L'Évolution du Logo du Paris Saint-Germain : Explication

Le club de football du Paris Saint-Germain (PSG), a dévoilé sa nouvelle identité de marque sur son site internet. Le logo du club, a évolué depuis 50 ans, apportant ou non satisfaction aux yeux des supporters. En cinquante-cinq ans d’histoire, le Paris Saint-Germain a connu énormément de succès. Le Paris Saint-Germain (PSG), club de football emblématique de la capitale française, a vu son logo évoluer au fil des décennies, reflétant son histoire, ses ambitions et son identité.

Le nouveau logo du club, signé par l’agence Dragon Rouge, se veut plus aérien, plus minimaliste. C’est vers les exigences du logotype moderne et épuré que l’on penche toujours désormais pour faire mieux, et le logo du PSG n’échappe pas à la règle. Graphiquement, l’ensemble gagne en élégance et en modernité: la même structure globale, mais moins d’éléments et plus de cohérence graphique.

Au premier coup d’œil, on remarque la place grandissante occupée par la ville de "Paris", désormais seule en haut du blason, en gras, en lettres capitales. "Le fait d'assumer pleinement dans l'évolution de notre marque la référence à la ville symbole qu'est Paris va nous permettre assez vite d'atteindre le niveau de revenus de clubs tels que le Real Madrid", espère Jean-Claude Blanc, Directeur Général Délégué du PSG.

Les Premières Années : Fusion et Identité Initiale

Le Paris Saint-Germain est né de la fusion entre le Paris Football Club et le Stade Saint-Germanois. Initialement, le premier logo du Paris Saint-Germain était dédié au Paris FC. Un ballon bleu et un nef voile au vent, présent sur le blason de Paris et symbole de la ville avec sa devise en latin « Fluctuat nec mergitur », qui signifie en français « fluctue pas couler ».

Après sa séparation avec le Paris FC en juin 1972, le PSG doit se construire une nouvelle identité. Cela passe par un logo redessiné qui deviendra la base de ceux que nous connaissons désormais depuis 20 ans. Très attaché à l'histoire du club, Daniel Hechter crée le premier blason du club en 1972. Celui-ci comporte plusieurs éléments dits historiques: la Tour Eiffel, représentant la ville de Paris, le berceau et la fleur de lys symbolisant la ville de Saint-Germain en Laye et l'année 1970, correspondant à la naissance du club.

1973 : Première apparition du logo dit "Historique" avec la tour Eiffel en rouge sur un fond bleu avec un liseré blanc. C'est la première fois que les symboles des deux villes de Paris et de Saint Germain en Laye sont représentés sur le même écusson.

La célèbre bande verticale rouge encadrée de blanc, imaginée par Daniel Hechter en 1973, est bien là, sur fond bleu marine. Mais cette saison, elle s’enrichit d’un motif graphique inédit, inspiré des structures métalliques de la Tour Eiffel.

Évolutions et Modernisation du Logo

Resté inchangé pendant 10 ans, le précédent logo du Paris Saint-Germain est légèrement modifié en 1982. Une illustration du stade du club en blanc et noir est alors placée en bas du logo. L’écusson réalisé en soutien à la candidature de la ville au JO était constitué de l’inscription « Paris Saint-Germain » et d’une fleur de Lys entre les pieds de la Tour Eiffel.

En 1992, la chaine Canal+ devenu propriétaire du PSG 1 an plus tôt décide de créer un nouveau logo. Fini la tour Eiffel et les symboles de Saint-Germain, en trois lettres le nouvel écusson est sur fond de couleurs « Hechter » avec Paris Saint-Germain inscrit en blanc sur noir au dessous.

Les années 1995/96, sont synonymes de victoire européenne. On retrouve le logo des années 70 et 80 avec désormais un cercle blanc qui entoure le blason avec inscrit en bleu Paris Saint-Germain sur la partie haute et, pour la première fois, la date de création du club (1970).

En 2002, une nouvelle variante apparaît. Le cercle est coloré en bleu avec des contours blancs. Le bleu est plus foncé que le blason précédent. Pour le quarantenaire du Paris Saint-Germain. Un cercle doré avec 40 ans et 2010 inscrits viennent marquer la date anniversaire.

Le Logo Actuel : Modernité et Identité Renforcée

En 2013, QSI propriétaire du club depuis 2 ans décide de modifier l’écusson du club à plusieurs niveaux. Fini le berceau de Louis XIV, la fleur de lys en or est plus grande et prend désormais une place bien plus importante sur le logo. Le bleu est plus vif et le mot « PARIS » est nettement plus visible en haut.

En 2013, les dirigeants qataris l'ont modifié au grand dam de certains supporters, estimant que l'histoire du club était bafouée. Afin de donner une plus grande importance à la capitale dans un souci de marketing, ils ont réduit sensiblement la typographie de Saint-Germain, tout en augmentant celle de Paris. La date de fondation du club a également disparu.

Le cercle, avec une Tour Eiffel rouge en trame, est conservé, mais on remarque que "Paris" et "Saint-Germain" sont dissociés, et que le nom de la capitale apparaît en bien plus gros que celui de la ville des Yvelines. Le but étant de développer avant tout l'image parisienne dans un but de conquête des marchés étrangers.

Si une pétition, après la fuite d'une première version dans la presse, avait été lancée par quelques supporters pour dénoncer un éclaircissement du bleu, qui risquait de se rapprocher de celui de l'OM, le résultat final passe globalement bien auprès des amoureux du club.

En revanche, c'est la soupe à la grimace du côté de la mairie de Saint-Germain-en-Laye. Car en plus de son déclassement visuel, la ville royale des Yvelines voit disparaître le berceau de Louis XIV (au profit d'une fleur de lys plus grande), symbole de la commune. "Beaucoup de gens ont du mal à comprendre sa signification", justifie alors Jean-Claude Blanc, directeur général du PSG.

Par ailleurs, le date de création du club, 1970, s'est volatilisée.

PSG: L'évolution du logo | Football

Il s’organise sur trois niveaux : l’acronyme développé du club s’inscrit dans le premier cercle dans une typographie sans serif de couleur blanche. La mention « Paris » est mise en avant par le choix d’une police en majuscule de taille importante. La Tour Eiffel, symbole de la ville de Paris, s’illustre en rouge dans le deuxième cercle. La fleur de lys, symbole de Saint-Germain-en-Laye, est présente dans une couleur or au centre du dernier cercle.

La date de création du PSG, 1970, disparaît tout comme le berceau faisant référence à la naissance de Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye. Jean-Claude Blanc, Directeur Général du club, explique : « Au moment où le PSG se transforme, il était indispensable de revisiter les symboles graphiques qui portent l’image du club. C’est une évolution mais pas une révolution.

On souhaite préserver ce qui fait les racines du club. A aucun moment nous n’avons pensé supprimer St Germain, mais on a souhaité mettre Paris beaucoup plus en valeur. Deux éléments disparaissent : le landau, car beaucoup de gens ont du mal à comprendre sa signification et la référence à la création du club en 1970.

L'actuel logo du club est reconnaissable entre tous, avec la tour Eiffel et la fleur de lys. Pour tous les passionnés de football dans le monde, il est un autre logo immédiatement reconnaissable comme emblématique de l’hexagone : celui du PSG. Cercle bleu foncé cerclé de blanc, avec en son centre, une tour Eiffel stylisée en rouge, symbole emblématique de Paris, elle surplombe une fleur de lys dorée.Eh oui : il y a bien un lien entre le club parisien et la royauté, plus précisément, le roi Louis XIV.

Les deux ont un point commun : ils sont nés au même endroit, à Saint-Germain-en-Laye, le 12 août 1970 pour le premier, et le 5 septembre 1638 pour le second. La fleur de lys est là pour rappeler ce lien avant tout géographique, mais qui ancre aussi le club francilien dans un certain prestige, celui de l’histoire de France.

Depuis sa création en 1970, le logo du club a beaucoup évolué. D’une décennie à l’autre, ce lien avec ses origines et son royal concitoyen a fait des allers-retours, alternant mises de côté et retours en grâce. Si au début, un berceau ne laisse aucun doute sur le caractère biologique de la relation du club avec sa ville de naissance, ce dernier sera ensuite zappé de 1986 à 1995, puis réintégré jusqu’en 2013.

En 1995 et jusqu'en 2002, le club reprend le logo des années 70 et 80 avec la présence du berceau, symbole de la ville de naissance de Louis XIV. Exit le berceau de Louis XIV, la fleur de lys devient plus grande et dorée, pour occuper désormais une place prépondérante. Le bleu est plus vif et le PARIS, nettement plus visible en haut.

Celui-ci prend plus de place que Saint-Germain, certes toujours présent mais en bas du logo et bien plus petit. L’idée : gommer la ville d’origine du club pour l’associer complètement à Paris, ville autrement plus porteuse au niveau international. Certains supporters râlent, mais rien n’y fait.

Mais jusqu’à quand ? Car un logo est d’abord un outil de communication et de marketing. Les supporters, dans les gradins, arborent de plus en plus souvent un dessin simplifié, qui fait l’impasse sur l’allusion à Louis XIV au bénéfice de la seule Tour Eiffel, omniprésente, pour "vendre" uniquement Paris.

Comme ceux des villes, les logos des équipes de foot forment un cas particulier: quelque part entre le symbole et le blason, ils lorgnent et du côté de la stylisation et du côté de l’allégorie. Au final, ils n’ont ni la simplicité radicale des insignes des entreprises classiques, ni les vertus narratives et illustratives du blason: ce sont des compromis souvent décevants.

Rétrospectivement, le berceau du modèle précédent apparaît bien disgracieux, car très anguleux. Il exigeait, en outre, que soit conservée une immense tour Eiffel pour l’accueillir entre ses jambes (si l’on peut dire). "Saint-Germain" est petit, mais d’un point de vue strictement graphique, le choix est pertinent.

Les commentateurs n'ont voulu voir, jusqu’à présent, que la petite taille de Saint-Germain, mais un designer qui se contre-fiche de l’histoire du club et passera devant le logo verra prioritairement que la largeur des mots occupe un même espace, que la moitié basse du dessin est plus chargée (la fleur de lys qui s’ajoute aux pieds de la tour Eiffel), et donc que l’équilibre global est obtenu grâce aux partis pris typographique.

Certes, l'affirmation du statut désormais privilégié de la ville de Paris n'est pas très subtile: elle passe d'autant moins inaperçue qu'on n'avait plus vu ce déséquilibre entre les deux villes depuis... le premier logo, dont on s'est peut-être inspiré pour proposer un alignement des largeurs. On pourra aussi évoquer que les lettres qui composent "PARIS" donnent inévitablement l’impression que le mot penche très légèrement à gauche, mais dans l'ensemble, l’évolution proposée aère le logo, qui respire mieux.

Bénéficiant d'un plus grand bandeau autour de l'image centrale, on n’a pas simplement agrandi le mot PARIS: l’interlettrage est plus grand, la graisse des lettres (leur épaisseur) est moindre, on distingue davantage les blancs de lettre (l’espace vide autour et à l’intérieur du dessin d’une lettre, par exemple le triangle au cœur du A), les lettres sont presque aussi larges que hautes.

En bref, le texte est moins concentré, plus lisible, plus approprié aux objectifs d’un logo (susceptible d’être imprimé ou affiché en tout petit). Alors même que le rouge est quantitativement moins présent qu’avant, il parait plus éclatant: il s’oppose mieux à ce nouveau bleu plus lumineux, tirant moins vers le violacé. L’ensemble donne l’impression d’être plus moderne, car les couleurs sont plus "éclatantes", comme l’on dit pour vendre de la lessive.

Le doré du lys est plutôt bienvenu: le choix reflète l’identité du club qui se veut prestigieux, et brise la monotonie de la perpétuelle bichromie. La fleur est en outre d'autant plus éclatante que sous la tour Eiffel, toute la place est désormais pour elle (son articulation avec le berceau était franchement laborieuse). En conclusion, l’évolution graphique est assez réussie: le fameux "changement dans la continuité" propose effectivement des améliorations significatives.

Ce logo défend-il une nouvelle image de marque? "Ici c’est Paris", chantent les supporters: peut-être les a-t-on écoutés, car voilà apparemment le club repositionné vers la capitale. Le souci d’une certaine continuité (ou peut-être, la crainte d’afficher clairement la rupture) a néanmoins conduit les commanditaires du logo à conserver les liens avec Saint-Germain: il n’est pas interdit d’estimer que le berceau et la fleur de lys (deux éléments qui désignaient exclusivement la ville de Saint-Germain-en-Laye, où est né Louis XIV) faisaient double emploi.

La fleur de lys est même revalorisée. En ce sens, ce nouveau logo participe bel et bien d’une stratégie de "simplification", pour reprendre le mot de Jean-Claude Blanc, directeur général délégué du Paris SG, et non pas d’une initiative strictement opportuniste qui abandonnerait Saint-Germain pour ne revendiquer que l’identité parisienne, très positive "à l’international".

En tout cas, la présence du berceau sur l’ancien logo n’était pas moins "marketing" que son absence sur le nouveau. Sans nul doute, on voit Paris plus que Saint-Germain - mais qui, très honnêtement, ne pense pas ainsi? La question est alors de savoir s’il fallait contribuer à insister, en quelque sorte, sur l’origine du club (la fusion du Paris FC et du Stade Saint-Germain), ou s’il fallait proposer un logo qui assume l’image de marque d’un PSG "club de la capitale".

Jean-Claude parle d’une "mise en conformité". C’est manifestement avec l’image actuelle du club (et celle que l’on veut voir advenir) que le logo se veut en conformité, mais la nature de l’acte fondateur du club n’est pas évacuée non plus: "Saint-Germain" et la fleur de lys sont toujours là. Parce qu’on a eu peur d’y aller trop fort? Par respect de l’histoire du club? Parce que le Camp des Loges se trouve à Saint-Germain-en-Laye? On n’en sait rien - et au fond, peu importe.

Reste qu’un dernier choix à commenter apporte de l’eau aux moulins de ceux qui trouvent franchement à redire: la date de naissance du Paris SG a disparu. Ce choix s’explique par ce qu’il faut décrire comme une gêne, ou en tout cas un complexe, par rapport aux grands clubs européens ("aux autres grands clubs européens", reprendrait le service communication du Paris SG). Jean-Claude Blanc est on ne peut plus clair: "Quant à la date, elle ne tire pas vers le haut, en comparaison avec d’autres grands clubs européens qui ont 1800 sur leur logo."

En clair: l’histoire du club n’est assumée que lorsqu’elle ne souffre pas de la comparaison avec les grands clubs européens. Ainsi, l'image, plus que l'histoire, causera l'identité. Le PSG est un jeune club. Le PSG n'a pas quarante ans, c'est ainsi. Le problème est que pour savoir si on assume ou pas, on se demande si c'est prestigieux ou pas. Au-delà du caractère superficiel du critère, la méthode Coué est manifeste: le logo n'est pas tant le reflet de l’identité concrète du club qu’une prise d’initiative pour apparaître aux yeux du monde comme un grand, quitte à mentir par omission.

À la lumière de ce flagrant délit d'opportunisme, on est tenté d'estimer que, plutôt que de commémorer l'histoire dans un souci d'authenticité, le tri sélectif de tous ces éléments (la date, la couleur, la typographie, la simplification...) a insisté sur le paraître plutôt que sur l'être. Ainsi pensent de nombreux détracteurs, et même de nombreux supporters, qui intègrent progressivement l'avènement de la prochaine étape: il faudra bientôt renoncer au Parc des Princes, trop petit pour un si grand club au si beau logo.

On en reparlera un peu en septembre, quand le nouveau remplacera concrètement l'ancien, et puis on oubliera cela jusqu'à la prochaine version. Le PSG aura une meilleure image s'il brille en Ligue des champions, si les supporters ne s’entre-tuent plus et si la Ligue 1 devient plus attractive.

L’effet de lumière, éclairant la premier quart du nouveau logo sur la plupart des reproductions qui circulent, ne sera peut-être pas conservé sur la version la plus exploitée et déclinée du logo. Pensons à la Fnac, à Nike, à Apple, qui réalisent tous l'objectif préconisé par le graphiste suisse Adrian Frutiger, référence classique des designers: "Le secret d’une belle forme réside dans sa simplicité.

N'étant pas parisien, je n'ai aucun affect dans l'histoire. En revanche, cette tour Eiffel obèse me pique les yeux. Là, avec ses cuisses grasses, elle ressemble à une grenouille peinte en rouge. › Le titre de l'article ainsi que son introduction avancent une idée qui semble tout à fait démontrée par la suite mais qui, étrangement, n'est pas dans la conclusion. Celle qu'entre blason et marque, le PSG a bien choisi la marque.

Augmenter à ce point la taille du PARIS, c'est, pour moi, donner plus d'importance au discours de marque au détriment de l'image. J'y vois même une forme d'insistance un peu mal assurée en accord avec l'idée de gommer les traces de la jeunesse du club. D'ailleurs, dans les exemples de logos donnés, si l'on excepte FNAC qui est un distributeur et ne peut pas se passer de son nom en gros, les autres, Nike et Apple on fait, progressivement disparaître presque totalement la typographie pour devenir des icônes. L'image devient pure et son appréhension cognitive, directe.

Je trouve que l'élargissement du cercle extérieur est assez efficace pour l'équilibre global, faisant apparaître le précédent logo un peu étriqué. En revanche, le mot "Paris" en capitales de cette taille ne s'inscrit pas de façon très harmonieuse sur la courbe, chaque lettre semblant obéir à un angle différent (ex. : le P, dont la barre horizontale supérieure n'épouse pas la courbe au-dessus). Il n'y a pas non plus de symétrie, le R étant nécessairement décalé vers la droite.

Enfin, sur le plan symbolique, j'ai l'esprit mal placé, mais cette Tour Eiffel dont la perspective "contre-plongeante" est très accentuée, et qui voit se présenter entre ses jambes cette fleur de lys dont le follicule central est flanqué de deux autres plus petits, m'évoque irrésistiblement une image obscène. Je ne crois pas que le prince soit fan de ce genre de message, fût-il caché.

Dès la rentrée 2013-2014, le Paris-Saint-Germain arborera un nouveau logo. Celui-ci ne marquera pas une rupture franche, comme ce fut le cas en 1970 et en 1992. Il s'agit plutôt d'un lifting énergique visant à le rafraîchir et à lui donner plus d’impact. En effet, comme l’indique le club sur son site, "sous l’impulsion de son président, Nasser Al-Khelaifi, le Paris Saint-Germain a choisi de capitaliser sur l’atout maître de la marque : Paris". De fait, le nom de la ville Lumière apparaît clairement, en grosses lettres, sur le haut du logo.

Daniel Hechter doit malgré tout ressentir une petite fierté. Car ce logo ressemble beaucoup à son oeuvre initiale. En fait, il s’agissait du berceau du roi Louis XIV, né à Saint-Germain-en-Laye en 1638 dans ce qui s’appelait alors le Château Neuf de Saint-Germain-en-Laye. Ce petit berceau blanc contrastait singulièrement avec l’état d’esprit de certains supporters du PSG, plus portés sur les crampons et les battes de base-ball que sur les articles de puériculture.

Aujourd’hui, le Camp des loges de Saint-Germain sert de base d’entraînement aux joueurs du club. Quant au berceau fleurdelysé... Son rôle semblait limité, sauf dans le déclenchement de vagues d’hilarité dans les camps des supporters de l’OM. Peu soucieux de gaspiller un trésor historique qui pourrait faire venir des centaines de clients supplémentaires chaque année, l’hôtel a négligé de capitaliser sur le nom du Roi Soleil et a choisi de s’appeler... “Pavillon Henri IV”!

De même, Saint-Germain-en-Laye n’a pas toujours su tirer parti du rayonnement apporté par le club -né en 1904, le club Stade Saint-Germain poursuivit une honnête carrière dans le monde du football amateur, jusqu'à l’apothéose des quarts-de-finale de la Coupe de France 1969, où le Stade Saint-Germain perdit contre... L’Olympique de Marseille.

Au début des années 1970, l’idée d’un grand club pour Paris voit le jour et entraîne la fusion du Stade Saint-Germain et du Paris Football Club. Aujourd’hui, quelle est la signification du logo du PSG ? Si la Tour Eiffel saute aux yeux, la fleur de lys intrigue.

En un mot comme en cent, le logo du Paris Saint-Germain est une synthèse visuelle de l’identité double du club : Paris, capitale mondiale, et Saint-Germain-en-Laye, berceau royal. Né en 1970 de la fusion entre le Paris FC et la section football du Stade Saint-Germanois, le Paris Saint-Germain n’est pas seulement un club de football : c’est le résultat d’un projet politique et symbolique.

Dès ses premières années, le PSG se cherche une image forte. Au centre du blason, la Tour Eiffel rouge s’impose. Symbole mondialement reconnu de Paris, elle donne immédiatement un ancrage clair au club. Mais c’est en bas du blason que tout se joue pour les initiés : une fleur de lys blanche, stylisée, parfois dorée selon les déclinaisons.

Ce symbole héraldique est associé depuis le Moyen Âge à la royauté française. Il fait ici référence à Saint-Germain-en-Laye, ville royale où est né Louis XIV en 1638. Longtemps, un petit berceau accompagnait d’ailleurs cette fleur sur le logo, renforçant la référence au Roi-Soleil. Avec l’actuel blason adopté en 2013, le berceau a disparu, laissant la fleur de lys occuper seule cette partie inférieure du logo.

La refonte opérée sous l’ère QSI (Qatar Sports Investments) ne laisse aucune place au hasard. Mais la fleur de lys, elle, reste. Elle agit comme un garde-fou visuel, un rappel que le PSG n’est pas une marque parachutée, mais un club enraciné dans une histoire bien plus ancienne que son année de fondation.

Période Description du Logo Événements Marquants
Avant 1972 Ballon bleu et nef voile, symbole de Paris Fusion du Paris FC et du Stade Saint-Germanois
1972-1982 Tour Eiffel rouge, berceau de Louis XIV, fleur de lys Création du premier blason par Daniel Hechter
1982-1992 Ajout du Parc des Princes Opération marketing des dirigeants du PSG
1992-1995 Écusson avec "Paris Saint-Germain" en blanc sur noir Canal+ devient propriétaire du PSG
1995-2002 Retour au logo des années 70/80 avec date de création Victoire européenne
2002-2010 Cercle bleu avec contours blancs Nouvelle variante du logo
2010-2013 Cercle doré pour le quarantenaire 40ème anniversaire du PSG
2013-Présent Fleur de lys agrandie, "PARIS" mis en avant, bleu vif QSI modifie l'écusson

Logo actuel du Paris Saint-Germain

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