Joueurs de football algériens célèbres

Créée en 1957, cinq ans avant l’indépendance de l’Algérie, la sélection algérienne de football possède une riche histoire. En plus d’avoir remporté à deux reprises la Coupe d’Afrique des nations, les Fennecs ont participé à quatre reprises à la Coupe du monde, atteignant les 8es de finale lors de l’édition 2014 au Brésil. C’est l’une des formations africaines de premier plan.

Depuis la création de l’équipe de l’ALN en 1957, l’Algérie a vu passer de nombreux joueurs talentueux, notamment dans le secteur offensif. La sélection a connu deux périodes dorées, dans les années 1980 et 2010.

On ne compte plus les joueurs algériens qui ont laissé une trace dans le football français. Rachid Mekhloufi a fait la fierté de l’Association Sportive de Saint-Étienne. Mustapha Dahleb a été le fer de lance du Paris Saint-Germain. Chérif Oudjani, héros de la Coupe d’Afrique des nations 1990, a disputé plusieurs saisons au Racing Club de Lens. L’AJ Auxerre n’a pas oublié Moussa Saïb.

Et puis, il y a tous ceux qui ont brillé sous d’autres couleurs : Rabah Madjer (FC Porto), auteur d’un but de légende en finale de la Ligue des champions 1987, face au Bayern Munich (victoire 2-1), Sofiane Feghouli, pilier du FC Valence (Espagne) puis de Galatasaray (Turquie), Riyad Mahrez, l’as de la passe de Manchester City, aujourd’hui en activité en Arabie Saoudite.

La France du football sait ce qu’elle doit à l’Algérie. Ici s’entremêlent vécu collectif et souvenirs personnels, trajectoires sidérantes et gestes héroïques. Ils s’appellent Aïssa Mandi (recordman de sélections), Islam Slimani (meilleur buteur de l’histoire de l’Algérie), Abdelhafid Tasfaout (ex-Auxerre). Ils ont suivi un parcours hors normes. Ils ont associé passion et talent.

Pour la première fois, un ouvrage réunit les 50 meilleurs talents du football algérien et souligne leur apport à l’histoire de ce jeu. Des deux côtés de la Méditerranée, les Fennecs ont fait vibrer des centaines de milliers de supporters.

Le football algérien ne se résume pas aux drapeaux fièrement arborés dans les stades du monde entier.

Les 10 plus beau buts de la sélection algérienne !

Voici quelques portraits de joueurs qui ont marqué l'histoire du football algérien :

Gardiens de but

La carrière de Raïs M’Bolhi est une énigme. N’ayant jamais vraiment réussi à s’imposer en club, le portier algérien a toujours affiché un niveau exceptionnel en sélection. Il se révèle lors de la Coupe du Monde 2010 avant de récidiver quatre ans plus tard au Brésil, avec notamment un match d’anthologie face à l’Allemagne en huitièmes. M’bolhi est également le gardien titulaire de l’Algérie lors de la CAN remportée en 2019.

Défenseurs

Indéboulonnable dans son couloir droit, Chaâbane Merzekane faisait partie de la grande équipe d’Algérie des années 1980. Comme beaucoup de joueurs algériens de cette époque, il se révèle lors de la Coupe du Monde 1982. Dès le premier match, il livre une prestation exceptionnelle contre l’Allemagne et met à mal le bloc adverse grâce à ses longues chevauchées.

Joueur relativement méconnu en Occident, Miloud Hadefi a pourtant marqué son époque et ses contemporains, dont un certain Pelé. Impressionné par son niveau de jeu, le Brésilien lui donnera même le surnom de Kaiser africain. Malgré sa taille moyenne pour un défenseur central (1,73 m), Hadefi se distinguait par sa lecture du jeu, son élégance et sa qualité de relance.

International français et joueur cadre de l’AS Monaco, Mustapha Zitouni décide de sacrifier sa carrière bien établie pour rejoindre l’équipe du FLN en 1958. Le but est alors de promouvoir pacifiquement l’indépendance de son pays. Cette décision en fera un héros de l’Algérie. Sur le terrain, Zitouni possédait toutes les qualités d’un excellent défenseur central : sens du placement, puissance, lecture du jeu et leadership.

Joueur cadre de la sélection depuis 2017, Ramy Bensebaïni possède un profil singulier pour un arrière gauche. Défenseur central de formation, le natif de Constantine est grand (1,87 m) mais démontre une certaine agilité et une volonté d’apporter toujours le surnombre en attaque. Cela lui permet d’inscrire de nombreux buts, en club comme en sélection.

Milieux de terrain

Notre onze de légende Algérie ne comporte qu’un seul milieu défensif. Mais pas de panique, car c’est Ismaël Bennacer ! Depuis sa première cape en 2016, le joueur de l’OM a complètement stabilisé l’entrejeu de la sélection grâce à sa technique, sa qualité de passe et sa lecture du jeu.

N’ayant jamais joué en Europe, Lakhdar Belloumi est sans doute moins connu que Rabah Madjer. Beaucoup le considèrent néanmoins comme le meilleur joueur algérien de l’histoire. Doté d’un talent hors du commun, Belloumi brillait autant par sa vision du jeu que par ses qualités techniques. Selon la légende, on lui doit d’ailleurs l’invention de la passe aveugle ! Il se révèle aux yeux du monde en 1982 en inscrivant le but de la victoire face à l’Allemagne.

Devenu l’un des meilleurs joueurs de Premier League dans la deuxième moitié des années 2010, Riyad Mahrez s’est également affirmé comme la star de l’Algérie durant cette période. L’ancien joueur de Manchester City a grandement contribué (3 buts) à la CAN remportée en 2019. En demi-finale face au Nigeria, il provoque un but contre son camp avant s’inscrire un coup franc à la dernière minute.

Attaquants

Pendant plus d’une décennie, Salah Assad a formé un trio de choc avec ses compères offensifs Rabah Madjer et Lakhdar Belloumi. Il a notamment participé aux Coupes du Monde 1982 et 1986. Que ce soit sur l’aile gauche ou en pointe, l’attaquant algérien s’est toujours distingué par sa vivacité, ses qualités techniques et son sens du but.

Cinq ans avant de donner son nom à une talonnade, Rabah Madjer s’est révélé à l’occasion du Mondial 1982. Il ouvre notamment le score contre l’Allemagne. Extrêmement talentueux, l’attaquant algérien se démarquait par ses dribbles, son sens du but et sa compréhension du jeu.

À l’instar de Mustapha Zitouni, Rachid Mekhloufi n’a pas hésité à mettre sa belle carrière entre parenthèses pour rejoindre l’équipe du FLN. Ancien international français, le buteur de l’ASSE est ainsi devenu un véritable héros de l’indépendance algérienne. Durant ces quatre saisons avec l’équipe du FLN, il brille aux quatre coins du globe (43 buts en 40 buts) et permet aux indépendantistes de s’offrir une glorieuse vitrine.

Et vous, quel est votre onze de légende Algérie ?

L'équipe du FLN à son jubilé au stade du 5-Juillet-1962 en 1974.

Ces dernières années, la sélection algérienne s'est sensiblement améliorée. Sous la houlette de Djamel Belmadi, les Fennecs ont remporté la CAN en 2019 et restent sur une impressionnante série d'invincibilité. L'Algérie a su bénéficier du talent de plusieurs joueurs importants. Et qui dit joueurs importants dit transferts importants.

Les transferts les plus chers des joueurs algériens

JoueurTransfertMontant (€)
Riyad MahrezLeicester City → Manchester City68 M€
Islam SlimaniSporting Portugal → Leicester City30 M€
Saïd BenrahmaBrentford → West Ham26,5 M€
Nabil BentalebTottenham → Schalke 0421 M€
Ismaël BennacerEmpoli → Milan AC16 M€
Rachid GhezzalMonaco → Leicester City14 M€
Adam OunasBordeaux → Napoli10 M€
Ramy BensebainiRennes → Borussia Mönchengladbach10 M€
Mohamed FarèsSPAL → Lazio8 M€
Sofiane HanniAnderlecht → Spartak Moscou8 M€

Riyad Mahrez, le joueur algérien le plus cher de l'histoire.


L'équipe d'Algérie de football (en arabe : منتخب الجزائر لكرة القدم, en berbère : ⵜⴰⵔⴱⴰⵄⵜ ⵜⴰⴷⵣⴰⵢⵔⵉⵜ ⵏ ⴷⴷⴰⴱⵅ ⵓⴹⴰⵔ[5]), créée en 1957, est l'équipe nationale qui représente l'Algérie dans les compétitions internationales masculines de football, sous l'égide de la Fédération algérienne de Football (FAF). Surnommée également l'équipe des « Verts »[1], les « Guerriers du désert »[3] et aussi les « Fennecs »[2].

L'équipe d’Algérie dispute son premier match sous le nom de l’équipe de l’ALN le 1er juin 1957 face à la Tunisie en pleine guerre d’Algérie au stade Chedly-Zouiten à Tunis match remporté sur le score de six buts à un. Après l’indépendance du pays en 1962, la première rencontre officielle de son histoire se joue le 6 janvier 1963 face à la Bulgarie, match remporté sur le score de deux buts à un. La sélection algérienne dispute ses premières qualifications à une phase finale de Coupe du monde en 1970. Elle remporte son premier trophée en 1990 lors de la Coupe d'Afrique des nations. La sélection obtient son meilleur résultat en 2019 en remportant pour la deuxième fois de son histoire la compétition.

L'équipe d'Algérie dispute depuis 1972 ses rencontres à domicile au stade du 5-Juillet-1962, stade de 85 000 places situé dans la capitale, Alger. La sélection algérienne détient le record de matchs sans défaites d'affilée (35 matchs, 27 victoires et 8 nuls), elle est donc la sélection qui détient la plus grande série d'invincibilité sur le continent africain.

Un an avant la formation de l'équipe du FLN, deux anciens joueurs et entraineurs algériens ont décidé de former à Tunis, la première sélection qui allait représenter l'Algérie, il s'agit de Ahmed Benelfoul et Habib Draoua. En 1956, l'équipe est formée. Et en mai 1957, l'équipe est approuvée par le Front de libération nationale et décide qu'elle représentera l'Armée de libération nationale, une partie des joueurs venant du maquis. Le premier match est disputé le 1er juin 1957 contre la Tunisie au stade Chedly-Zouiten à Tunis.

En 1957, alors que la guerre d'Algérie a démarré depuis trois ans[13], les pro-indépendantistes du Front de libération nationale qui avaient auparavant inscrit la question de l'indépendance de l'Algérie au Nations unies[14] voient en la création d'une équipe nationale de football l'occasion d'exposer la cause algérienne à la conscience du monde[15], alors que plusieurs joueurs nés en Algérie évoluent dans les clubs français comme Mustapha Zitouni, qui a joué avec l'équipe de France quelques matchs, tout comme Rachid Mekhloufi.

Ils convainquent alors Mohamed Boumezrag aidé de quelques personnalités du monde du football de créer l'équipe clandestine du FLN[16] dont le siège se trouve à Tunis[17]. Le rôle de cette équipe était avant tout psychologique pour montrer aux Français de Métropole que même des footballeurs professionnels s'impliquaient dans cette cause, quitte à renoncer à leur statut. Les autorités françaises obtiennent facilement une interdiction de cette équipe par la FIFA.

Malgré cette interdiction de jouer, l'équipe du FLN effectue une tournée mondiale d'environ quatre-vingts rencontres, notamment en Europe, en Asie et en Afrique. Ces matchs sont largement exploités par la propagande pro-indépendantiste. Le premier match de cette équipe est joué contre la Tunisie, à Tunis, le 1er juin 1957.

Après l'indépendance du pays, la Fédération algérienne de football est fondée en 1962[24]. Elle est affiliée à la FIFA en 1964 et est membre de la CAF lors de la même année[24]. Avant cela, la sélection dispute son premier match officiel avec à sa tête Kader Firoud face à la Bulgarie[f 5], match qu'elle gagnera par deux buts à un, grâce entre autres à un joueur de l'équipe du FLN qui est Mustapha Zitouni.

Ce sera le seul, et dernier match de Kader Firoud à la tête de la sélection algérienne, puisqu'en mars 1963 il est remplacé par Hamou Hekkache en intérim[25], ce dernier verra son équipe perdre dans son seul match avec lui à sa tête par deux buts à zéro face à la Tchécoslovaquie[f 6], avant d'être remplacé par Smaïl Khabatou dès le match suivant, gagné face à la même équipe de la Tchécoslovaquie par quatre buts à zéro[f 7].

L'équipe disputera ensuite deux matchs face à l'Égypte où elle fera deux matchs nuls un et deux buts partout respectivement[f 8],[f 9]. Le premier jour de l'année 1964, l'Algérie, renforcée par ses joueurs professionnels bat par deux buts à zéro l'équipe de RFA[f 10] forte de Hans Tilkowski, Uwe Seeler, Helmut Haller, Karl-Heinz Schnellinger, pays qui dispute la finale de la Coupe du monde 1966 contre l'Angleterre. L'Algérie remporte donc le match contre la RFA sous la houlette de Smaïl Khabatou par deux buts à zéro grâce aux buts de Ahmed Oudjani (RC Lens) et Mahi Khennane (Stade rennais), ainsi qu'à Abderrahmane Boubekeur qui a arrêté un penalty[27].

L'Algérie jouera une nouvelle fois une série de deux matchs face à l'équipe d'Égypte où elle concède respectivement une défaite par un but à zéro[f 11], et un nul deux buts partout[f 12], elle disputera aussi un match face à la Bulgarie, et un autre face à l'Union soviétique[28]. L'Algérie aurait pu participer dès 1965 aux éliminatoires de la coupe du monde, mais la totalité des équipes africaines ont déclaré forfait général pour contester le nombre de places attribuées à l'Afrique en Coupe du monde de football[29], vu que la FIFA n'offrait qu'une seule place à partager entre l'Asie et l'Afrique[30].

La sélection algérienne se contente donc de disputer encore un match amical en 1965 contre le Brésil, le 17 juin 1965 à Oran, match qu'elle perdra par trois buts à zéro[f 15], avant de s'envoler à Brazzaville pour disputer sa première compétition officielle, qui est aussi la première édition des jeux panafricains; l'Algérie disputera en sept jours pas moins de cinq matchs[31], ce qui lui permet d'atteindre la finale de cette compétition, finale qu'elle perdra contre la Côte d'Ivoire[f 16] après s'être débarrassée dans les tours précédents, de Madagascar, du Congo-Kinshasa et du Mali[31].

En 1967, l'Algérie dispute ses premiers tours qualificatifs à la Coupe d'Afrique des nations[33], elle réussira à se qualifier guidée par un certain Hassen Lalmas à la Coupe d'Afrique des nations 1968 après s'être débarrassé du Mali[f 17],[33] et de la Haute-Volta (Burkina Faso)[f 18],[f 19], l'équipe réussit cet exploit sous la houlette du premier entraîneur étranger à driver la sélection algérienne, Lucien Leduc[34].

Toujours sous la houlette de Lucien Leduc, l'Algérie, participe donc pour la première fois à une compétition internationale, à savoir la Coupe d'Afrique des nations dès le début de l'année 1968. Cependant, elle la commencera mal, puisqu'elle perd son premier match face à la Côte d'Ivoire par trois buts à zéro[f 24], mais elle se ressaisira en gagnant par quatre buts à zéro face à l'Ouganda[f 25] grâce entre autres à un triplé historique de Hassen Lalmas. Le dernier match des poules est disputé le 16 janvier 1968[37] face à l'Éthiopie, pays organisateur de cette Coupe. L'Algérie perdra ce match par trois buts à un[f 26], et donc est éliminée dès le premier tour de la compétition[38].

Avec trois points en trois matchs qui se sont disputés en quatre jours, la sélection algérienne s'en sort bien pour une première participation à une compétition continentale séniors[37]. Durant l'année 1969, l'Algérie parviendra à se défaire du Maroc en aller-retour[f 29],[f 30], mais échouera le tour suivant face au double champion d'Afrique en ce temps, qu'est l'Égypte[f 31],[f 32], à se qualifier pour sa deuxième phase finale de la Coupe d'Afrique des nations de football[39].

En 1972, la sélection algérienne ne jouera que deux matchs comptants pour les qualifications à la Coupe d'Afrique des nations de football 1972[40], et à cause du but marocain marqué à Alger[f 33], l'Algérie sera privée pour la seconde fois consécutive d'une participation à la Coupe d'Afrique des nations[41], puisqu'elle perd par trois buts à zéro au Maroc[f 34]. L'année suivante, l'Algérie n'enregistre qu'une seule victoire en cinq matchs[42], puisqu'elle fait trois matchs nuls face à la Libye, à Malte[42], et au Mali[f 35], et en perdra un, face au Mali[43].

Dès le début de l'année 1972, l'équipe d'Algérie participe à la première édition de la Coupe de Palestine[44], en arrivant deuxième de son groupe derrière la Syrie, après trois victoires et une défaite durant la phase des poules[45], mais elle sera éliminée en demi-finale face à l'Irak, et gagnera le match pour la troisième place contre la Syrie[45]. Après une victoire, un nul et une défaite, l'Algérie est vite éliminée de Jeux africains 1973 dès la phase des poules[46]. L'Algérie disputera aussi la même année, la Coupe de Palestine en finissant à la troisième place[47].

Mais le fait marquant de cette année est que le 17 août 1973, en Libye, l’Algérie enregistre sa plus large victoire de son histoire contre le Yémen du Sud, sur le score de quinze buts à un[48] avec un sextuplé de Nassreddine Akli[48]. L'année suivante, l'Algérie ne disputera aucun match[50], ce qui est assez rare pour une équipe A, et ceci est dû au fait qu'Alger accueille les Jeux méditerranéens 1975[51], de ce fait toute la ferveur populaire se tourne la vers la jeune équipe olympique algérienne, équipe dirigée par Rachid Mekhloufi qui deviendra après le succès de l'Algérie contre la France en finale (3-2)[f 38] le sélectionneur de l'équipe A des Verts[52].

Ce match avait pris une tournure patriotique aussi bien pour les autorités officielles algériennes que la masse de supporteurs et la population car il s'agit d'affronter l'équipe de France, l'ex-puissance coloniale. Ce sera lors de la rencontre amicale entre l'Algérie et le club anglais: Sheffield United, jouée à Oran et remportée sur le score de 3-1, que les supporters algériens scanderont pour la première fois ce qui devient le slogan de l'équipe d'Algérie de football, le One, two, three, viva l'Algérie ![54].

L'année 1976 commence bien pour la sélection algérienne qui renoue avec la compétition, en effet, composée des jeunes vainqueurs des Jeux méditerranéens 1975, l'Algérie réussit à passer le premier tour des éliminatoires de la Coupe du monde 1978 face à la Libye[55], mais lors du dernier match de l'année le 21 avril 1976, à Cottbus, en République démocratique allemande, l’Algérie enregistre la plus large défaite de son histoire contre l'équipe RDA sur le score de cinq buts à zéro[f 39],[56].

Mais après avoir sorti la Libye au premier tour[55], l'Algérie échoue encore une fois à se qualifier à la Coupe du monde de football contre la Tunisie[57]. Lors de la même année, face aux résultats en dents de scie des sélections algériennes dans tous les sports[58], et alors que les clubs algériens échouaient aux premiers tours des compétitions à cause d'un manque de structures[58], tout ceci est notamment est dû au fait que la pratique du sport en Algérie se faisait en masse, ce qui est un des principes du socialisme, et résulte de cela l'amateurisme du sport algérien[59].

En rajoutant à cela que l'hymne national algérien est sifflé pour la première fois depuis l'indépendance devant un président de la république lors de la finale de la Coupe d'Algérie 1977 opposant la JS Kabylie au NA Hussein Dey par des supporters kabyles[59], le président de l'époque Houari Boumedienne décide alors d'appliquer une réforme sportive visant à introduire les principaux clubs algériens dans les sociétés nationales[59].

En 1978, l'équipe A ne dispute de nouveau aucun match[60], laissant place aux Jeux panafricains 1978 que gagnera l'équipe olympique algérienne composée des cadres de l'équipe A, après la finale gagnée par un but à zéro face au Nigeria[f 40]. Qualifiée pour sa première phase finale sénior depuis la CAN 1968, l'Algérie parvient lors de la Coupe d'Afrique des nations de football 1980 à se hisser en finale, et ceci après un match nul contre le Ghana (0-0)[f 43], deux victoires contre le Maroc un but à zéro[f 44] et contre la Guinée trois buts à deux[f 45], puis en demi-finale, elle bat l’Égypte aux tirs au but[f 46].

En 1981, l'Algérie se qualifie facilement à la Coupe d'Afrique des nations de football 1982 en gagnant entre autres sept buts à zéro contre le Burkina Faso[62]. En tant que finaliste de la CAN 1980,l'Algérie est attendu au mondial 1982, c'est ce qu'elle fera en passant le Sierra Leone[61], le Soudan[61], le Niger[66], et finalement le Nigiera[66], tombeur des algériens en finale de la CAN 1980, et l'Algérie à se qualifier pour une Coupe du monde 1982 pour la première fois.

Rabah Madjer (Lakhdar Belloumi remporte le Ballon d'or africain en 1981), Mustapha Dahleb et Salah Assad entre autres permettent donc à l’équipe d'Algérie de disputer une première phase finale de Coupe du monde[67], à savoir la Coupe du monde 1982 en Espagne où l'Algérie bat le finaliste de l'édition, la RFA par deux buts à un[f 50] en phase de poule. Elle perd ensuite face à l'Autriche deux buts à zéro[f 51] et battu le Chili termine par une victoire trois buts à deux face au Chili[f 52].

Le match RFA - Autriche, surnommé le « match de la honte » doit donc décider du sort des Algériens, en effet seule une courte victoire des Allemands peut qualifier les deux pays européens, aux dépens de l'Algérie. Au bout de dix minutes de jeu, Hrubesch ouvre le score pour la RFA. Dès lors et du fait de ce résultat gagnant-gagnant, les deux équipes se contentèrent de passes inoffensives jusqu'à la fin de la partie. Devant un public médusé, ce spectacle de non-jeu fut retransmis sur les télévisions du monde entier[68].

Après ce match plusieurs joueurs allemands ont exprimé leur manque absolu de compréhension avec les critiques véhémentes en Allemagne même. Kicker Sportmagazin s'est refusé à évaluer le match ou les joueurs : Nous ne pouvons pas donner d'étoiles à aucun participant, car il n'y a pas eu de match de foot à Gijón. » sous le titre « Ils ne savent pas ce qu'ils ont causé[69].

En 1984, elle prend la troisième place lors de la CAN 1984. Lors de la CAN 1986, elle repart avec deux défaites et un match nul et est éliminée au premier tour. Au Mexique, lors de la Coupe du monde 1986, les Algériens ne franchissent pas non plus le premier tour dans un groupe composé de l'Irlande du Nord (match nul 1-1), le Brésil (défaite 1-0) et l'Espagne (défaite 3-0). Le seul buteur de la compétition est Djamel Zidane.

Par la suite, l'Algérie ne parvient pas à se qualifier pour les autres Coupes du monde, une traversée du désert qui a duré vingt-quatre ans. En 1990, l’Algérie accueille la CAN 1990. Dans le groupe A, elle termine première en battant respectivement le Nigeria (5-1, doublés de Djamel Menad et de Rabah Madjer, but de Djamel Amani), ...

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