs issus de la région ou ayant une attache avec elle. « On ne fait pas de folies. Ludo (l’entraîneur Ludovic Marie, ndlr) connaît ces joueurs. Ils ont de la qualité et des envies de rebondir. ».
| Saison | Niveau | Résultat |
|---|---|---|
| Actuelle | Nationale 3 | 3ème (Finales) |
| Prochaine | Nationale 2 | Accès |