Les Étoiles du Volley-Ball : Portraits de Joueuses d'Ukraine et d'Ailleurs

Depuis qu’elle a fait irruption dans le paysage sportif italien, Paola Egonu ne laisse personne indifférent. De l’autre côté des Alpes, Paola Egonu est une figure de la scène publique. Tout ce que la Péninsule compte de racistes et de réactionnaires adore détester cette femme de 25 ans, noire - elle est fille d’immigrés nigérians - et « sexuellement fluide » (autrement dit à l’orientation sexuelle évolutive). Certains lui reprochent un caractère trop orageux, d’autres d’instrumentaliser la lutte contre les discriminations afin d’asseoir sa notoriété. Par-delà les conflits publics, dans les médias et devant les tribunaux, elle est cependant, avant toute chose, une prodige du volley-ball.

Et l’une des stars du tournoi olympique à Paris, que les Italiennes ont commencé de la meilleure manière, dimanche 28 juillet, en battant la Républicaine dominicaine (3 sets à 1). Jeudi 1er août, elles affronteront les Pays-Bas.

Née dans la province de Padoue (Nord-Est), Paola Egonu intègre à 13 ans Club Italia, une pouponnière pour futurs champions située à Milan, et vit son adolescence dans ce cadre très protégé. « C’était un véritable petit joyau. Elle a été cajolée tout au long de sa formation », raconte la journaliste spécialiste de volley-ball Eleonora Cozzari, vice-directrice de la publication Pallavolo SuperVolley.

À 25 ans, la prodige d’origine nigériane, réputée pour sa puissance, cristallise les attaques d’une partie de la droite transalpine, qui lui reproche son manque d’« italianité ». Ce qui ne l’empêche pas d’avoir trouvé un espace dans la vie publique.

Sabina Altynbekova : La beauté qui dérange

Sabina Altynbekova était une fille comme une autre avant de jouer pour les couleurs du Kazakhstan à Taipei à Taïwan lors du championnat des moins de 19 ans. À 17 ans, Sabina Altynbekova semble beaucoup plaire aux amateurs de volley et cela poserait des problèmes à son coach ainsi qu'à ses coéquipières. La beauté de la jeune femme n'est visiblement pas passée inaperçue dans la capitale Taïwanaise. Si bien qu'elle est rapidement devenue l'attraction de la compétition.

Dans un article du site kazakh Vesti, le coach de la jeune femme a décrit son équipe comme "entravée" par Sabina. Avant de poursuivre, "Il est impossible de travailler dans ces conditions".

« J’étais flatté au début, mais tout devient un peu trop exagéré. Je veux me concentrer sur le volley-ball".

La mère de Sabina a raconté que sa fille était dans un pensionnat pour enfants surdoués. Maintenant, elle a quitté l'Université Kazakhe en droit et sciences humaines. Ce qui n'est pas au goût de ses parents : "en tant que parents nous sommes contre" a affirmé sa mère. Avant d'ajouter que sa fille avait aussi des propositions de mannequinat.

Elle récolte plus de 235.000 abonnés sur Instagram et plus de 5000 sur VK, le réseau social des pays d'Europe de l'Est.

Clara Jani : La passion du volley-ball sur les réseaux sociaux

Un Lens-Metz dans la torpeur du mois d’août 2018, comptant pour le deuxième tour de feue la Coupe de la Ligue, qui se conclut par un résultat nul 1-1 et une élimination de Lens aux tirs au but ? Ils ne doivent pas être nombreux les supporters du Racing à avoir gardé ce match en mémoire.

Mais pour Clara Jani, ça a été une révélation. C’était son tout premier match au stade Bollaert, elle avait eu des places en tribune Xercès. Mais comme la Marek était fermée pour travaux - il s’agissait alors de la transformer en tribune debout - les ultras du kop s’étaient retrouvés tout autour d’elle.

« Je ne viens pas d’une famille de supporters de Lens », confie la jeune femme, qui a pourtant un grand-père mineur et un nom d’origine polonaise (« Jani » en est une version abrégée). « Mon frère jouait au basket, mon père était entraîneur de basket. On n’était pas abonnés à une chaîne de foot.

Sept ans et demi plus tard, elle est toujours aussi passionnée. Parfois sérieusement, avec ses débriefs des matchs. Plus souvent de manière drôle et décalée, bob sang et or sur la tête.

Ce qui marche le mieux, ce sont ses « remix », des reprises de chansons dont elle réécrit les paroles. Pas mal pour quelqu’un qui assure « avoir horreur de chanter en public » et n’a jamais pris de cours de chant.

« L’inspiration, ça vient vraiment d’un coup, explique Clara. Quand j’ai une idée dans la tête, il faut que je la fasse tout de suite parce que j’ai pas du tout de patience. En général, en une heure, c’est trouvé, c’est écrit, c’est enregistré et si ça me plaît, ça part sur les réseaux sociaux ! »

Elle s’efforce de prendre du recul, mais des fois, ça blesse. « Globalement, ça reste bon enfant, estime-t-elle. Mais il faut que ça m’apporte du positif.

Les Mariannes 92 : Championnes de France de volley-ball

Les Mariannes 92, nées d’une fusion l’été dernier entre Levallois et le Stade Français Paris - Saint-Cloud, sont devenues ce vendredi soir championnes de France de volley-ball pour la première fois de leur histoire.

Les joueuses de l’entraîneur italien Alessandro Orefice se sont imposées dans la salle des Neptunes de Nantes (1-3), meilleure équipe de la saison régulière (3 défaites en 24 matchs), trois jours après avoir déjà remporté le match aller à Levallois (3-0).

Après un premier set perdu logiquement (25-19), les Franciliennes, deuxièmes de saison régulière, ont réalisé l’exploit d’effacer un retard de six points dans la deuxième manche (21-15), grâce à un rallye énorme au service de l’ancienne Nantaise Kaisa Alanko, élue MVP de la finale. Elles l’ont emporté sur le fil (24-26) pour prendre un avantage psychologique et faire basculer cette rencontre en leur faveur.

Dans le troisième set, elles ont réalisé un cavalier seul (17-25), menant de bout en bout grâce, notamment, à une défense acharnée incarnée par l’Argentine Candelaria Herrera, impériale au contre tout au long du match, et sa compatriote Bianca Cugno, par ailleurs monstrueuse en attaque.

Malgré un sursaut des Neptunes, revenues à deux petits points (18-20) puis à égalité (23-23), les Mariannes 92 ont maîtrisé les débats avec sang-froid dans le money-time pour s’imposer (24-26) non sans avoir sauvé une balle de set.

Le club francilien, qui perdra néanmoins la quasi-totalité de ses joueuses cet été, disputera la saison prochaine la Ligue des champions.

Iman Ndiaye : Une figure montante du volley-ball français

  • Prénom: Iman
  • Nom: Ndiaye
  • Nationalité: Française
  • Âge: 24 ans
  • Taille et Poids: 1,88 m / 72 kg
  • Position: Pointue

Iman Ndiaye, une volleyeuse française de 24 ans, se distingue par sa taille de 1,88 m et son poids de 72 kg. Elle évolue au poste de pointue et a participé à plusieurs compétitions internationales avec l'équipe de France.

Sélections notables d'Iman Ndiaye en 2025:

  • Championnat du monde: Quart-de-finale contre le Brésil (4 septembre 2025)
  • Championnat du monde: 8e de finale contre la Chine (31 août 2025)
  • Ligue des nations: Plusieurs matchs, y compris contre la Corée du Sud, la Bulgarie, le Brésil et le Japon.

Matchs des Jeux olympiques d'été 2024:

  • France - États-Unis (4 août 2024)
  • France - Chine (1 août 2024)
  • France - Serbie (29 juillet 2024)

Mallory Steux : Une carrière en pause et de nouveaux projets

Que de bouleversements en ce début d’année pour la passeuse de l’équipe de France féminine de volley-ball, avec laquelle elle a connu 40 sélections … Cette Roubaisienne âgée de 31 ans avait décidé de mettre fin à sa carrière sportive professionnelle à la fin de la saison, puisque la sélection tricolore n’était pas parvenue à se qualifier pour les Jeux Olympiques de Tokyo.

Mais après avoir joué une dernière fois fin janvier contre Vandoeuvre-Nancy, Mallory Steux (son nom de jeune fille), décidait de stopper sa saison, et donc sa carrière, à cause de douleurs récurrentes au genou. " On ne sait pas exactement ce que c’est ", confie-t’elle. " Les examens médicaux n’ont rien décelé. Je souffre du ménisque externe du genou droit.

Car après un coup de blues normal, la jeune femme a décidé de rejouer au volley-ball la saison prochaine à l’échelon inférieur. " Je viens de signer à Levallois-Perret, qui évolue en 2è division ".

Fin février, elle accompagne son mari, Quentin Caleyron, aux championnats du monde de cyclisme sur piste à Berlin. Après une carrière en BMX, celui-ci s’est tourné vers la piste pour devenir l’un des sprinters de l’équipe de France.

Malory et Quentin Caleyron reconnaissent avoir eu un vrai coup de chance. " Nous sommes confinés dans une bastide près de Brignoles ", poursuit-elle, " avec un grand terrain et bien sûr, le soleil de Provence.

Si sa carrière sportive est actuellement entre parenthèses, Malory profite de ce confinement pour préparer ses examens partiels, prévus à la fin du mois. " Je fais des études en Master de Management du sport à Nanterre. Je suis en 4è année (NDLR : sur 5). Je dois suivre un stage dans une grande entreprise en mai, l'idée est de développer le sport et la santé en entreprise.

Marie-France Garreau-Djé : De Jouy-le-Moutier à l'équipe de France

La volleyeuse originaire de Jouy-le-Moutier (Val-d'Oise), qui a découvert sa discipline au gymnase des Merisiers, cartonne désormais avec l'équipe de France et en Ligue A féminine. Quatorze ans après avoir lancé sa carrière à Jouy-le-Moutier, Marie-France Garreau-Djé est membre de l’équipe de France et dans le trio de tête de Ligue A.

Peu avant le reconfinement, Marie-France Garreau-Djé a mené le Pays d’Aix Venelles à la victoire face à France Avenir 2024 (3-0), en inscrivant 10 points dont quatre blocs.

Cette démarche m’a mis sur de bons rails. J’ai joué un an au poste de pointue avec l’équipe de Conflans-Andrésy-Jouy-le-Moutier (CAJVB) coachée par Didier Marion. C’est l’époque où j’allais au gymnase des Merisiers avec ma voisine Imène.

« En 2017, j'ai gagné la confiance du coach Carlo Parisis et ma place de titulaire au Cannet.

Les Bleues obtiennent leur meilleur résultat mondial depuis 1974 (3e du groupe 3 du World Grand Prix) et une 5e place en Ligue Européenne.

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