Équipe Nationale de Football de la République Démocratique du Congo: Histoire, Défis et Avenir

L'équipe de la République Démocratique du Congo de football, surnommée les Léopards (appelés les Simba entre 1997 et 2006), représente les joueurs congolais sous l'égide de la FECOFA. Nation historique du football africain, la République démocratique du Congo (RDC, ancien Zaïre) a marqué les débuts du football sur le continent.

Durant le XXe siècle, le pays a porté plusieurs noms et c’est pour éviter la confusion qu’est fait ce bref rappel historique. Le pays fut nommé Congo belge jusqu’en 1960 (année de l'indépendance) et de 1960 à 1971, « République démocratique du Congo ». De 1971 à 1997, l'équipe portait le nom d'équipe du Zaïre de football. En 1997, le pays reprend le nom de RD Congo et l'équipe nationale a été rebaptisée Simbas, un surnom qui est resté pendant les neuf années suivantes.

L’équipe nationale, elle, s’est faite appelée « Les Lions » du temps du Congo Belge pour être baptisée « Les Léopards » à l’avènement du pouvoir du Colonel Joseph-Désiré Mobutu. Après une brève transition sous l’appellation de « Simba » à l’arrivée de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL), l’équipe nationale de la République Démocratique du Congo redeviendra « Les Léopards ».

La Fédération congolaise de football association (FECOFA) est fondée en 1919 alors que le pays n’était pas encore indépendant. Elle est affiliée à la FIFA depuis 1962 et est membre de la Confédération africaine de football depuis 1963.

Le premier match de l’équipe de république démocratique du Congo de football fut joué en 1948, sous le nom de Congo belge; à domicile contre la Rhodésie du Nord (actuelle Zambie), qui se conclut par une victoire des locaux 3-2. Le 11 avril 1963, au Sénégal, le pays qui se nomme république démocratique du Congo affronte la Mauritanie et s’impose 6-0.

La plus large victoire de l’équipe de république démocratique du Congo a lieu le 22 novembre 1969, à domicile, qui se conclut par une victoire 10-1 contre la Zambie.

Son premier match en tant que Zaïre fut joué au Cameroun, le 25 février 1972, contre le Soudan qui se solde par une victoire zaïroise sur le score de 3-0. Il joue son premier match sous ce nom contre le Congo à Brazzaville, le 8 juin 1997 qui se solde par une victoire des locaux 1-0.

La république démocratique du Congo a remporté son premier succès international à la Coupe d'Afrique des nations de football 1968 (en Éthiopie) en dominant le Congo Brazzaville sur le score de 3-0 (buts de Muwawa et doublé de Kabamba), mais s’incline contre le Ghana 2-1 malgré le but de Mokili, et bat le Sénégal (2-1, buts de Kidumu et de Elias Tshimanga). Puis en demi, elle bat le pays organisateur, l’Éthiopie sur le score de 3 buts à 2 (buts de Kidumu et doublé de Mungamuni) et bat le Ghana en finale (1-0, but à la 66e minute de Pierre Kalala Mukendi).

Deux ans plus tard, sous le nom de Zaïre, elle récidive en remportant la CAN organisée en Égypte en battant au premier tour la Guinée 2 buts à 1 (doublé de Pierre Ndaye Mulamba), s’inclinant contre le Congo (2-1, but de Mayanga Maku) et battant l’Île Maurice (4-1, doublé de Mayanga, but de Pierre Mulamba et de Kakoko). En demi, étant menée 2-0 par le pays organisateur, elle s’impose 3-2 (doublé de Pierre Mulamba et but de Kidumu). En finale, le Zaïre rencontre la Zambie, et fait un match nul 2-2 après prolongations (doublé de Pierre Mulamba) et doit rejouer le match deux jours plus tard. Elle remporte le titre par un but de Pierre Mulamba, ce qui fait de lui le meilleur buteur de la compétition.

Il détient, de plus, le record de buts marqués dans une phase finale de Coupe d'Afrique des nations avec 9 buts en 6 matchs lors de la CAN 1974 en Égypte. Pour la première et unique fois de l'histoire de la compétition, la finale est rejouée après un score de parité lors du premier match (2-2 à l'issue du temps réglementaire). Lors de la deuxième rencontre, le Zaïre s'impose 2-0.

À l'issue de la compétition, l'équipe du Zaïre a regagné son pays par avion présidentiel laissé à sa disposition par Mobutu Sésé séko. Mais surtout, elle est cette année-là la première nation d'Afrique noire à participer à une phase finale de coupe du monde lors du Mondial allemand de 1974, se qualifiant pour le tournoi de 1974 à la place du Maroc, l'équipe de 1970, qu'ils ont battu lors du qualificatif décisif 3-0 à Kinshasa.

Tel était le désir de promouvoir une identité du Zaïre en tant qu'acteur mondial que Mobutu a payé pour des panneaux publicitaires à la Coupe du monde pour afficher des messages tels que «Zaïre-Paix» et «Aller au Zaïre».

Lors du tournoi lui-même, le Zaïre n'a pas réussi à marquer de buts et a perdu tous ses matchs, mais a donné des performances crédibles contre l' Écosse et le Brésil . Cependant, leur défaite de 9-0 contre la Yougoslavie à Gelsenkirchen, le 18 juin 1974, reste l'une des pires défaites de la Coupe du monde, à égalité avec le Salvador (défaite 10-1 contre la Hongrie en 1982) et surtout la plus large défaite enregistrée par le pays de son histoire. Il termina dernier du mondial avec 14 buts encaissés (à égalité avec Haïti) sans en marquer un seul.

Pour anecdote, le père du joueur international français Rio Antonio Mavuba, Ricky Mavuba, a participé à la Coupe du monde 1974 en tant que milieu défensif pour le Zaïre.

Un moment bizarre est venu dans le match contre le Brésil; face à un coup franc à 25 mètres, le défenseur Mwepu Ilunga, après avoir entendu l'arbitre siffler, s'est précipité hors du mur du Zaïre et a donné un coup de pied dans le ballon, pour lequel il a reçu un carton jaune. Cela a été élu le 17e plus grand moment de la Coupe du monde dans un sondage Channel 4.

Ilunga a déclaré qu'il était tout à fait au courant des règles et espérait convaincre l'arbitre de l'expulser. Le carton rouge prévu aurait été une protestation contre les autorités de son pays, qui auraient privé les joueurs de leurs gains. De nombreux commentateurs contemporains l'ont plutôt considéré comme un exemple de la "naïveté et indiscipline" du football africain.

Après leur titre de champion d’Afrique et leur participation à la Coupe du monde, l’équipe de république démocratique du Congo ne confirme pas son titre lors de la CAN 1976, où elle est éliminée dès le premier tour, après avoir enregistré un nul et deux défaites en phase de groupes. Le Maroc a remporté le tournoi.

De 1978 à 1986, le pays ne participa à aucune CAN, tout en ne participant pas aux qualifications pour la Coupe du monde 1978 et la Coupe du monde 1986 . En 1988, elle termine dernière de sa poule malgré deux matchs nuls, l'un contre le Maroc pays organisateur (1-1) avec des buts de Merry Krimau sur penalty pour la sélection marocaine et l'égalisation de l'attaquant Lutonadio et l'autre match nul face à la Côte d'Ivoire (1-1) ouverture du score pour le Zaïre d'un tir tonitruant d'Eugène Kabongo Ngoy et égalisation ivoirienne par Abdoulaye Traoré. Le Zaïre perd le troisième match (1-0) contre l’Algérie but de Abdelkader Ferhaoui.

De 1992 à 1996, le Zaïre atteignit trois fois de suite les quarts de finale (battue en 1992 par le Nigeria, de même en 1994 encore par le Nigeria et en 1996 par le Ghana).

Lors de la CAN 1998, sous la conduite de Louis Watunda Iyolo, la RD Congo prend la troisième place en battant le Cameroun en quart de finale, le Burkina Faso, sur le score de 4-4 tab 3-1. En 2000, elle termine troisième du groupe. En 2002, elle est éliminée en quarts de finale par le Sénégal, puis en 2004, elle repart dès le premier tour après trois défaites consécutives en phase de groupes.

Dans le groupe 10 des qualifications de la CAN 2008, composé de la Libye, de la Namibie et de l'Éthiopie, la RD Congo à l’avant-dernière journée était première du groupe avec 8 points, devançant la Namibie (7 points), la Libye (7 points) et l’Éthiopie (6 points). Mais lors de la dernière journée, l’équipe concède le match nul contre la Libye 1-1, alors que dans le même temps la Namibie bat 3-2 l’Éthiopie. Finalement, elle termine deuxième du groupe avec 9 points derrière la Namibie avec 10 points.

Parmi les trois places restantes pour la CAN réservées aux 3 meilleurs seconds (Tunisie, Bénin et Afrique du Sud), la RD Congo termine 6e et ne se qualifie pas pour la CAN 2008.

L'ancien entraîneur de la Guinée, du Maroc et du Niger, le Français Patrice Neveu devient entraineur de la sélection de la RD Congo pour la qualifier pour la Coupe du monde 2010. Hélas, malgré des éléments comme Shabani Nonda ou Dieumerci Mbokani, les Léopards échouent. Lors du second tour, ils sont devancés par l'Égypte et le surprenant Malawi.

Les Léopards ont été exemptés du tour préliminaire out comme le Cameroun. Ils ont éliminé le Congo, vainqueur du Tchad sur forfait. Au match aller, la RDC est ressortie vainqueur 3-0 à Lubumbashi et le match retour a tourné en faveur des autres Congolais, le score était de 1-2 qui ne sera pas assez pour se qualifier de la république du Congo. Les Congolais sont tombés dans le groupe B qui comprend aussi le Ghana, la Libye et le Zimbabwe.

Pour les éliminatoires de la CAN 2012, la RDC est tombée dans le groupe de la mort : le Cameroun, du Sénégal et de l'Île Maurice. Elle commence mal en perdant 4-2 face au Sénégal à Lubumbashi (buts de Kabangu et de Diba-Ilunga), mais elle fait tout de même un bon match nul 1-1 contre le Cameroun à Garoua en ouvrant le score par Yves Diba-Ilunga avant que Eric Miala Nkulukuta marque contre son camp en fin de match. à domicile face à l'Île Maurice sur le score de 3-0 (buts de LuaLua, Room et de Diba-Ilunga.

Lors de la 4e journée, elle regagne encore une fois face à l'équipe de l'Île Maurice cette fois-ci à l'extérieur sur le score de 2-1 (buts de Kabangu et Alain Kaluyituka). Cependant, en pleine crise de turbulences à la suite de problèmes administratifs, de primes non payées, etc. Robert Nouzaret démissionne contre toute attente en dénonçant le manque d'organisation de la fédération peu de temps avant un match important face aux Sénégalais.

Alors que l'intérim devait être assuré par Otis N'goma, Claude Le Roy, (qui avait déjà entraîné l'équipe de 2004 à 2006, la qualifiant pour la CAN 2006), accepte de signer un contrat de 3 ans avec les léopards deux jours avant le match contre le Sénégal ! La mission s'avère compliquée dans une équipe secouée depuis longtemps par des énormes problèmes d'organisation. La RDC est finalement éliminée de la course à la CAN en raison d'une défaite 2-0 face au Sénégal au Stade Léopold Sédar Senghor à Dakar.

Après 7 ans d'absence à la Coupe d'Afrique des Nations, la RDC renoue avec la compétition en se qualifiant pour l'édition 2013 après avoir disposé lors des barrages des Seychelles et de la Guinée équatoriale.

Lors de la Coupe d'Afrique des Nations 2015, après trois matchs nuls face à la Zambie, au Cap-Vert et à la Tunisie, les Léopards parviennent tout de même à se qualifier pour les quarts de finale derrière la Tunisie. À cette occasion, ils affrontent son rivale l'autre Congo. Menée 2-0 juste après l'heure de jeu, la RDC renverse la rencontre en l'espace de 15 minutes, marquant trois buts signés Mbokani, Bokila et Kimwaki, avant de l'emporter 4-2 grâce à un second but de Mbokani et d'accéder à leur première demi-finale depuis 1998. Ils s'inclinent face à la Côte d'Ivoire sur le score de 3-1.

Après le Championnat d'Afrique des nations 2016 remporté au Rwanda, les Léopards se qualifient pour la CAN 2017 le 4 septembre 2016, après une victoire 4-1 face à la République centrafricaine. Après leur qualification à la CAN ils entament le 3e tour de qualification après avoir battu le Burundi lors de la double confrontation du 2e tour de qualifications en 2015 (victoire 2-3, match nul 2-2). Ils se retrouvent dans la poule de la Tunisie de la Guinée et de la Libye.

Les Léopards se retrouvent au mois de janvier de l'année suivante au Gabon pour la CAN 2017 dans un groupe C très relevé en présence de la Côte d'Ivoire, du Maroc et du Togo. Malgré l'absence de leur attaquant vedette Yannick Bolasie les Léopards terminent premiers de leur poule après deux succès 1-0 face au Maroc et 3-1 face au Togo ainsi qu'un match nul 2-2 face à la Côte d'Ivoire. Mais sont éliminés en quarts de finale après une défaite 2 buts à 1 face au Ghana. Malgré l'élimination des Léopards Junior Kabananga avait fini meilleur buteur de la compétition avec 3 buts.

Les Léopards atteignent la 28e place du classement FIFA devant les Pays-Bas en juillet 2017 qui constitue un record historique et la montée en puissance de la RDC.

Ils disputent une double confrontation décisive pour la qualification en Russie au mois de septembre 2017 face à la Tunisie qui est à égalité de points avec la RDC (6 points chacun) mais malheureusement la RDC perd 2-1 en Tunisie, et fait match nul 2-2 à Kinshasa après avoir mené 2-0 jusqu'à la 75e minute, laissant la première place du groupe à la Tunisie. La RDC commence sa qualification pour la CAN 2019 face à un succès 3-1 face à leurs voisins du Congo. Ils se retrouvent dans le groupe G accompagné du Zimbabwe, du Congo et du Liberia.

Le 24 mars 2019, grâce à un but de Cédric Bakambu contre le Liberia, lors de l'ultime journée des éliminatoires, la sélection se qualifient pour la Coupe d'Afrique des nations 2019 qui aura lieu en Égypte. Elle tombe dans le groupe A avec le pays organisateur l'Égypte, l'Ouganda et le Zimbabwe. Elle commence mal la compétition en perdant ses 2 premiers matchs face à l'Ouganda (0-2) et face à l'Égypte (2-0). Mais lors de la 3e journée elle bat largement le Zimbabwe sur le score de 4-0 et termine troisième de son groupe.

Le 1er juillet grâce aux victoires du Maroc et du Sénégal, la RDC se qualifie pour les huitièmes de finale en se retrouvant parmi les meilleurs troisièmes de la compétition.

Après l'échec en Égypte, le sélectionneur Florent Ibenge décide de démissionner. La Fédération Congolaise de football a des nouvelles ambitions et veut se lancer pour des nouvelles aventures.

La République démocratique du Congo rêve d’un retour historique en Coupe du monde. Plus de 50 ans après sa seule et unique participation en 1974 (à l’époque Zaïre), les Léopards ont une génération capable d’écrire une nouvelle page d’histoire.

La RD Congo compte des joueurs de taille pour décrocher son billet pour la Coupe du monde. Capitaine exemplaire, Chancel Mbemba est le taulier de la défense congolaise. Solide, expérimenté et habitué aux grands rendez-vous, il incarne la stabilité dont la RDC a besoin dans les matchs couperets. Récemment, durant la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, il était accompagné d’Axel Tuanzebe ; le duo a tenu le coup avec seulement deux buts encaissés.

Au cœur du jeu, Samuel Moutoussamy est un élément important dans ce collectif. Travailleur de l’ombre, il permet aux joueurs offensifs de s’exprimer en assurant la récupération et la couverture. Absent lors de la dernière CAN au Maroc, l’attaquant de Newcastle fait partie des joueurs capables de faire basculer une rencontre dans les moments clés. Rapide, percutant et efficace devant le but, il représente une menace constante pour les défenses adverses.

S’il y a un joueur qui connaît la pression des grands rendez-vous, c’est bien Cédric Bakambu. Attaquant expérimenté et longtemps référence offensive des Léopards, il reste un pion capable de faire basculer une rencontre. Malgré parfois un manque d’efficacité, dans une campagne de qualification, l’expérience peut peser autant que la forme du moment. Dans une campagne de qualification, un grand gardien peut rapporter des points à lui seul. Lionel Mpasi s’est affirmé comme une valeur sûre chez les Léopards et a confirmé son statut à la CAN. En club, le gardien congolais a su profiter du peu de temps de jeu qu’il a eu.

La nouvelle génération congolaise incarne aujourd’hui un véritable vent de renouveau, d’ambition et de détermination, porté par des figures inspirantes comme Noah Sadiki, Ngalayel Mukau et Brian Cipenga.

Au-delà des individualités, la réussite passera par le collectif. Le sélectionneur Sébastien Desabre a redonné une identité et une discipline tactique aux Léopards.

Elle a été la première nation d’Afrique subsaharienne à se qualifier pour une Coupe du Monde, en 1974. À cette époque, les Léopards représentaient une grande puissance continentale, avec deux victoires en Coupe d’Afrique des Nations, en 1968 et 1974. Depuis, la RD Congo alterne entre éclats et périodes de reconstruction. Si elle n’a plus jamais participé à un Mondial, elle reste régulièrement présente en phase finale de la CAN, avec notamment une troisième place en 2015.

Surnommés les Léopards, les joueurs congolais sont réputés pour leur puissance physique et leur talent brut. L’équipe a vu passer des figures marquantes comme Trésor Mputu, Shabani Nonda, ou encore Cédric Bakambu, un des meilleurs buteurs récents. Le joueur le plus capé est l’ancien marseillais Chancel Mbemba, avec plus de 90 sélections.

Le sélectionneur de la RD Congo est Sébastien Desabre depuis 2022, Entraineur français, il est né le 2 août 1976 à Valence.

Compétition Année Résultat
Coupe d'Afrique des Nations 1968 Vainqueur
Coupe du Monde 1974 Phase de Groupes
Coupe d'Afrique des Nations 1974 Vainqueur
Coupe d'Afrique des Nations 1998 Troisième Place
Coupe d'Afrique des Nations 2015 Troisième Place

CAN 1974 Zaïre - Egypte 3-2 . Highlights 2ème mi-temps

Affaire Judiciaire Impliquant l'AS Monaco et la RDC

Annoncé en juin 2025 comme un levier de promotion touristique, le partenariat entre l'AS Monaco et la République démocratique du Congo (RDC) prend une tournure judiciaire. Un partenariat dans le viseur. Le quotidien indique également qu’une nouvelle étape avait été franchie dernièrement, avec l’ouverture d’une enquête préliminaire dans cette affaire (par le Parquet général monégasque) pour « corruption », « blanchiment » et « détournement de fonds ».

L’affaire a pris racine par le biais d’une plainte déposée en septembre 2025 pour « blanchiment de capitaux », « détournement de fonds publics » et « corruption » par Maître Hervé Diakiese, représentant de deux citoyens congolais vivant en France (et désirant garder l’anonymat). L’Equipe révèle que la plainte en question vise Didier Budimbu : l’actuel ministre des Sports et ex-ministre des Hydrocarbures congolais serait soupçonné d’avoir signé ce contrat d’un montant de 4,8 millions « en toute opacité ».

« Des individus se sont servis du prestige de Monaco pour spolier le peuple congolais », a pointé l’avocat des plaignants auprès de l’AFP.

La direction du club de la Principauté a confirmé en effet qu’une enquête préliminaire avait été ouverte sur la base d’un dossier transmis par le Parquet national financier au service d’instruction du tribunal de Monaco. Selon L’Équipe, celle-ci porte sur des soupçons de corruption, de blanchiment de capitaux et de détournement de fonds publics autour d’un contrat signé entre le club et la République Démocratique du Congo qui aurait dû s’agir d’un bon coup notamment pour l’attractivité de l’image touristique de cette nation au moyen de la communication offerte par les pensionnaires du stade Louis II.

À l’origine de l’affaire se trouve une plainte déposée début septembre auprès du parquet financier français par l’avocat Hervé Diakiese au nom de deux citoyens congolais résidant en France. Les plaignants dénoncent les conditions dans lesquelles le partenariat aurait été conclu et estiment que l’utilisation de fonds publics congolais soulève de sérieuses interrogations. La plainte vise directement le ministre congolais des Sports, Didier Budimbu, soupçonné d’avoir négocié et signé ce contrat estimé à 4,8 millions d’euros sur trois ans sans procédure d’appel d’offres ni validation claire dans les documents budgétaires officiels.

Cette affaire n’est pas nouvelle mais vient de connaître en ce début de semaine une première avancée avec l’ouverture de cette enquête. Face aux accusations, le ministre congolais a fermement contesté toute irrégularité. Dans des déclarations publiques diffusées sur les réseaux sociaux, il a assuré que l’accord avait été conclu «dans le respect des procédures gouvernementales» et validé par les autorités compétentes de son pays.

Du côté du club monégasque, le dossier aurait été, toujours d’après L’Equipe, suivi par son directeur général Thiago Scuro. L’institution assure de son côté avoir respecté toutes les précautions nécessaires avant la signature du partenariat et affirme avoir procédé aux vérifications habituelles pour ce type d’accord international.

Les services spécialisés de la sécurité publique de la Principauté conduisent actuellement l’enquête sous l’autorité du procureur général des Principautés Stéphane Thibault. Les investigations doivent savoir si des flux financiers délicats ou des intermédiaires proches de l’exécutif congolais ont participé au rapprochement contractuel. Cette affaire pourrait engager des éléments dépassant le cadre monégasque.

La République démocratique du Congo a récemment signé d’autres accords de partenariats d’image avec de grands clubs européens comme le FC Barcelone et l’AC Milan pour des montants cumulés de près de 90 millions d’euros.

Pendant que cette affaire commence à attirer l’attention de la justice, une question revient aussi dans le débat public autour du football européen. Plusieurs grands clubs du continent ont depuis des années noué des partenariats de promotion touristique avec le Rwanda sans que ces accords ne suscitent le même niveau de controverse judiciaire. Des institutions majeures comme Arsenal, le Paris Saint‑Germain ou encore le Bayern Munich affichent depuis plusieurs saisons le slogan « Visit Rwanda » sur leurs supports de communication et leurs équipements, dans le cadre d’accords financés par l’État rwandais.

Des partenariats qui ont parfois suscité des débats politiques ou éthiques, mais qui, jusqu’à présent, n’ont pas donné lieu à des procédures judiciaires comparables à celles qui entourent aujourd’hui l’accord entre la République démocratique du Congo et l’AS Monaco.

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