Aux Jeux paralympiques de Paris 2024, il est littéralement impossible de rater Morteza Mehrzad, athlète iranien champion olympique de volley assis à Rio et Tokyo. Un géant sera présent à Paris à partir du 28 août. Le très grand Morteza Mehrzad va participer à ses troisièmes Jeux paralympiques, lui qui a déjà presque tout gagné et qui mesure 2m46. L’athlète de 36 ans est une légende vivante de son sport.
Sa singularité ? Morteza Mehrzad est l’homme le plus grand d’Iran, l’athlète paralympique le plus grand de tous les temps, ainsi que le deuxième homme vivant le plus grand au monde. Rien que ça.
Cet Iranien doit sa notoriété à son palmarès XXL acquis dans les compétitions de volley assis. Mehrzad et l’Iran sont les rois de ce sport. Double médaillé d’or à Rio (2016) et à Tokyo (2021), l’athlète de 36 ans domine tous les débats grâce à sa maîtrise et à sa taille. Double champion du monde en titre de cette discipline atypique, il se distingue par sa force et sa capacité à frapper la balle très haut.
Il ne devrait pas être difficile à rater vu sa hauteur mais pour contempler ses actions de façon optimale il faudra se rendre à l’Arena Paris Nord. Lors de cette finale à l’Aréna Paris Nord, un homme sera une nouvelle fois au centre de toutes les attentions. Il s’agit de Morteza Mehrzad…et ses 2m46 ! Ce sportif est une véritable star en Iran.
Voici un tableau récapitulatif des principales réalisations de Morteza Mehrzad :
| Compétition | Résultat | Année |
|---|---|---|
| Jeux Paralympiques | Médaillé d’or | Rio 2016 |
| Jeux Paralympiques | Médaillé d’or | Tokyo 2021 |
| Ballon d’or du meilleur joueur du monde | Vainqueur | 2019, 2021, 2022 |
🇮🇷 Morteza Mehrzad : Deuxième homme le plus grand du monde | Volley-ball assis | Jeux paralympiques de Tokyo 2020
Un Parcours Semé d'Embûches
A sa naissance le 17 septembre 1987 le diagnostic tombe. Il est atteint d’une acromégalie ou gigantisme. C’est une pathologie due à un excès d’hormones de croissance. Atteint d’acromégalie, une maladie due à un excès d’hormone de croissance, l’Iranien de 2m46 est assez logiquement devenu un atout redoutable pour l’équipe nationale de son pays, toujours en lice pour obtenir la médaille d’or après avoir battu l’Allemagne lors de son dernier match de tour préliminaire ce mardi 3 septembre.
Par la suite, plusieurs épisodes vont changer le cours de sa vie. Durant son adolescence il est victime d’un accident de vélo et se blesse au bassin. Victime d’un accident de la route à l’âge de 15 ans, le champion de volley assis a une jambe beaucoup plus grande que l’autre. Sa blessure au bassin a alors retardé la croissance de sa jambe droite, 15 cm plus courte que sa jambe gauche. Conséquence : cette chute retarde la croissance de sa jambe droite. Elle est désormais plus courte d’environ 15 cm que sa jambe gauche.
A l’âge de 15 ans, l’ado, qui souffre d’une acromégalie, une maladie due à un excès d’hormones de croissance, a été victime d’un accident de vélo. Sa blessure au bassin a alors retardé la croissance de sa jambe droite, 15 cm plus courte que sa jambe gauche.
« Le physique que je considérais autrefois comme très mauvais m’a aidé dans ce jeu et j’ai pu en faire bon usage », confiait toutefois Morteza Mehrzad à l’AFP quelques jours avant les Jeux. « J’ai transformé mes limites en opportunités », a déclaré Mehrzad.
Aujourd’hui âgé de 36 ans, c’est à 28 ans qu’il est repéré par Hadi Rezaeigarkani dans une émission de téléréalité iranienne sur des individus en difficulté. Sa vie prend un nouveau tournant quand il a 24 ans. L’entraîneur de l’équipe de volley-ball assis de la sélection iranienne le remarque dans une émission de téléréalité concernant des individus en difficulté. L’entraîneur iranien de l’équipe nationale de volley assis, repère Morteza Mehrzad à la télévision.
Depuis 2015, la hauteur imposante du joueur est un atout crucial pour la sélection iranienne, obligeant les équipes adverses à reconsidérer leurs stratégies. Mais qu’importent les tactiques des autres sélections, à la fin c’est l’Iran qui gagne. Comme ce fut le cas lors des trois dernières éditions des Jeux paralympiques.
Le géant iranien intègre ensuite un centre de formation. Il effectue ses débuts avec la sélection iranienne en mars 2016, un peu avant les Jeux paralympiques de Rio : « Jouer au volley-ball assis m’a beaucoup aidé, a récemment rappelé l’intéressé sur le site olympics.com. J’ai transformé mes limites en opportunités ».
Il a été diagnostiqué à un jeune âge d’une acromégalie, une maladie due à un excès d’hormone de croissance. Au cours de son adolescence, il a eu un accident de vélo, se blessant au bassin et retardant la croissance de sa jambe droite, qui est maintenant environ 15 centimètres plus courte que sa jambe gauche. Sa vie a pris un tournant positif après cette pure coïncidence.
Mehrzad affirme que rejoindre l’équipe nationale de volleyball assis l’a aidé à surmonter certaines crises personnelles, notamment la mort de sa mère en 2019. Le drame, dit-il, « a été et est toujours douloureux… mais le volleyball m’a beaucoup aidé, non pas à l’oublier, mais à le dépasser ».
A sa naissance en 1987, il est diagnostiqué d'une acromégalie ou gigantisme, une maladie due à un excès d'hormone de croissance. Sa vie prend un tournant après une coïncidence : l'entraîneur de l'équipe de volley-ball assis iranienne le repère, alors qu'il a 24 ans, dans une émission de téléréalité sur des individus en difficulté. Après avoir intégré un centre de formation, il fait ses débuts avec l'équipe nationale d'Iran en mars 2016, quelques mois avant les Jeux paralympiques de Rio, retrace le site Olympics.com. "Jouer au volley-ball assis m'a beaucoup aidé", se réjouit-il. "J'ai transformé mes limites en opportunités", ajoute-t-il.
Il est passé du jour au lendemain de “grand garçon bizarre” à star reconnue internationalement. Le sportif est un exemple : il a su transformer son handicap en force pour avancer, et a trouvé dans le sport une échappatoire. L'acromégalie est compliquée à supporter au quotidien : « Le physique que je considérais autrefois comme très mauvais m’a aidé dans ce jeu et j’ai pu en faire bon usage », avait-il avoué à l’Agence France-Presse (AFP) avant les Jeux.
Avant de devenir un champion paralympique célèbre, il attirait l'œil en raison de son handicap. Hadi Razaei, son entraîneur, expliquait au micro de Libération : « Avant qu’il ne devienne célèbre, lorsqu’il sortait de chez lui, tout le monde le regardait bizarrement. Maintenant, tout le monde veut prendre une photo. Il est devenu un champion ».

Un Atout Maître sur le Terrain
Malgré le fait qu’il soit assis il peut taper le ballon à plus d’1m95 du sol. Assis et bras levés il culmine à 1m95 alors que le filet dans cette discipline se trouve à 1m15. Un avantage évidemment décisif. Assis et bras levés, il culmine à près d'1m95, alors que le filet de volley-ball assis est à 1m15. Le quotidien explique que la taille gigantesque de l’athlète lui offre quelques avantages. Il dépasse notamment le filet, qui, en volley-ball assis, mesure 1,15 m, et est capable d’atteindre la balle à 1,95 du sol.
Mehrzad est considéré comme le meilleur joueur du monde. Décrochant une médaille d’or à Rio et Tokyo, il a aussi reçu le Ballon d’or du meilleur joueur du monde en 2019, 2021 et 2022. Le géant iranien est d’ailleurs devenu la référence de son sport ces dernières années, remportant pas moins de trois Ballon d’or de meilleur joueur du monde, en 2019, 2021 et 2022.
« J’apprécie qu’on me considère comme le meilleur joueur du jeu mais ce n’est pas le cas. Chacun de nos gars est le meilleur…et ensemble nous formons la meilleure équipe du monde » tempère Mehrzad, sans vouloir tirer la couverture à lui. « J'apprécie qu'on me considère comme le meilleur du jeu, mais ce n'est pas le cas, nuance-t-il, chacun de nos gars est le meilleur... et ensemble, nous formons la meilleure équipe du monde".
Les médias locaux ont salué Mehrzad comme « arme mortelle » de l’Iran et un « gentil géant ». Atteint d'acromégalie, ce volleyeur mesurant 2,46 mètres est perçu comme un « gentil géant ».

Les Jeux Paralympiques de Paris 2024
En quête d’un triplé paralympique à Paris, Morteza Mehrzad est arrivé sans le vouloir dans le monde du volley assis. Morteza Mehrazd est sans nul doute l’une des plus grandes stars présentes à Paris pour les Jeux paralympiques.
Lors de cette finale à l’Aréna Paris Nord, un homme sera une nouvelle fois au centre de toutes les attentions. Il s’agit de Morteza Mehrzad…et ses 2m46 !
Pendant la compétition olympique dans la capitale, ce joueur atypique prévoyait de dormir par terre, n’ayant pas de lit assez grand. Phénomène sur et en dehors du terrain, Morteza Mehrzad aurait été toutefois un peu à l’étroit au Village paralympique. Selon son entraîneur, qui s’est confié au site officiel des Jeux, Olympics.com le 30 août, pour dormir, l’athlète « doit s’allonger sur le sol » car « il n’a pas de lit spécial ».
Son sélectionneur, Hadi Rezaeigarkani, précisant même qu’il allait «s’allonger sur le sol ». « À Tokyo, il avait eu droit à un spécial, mais pas ici, malheureusement », assurait également son entraîneur Hadi Rezaeigarkani, l’homme qui lui a permis de devenir un champion paralympique à deux reprises. Contacté par Le HuffPost, Paris 2024 précise que ce problème est désormais résolu, puisque les « lits du Village des athlètes sont conçus à partir de sommiers en carton modulables, avec des extensions possibles ».
Le joueur a finalement obtenu un lit à sa taille au village. Toutes les conditions sont réunies pour que ce géant iranien dispute sa finale dans les meilleures conditions.
En amont des Jeux, « le Comité Paralympique Iranien avait fait la demande à Paris 2024 de deux extensions pour le lit de l’athlète Morteza Mehrzad, qui avaient été fournies ». Puis, « une troisième extension » a également été demandée par le Comité Paralympique Iranien, qui leur a aussi été fourni, indique le service presse de Paris 2024. « L’athlète a désormais l’équipement nécessaire à son confort », est-il encore précisé.
Reste donc à savoir si Morteza Mehrzad a décidé de s’en servir. Car le sol ne semble pas particulièrement gêner celui que l’on surnomme le « gentil géant ». « Peu lui importe de s’allonger sur le sol ou de ne pas manger à sa faim. De toute façon, il a l’intention de devenir un champion », affirme son coach dans ce même entretien.
« Au village paralympique, il n’a pas de lit spécial à sa taille. Peu importe, il dort sur un matelas à même le sol !