Julien Tessier, un nom qui résonne dans le monde du hockey français, a marqué les esprits par son énergie, sa combativité et sa passion sur la glace. Cet article retrace son parcours, de ses débuts prometteurs à Amiens jusqu'à sa décision de relever de nouveaux défis, notamment chez les Dragons de Rouen.

Départ des Gothiques d'Amiens
Julien Tessier a décidé de prendre une nouvelle direction dans sa carrière, et ne sera plus Gothique. Arrivé sous nos couleurs, il y a maintenant deux saisons, avec détermination et humilité, Julien a su se faire une place au sein de l’équipe, apportant énergie, combativité et passion à chaque match.
Tout au long de son passage à Amiens, Julien a incarné les valeurs des Gothiques avec fierté. Comme chaque année, l’intersaison des Gothiques débute par les départs. Après Noa Besson et Jordan Lepage qui arrête sa carrière, Julien Tessier a rejoint la liste des partants.
Les mots de Julien : “ Chers partisans des Gothiques, je tenais à vous remercier pour votre support lors de ces deux dernières années. Merci infiniment à tous ceux impliqués avec l’équipe.
Blessure et Rééducation
Hasard du calendrier, coïncidence ou simple signe du destin : Julien Tessier va faire son retour en compétition avec les Gothiques d’Amiens ce mardi face aux Diables Rouges de Briançon. Une formation face à laquelle il s’était gravement blessé le 3 janvier dernier après un gros contact avec Nils Carnback.
Le bilan était lourd pour le Canadien avec une rupture des ligaments croisés antérieurs du genou droit, combinée avec une légère fissure au ménisque. Eloigné de la glace pendant près de neuf mois, Julien Tessier a dû prendre son mal en patience. Opéré un mois après sa blessure, il débutait ensuite un long processus de rééducation.
D’abord à Amiens où il était accompagné et suivi par Melvin Tribout, kinésithérapeute et Mathieu Pingeot, préparateur physique du club, avant de prendre la direction de son Québec natal où il a poursuivi sa remise en forme.
Très consciencieux et prudent, le Canadien de 26 ans a suivi à la lettre le processus de rééducation. À chaque fois, il était en avance sur les objectifs. Le mot d’ordre était de ne pas se mettre de pression sur la potentialité d’un retour à la compétition à un moment précis. Au Québec, Julien Tessier a passé son été à la salle de musculation.
« C’était mon seul objectif, travailler en salle pour retrouver une forme physique et ma musculature. » Entre ses différentes séances de renforcement musculaire, il a aussi trouvé un emploi dans un réseau de santé pour y faire de la gestion contractuelle dans une entreprise où il avait déjà travaillé juste après l’obtention de son baccalauréat.
Le 10 août, lors de la reprise des Gothiques d’Amiens, Julien Tessier a repris plus ou moins normalement l’entraînement. D’abord sans contact, avant de prendre part progressivement aux exercices collectifs.
« J’avais un peu d’appréhension, mais ça a disparu assez vite, j’étais surpris. Dans les dernières semaines de pratique, dans les situations de contact, sous pression, je sentais vraiment que mon genou était solide. Aujourd’hui, je me sens à 100 % physiquement, je me sens très bien.
Retour au Jeu
272 jours, soit 8 mois et 29 jours après ses derniers palets touchés sur la glace en Ligue Magnus, Julien Tessier sera de retour dans le groupe ce mardi pour la réception des Diables Rouges de Briançon, lanterne rouge après cinq journées. Forcément, chez le joueur de centre, il y a de l’impatience : « Ça fait vraiment du bien de réintégrer l’équipe, de se préparer pour un match, c’est vraiment excitant. »
Ce dernier n’a pas d’état d’âme et le fait de rencontrer cette formation pour son retour ne l’importe peu : « Je le vois plus comme un match où l’on doit aller chercher les trois points que le fait que je sois de retour contre l’équipe face à laquelle je me suis blessé. Je reviens juste au jeu. »
Toujours privé de Djemel, toujours en phase de reprise, et de Lavigne qui a laissé les béquilles de côté, Mario Richer récupère Julien Tessier, un élément important, presque indispensable, pour le fonctionnement de son système, notamment sur les powerplays.
Logiquement, le technicien québécois n’attend pas un rendement immédiat ni une efficacité optimale de la part de son joueur, même s’il sait de quoi il est capable : « Il gagne beaucoup d’engagements, il est capable de contrôler le palet, le jeu. On le voit déjà à l’entraînement sur l’avantage numérique. Il nous a manqué l’an passé. On est content de le revoir dans l’alignement. »
Le numéro 19 amiénois est dans la même optique que son entraîneur : « Ça fait longtemps que je ne me suis pas retrouvé en situation de match, donc je ne vais pas me mettre trop de pression, ni trop d’attentes. C’est mon premier match, tout ce que je peux contrôler, c’est mon effort. Après neuf mois, j’ai juste hâte de jouer. J’ai confiance en mon genou, je me sens vraiment bien mentalement.
Transfert aux Dragons de Rouen
De héros à dragon il n’y a qu’un pas. Brillant en play-offs, le centre québécois devrait s’engager chez les Dragons de Rouen, qu’il avait largement contribué à éliminer en quart de finale, dans une série épique. Il y a sept mois, Julien Tessier, décisif à neuf reprises (6 buts et 3 assists) dans le quart de finale de play-offs face à Rouen, était l’un des héros de cette incroyable remontée qui avait permis aux Gothiques d’Amiens de se hisser dans le dernier carré pour la première fois depuis la saison 2018-2019.
Depuis, l’été s’est écoulé et le Canadien s’est bien adapté à sa nouvelle vie en Normandie chez les Dragons de Rouen, sa nouvelle équipe. Rejoint par James Phelan, il a aussi retrouvé Tomas Simonsen, arrivé chez les Dragons durant l’intersaison en 2024.
Julien Tessier : Oui, c’est particulier d’avoir vécu les derbys, ce sont des matchs assez intenses, c’est une belle rivalité. En plus l’an dernier, on s’est affrontés en play-offs et c’est Amiens qui est sorti vainqueur, donc ça fait un peu drôle. Déjà lors du match de pré-saison, j’ai retrouvé beaucoup de joueurs que je connais bien, car l’équipe est restée sensiblement la même. Revenir au Coliseum, ça va être un peu étrange. J’ai vécu deux belles années là-bas, c’est sûr que ça va raviver quelques souvenirs.
Ces deux ans ont été mes premières expériences en professionnel en arrivant chez les Gothiques. Je retiens l’ambiance et l’appui des supporters à chaque match au Coliseum. Ça a été ma plus grande surprise. C’était un plaisir de jouer dans une patinoire quasiment pleine à chaque fois. Je retiens aussi la performance de l’équipe lors des derniers play-offs. On n’a pas gagné le championnat, mais je crois que se rendre en demi-finale pour Amiens, c’était déjà très bon. J’ai beaucoup aimé la ville d’Amiens. J’ai vraiment apprécié mon passage chez les Gothiques. Je n’ai vraiment que des bons mots à dire pour tout le club, mais aussi pour Mario (Richer) et Joey (West). Durant ces deux ans, on avait un vestiaire très uni, on s’entendait tous bien.
En deux saisons, Julien Tessier a disputé 76 matchs et été décisif à 59 reprises. Finalement, Mario Richer est aussi parti. Il a rejoint la prestigieuse KHL. J’ai eu une très bonne relation avec Mario pendant les deux ans. J’ai un grand respect pour lui. C’est avec lui qu’on a eu nos premiers contacts pour rejoindre les Gothiques. Je crois que sa feuille de route à Amiens parle pour lui. Il a été en mesure d’aller chercher deux Coupes de France (en 2019 et 2020). L’an dernier, on a performé contre Rouen, Mario était l’architecte de l’équipe. C’est vraiment quelqu’un de passionné par le hockey, qui met beaucoup de temps et d’énergie à diriger son équipe. De voir, même si ça a été tard dans sa carrière, qu’il est récompensé en rejoignant la KHL, qui est probablement l’une des trois meilleures ligues mondiales, je me réjouis.
Certains m’ont dit qu’ils comprenaient mon choix, mais qu’ils étaient déçus. Cet été, vous avez rejoint le rival, comme votre compatriote James Phelan. Quand on regarde les cinq, six ou sept dernières années, Rouen est une équipe qui a gagné plusieurs fois le championnat (3, en 2021, 2023 et 2024). C’était un défi qui m’intéressait. Avec Amiens, on a fait des bonnes performances, mais je crois qu’avec Rouen, la mission, c’est vraiment d’aller chercher la Coupe de France, puis la Coupe en play-offs. Ce sont des objectifs qui me motivent beaucoup. Je savais qu’il y avait un nouvel entraîneur (Carl Mallette) qui arrivait du Québec et que je connaissais un peu.
Il y avait des conditions différentes, j’étais excité par l’intérêt de Rouen. Quand j’ai eu l’opportunité de signer, c’est sûr que c’était un peu drôle comme c’était le rival. Mais c’est la réalité, surtout du sport professionnel en France, où la plupart des joueurs signent des contrats d’un an. Par moment, le changement est inévitable.
Je m’attends à un accueil un peu mitigé. On en a un peu parlé avec Tomas (Simonsen), je sais un peu à quoi m’attendre. Mais vous savez, j’ai déjà discuté avec quelques partisans ou des personnes avec qui j’étais en contact et qui m’ont dit qu’ils comprenaient mon choix, mais ils étaient déçus, je les comprends. J’espère qu’il n’y aura pas trop de sifflets, trop de huées, je n’ai pas le contrôle là-dessus.
Voici un tableau récapitulatif des statistiques de Julien Tessier durant ses deux saisons avec les Gothiques d'Amiens :
| Saison | Matchs Disputés | Points Décisifs |
|---|---|---|
| 20XX-20XX | 76 | 59 |
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