Le soccer à Montréal est un sport en pleine expansion, avec une histoire riche et des supporters passionnés. Cet article explore l'évolution du soccer à Montréal, en mettant en lumière les défis rencontrés par l'Impact Montréal et l'émergence des Roses de Montréal dans la Super Ligue du Nord.

L'Impact Montréal: Entre identité et engagement des supporters
A travers cet article, vous pourrez en apprendre plus sur la stratégie mise en place par l’Impact Montréal ces dernières années. Ils cherchent notamment à s’ancrer de plus en plus dans la communauté locale. A cette occasion, nous recevons deux membres de l’Impact de Montréal, Evelyne Rheault et Florence Martin en charge du marketing au club.
Il y a quelques décennies seulement, le baseball et le hockey étaient prédominants dans la tête des Montréalais. Tout le monde jouait au hockey, c’est le sport que l’on regardait à la télévision, et le baseball l’été.
« On voit qu’il y a un intérêt grandissant pour le soccer de par son accessibilité. Il y a aujourd’hui une opportunité de marché qui est en train de s’ouvrir. On essaie notamment de rajeunir un peu notre cible. On voit qu’il y a un intérêt grandissant pour le soccer étant donné son accessibilité. C’est un sport facile à pratiquer, tout le monde y joue dans la rue. C’est d’ailleurs le sport le plus pratiqué parmi les fédérations sportives au Québec.
Ils viennent tout d’abord pour avoir du plaisir. Beaucoup de gens viennent pour profiter d’une sortie agréable le week-end. Notre stade est découvert et une grande partie de nos matchs se joue l’été. Ils aiment donc cet aspect extérieur avec une belle vue depuis les gradins. Venir voir l’Impact au Stade Saputo est une sortie très appréciée, notamment par les familles. Ce qui ressort également est l’ambiance qu’il y a au stade.
On a deux groupes de supporters qui chantent et qui s’impliquent plus que les autres : les 1642 MTL et les Ultras Montréal. Ils sont présents pour supporter l’équipe, quels que soient le résultat et les conditions météorologiques. Comparativement au football canadien ou au hockey, ceux qui ne sont pas habitués à venir voir un match de soccer vont être impressionnés par l’ambiance proposée dans le stade. Il n’y a pas forcément de groupes de supporters dans les autres sports à Montréal.
Pour connaitre les attentes des spectateurs, nous réalisons d’ailleurs un sondage marketing en fin d’année auprès de tous les gens qui se sont déplacés au stade durant la saison.
En effet, il y a un certain rituel qui se développe petit à petit et qui permet de rapprocher les joueurs des supporters. Les années précédentes, nous avions un rituel très simple avec l’autobus des joueurs qui arrivait devant le stade avec quelques supporters qui les accueillaient derrière les barrières. Depuis l’année dernière, on voulait un rendez-vous pour nos supporters, afin que les gens se regroupent pour accueillir nos joueurs.
Les joueurs arrivent en bus, puis longent la tribune jusqu’au tunnel. A ce moment-là, tout le public peut être en ligne dans les tribunes, voir les joueurs de très près et prendre des photos, sans les perturber. On voulait également avoir la cloche, le symbole du club, près du tunnel pour que les joueurs la touchent en arrivant. Cela permet de renforcer symboliquement ce lien avec la ville et les fans.
Il faut savoir que la ligue tient une ligne directrice pour l’ensemble des matchs organisés. Cela va engendrer des rituels sur le terrain que nous pourrons retrouver dans d’autres stades de MLS. On retrouve une haie d’honneur, des porte-drapeaux ou encore des bannières géantes. Un autre élément qui nous permet de créer un lien avec nos supporters concerne l’annonce du onze partant.
On invite à chaque match une personnalité de la ville bien connue du public pour prendre le micro et annoncer la composition aux spectateurs. Cela permet de s’ancrer localement et faire participer les acteurs majeurs de la ville de Montréal. On juge aussi essentiel de pouvoir proposer des expériences ‘money can’t buy’. Nous offrons ce type d’expérience notamment lors du coin toss (tirage au sort) entre les deux capitaines.
Dès l’entrée principale, on essaie que le client pénètre dans une atmosphère pensée. Il y a notamment un groupe de musique qui accueille les personnes. Il se déplace parfois même devant l’entrée du stade pendant que les gens patientent. Grâce aux partenaires, nous avons de belles activités qui se déroulent dans nos coursives. Il y a plusieurs sections au stade pour s’adapter à chaque catégorie de spectateur.
Le public va pouvoir venir affronter notre joueur professionnel de e-sport, Mehdibob. Pablo A. On a également une zone orientée 18/35 ans. A l’intérieur, nous avons la scène Budweiser sur laquelle nous essayons d’avoir une programmation différente à chaque match qui peut être en lien avec nos thématiques de match. On a des photobooths qui fonctionnent très bien et qui permettent de garder un souvenir du match.
Le fait de proposer un cadeau ou un souvenir va ravir les supporters et enrichir leur expérience au stade. On essaie de mettre l’accent sur des produits qui vont concerner cette tranche d’âge dans le but de les fidéliser et les faire devenir des acheteurs plus fréquents. C’est également une catégorie de public qui recherche l’happening événementiel.
Nous avons mis en place des tailgates (pratique qui vient du football américain) afin d’attirer plus de monde en avant-match et faire vivre une expérience nouvelle. A cette occasion, on a créé un bel événement avec différentes activités. Nous avons proposé une offre alimentaire diversifiée avec des foodtrucks locaux. Cela représente bien la culture montréalaise. Des DJs étaient aussi présents.
Cette année, l’idée était d’organiser ce genre d’événements tous les samedis de l’été afin de créer un rendez-vous pour la communauté et ceux qui veulent se regrouper avant le match. L’autre point intéressant est la volonté de rendre l’événement accessible à ceux qui ne viennent pas forcément aux matchs. Cela peut être des gens qui se baladent (le stade est situé dans le quartier très touristique du Stade olympique) et qui tombent dessus un peu par hasard.
Nous allons aussi mettre en place cette année des thématiques autour de ces tailgates. A l’intérieur de l’enceinte, nous avons mis en place une offre « deux pour un » sur les boissons. Cela incite les gens à venir plus tôt et ainsi profiter des animations mises en place. Le changement majeur cette année fut de rapatrier les concessions alimentaires en interne.
Nous allons rajouter des food-trucks et proposer une offre plus qualitative et moins chère. L’année dernière, nous avions mis en place des grilled cheese.
Sur les dernières années, les partenaires se sont diversifiés. Cela permet d’avoir plus de spécificités au niveau de l’expérience fan. BMO cherche à rejoindre une clientèle un peu plus tournée vers les jeunes adultes et a mis en place tout un programme de développement du soccer en Amérique du Nord.
On travaille beaucoup avec eux, que ce soit pour les animations au stade ou en dehors. Ce type de partenariat bénéficie aux deux entités. Cela nous permet de continuer de s’ancrer localement en développant avec eux le soccer à Montréal pour les jeunes. A chaque rencontre, notre partenaire Vidéotron va donner la chance à un supporter de remettre le ballon du match au meilleur joueur.
Celui-ci est élu par le public via l’application du club. Sous les coursives, il y a d’autres activations mises en place par les partenaires. Pour chaque rencontre, un de nos sponsors « présente le match ». Il va pouvoir disposer d’un spot d’activation et sera plus visible lors de cette rencontre.
Lorsque Kevin Gilmore est arrivé au club en 2019, il a restructuré le service marketing. Le département contenu était auparavant séparé de la mise en marché et de l’image de marque. Ces 3 services forment maintenant un seul département.
Montréal est très diversifiée, culturelle et multi-ethnique. C’était donc primordial d’aller chercher ce type de public qui pouvait s’identifier au club. Parmi les trois franchises implantées à Montréal, nous sommes peut-être l’équipe qui reflète le mieux cet aspect-là. C’est vraiment dans cette idée que l’on a lancé la campagne L’Impact Montréalais cette année.
Pour toucher les fans, nous avons choisi des moments forts qui les lient au club depuis son début en 1992, avant l’arrivée en MLS. L’idée était de lancer un message fort aux supporters en leur demandant quel moment les avait le plus marqué avec l’Impact. Il y a même des supporters qui ont donné leur voix dans leur langue maternelle pour faire la vidéo de lancement de campagne.
On vient de commencer cette campagne et il y a encore beaucoup à faire. Le message était très bien reçu et l’engagement particulièrement fort. La vidéo de lancement est d’ailleurs traduite dans six langues différentes. Dans le stade, nous avons aussi placé les fans au cœur du club. Nous avons par exemple donné la possibilité à 2 groupes de supporters d’habiller la concession alimentaire en-dessous de leurs tribunes.
Il y a un pourcentage de vente sur les boissons qui est remis à ces groupes par la suite, toujours dans le but d’encourager et de promouvoir les actions entreprises par les supporters.
Une des actions majeures entreprises concerne le partenariat avec Soccer Quebec pour développer le soccer dans la région. Le principal volet de cette entente implique l’acquisition à long terme des droits commerciaux et marketing de la fédération québécoise par le club montréalais jusqu’à la Coupe du monde 2026 en Amérique du Nord, permettant désormais à l’Impact et Soccer Québec de faire front commun afin de promouvoir et supporter la croissance continue du soccer dans la province.
Dans le secteur sportif, le nouveau programme du Centre d’identification et de perfectionnement de l’Impact (CIP), qui inclut de nombreux clubs de soccer de la province harmonisera son fonctionnement aux critères du programme de reconnaissance des clubs de la fédération. Cela fait suite au premier partenariat mis en place en 2015 afin de reconnaître l’Académie comme principale solution de développement pour les joueurs québécois ayant le plus fort potentiel. Depuis sa fondation en 2011, 17 joueurs de ses rangs ont signé un contrat avec la première équipe du club et un total de 43 joueurs ont signé des contrats comme joueurs professionnels ici ou ailleurs.
Jour de match, les partenaires de l’Impact permettent de proposer une offre qualitative en créant un univers autour de l’image de marque.
L’Impact est un club en pleine expansion à l’image de la MLS. Il semblerait qu’après quelques années à se chercher, L’Impact parvient désormais à s’ancrer localement petit à petit.
C’est sous la grisaille canadienne, un après-midi d’avril, qu’un groupe d’une cinquantaine de personnes se rassemble près de l’imposant mur qui soutient le parvis du stade Saputo, domicile du CF Montréal. Leur club n’a alors toujours pas gagné un match de la saison, et squatte la dernière place de la Conférence Est avant de recevoir les Floridiens d’Orlando City. « La répression, ici c’est un autre niveau, on peut rien faire quoi. Tu craques un fumi, t’es un monstre, ta tribune ferme pour toute la saison. On est très loin des craquages de 40 torches comme à Toulouse, où tu peux t’en sortir avec une amende », explique William, membre du collectif qui partage sa vie entre Montréal et la Ville rose, où il habite à la demi-année pour ses études. Pas de pyrotechnie en tribunes certes, mais un esprit ultra « à l’européenne » omniprésent, à l’encontre d’une culture nord-américaine axée sur le divertissement et le show-business.
Le CIM, autoproclamé seul collectif ultra d’Amérique du Nord avec leur groupe ami de San José (Californie), s’est formé en 2023 et résulte de la fusion des quatre ex-associations de supporters de la tribune Ouest, majoritairement politisés à gauche. Toujours postés devant le stade à boire quelques bières avant le coup d’envoi, nos irréductibles se font un malin plaisir à chambrer le car des supporters d’Orlando, garé à quelques encablures de leur point de rendez-vous. « Orlando is full of shit », « You voted for Trump », « Build the wall », lancent successivement les ultras montréalais à la sortie de la centaine de supporters adverses marchant en direction de leur emplacement. Derrière l’humour et cette bonne humeur contagieuse se cache une réalité plus amère.
Il y a quelques années, ces “partisans” n’ont pas digéré que la direction du club touche à leur histoire. Cette question d’identité remonte à 2021 et le rebrand du club, orchestré par la direction de l’époque et le propriétaire Joey Saputo, homme d’affaires le plus riche du Québec, magnat local du fromage et également propriétaire de Bologne. Exit l’Impact de Montréal, bonjour le Club de Foot Montréal et son logo flocon. « Au moment du rebrand, ils ont tout rasé : le nom, les couleurs, l’histoire du club… tout cela n’existait plus. Sur les anciennes photos de joueurs qu’ils réutilisaient, ils floutaient l’ancien blason ! Ça a énervé tout le monde », peste un membre du CIM, sur un épisode que personne n’a oublié dans la ville aux Cent Clochers.
« Quand on nous bannissait de notre tribune, le club mettait une géante toile dessus… avec le nouveau logo que l’on haïssait… Avec ça, le club a perdu des supporters qui étaient là depuis plus de 20 ans, qui faisaient les déplacements… On a perdu une partie de notre mémoire collective », regrette Costa, abonné de longue date. Quatre ans plus tard, si les relations entre le CIM et le club qu’il supporte restent quasi-inexistantes, la nouvelle direction incarnée par le président Gabriel Gervais est revenue sur une refonte qui a dépassé le simple cadre visuel.
Dans la tribune d’en face réside un autre groupe de supporters, les 1642 Montréal, à la philosophie très différente du CIM. « Depuis leur retour en 2023, on tente de tisser des liens, on essaie de mettre en place des chants communs… mais on a quand même deux visions différentes de ce qu’est un supporter. On chante aussi hein, mais on a moins cette essence d’ultra. Eux vont chanter 90 minutes, craquer des fumis… Chez nous c’est quand même plus familial », lance Justine Longpré, capo du groupe, que l’on retrouve au traditionnel tailgate d’avant-match. Un événement coutume au Canada et aux États-Unis, qui consiste à se retrouver sur les parkings des stades où sont organisés apéros et barbecues.
En tribunes également, 1642MTL a ses propres pratiques, et une cloche installée en bas de sa section, symbole de Montréal, que sonne une personnalité de la ville à chaque but. « La première fois où elle a sonnée, c’était lors du premier match de Didier Drogba, où il met un triplé du droit, du gauche et de la tête », ressasse avec nostalgie la représentante du groupe. Manque de chance, l’invité du jour Karl Ouimette (ex-joueur de l’Impact entre 2012 et 2014) n’aura pas ce luxe compte tenu de la purge que nous ont offert les coéquipiers de Samuel Piette, et un triste 0-0.
Les Roses de Montréal: Un nouveau chapitre dans le soccer féminin
Un nouveau championnat professionnel de football féminin a vu le jour au Canada : la Super Ligue du Nord. Six équipes s’affronteront lors de 25 journées de saison régulière avant des playoffs, parmi lesquelles les Roses de Montréal, dont la directrice sportive n’est autre que… Marinette Pichon. Mais sa vie a pris un nouveau tournant d’envergure en 2024, lorsqu’on lui a proposé ce poste.
En un peu plus d’un an, la femme de 49 ans a dû recruter tout un staff et toute une équipe pour être fin prête pour ce lancement samedi 19 avril à Toronto. Elle nous raconte cette folle aventure, sa recherche de qualités humaines plutôt que sportives chez ses futures joueuses ou encore ses objectifs élevés, avec tout le peps qui la caractérise. Samedi 19 avril, vos Roses de Montréal vont disputer le premier match de leur histoire face à Toronto. Ressentez-vous de la fierté à quelques jours du grand lancement ?
Quoi qu’il arrive, pour toutes les personnes qui ont travaillé depuis le début dans la mise en œuvre de ce club montréalais, il y a de la fierté. Les Roses pour moi c’est le projet d’une vie. J’aime les challenges : tu es seule, tu crées toutes les politiques du club, tu assimiles les documents du nouveau championnat… Puis presque un an plus tard, tu vois ton staff et tes joueuses s’entraîner devant tes yeux tous les matins. Récemment, elles traînaient toutes ensemble devant un match du FC Barcelone en Ligue des champions, elles étaient heureuses.
On m’a laissé la possibilité de créer une équipe avec des valeurs de transparence, d’exigence, d’humanité, de plaisir. J’occupais ce poste en province régionale dans le club de LaSalle, j’y étais bien. Puis j’ai été approchée par des chasseurs de têtes qui cherchaient les meilleurs profils pour prendre le « lead » du club. J’ai intégré le processus en février 2024, avec cinq ou six entretiens jusqu’à avril. C’était la première fois que je connaissais des tests aussi poussés. Dès que j’ai commencé le processus, je me suis dit que le poste était pour moi.
Pendant les différents entretiens j’ai aimé la confiance des propriétaires. Ils m’ont dit : « Ok, on part d’une page blanche mais on va te faire confiance car tu as de l’expérience dans le management, tu es une ex-professionnelle, proche du terrain ». On a réellement commencé en juin 2024. On avait l’objectif, avec la présidente Annie Larouche, de réussir à créer un minimum d’alchimie entre toutes les parties en seulement dix semaines.
Le Canada, aussi large que les USA, n’avait pas de championnat ni de clubs professionnels de football féminin. Elles allaient jouer aux USA. Un Mexique féminin qui a un championnat compétitif (18 clubs), toutes affiliées à un club masculin professionnel sans montée et descente avec deux phases distinctes (Apertura et Clausura) et dont la meilleure audience récente a été une finale de Coupe avec plus de 52.654 spectateurs entre Tigres et Club America.
L’ex-internationale Diane Matheson, milieu de terrain bourreau des françaises pour le Bronze 2012 (1-0 à la 91′), pas grande mais animée d’une flamme incroyable, a réussi la performance de transformer un projet « project eight » crée en 2022 avec Christine Sinclair, en réalité à l’aube de ce mois d’avril 2025. Six clubs dont les Roses de Montréal, première à avoir marqué dans l’histoire de la Ligue (2′, Tanya Boychuk). Les autres clubs sont les Rapides d’Otawa, les Tides d’Otawa, les Rises de Vancouver, les wilds de Calgary, et l’AFC de Toronto. Une création à l’avenir radieux ?
Le marché du football féminin suit celui du football masculin, avec quelques années de décalage. A partir du moment où le football ne cesse de croire, à l’image du sport, comme un environnement d’affaires, le succès de la Super Ligue du Nord est acquit. Son seul risque est d’assurer, continuellement, son équilibre financier.
Un projet canadien qui a attiré Charlotte Bilbault, 52 sélections en Bleues et deux buts. Partie de Montpellier en difficulté pour s’installer aux Roses de Montréal dont la direction sportive est détenue par Marinette Pichon, diplômée de Limoges, et ex-meilleure buteuse de l’histoire des Bleues (81 buts), dépassée récemment par Eugénie Le Sommer (94 buts).
Le site internet de la Ligue parle d’une valeur commerciale du soccer féminin qui va exploser dans les dix prochaines années avec la réception conjuguée de la Coupe du Monde 2026 avec les USA et le Mexique. La Ligue a certainement de beaux jours d’autant qu’elle est présidée par Christina Litz, élue par les propriétaires des six clubs.
Seul bémol, comment intégrer des pointures européennes parmi les meilleures de la planète, bien que cela ne soit pas une priorité du projet (limitées en nombre) ? Il faut qu’elles trouvent une solution à la différence de parité entre le $CAD (0,64€), bien moins fort que l’euro. Un salaire canadien mensuel de 4.200 $CAD correspondant à un revenu de 2.645 €. Au niveau des joueuses moyennes du championnat d’Arkema Première Ligue, éloigné de celui des stars. Le second souci est celui du taux d’imposition.
Les Roses de Montréal disputaient le tout premier match de sa saison inaugurale devant une foule enthousiaste à Toronto le 19 avril dernier. Bilbault, ancienne joueuse du Montpellier HSC et internationale française, a apporté une stabilité précieuse au milieu de terrain, dictant le rythme du jeu et assurant une transition fluide entre la défense et l’attaque. L’arrivée de Bilbault dans l’effectif des Roses de Montréal illustre l’ambition du club de s’imposer rapidement comme une force majeure dans la Super Ligue du Nord.
Avec cette première victoire, les Roses de Montréal envoient un signal fort à leurs adversaires et posent les bases d’un projet ambitieux.
Tableau des clubs de la Super Ligue du Nord
| Club | Ville |
|---|---|
| Roses de Montréal | Montréal |
| Rapides d’Ottawa | Ottawa |
| Tides d’Ottawa | Ottawa |
| Rises de Vancouver | Vancouver |
| Wilds de Calgary | Calgary |
| AFC de Toronto | Toronto |
