L'histoire des Diables Rouges: L'équipe de football belge

Comme chaque équipe de football, l'équipe belge a son surnom : "les Diables rouges". Mais d'où vient ce sobriquet?

Un nom qui sied à merveille à la cuvée 2018, tant les hommes de Roberto Martinez ont martyrisé les équipes rencontrées en Russie : le trio Lukaku, De Bruyne, Hazard a fait vivre un enfer aux défenses adverses. Mais si cette année, ce surnom leur va plutôt bien, il ne date pas d'hier.

Retour en 1906

Le premier match officiel des Belges remonte à 1904, contre... la France (3-3). Le 29 avril cette année, la Belgique dispute un match contre les Pays-Bas (5-0) à Anvers.

Et en 1906, un match opposant l'équipe belge aux Pays-Bas voit l'équipe nationale écraser les Néerlandais (5-0). Ni une ni deux, le rédacteur en chef d'un journal sportif, Pierre Walckies, écrit alors : " Les Hollandais étaient les grands favoris. Ce qui a suffi à insuffler le courage nécessaire à nos petits diables rouges". Le journaliste Pierre Walckiers du journal la Vie Sportive, impressionné par la puissance belge qui avait fait mouche une semaine plus tôt contre la France (5-0) qualifie les joueurs de «Diables Rouges».

La légende journalistique raconte que lorsqu'il a écrit cela, Pierre Walckies a pensé à un coureur automobile, Camille Jenazy, qui portait une barbe rousse qui lui avait valu le surnom de "Red Devil". Mais surtout ce terme, ce journaliste ne l’a pas choisi au hasard, c’est une référence à Camille Jenatzy, un pilote automobile belge qui fut le premier à dépasser les 100 km/h à bord de sa voiture baptisée "La Jamais contente". Et comme il avait une barbe rousse, on l’avait surnommé le Diable Rouge.

Ce surnom de Diable Rouge a également été choisi en référence à un héros belge, à un coureur automobile, Camille Jenatzy. En 1899, il est le premier homme à avoir dépassé les 100 km/h au volant de la voiture électrique en forme de torpille qu’il avait lui-même fabriqué et baptisé "La jamais contente".

Camille Jenatzy au volant de La Jamais Contente

Mais les Belges n'ont pas toujours été surnommés ainsi. Dans les années 1970, ils étaient appelés «Diables Blancs» durant le mandat de Raymond Goethals. Mais dans les années 70, les footballeurs belges sont devenus les Diables Blancs car le sélectionneur d'alors, Raymond Goethals, qui était l'entraîneur de l'OM en 1993 lors de la victoire en Ligue des champions, préférait que les Belges jouent en blanc.

Les stades étaient beaucoup moins éclairés qu'aujourd'hui et il estimait que dans ces conditions, les joueurs se repéraient plus facilement sur le terrain en blanc qu'en rouge. Ces dernières années ont marqué le retour à la tunique rouge.

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Générations Dorées et Joueurs Légendaires

Toujours à la recherche d’un premier titre, la Belgique n’en demeure pas moins une nation respectée dans le monde du football. Au cours de leur histoire, les Diables Rouges ont connu plusieurs générations dorées, la dernière en date ayant marqué les esprits durant les années 2010.

Voici une liste de joueurs légendaires qui ont marqué l'histoire des Diables Rouges:

  • Gardien: Thibaut Courtois
  • Défenseurs: Eric Gerets, Daniel Van Buyten, Vincent Kompany, Jan Vertonghen
  • Milieux: Axel Witsel, Kevin De Bruyne, Enzo Scifo
  • Attaquants: Jan Ceulemans, Eden Hazard, Romelu Lukaku

Malgré la concurrence de deux illustres prédécesseurs (Pfaff et Preud’homme), Thibaut Courtois est le gardien titulaire indiscutable de notre onze de légende Belgique. Du haut de ses 2 mètres, le géant belge se distingue par des réflexes impressionnants sur sa ligne et se montre souverain dans les airs. Considéré comme l’un des meilleurs gardiens de sa génération, il brille durant la Coupe du Monde 2018 avec comme point d’orgue son match face au Brésil.

Indéboulonnable sur son côté droit, Eric Gerets se distinguait par sa combativité, son apport offensif et sa lecture du jeu. Son leadership lui a également permis de porter le brassard de capitaine à 23 reprises. Finaliste de l’Euro en 1980, le Lion de Rekem va ensuite être privé de sélection pendant un an suite à son implication dans l’affaire Standard-Waterschei. Son retour n’en sera que plus mémorable lors de la Coupe du Monde 1986, où il oeuvre activement à la quatrième place des Diables Rouges.

Pendant plus d’une décennie, Daniel Van Buyten a été le pilier de la défense belge. Il a d’ailleurs fait la jonction entre l’équipe vieillissante du Mondial 2002 et la génération dorée du Mondial 2014, ayant lui-même participé à ces deux tournois. Défenseur imposant par sa taille (1,97 m), le joueur passé par l’OM et le Bayern se montrait redoutable dans les duels et sur coups de pied arrêtés. Cette particularité lui a permis d’inscrire de nombreux buts, en club comme en sélection.

Légende de Manchester City, Vincent Kompany est considéré comme l’un des meilleurs défenseurs centraux de sa génération. Rarement épargné par les blessures, il s’est néanmoins imposé comme le capitaine emblématique de la génération dorée belge des années 2010. Ce défenseur particulièrement complet excellait dans les duels, la lecture du jeu et la relance. Sa sérénité et son leadership ont également fait le plus grand bien aux Diables Rouges pendant 15 ans.

Recordman du nombre de sélections, Jan Vertonghen incarne la fiabilité et la constance au plus haut niveau. Latéral gauche ou défenseur central, cette polyvalence lui a permis d’être titulaire en sélection pendant 17 longues années. La Belgique a ainsi pu profiter de toutes ses qualités : lecture du jeu, sens de l’anticipation, rage de vaincre et apport offensif. Il marque d’ailleurs plusieurs buts décisifs, notamment contre la Corée du Sud lors du Mondial 2014 et contre le Japon lors de l’édition suivante.

Si ses choix de clubs l’ont longtemps tenu éloigné des meilleurs championnats européens, Axel Witsel a pu briller sur la scène internationale avec la Belgique. Il a très souvent rayonné au milieu par son efficacité à la récupération, ses percées balle au pied et ses belles qualités techniques. Grâce à son intelligence de jeu, c’est aussi lui qui dictait le tempo et garantissait l’équilibre chez les Diables Rouges.

Kevin De Bruyne est unanimement reconnu comme l’un des meilleurs joueurs de sa génération. Sa vision du jeu exceptionnelle, combinée à la précision chirurgicale de ses passes, en a fait le maître à jouer de la Belgique. Certes, on lui a parfois reproché de ne pas avoir le même rendement en club et en sélection. KDB a néanmoins souvent aidé les Diables Rouges à travers ses passes décisives millimétrées et ses buts spectaculaires.

Enzo Scifo reste dans les mémoires comme l’un des joueurs les plus talentueux de l’histoire des Diables Rouges. Pendant près de 15 ans, le milieu offensif a régalé le public belge par son élégance, ses dribbles déroutants, ses frappes lointaines et sa vision du jeu exceptionnelle. Il se révèle sur la scène internationale à l’occasion de la Coupe du Monde 1986 : auteur de 2 buts et élu meilleur jeune, il contribue grandement à la quatrième place de la Belgique.

Jan Ceulemans a été le capitaine emblématique durant le premier âge d’or du football belge. Attaquant polyvalent, Caje était facilement reconnaissable à sa carrure imposante et son jeu de tête remarquable. Son leadership, sa combativité et son sens du but ont guidé la Belgique vers ses premiers grands succès internationaux. Finaliste de l’Euro en 1980, il joue également un grand rôle lors de la Coupe du Monde 1986 : auteur de 3 buts, il marque notamment contre l’URSS en huitièmes et contre l’Espagne en quarts.

De par son talent inouï, Eden Hazard a longtemps porté les espoirs d’une nation entière sur ses épaules. Le génie belge était capable de déstabiliser n’importe quelle défense par ses crochets dévastateurs, ses accélérations fulgurantes et ses changements de direction. Son intelligence de jeu et sa capacité à faire jouer ses partenaires en faisaient également un joueur d’exception.

Meilleur buteur de l’histoire de la Belgique, Romelu Lukaku n’a paradoxalement jamais fait l’unanimité en sélection. La faute à un style pas toujours académique et à un certain manque de réussite dans les moments cruciaux. Il n’empêche, Big Rom mérite entièrement sa place dans notre onze de légende Belgique grâce à sa puissance physique, sa générosité et son sens du but.

Les joueurs belges sont surnommés "les Diables Rouges". Ce surnom remonte à 1906 et on le doit à un journaliste : Pierre Walckiers de La Vie Sportive. 10 buts en 2 matchs, c’est diabolique. Il les qualifie donc de "Diables Rouges".

Et vous, quel est votre onze de légende Belgique ?

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