La signification de "Nuit Nuit" : L'emblématique célébration de Stephen Curry en NBA

Les suiveurs réguliers de la NBA connaissent depuis 2022 le « Night Night », la célébration iconique de Stephen Curry indiquant à ses adversaires qu’il est l’heure d’aller se coucher.

Pendant la course au titre des Warriors, Stephen Curry a imposé son "Night Night" ("Bonne nuit" en français), avec ses deux mains sur le visage, à toute la ligue. NBA - C’est la célébration à la mode depuis que le MVP des Finals 2022 a fait ce geste. C’est le geste des playoffs.

Origine de la célébration

“La première fois où je l’ai fait, c’était le Game 3 à Denver”, rappelle le MVP 2015 et 2016 à Boardroom. “C’est arrivé très vite. On était dans l’énergie de notre retour en playoffs, qu’on avait manqués depuis deux ans. J’étais excité de revenir sur cette scène.

“Je ne sais même pas d’où ça sort. On était dans le dernier quart-temps, dans un match serré. Je savais que si on gagnait ce Game 3, on était à 3-0 et la série allait être terminée, soit en quatre soit en cinq matches. Dans ce dernier acte, on fait un stop et je me disais, à moi-même, ‘il faut les coucher’ (“Put them to sleep” en version originale).

Ce geste n’était donc pas à la base, dans l’esprit de la superstar, une manière de faire taire les spectateurs ou de chambrer ses adversaires. “J’ai mis ce layup face à Nikola Jokic et c’est là que l’idée est venue de faire ce signe. Je ne disais pas bonne nuit à cet instant. Je me disais surtout qu’il fallait faire dormir les Nuggets. Ensuite, dans le Game 5, j’ai mis ce lay-up dans les dernières secondes, c’était officiellement un ‘il faut les endormir’.

Le geste est désormais reconnu dans le monde du sport. “Contre Memphis, Dallas et enfin Boston, il a fait son propre chemin”, reconnaît le quadruple champion NBA. “J’ai vu Jordan Poole le faire sur le banc contre Boston, il me poussait à le faire avant même que je ne le fasse. Tout le monde était dingue sur le banc.

"💤 NIGHT NIGHT 💤" Stephen Curry NBA 2K25

L'expansion de la marque "Nuit Nuit"

Quelques heures après son sacre, le joueur a été vu avec un hoodie sur lequel figurait l’inscription « Nuit Nuit », traduction littérale de sa célébration. En plus d’être un incroyable shooteur longue distance, Curry est aussi doté d’un sens du business aigu.

Comme nous l’apprend Basket USA, le champion olympique 2024 a déposé le 14 août en Europe et 5 jours plus tard aux États-Unis la marque « Nuit Nuit » pour qu’elle puisse figurer sur des produits de merchandising. Une démarche qu’il a déjà effectuée en 2022 avec « Night Night ».

Quelques minutes après avoir crucifié les Bleus avec 12 points en deux minutes, dont un 3-points de légende, Stephen Curry portait déjà un sweat shirt avec la mention “Nuit Nuit”, traduction littérale de sa célébration “Night Night” apparue il y a deux ans.

“En juin dernier, j’ai eu l’incroyable opportunité de créer quelques modèles de vêtements personnalisés pour Stephen Curry pour les Jeux olympiques de Paris de cette année, un rêve. “Nuit Nuit” était né. En anglais, c’est Night Night. En français, c’est Nuit Nuit.

Pour Cllct, Mike Fogg est revenu sur les débuts de cette collaboration. “Steph et moi nous sommes rencontrés il y a environ trois ans par l’intermédiaire d’amis en commun et de partenaires commerciaux. À l’époque, je traçais ma propre voie en tant que directeur artistique, en travaillant sur un projet parallèle” explique-t-il.

“Par un coup de chance, ils ont découvert mon travail, m’ont contacté et nous avons commencé à collaborer. Ainsi, au cours des dernières années, j’ai réalisé quelques projets ponctuels et personnalisés pour Steph et ses entreprises. Ce sweat “Nuit nuit” était donc secret pour le grand public, mais Curry avait déjà les sweats dans ses valises.

“Nous avons démarré à la mi-juin, juste un mois avant le début des Jeux olympiques, et sommes rapidement passés de la création à la finalisation des conceptions pour la production. Une fois les pièces expédiées à l’hôtel à Paris, nous ne savions pas quand ni si il les porterait. Steph a choisi le moment parfait, ce qui rend le tout encore plus emblématique.

Fogg lui-même n’avait pas été informé que le sweat serait porté ce soir-là, et il l’a découvert par les réseaux sociaux. “Je suis encore sous le choc. En tant que designer, on rêve toujours de voir son travail présenté à une échelle mondiale, mais là, c’était à un autre niveau. Tout s’accordait parfaitement : le jeu, l’héritage de Steph, l’importance culturelle de Paris et, bien sûr, son moment signature « Night Night », ou devrais-je dire « Nuit Nuit ».

Mentionné des millions de fois, Fogg assure que ce sweat reste la propriété de Stephen Curry, et qu’il n’a pas prévu de le vendre. “C’était vraiment un projet personnel, personnalisé et créatif, juste pour Steph. C’était quelque chose qui lui était propre, destiné à ce moment particulier. Nous voulions créer quelque chose qu’il aurait envie de porter et qu’il serait fier de porter, avec un peu d’attitude derrière, bien sûr. Nous n’avions aucune idée que cela deviendrait viral à ce point. J’ai reçu de nombreuses demandes, mais j’ai toujours répondu qu’il s’agissait d’une création unique pour le médaillé d’or lui-même.

Autres célébrations et expressions en NBA

Au-delà de "Night Night", d'autres joueurs ont popularisé leurs propres gestes distinctifs. Khvicha Kvaratskhelia, grand fan de NBA, s’inspire souvent de ses idoles du parquet pour ses célébrations. Déjà, en février dernier, l’ancien Napolitain avait repris la célébration « night night » de Stephen Curry, les mains sur la joue comme pour dire bonne nuit à ses adversaires.

Auteur du troisième but du PSG - une frappe chanceuse, touchant deux poteaux avant d’entrer -, Kvaratskhelia a mimé le fameux geste « Ice in my veins » de D’Angelo Russell, popularisé en NBA pour symboliser la maîtrise absolue sous pression. En clair : il a le sang froid, et il le sait.

Dikembe Mutombo a marqué le monde du basket de son empreinte avec une célébration iconique : le finger wag, qui consiste à dire « non » avec son index. Alors que le joueur des 76ers Clarence Weatherspoon s’est cassé les dents trois fois de suite sur Dikembe en seulement une action, le pivot d’Atlanta sort un geste du doigt accompagné de ce qui va devenir le classique no, no, no. Puis il a remis un 4e block sur ce pauvre Clarence, histoire de s’assurer qu’il avait bien retenu la leçon.

Le "finger wag" de Dikembe Mutombo, une célébration défensive emblématique.

C’est surtout un geste qui a été repris par d’innombrables joueurs ayant un jour contré un adversaire, que ce soit sur les parquets internationaux, au fond du championnat départemental de la Corrèze ou encore sur les playgrounds à travers le globe. Ce mouvement du doigt a même été imité par le joueur NFL des Miami Dolphins Jaelan Phillips hier, en hommage à Dikembe. C’est bien la preuve qu’il dépasse le cadre des parquets.

Les tatouages en NBA

Les joueurs NBA ont parfois du temps à tuer. Alors, ils essaient de trouver une occupation. Certains deviennent rappeurs (avec plus moins de réussite), d’autres deviennent des icônes de la mode (enfin, si l’on veut, hein Russell Westbrook ?). D’autres préfèrent les tatouages.

Vous avez d’abord les joueurs qui sont recouverts de tatouages, au point qu’on arrive même plus à voir les dessins. Dans cette première catégorie, on pourrait dire que les joueurs sont comme Obélix, ils ont dû tomber dans la potion depuis leur plus jeune âge. Prenez J.R Smith, on a l’impression que ses enfants lui sont passés dessus avec les feutres tant il en a.

Vous avez ensuite des joueurs qui vont faire un seul tatouage mais qui va prendre un peu (beaucoup) de place sur le corps. On a alors l’impression qu’ils réalisent une œuvre d’art (vous allez me dire certains tatouages peuvent en être et tout cela est subjectif). Prenez Andrei Kirilenko : il s’est fait tatouer un personnage de World of Warcraft. Il prend un peu de place, tout son dos en fait et ses épaules.

Durant l’été 2011, nous avons vu sur son torse musclé, des tatouages. Jusqu’à présent, ils n’étaient pas apparus (en fait Durant ne les avait pas montrés). Mais avec toutes les réactions, le joueur avait dû expliquer la signification de ceux-ci. Sur son torse donc, on y retrouve les prénoms de sa mère et sa grand-mère, des signes de sa ville d’origine Washington (chiffres, et le W), des extraits de la Bible.

Mais les tatouages, au même titre que les coiffures, la musique ou les habits, font aujourd’hui partie de la panoplie des joueurs NBA. Peu de joueurs n’ont pas de tatouage finalement.

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