Le handball est un sport qui suscite l'enthousiasme et la passion, comme en témoigne l'histoire du Handball Club Mignaloux-Beauvoir (HCMB). L'arrivée de Loïc Waldren, originaire des Hauts de France, en tant qu'entraîneur des féminines, marque un nouveau chapitre pour le club. Waldren, fort de sept saisons d'expérience, a été séduit par le projet du club et a rapidement analysé les forces et faiblesses de son équipe. Son objectif est de développer le jeu collectif et d'intégrer de jeunes joueuses talentueuses.
Dans le contexte du handball français, le Limoges Handball (LH) est un exemple de club en pleine ascension. Fondé en 2005 sous le nom de LH 87, le club a gravi les échelons pour atteindre la Starligue, la première division, en 2020. Le LH ne se limite pas à une équipe de handball performante, mais s'est diversifié dans l'événementiel, le voyage et l'animation de réseaux d'affaires.
Cette diversification est une stratégie clé pour assurer la pérennité du club. Comme l'explique Florence Peyer, juriste au CDES, les clubs sportifs développent des savoir-faire qu'ils peuvent valoriser dans d'autres secteurs d'activité. Le LH fait figure de précurseur dans le milieu du handball en adoptant ce modèle.
En 2024, le LH a connu une saison historique en terminant à la 5ème place de la Starligue et en se qualifiant pour la première fois pour une coupe d'Europe. Alain Aubard, alors directeur exécutif du Limoges Handball, soulignait le chemin parcouru depuis la création du club et l'ambition de rester parmi les prétendants au top 5 chaque année.
Le 18 février, le club a annoncé la création de la holding Limoges Sports Investissements (LSI), englobant les différentes filiales du Limoges Handball. Cette nouvelle organisation vise à sécuriser les risques et à permettre au club de progresser dans tous les secteurs, sportifs et extra-sportifs.
Le succès du LH repose également sur une forte implication locale. Une étude du CDES a évalué le poids économique du LH à près de 6 millions d'euros, avec 358 partenaires privés et publics, dont 95% d'entreprises locales.
Les matchs du LH sont devenus de véritables spectacles, attirant un public plus large que les passionnés de handball. Les soirées d'après-match sont des rendez-vous d'affaires où les entrepreneurs se rencontrent et font du business.
Alberto Entrerrios, arrivé au LH en provenance du HBC Nantes, a joué un rôle clé dans le développement du club. Il a su construire un groupe de qualité et créer une dynamique positive, tant sur le terrain que dans les tribunes.
Les Défis et les Collaborations
Le LH partage le palais des sports de Beaublanc avec le Limoges CSP, club de basket-ball. Cette colocation a parfois été source de tensions, notamment en raison des contraintes liées à l'installation du sol synthétique pour les matchs de handball. Cependant, une collaboration s'est instaurée entre les deux clubs, avec notamment la création d'une brasserie commune.
La mairie de Limoges a investi 79 millions d'euros dans la rénovation de Beaublanc, qui permettra à terme d'accueillir plus de 5 000 spectateurs en configuration basket et 4 800 en configuration handball. Ces nouvelles infrastructures témoignent de la volonté de la ville de soutenir ses deux clubs phares.
Gatien Cantin, le directeur général du LH, ambitionne d'obtenir la concession d'exploitation du futur Beaublanc en association avec le CSP, afin de mutualiser les ressources et de créer un modèle économique vertueux pour les deux clubs.

Malgré ces ambitions, le LH a connu des moments difficiles, comme en témoigne la défaite face à une solide équipe de Palais-sur-Vienne en Coupe de France. Cependant, le club a su rebondir et se concentrer sur le championnat.
Dans le cadre du championnat Honneur Masculin (poule A), le Mignaloux Beauvoir affrontera l'Amicale Laïque du Palais Sur Vienne. Cette rencontre sera l'occasion pour les deux équipes de démontrer leur potentiel et de progresser dans le classement.
Le rêve des Marmandaises de se hisser en 16e de finale a pris fin samedi soir à Nérac face à une solide équipe de Palais-sur-Vienne. Désillusion, oui cela est sans doute ce qui a dû résonner le plus dans les têtes marmandaises après ce 32e de finale perdu ce samedi, dans le gymnase néracais. Désillusion, car même si la Coupe de France n’était pas l’objectif du groupe. La rencontre débute sur un rythme surprenant et soutenu des deux côtés… Un match de reprise qui prend des airs d’opposition de haut de poule nationale. Chaque équipe se rend but pour but, pourtant on voit des Marmandaises dans le dur défensivement.
Elles ne prennent pas le dessus, des désalignements créent des situations favorables et Palais-sur-Vienne prend le score à son compte. Des erreurs défensives et nouvelles propositions offensives des visiteuses du soir verront le score tourner une nouvelle fois en faveur de Palais-sur-Vienne. Score final : 33-35.