La Serbie se prépare pour les compétitions internationales avec l'espoir de briller, malgré un certain scepticisme ambiant. Vingt-quatre ans se sont écoulés depuis sa dernière participation à un Championnat d’Europe, et la présence de la Serbie en Allemagne n’a pas déclenché un grand vent d’optimisme.
«Que ce soit en termes de composition d’équipe, de système, de motivation ou de discipline, on n’a pas montré le nécessaire», souligne l’ancienne gloire du football yougoslave Dusan Savic. Le parcours lors de la phase de qualification, dans une poule a priori abordable, a été poussif avec les mêmes défauts que ceux étalés lors du Mondial au Qatar.
La rupture a eu lieu lors du Mondial au Qatar avec une élimination dès le 1er tour alors que le niveau de jeu affiché avant était porteur d’espoirs.
La Serbie évolue en 3-4-2-1 sans latéraux de métier, son piston droit Adrija Zivkovic est un gaucher, sa charnière centrale est beaucoup trop exposée, et les efforts de ses joueurs offensifs sont insuffisants pour lui donner de la sécurité. Dusan Tadic et Sergej Milinko-Savic ont du mal à cohabiter.

Aleksandar Mitrovic en action lors d'un amical entre la Serbie et la Belgique en novembre 2023.
L'entraîneur : Dragan Stojkovic
Considéré comme l’un des meilleurs joueurs serbes de l’histoire, passé par l’OM (1990-1994), «Pixy» Stojkovic n’a pas la réputation d’être un grand bosseur. «Il est resté comme il était joueur sauf que joueur, c’était naturel, c’était un talentueux», souffle l’un de ses détracteurs.

Dragan Stojkovic (à droite) lors d'un match amical contre la Russie, le 21 mars dernier.
Nommé l'an dernier le jour de son 56e anniversaire pour redonner des couleurs à une sélection serbe absente de l’Euro 2020 (éliminée aux tirs au but en barrages par l’Ecosse), Dragan Stojkovic alias « Pixie », fort de son expérience, de son charisme et de son esprit fédérateur, a réussi à apporter de la cohésion dans un groupe trop souvent miné par les querelles intestines et les rivalités d’ego.
Invaincue dans sa campagne de qualification à la Coupe du monde (6 victoires, 2 nuls), son équipe a fini première du groupe A devant le Portugal. Son style, un peu arrogant, lui a valu quelques inimitiés, et son travail a régulièrement été remis en cause ces derniers mois.
Joueurs clés
Aleksandar Mitrovic
Les espoirs de la Serbie reposeront essentiellement sur lui. «Lui, quand il entre sur le terrain, il ne voit que le but adverse, insiste Dusan Savic. C’est une bête qui n’a peur de rien, un vrai avant-centre qui a envie de manger la balle. Il a un jeu de tête magnifique et un sens du but extraordinaire».

Le defenseur serbe Strahinja Pavlovic devant Christian Eriksen, lors de la défaite face aux Danois en amical (0-3, le 29 mars).
Serguej Milinkovic-Savic
Vainqueur de la Coupe du monde des moins de 20 ans en 2015, Serguej Milinkovic-Savic est le maître à jouer de la sélection. Alliant puissance physique (1,91 m) et finesse technique, ce joueur complet, qui ne renâcle pas aux tâches défensives, est également précieux pour son excellente vision du jeu et sa capacité à casser les lignes adverses.

Sergej Milinkovic-Savic contrôle un ballon de la poitrine devant Christian Norgaard, lors d'un match amical entre la Serbie et le Danemark (défaite 0-3, le 29 mars).
Éliminée au premier tour en 2010 et 2018, la Serbie espère sortir de son groupe (Brésil, Cameroun, Suisse) au Qatar. Pour ce faire, le sélectionneur Dragan Stojkovic, qui s’appuie sur une génération prometteuse, prône un jeu porté vers l’attaque.
Composition de l'équipe
Gardiens : Dmitrovic (Séville FC, ESP), V. Milinkovic-Savic (Torino, ITA), Rajkovic (Majorque, ESP).
Défenseurs : Babic (Almeria, ESP), Erakovic (Etoile Rouge Belgrade), Milenkovic (Fiorentina, ITA), S. Mitrovic (Getafe, ESP), Mladenovic (Legia Varsovie, POL), S. Pavlovic (RB Salzbourg, AUT), Veljkovic (Werder Brême, ALL).
Milieux : Grujic (FC Porto, POR), Gudelj (Séville FC, ESP), Ilic (Hellas Vérone, ITA), Kostic (Juventus Turin, ITA), Lazovic (Hellas Verone, ITA), Lukic (Torino, ITA), Maksimovic (Getafe, ESP), S. Milinkovic-Savic (Lazio Rome, ITA), Racic (Braga, POR), Zivkovic (PAOK Salonique, GRE).
Attaquants : Djuricic (Sampdoria, ITA), Jovic (Fiorentina, ITA), A.
Valeur marchande de l'équipe
| Poste | Âge moyen | Valeur marchande cumulée | Valeur marchande moyenne |
|---|---|---|---|
| Gardiens | 26 | 7,00 mio. € | 2,33 mio. € |
| Défenseurs | 26 | 66,70 mio. € | 8,34 mio. € |
| Milieux | 26 | 95,50 mio. € | 9,55 mio. € |
| Attaquants | 26 | 67,00 mio. € | 16,75 mio. € |
| Total | 26 | 236,20 mio. € | 9,45 mio. € |
L'Euro 2000 : Un souvenir marquant
Le nombre de buts inscrit par Savo Milosevic lors de l’Euro 2000. L’ancien attaquant avait terminé co-meilleur buteur de la compétition (ex-aequo avec le Néerlandais Patrick Kluivert) avec notamment un doublé lors de la phase de poules contre la Slovénie (3-3), futur adversaire de la Serbie à l’Euro.
Cette page présente un aperçu détaillé de l'effectif actuel du club. Elle affiche toutes les informations personnelles des joueurs, notamment leur âge, leur nationalité, la durée de leur contrat et leur valeur marchande. Elle contient également un tableau indiquant l'âge moyen, la valeur marchande cumulée et la valeur marchande moyenne pour chaque poste et pour l'ensemble des joueurs.