Le monde du volleyball est rempli d'athlètes talentueux et inspirants, et certaines joueuses canadiennes et françaises se sont démarquées par leur talent, leur détermination et leurs réalisations exceptionnelles. Cet article explore le parcours de quelques-unes de ces joueuses, mettant en lumière leurs défis, leurs réussites et leur contribution au volleyball mondial.

Kim Robitaille : Une Passeuse Atypique
"Bonjour, c’est Kim..." Une voix claire et rieuse, perchée sur l’accent des grands espaces, se pose dans nos oreilles. Kim Robitaille (29 ans), la nouvelle passeuse du Saint-Raphaël Var volley-ball (SRVVB), est au bout du fil. Le voyage peut débuter. Robitaille vient de loin. La saison dernière, l’internationale évoluait à l’échelon inférieur, en Division élite féminine, à Quimper.
Un sacré grand écart avec son niveau de jeu actuel, puisqu’elle a déjà été nommée dans l’équipe type de l’élite. "Je sortais d’une saison en Allemagne où j’avais peu joué et on m’avait sollicité pour un projet d’accession. C’est le genre de défi que j’aime bien et j’ai apprécié la Bretagne, les paysages qui ressemblent à la côte ouest du Canada et les gens qui ne te laissent pas à l’écart. C’est ce qui m’a donné l’envie de rester en France. En l’occurrence, l’expérience, qui a duré deux ans, est la métaphore d’une carrière atypique, où la lumière jaillit tôt ou tard. Où le voyage est une question de "survie".
"Je voulais bouger, me dépasser depuis toute petite mais j’ai commencé le volley à 12 ans en Junior High (l’équivalent du collège en France) par pur hasard. J’ai d’ailleurs commencé par le football, j’étais très nulle mais c’est ce que je préférais. La Québécoise a gravi les échelons en s’éloignant de son enfance, du Saint-Laurent, des moulins à vent et des fromages de lait de vache. Elle reconnaît même une pointe de naïveté, qu’elle entretient toujours. "Un jour, en assistant à un match universitaire, j’ai dit à mon père que je me sentais capable de jouer avec ces filles-là.
Il a beaucoup rigolé: “Mais oui, tu peux jouer et on le sait tous!" Pourtant, je n’ai jamais été dans les top joueuses de mon âge. a m’a même pris quelques années à réaliser que je pouvais postuler à l’équipe nationale. À la fin du bail universitaire (cinq ans) à Sherbrooke, toujours au Québec, la joueuse de 26 ans débarque aux Pays-Bas, au club de Zwolle, sans référence, avec un statut de semi-pro. Dépaysement total. Elle trie le courrier tous les matins à 5 heures, avant d’aller à l’entraînement. "La persévérance est une de mes qualités.
C’était dur mais très enrichissant. Et ça m’a ouvert une porte vers l’Allemagne (VfB Suhl) et l’équipe nationale du Canada. L’été dernier, elle a affronté les meilleures joueuses du monde dans la Ligue des nations, où sa sélection est rarement présente. Une aventure "éprouvante" dans laquelle elle a "beaucoup progressé. Le volley n’est pas notre sport national, il passe après le football américain, le basket, le tennis, le hockey... Il nous manque encore des joueuses, des structures, même si on est sur le bon chemin. À Rimini, on a un peu créé la surprise.
Kim retrouve même l’horizon dans le Var, au SRVVB, où elle joue des coudes parmi les premiers rôles du championnat. "Je me sens super bien ici, on a une équipe spéciale. Les filles donnent tout ce qu’elles ont à l’entraînement. Il y a comme une énergie, une fusion, un sentiment unique qui n’arrive pas souvent dans la vie. Moi, je crois au flow. Entre nous, ce truc s’améliore de jour en jour. Après des débuts difficiles, Robitaille semble atteindre son rythme de croisière. La connexion avec les attaquantes s’améliore de match en match.
"On est sur le bon chemin, on commence à mieux se trouver, confirme la doyenne du groupe. Je me suis parfois mis la pression, (...) parce que je prends mon rôle et ma carrière très au sérieux. Je sais que je ne peux pas me permettre de ralentir, et je ne veux pas avoir de regret. Quand elle allie son élégance naturelle à la distribution avec une défense efficace, au soutien ou dans la diagonale, comme contre le Stade français (3-2), les Rouge et Noire sont irrésistibles. "Cette saison, on a la chance d’avoir une équipe complète.
Lucille Gicquel : La Géante Française du Volley
Elle a gagné la Ligue des Champions ! Tie-Break avec Lucille Gicquel
La Française Lucille Gicquel, lors de l'Euro de volley-ball 2023, en Estonie. "Elle est grande, elle saute, elle vole !" Lucille Gicquel, la géante française (1,89 m), impressionne depuis le début de l'Euro de volley 2023, co-organisé par l'Estonie, l'Italie, l'Allemagne et la Belgique, où la France a défié, samedi 26 août, la Roumanie en 8es de finale (victoire 3-1 des Bleues avec 18 points de Lucille Gicquel). La taille ne fait pas tout, il y a aussi les gênes : dans sa famille, le sport se transmet de génération en génération.
"Je ne l'ai entraînée qu'un an à Cannes, elle était jeune [19 ans] mais j'étais déjà impressionné par ses qualités physiques", se rappelle Laurent Tillie, ancien sélectionneur de l'équipe de France masculine (2012-2021). "Elle est grande, élancée, elle saute, elle vole même ! Elle attaque la balle très haut, a un très bon bloc et un très bon service. La Bretonne a ensuite atterri en Italie en 2020, le championnat le plus relevé du monde. À peine arrivée au sein du meilleur club, l'Imoco Volley Conegliano (Vénétie), la Bretonne a réalisé le quadruplé : championnat, Ligue des Champions, Coupe et Supercoupe.
Une ascension fulgurante qui n'avait rien d'évident au départ, raconte son père Jean-Charles, actuel vice-président de la Ligue de Bretagne d'athlétisme : "Elle a essayé la gym et la danse, mais ces disciplines ne sont pas faciles pour les grands gabarits. À première vue, son profil collait parfaitement, mais la jeune Lucille était atteinte d'une tachycardie (maladie cardiaque) la forçant à changer encore de discipline. "Ma femme a joué au volley à un bon niveau, elle lui a proposé d'essayer et ça a marché. Elle avait 12-13 ans." Un an plus tard, l'adolescente est repérée par un responsable de l'IFVB.
"En tant que parents, on est impliqués, on aimerait qu'elle gagne tout le temps. Nous sommes ses premiers supporters", s'enthousiasme son père. Une réaction classique qu'ils ont rapidement réussi à tempérer : "Etant passé par là, je comprends tout à fait que ce ne soit pas toujours possible. Pour moi, c'est assez anormal d'être au top tout le temps." Une vision que partage Laurent Tillie, père d'un volleyeur international (Kévin) et de deux basketteurs professionnels (Kim et Killian).
"Je me suis plutôt concentré sur les notions de plaisir, de travail et d'engagement", explique l'ancien réceptionneur-attaquant, qui a toujours été contre la pression du résultat. Du haut de ses 406 sélections, il a accompagné ses enfants dans leurs carrières : "On essaie de dédramatiser lorsqu'il y a des défaites et de calmer après les victoires, car tout ça est assez aléatoire", glisse-t-il. Avec un tel mentor, les Gicquel étaient à bonne école.
"Lucille apprend facilement et est très organisée lorsqu'il s'agit du volley. C'est assez amusant parce qu'à l'école, c'était tout l'inverse. Jean-Charles aurait aimé que sa fille passe aussi du temps sur les bancs de la Fac. Mais la volleyeuse n'en a jamais été vraiment convaincue. Après avoir obtenu son baccalauréat ES (Economique et social), la jeune Lucille a tenté de suivre une licence Economie et Gestion, puis un BTS Immobilier, mais a finalement jeté l'éponge pour se consacrer uniquement à sa passion.
À défaut de l'avoir menée vers un double projet, son père lui a transmis les valeurs du sport, notamment "la persévérance." Une éducation sportive que Lucille Gicquel a gardée en elle et qui lui permet d'aborder sereinement chaque défi. "Je suis quelqu'un de positif, qui a la joie de vivre. Mais je sais aussi ce que je veux et où je vais. "Partir à l'étranger l'a fait mûrir. Elle est tout à fait armée pour aller encore plus loin", estime Laurent Tillie.
La saison prochaine, elle évoluera en Turquie (Bursa) avant de disputer les Jeux olympiques de Paris. Un sujet qu'elle évoque déjà avec son papa Jean-Charles : "Moi je n'ai pas eu cette chance, mais elle oui, et elle en a conscience." Le bâton du relais a été transmis.
Autres Joueuses Remarquables
En plus de Kim Robitaille et Lucille Gicquel, de nombreuses autres joueuses ont marqué le monde du volleyball :
- Sophie de Goede (Canada) : Une figure à part avec un héritage solide.
- Pauline Bourdon Sansus (France) : Une numéro 9 spectaculaire.

Tableau Récapitulatif des Joueuses Mentionnées
| Nom | Nationalité | Poste | Réalisations Notables |
|---|---|---|---|
| Kim Robitaille | Canadienne | Passeuse | Équipe type de l'élite, Ligue des nations |
| Lucille Gicquel | Française | Attaquante | Quadruplé en Italie, Euro de volley |
| Sophie de Goede | Canadienne | Deuxième ou troisième-ligne | Coupe du monde |
| Pauline Bourdon Sansus | Française | Demie de mêlée | Grands Chelems |
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