Laura Glauser est une figure emblématique du handball féminin français. Elle joue au poste de gardienne et a marqué l'histoire de ce sport par ses performances exceptionnelles et son parcours inspirant.

Débuts et Ascension
Laura Glauser est née le 20 août 1993 à Besançon. Dès son plus jeune âge, elle se passionne pour le sport. À l'âge de 10 ans, elle découvre le handball à Val de Saône, un petit club où elle reste pendant trois ans. Par la suite, elle intègre le pôle sportif de Besançon, puis rejoint le centre de formation de Metz. C'est ainsi qu'elle entre dans la meilleure équipe de handball féminin de France, où elle passe dix années marquantes.
En 2012, elle obtient avec son équipe le titre de vice-championne du monde junior, où elle est nommée meilleure gardienne du tournoi. La même année, elle connaît sa première sélection en équipe de France sénior.
Carrière et Palmarès
- Vice-championne olympique en 2016
- Championne d'Europe en 2018
- Championne du monde en 2023
En 2019, elle devient la gardienne la plus titrée du championnat français. Son parcours est jalonné de succès, tant en club qu'en équipe nationale.
Laura Glauser s'envole ensuite pour Gyor, en Hongrie, afin de jouer deux ans dans l'un des meilleurs clubs européens.
Côté palmarès, Laura Glauser compte un sacré nombre de médailles à son actif, puisqu'elle est plusieurs fois championne de France, championne du Monde, championne d’Europe, et vice-championne olympique.
Avec l'équipe nationale, elle est vice-championne olympique en 2016, championne d'Europe en 2018 et championne du monde en 2023.
Impressionnante lors de la Coupe du monde de handball féminine, la gardienne Laura Glauser, originaire de Haute-Saône, multiplie les performances XXL lors des phases finales de la compétition.
Valeurs et Philosophie
« Le dépassement de soi, le respect des autres, le respect des consignes, des règles... » voici les valeurs clés que le handball a enseigné à Laura Glauser, comme elle nous l'a confié. Véritablement amoureuse du sport, cette handballeuse a appris à travers cette pratique à toujours aller au-delà de ses limites.
C’est grâce à ces valeurs et à cette force de caractère qu'elle est parvenue à toucher du bout du doigt ses objectifs.

Maternité et Retour au Sport
Laura Glauser est tombée enceinte de sa petite fille en 2017. Après avoir joué au handball jusqu’à ses 3 mois de grossesse, cette dernière décide de mettre sur pause sa carrière sportive. Mais en véritable passionnée, la championne continue à s’entretenir tout au long de sa grossesse "jusqu’à une semaine avant mon accouchement" nous confie-t-elle. Vélo, muscu, natation… impossible de l’arrêter !
Après la naissance de sa fille en 2018, son objectif est de concilier sa vie de maman avec sa vie de sportive. Mission réussie pour la handballeuse, qui emmène sa fille avec elle aux matchs, et se prépare en sa présence.
Le sport occupe une grande place dans la vie de cette petite famille, jusqu'à orienter son lieu d'habitation. "Le sport, c'est ce qui rythme notre vie, qui dit où l'on habite, où l'on se déplace. Quand je joue en équipe de France, ma fille sait que c'est l'occasion de rentrer là-bas".
Une Période Difficile et un Retour en Force
Après avoir passé plusieurs années avec Rijkaard, un entraîneur de handball, avec qui elle a eu une fille en 2017, le couple se sépare. Dans la foulée, la gardienne de handball a connu une période difficile.
"Au handball et dans ma vie privée, ça ne se passait pas bien. Et ce mal-être je l'ai trainé jusqu'à l'hiver dernier. Mon corps a dit stop. J'ai eu une fracture au dos, j'ai dû me faire opérer du coude. Je me suis dit qu'il fallait que j'ouvre les yeux. Je n'ai pas été qualifiée, médicalement parlant, de dépressive. Mais tous les tests que j'ai fait, c'était limite, mais on n'a pas voulu aller plus loin. Cette phase a duré assez longtemps", expliquait-elle fin 2023 pour Les Sportives.
Une maman solo qui a su se relever pour retrouver les terrains.
Jeux Olympiques de Paris 2024
Laura Glauser fait partie de l'équipe de France féminine de handball et elle joue au poste de gardienne. Pendant les Jeux olympiques de Paris 2024, elle va tout donner pour remporter la médaille d'or. L'équipe espère bien conserver son titre de championne olympique en réitérant l'exploit d'une médaille d'or en France. Parmi les joueuses sélectionnées en équipe de France, Laura Glauser, qui revient dans les buts après plusieurs années difficiles. Explications.
La compétition de handball a démarré en avance. Alors que la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris a attiré les regards du monde entier ce vendredi 26 juillet, la veille, les athlètes français étaient déjà en pleine compétition. L'équipe de France féminine de handball a joué son premier match, le jeudi 25 juillet face à la Hongrie. Les Bleues ne pourront pas se reposer bien longtemps, car elles affrontent les Pas-Bas ce dimanche 28 juillet.
Performances et Complémentarité
"Sur l'ensemble de la compétition, c'est le binôme le plus fort. Ca peut être l'élément qui fera basculer l'Euro". Avec 102 arrêts, Amandine Leynaud et Laura Glauser ont présenté le deuxième meilleur bilan, à 36% juste derrière les Norvégiennes à 37%, qui étaient toutefois éliminées de la course au titre après la seconde phase de groupe.
"Elles ont été bonnes dans les moments où il fallait être bonnes. C'est primordial si on veut aller loin dans une compétition", estime Bruno Martini, champion du monde avec les Bleus en 1995 et en 2001, et actuellement manager général du Paris SG.
Mais au-delà de ces statistiques pures, ce qui marque c'est surtout la complémentarité du binôme français. "Avant, il n'y en avait pas autant. Elles l'ont parce qu'elles se sont connues à Metz, elles ont joué ensemble", souligne Valérie Nicolas. "En gros, c'est comme la grande soeur et la petite soeur", glisse-t-elle.
Si Leynaud, 32 ans, est la plus utilisée (environ 60% du temps de jeu contre 40% pour Glauser) en raison de sa grande expérience des compétitions internationales, les deux joueuses tournent à des pourcentages d'arrêts identiques (36% chacune).
Les performances de la muraille des Bleues lui ont valu les éloges de son entraîneur, Olivier Krumbholz. "Elle fait un grand Mondial. On est content pour elle" a-t-il commenté. "Ça fait des années que je dis que ce sera la gardienne du temple en 2024 aux Jeux olympiques. Elle assume un rôle de leader. Elle est très costaude".
Originaire de Haute-Saône, ses parents habitent à Soing-Cubry-Charentenay), Laura Glauser a débuté dans le club de Val de Saône avant de rejoindre l'ES Besançon en 2007.
"C'est impressionnant. Quand je l'ai vue dans son premier match en équipe de France, j'ai compris que son objectif c'était de revenir pour l'Euro. C'était clair, ça se sent.