Le football s’est répandu au Brésil au cours de la première moitié du XXe siècle. Il est devenu un facteur d’intégration territoriale et l’un des plus puissants éléments définissant l’identité nationale. Pour avoir une idée de son importance et de son ambivalence, il suffit de jeter un regard panoramique sur quelques fragments de son vaste territoire. Même dans les régions les plus éloignées, on observe que deux objets du paysage caractérisent l’essentiel de l’écoumène brésilien : la chapelle catholique et le terrain de football. On a l’habitude de dire que la chapelle peut à la rigueur être absente, car il y en aura toujours une autre dans le village le plus proche.

Le Football au Brésil: Un Aperçu Historique
Le football au Brésil s’est tout d’abord répandu comme une pratique restreinte. Il était pratiqué par des employés d’entreprises britanniques et certains jeunes des classes sociales supérieures, désireux d’adopter les aspects « civilisateurs » du mode de vie européen. Cette activité discrète ne se réalise que sporadiquement, dans les parcs, sur les places publiques et sur les plages. À l’aube du XXe siècle, peu de villes au Brésil connaissaient le football et, dans celles-ci, seuls un petit nombre de sportifs le pratiquaient avec une certaine régularité.
Quand le football entame sa vaste expansion planétaire (1880-1900), il rencontre au Brésil un territoire fragmenté avec une faible base urbaine : moins d’un dixième de la population brésilienne vit en ville en 1900. « le Brésil fut, pendant des siècles, un grand archipel formé par des sous-espaces qui évoluaient selon une logique qui leur était propre, dictée en grande partie par leur relation avec le monde extérieur ».
Jusqu’en 1920, la pratique du football était restreinte à de petits groupes de l’élite urbaine. C’est pour cette raison que les premiers stades, de petite capacité, étaient très luxueux. Ceux-ci étaient destinés à recevoir l’élite à l’occasion de rituels élégants, modernes et cosmopolites. Ces constructions aristocratiques étaient en général localisées dans les zones les plus nobles de la ville.
À l’inverse de ce qui se passait en Europe, les premiers championnats de football sur le sol brésilien avaient un caractère exclusivement local, à São Paulo (1902), Bahia (1904) et Rio de Janeiro (1906). Bien que réunissant des clubs de la même ville, ces compétitions s’autodénommaient « championnats d’États ».
À partir de 1930, le football devint un élément d’identité nationale à la faveur de la politique nationaliste de Getulio Vargas (1930-1945). La Coupe du Monde de 1950 fut le résultat de ce processus de valorisation politique du football, rendant possible la construction du Maracanã, considéré comme le plus grand stade du monde pendant des dizaines d’années. Au cours des vingt années qui s’ensuivirent, toutes les capitales et grandes villes du Brésil construisirent des stades monumentaux, la plupart avec le soutien de l’État.
À partir du premier championnat national, en 1971, un nouveau paysage du football brésilien se découvre, représentant dorénavant la culture de masse. Participer à un évènement sportif dans un stade comblé et vibrant avec ses chants d’encouragement ou de défi est une expérience unique partagée par des milliers de spectateurs.
Le championnat brésilien est connu pour être particulièrement complexe dans l’organisation de ses ligues. En effet, une structure pyramidale nationale est entrecoupée des structures étatiques. Les clubs de football brésilien sont quasiment tous engagés dans les deux pyramides. Cependant, ils peuvent ne pas disputer le même niveau de compétition dans les deux. Cette duplicité du système est due à des jeux de pouvoir. La compétition nationale est organisée par la CBF, la confédération brésilienne de football. Les compétitions locales sont elles sous l’égide du fédérations locales des états.
Le championnat national brésilien a évolué en 2009. Il est passé de trois à quatre divisions. Aujourd’hui, la Série A, la Série B et la Série C sont tous trois composés de vingt clubs. Les clubs des deux premières divisions disputent des matchs aller retour comme ce qui se fait en Europe. La Série C est elle divisée en groupes locaux, à l’image des groupes de National 2 en France. La Série D, elle, est aussi en groupe locaux. Cependant, quarante équipes participent à chaque édition de Série D.
PELÉ : LE ROI DU FOOTBALL | De la pauvreté à 3 victoires en Coupe du monde - Une vie légendaire
Pelé: L'Icône du Football Brésilien
Pelé représente l’essence même du football brésilien, tout ce qui inspire encore aujourd’hui les plus jeunes joueurs de son pays. Durant ses 21 ans de carrière, il a fasciné la planète par son talent. Il a réalisé des gestes techniques difficiles avec une simplicité déconcertante et a été un buteur prolifique, un meneur de jeu magistral, un passeur hors pair et un maestro aux inspirations géniales hyper complet avec des statistiques de folie et un palmarès international inégalé. N'en déplaisent à certains, Pelé reste, et restera "O Rei".
Il laisse l'image d'un joueur complet aux qualités techniques et physiques hors-normes. Il joue des deux pieds, court vite, possède une incroyable détente verticale (comme sur le but inscrit de la tête en finale de la Coupe du monde 1970) et fait preuve d'un incroyable sang-froid devant le but. Et que dire de son aisance technique sur le terrain qui le faisait passer pour le meilleur de son époque.
Il était capable de réaliser les gestes les plus techniques avec une très grande facilité. Il le faisait même beaucoup et régulièrement. Son aisance à réaliser les dribbles les plus compliqués ont construit sa légende. Car c’est bien ce qu’il est depuis toujours au Brésil. Un génie qui a traversé les époques sans jamais se démoder. Respecté comme personne dans un pays qui a vu défiler les stars et les talents, le natif de Três Coraçoes, a rempli de joie ceux de millions de Brésiliens. Le talent de Pelé, c’était la capacité à inscrire des buts venus d’ailleurs dans des moments capitaux.
Né dans la ville de Três Coraçoes, comprenez "Trois coeurs" au Brésil, fils d'un ancien footballeur blessé au genou, élevé dans une famille pauvre, celui qu'on appelait "Dico" et qui allait devenir "Pelé" après le surnom de "Belé" donné par les gamins de son âge, débute à Baquinho, équipe de jeunes du Bauru AC. Repéré par Waldemar de Brito, ancien international brésilien des années 30, le petit pauvre un temps cireur de chaussures débarque à Santos après une négociation serrée avec la maman. À son arrivée, Edson s’entraîne déjà avec les pros à 16 ans. Il effectue son baptême chez les professionnels le 7 septembre 1956 face au Corinthians. Premier match et ... premier but. Six mois de prestations concluantes suffisent à convaincre le sélectionneur de l'époque Sylvio Pirillo.
Il débute sa carrière auriverde le 7 juillet 1957 contre l'Argentine au Maracana, devant 200 000 spectateurs. Pelé n'a pas encore 17 ans lorsqu'il défend pour la première fois les couleurs jaunes du Brésil, sur la pelouse du Maracana et il inscrit déjà son premier but avec la Seleção. Sa fougue et ses débuts réussis lui permettre d'être sélectionné parmi les vingt-deux joueurs qui se rendent en Suède pour la Coupe du Monde 1958.
Blessé, il rate les deux premières rencontres du tournoi, contre l'Autriche (3 buts à 0) et contre l'Angleterre qui, chose étonnante, est le premier 0-0 de l'histoire de la Coupe du Monde. Le sélectionneur Vicente Feola le lance dans le grand bain lors du troisième match de poule contre l'URSS. Une première marche vers la gloire. La Seleção décolle.
En quart de finale contre le Pays de Galles, il qualifie son équipe d'un but somptueux et devient alors le plus jeune joueur à marqué à 17 ans et 239 jours. En demi, auteur d'un triplé, il élimine la France, avant de parachever son chef-d'œuvre par un doublé en finale face au pays organisateur la Suède pour une victoire 5 buts à 2. Pelé est en pleurs, Pelé est sacré, Pelé est le nouveau Roi du football. Il devient le plus jeune vainqueur d'un Mondial, à 17 ans, on le rappelle... Le numéro 10, buteur et passeur d'exception, a fait rêver des générations de footballeurs.
Mais si Pelé est aussi populaire, c'est aussi pour son action politique et humanitaire. Il collabore notamment avec l'UNESCO pour aider les enfants en difficulté. Un mythe qui cumule les records à peine imaginables. En 1969, Pelé avait inscrit son 1000ème but dans un délire indescriptible au Maracanã, le jour de l'anniversaire de sa maman. Après son penalty victorieux, la rencontre est interrompue. Il a fallu près de 30 minutes pour que le jeu reprenne. "Le penalty est une façon lâche de marquer un but.", avait -il confié.
Il a marqué également six fois cinq buts dans le même match, 30 fois quatre buts et 92 fois trois buts. Contre Botafogo en 1964, il inscrit même huit buts. Au total, il aurait officieusement 1281 buts en 1363 matches mais on ne sait pas si tous les buts inscrit sont officiel (il comptait alors les buts lors des matchs amicaux et à l'entraînement).
Par ailleurs le club effectue de nombreuses tournées à travers le Monde, notamment en Europe pour y rencontrer les meilleurs clubs européens qui n'hésitent pas à proposer des ponts d'or pour attirer Pelé, cependant le congrès brésilien décide d'y mettre un terme à ces spéculations en le déclarant "Trésor national brésilien", en vertu de quoi il fait partie du patrimoine du pays et ne peut - comme la récolte de canne à sucre - être exporté qu'avec l'accord du gouvernement. En attendant, "La perle noire" continue d'empiler les buts et les titres au Santos FC.
Mais sa légende, l’ancien attaquant l’a surtout construite en réalisant les gestes les plus fous durant près de vingt ans. Capable de tenter un lob sur le portier bulgare Georgi Naydenov depuis le rond central ou de réussir une feinte de corps suivie d’un grand pont sur l'uruguayen Ladislao Mazurkiewicz, le génie a sans cesse innové pour contribuer à l’évolution de son sport, tout en continuant de gagner (deux Copa Libertadores en 1962 et 1963, et deux Coupes intercontinentales, en 1962 et 1963). Avec lui, on touche à l'exceptionnel.
Comme ce 5 mars 1961, lors du match Santos-Fluminense au Maracana. Il inscrit le célèbre "Gol de Placa", un but digne d'une plaque commémorative. Il existe d'ailleurs une plaque en bronze à l'entrée du stade qui raconte en quelques mots l'histoire de ce but. Il dribble sept joueurs sur 40 mètres et dans une vitesse fulgurante marque d'un tir croisé à ras de terre. Un véritable bijou. Le public, 150 000 spectateurs ainsi que tous les journalistes, fait une ovation au prodige durant deux minutes. Les rares images qui immortalisent cet instant de grâce, ont hélas été perdues.
Pelé émane de lui une fascination qui fait qu'autrefois les gens voulaient le toucher comme on le fait pour un être surnaturel. Il est aussi à ce jour, le seul joueur à avoir remporté 3 Coupes du Monde (1958, 1962 et 1970). Même si celle de 1962, sa blessure prématurée ne lui a pas permis d'être considéré vainqueur à proprement parler. La seule qu'il n'a pas réussi à s'offrir (celle de 1966) c'était après avoir été sérieusement blessé par des défenseurs très rugueux, le portugais João Morais et le bulgare Dobromir Zhechev pour ne pas les citer. Les bourreaux en chef du Brésilien, des bouchers impunis, briseurs de rêve. Zhechev confiera plus tard: "J'ai commencé le travail. Morais l'a terminé." Cela dit, sans leur chercher la moindre excuse, Pelé était tellement fort qu’il était le plus souvent inarrêtable à la régulière.
D'ailleurs les observateurs racontent que c'est sans doute la plus belle Coupe du Monde de toutes celles qui ont été jouées. Ce Brésil était vraiment flamboyante avec ses Carlos Alberto, Gérson, Jairzinho, Tostao et Rivelino en plus de Pelé. Elle atomise d’ailleurs en finale une grande équipe d’Italie sur un score sans appel (4 buts à 1). Le Brésil remporte ses six matchs et inscrit dix-neuf buts. Pelé en marque 4 et sera impliqué sur quatorze des quinze autres, ainsi qu’un total de 28 occasions créées!
C'est à l'issue de ce Mondial au Mexique que Pelé décide de prendre sa retraite internationale, fatigué par les nombreuses rencontres, mais surtout fâché avec la fédé brésilienne. Un choix que personne ne comprend. Il joue son dernier match en sélection contre la Yougoslavie le 18 juillet 1971 au Maracana. Fica!" ("Reste! Reste!"), en vain. "Il faut partir quand le public veut qu’on reste, pas quand il veut qu’on s’en aille ", écrira-t-il. Il ne disputera pas la Coupe du Monde en 1974, pourtant crédible physiquement à 34 ans.
Mais quelques mois après ce retrait du Monde du football, Pelé rechausse les crampons à cause d'énormes dettes accumulées. Il signe un juteux contrat jamais révélé (estimé de 2,5 à 7 millions de dollars) pour les New-York Cosmos et participe alors à la popularisation du football aux États-Unis. Sur le terrain, le Roi reste le Roi. Il plante en trois saisons 64 buts en 107 matchs. Il termine sa grande vadrouille américaine avec un premier titre de la NASL contre les Seattle Sounders le 27 août 1977 aux côtés de Carlos Alberto, Jomo Sono et Franz Beckenbauer.
Toutes les blessures accumulées lors de sa carrière le contraignent à se retirer définitivement en 1977. Pour cela, il boucle la boucle avec un match d'adieu entre les Cosmos de New-York et le Santos FC le 1er octobre 1977 au Giants Stadium, devant environ 75 000 spectateurs, et en présence de son idole Mohamed Ali. Ne pouvant retenir ses larmes au terme de la rencontre, la star brésilienne est portée en triomphe par ses coéquipiers, pour un dernier tour d’honneur au paroxysme de l’émotion. Simplement exceptionnel.
Depuis début décembre 2022, Pelé était placé en soins palliatifs à l'hôpital Albert-Einstein de São Paulo à la suite d'une infection respiratoire. Le Roi ne répondait plus à sa chimiothérapie suivie depuis 2021 en raison d'un cancer du côlon. Et le pire est arrivé ce 29 décembre 2022, où il disparaît à tout jamais à l'âge de 82 ans. Symboliquement, il s'est éteint à deux pas du Morumbi (stade de Sao Paulo), qui devait lui évoquer tant de souvenirs. C'est là que le 11 juillet 1971, il plante un but en amical face à l'Autriche. Sans disputer la seconde mi-temps. Tour d'honneur. Ce sera le dernier de ses 77 buts avec la Seleçao, en 92 matchs.
Au final, c'est évidemment un pan entier de l'histoire du foot qui s'en va avec lui, il y laissera sans contestation son empreinte indélébile. Son nom continuera de nous éblouir rien qu'à son évocation, et cela, jusqu'à la fin des temps. On retiendra pour toujours deux moments mythiques archi-connues et immuables de sa carrière. La première lors du Mondial 58 où il éclate aux yeux du monde à l’âge de 17 ans. La seconde sera ce Brésil 70 qui restera l'apothéose de sa carrière et la quintessence du football.
Parmi ses déclarations parfois farfelues, il y en avait tout de même une qui lui convenait parfaitement: "Je suis né pour jouer au football, tout comme Beethoven est né pour composer de la musique et Michel-Ange est né pour peindre." Divin.
| Compétition | Années | Nombre de titres |
|---|---|---|
| Coupe du Monde de la FIFA | 1958, 1962, 1970 | 3 |
| Copa Libertadores | 1962, 1963 | 2 |
| Coupe Intercontinentale | 1962, 1963 | 2 |
| NASL Titre | 1977 | 1 |
Les Stades: Paysages Matrices du Football Brésilien
Les stades, paysages matrices montrant l’ampleur du football au Brésil, présentent une diversité d’importance, de localisation, d’architecture et de signification. Ils n’ont pas seulement, en tant que paysage, une inscription formelle dans la configuration du territoire, mais ils leur est aussi nécessaire de se reproduire au moyen de rituels publics réguliers tels que les affrontements classiques entre grands clubs rivaux, qui, périodiquement, réunissent les foules et condensent tensions et conflits identitaires. Ces derbys participent à l’agenda festif et culturel local.

Nous considérons les stades comme porteurs d’importantes connotations symboliques, comme l’a perçu Costa (1987), qui les a définis comme de nouveaux espaces institutionnels capables de mobiliser une nation entière et chacun de ses individus à sa manière. Nous pouvons également observer la monumentalité de l’objet et la répartition récurrente en « classes » à l’intérieur de celui-ci : élite et autorités dans les tribunes d’honneur, classe moyenne sur les gradins et le peuple qui s’agglomère, debout, dans la partie inférieure du stade, avec une très mauvaise visibilité sur le terrain de foot (Gaffney et Mascarenhas, 2006).
Le football est devenu, au Brésil, beaucoup plus qu’une simple mode sportive. Sa diffusion rapide et profonde lui a octroyé la place d’élément central dans la culture brésilienne. Le football s’est constitué en un vaste système de pratiques et de représentations sociales, un tissu complexe de sens et de signifiés, allié à une forte imprégnation dans le paysage urbain.
Corruption et Scandales: Une Ombre sur le Football Brésilien
L’affaire de corruption qui secoue la Fédération internationale de football plonge ses racines au royaume du « futebol ». Marco Polo del Nero « est un cancer du football qui ne devrait pas rester en place. Une moralisation doit être faite, il est temps de mener l’enquête au sein même de notre système. » Un an après le traumatisme du Mondial et son humiliante et historique défaite en demi-finales face à l’Allemagne (7-1) - « Notre football est sucé par des dirigeants qui restent dans leur tribune de luxe en trinquant aux millions qui entrent sur leurs comptes bancaires », avait lâché, prophète, Romario - voilà le pays dit du futebol face à un gigantesque scandale de racket et blanchiment d’argent de plusieurs centaines de millions de dollars. La plus grande affaire de corruption de l’histoire du sport moderne, ont commenté les journaux du monde entier. Son épicentre ne pouvait être qu’au Brésil.
Romario a vu juste. L’origine et le ressort juridique de ce que l’on appelle désormais communément le « FIFA Gate » plongent bien leurs racines au cœur même du football brésilien. Comment d’ailleurs interpréter autrement le départ précipité et sans explication de Zurich de l’actuel président de la Fédération brésilienne, Marco Polo del Nero, quelques heures à peine après l’arrestation de son mentor et prédécesseur José Maria Marin ? Marco Polo del Nero « est un cancer du football qui ne devrait pas rester en place. Une moralisation doit être faite, il est temps de mener l’enquête au sein même de notre système. »
Le 1er juin, la justice brésilienne a ouvert une enquête contre Ricardo Teixeira, 67 ans, lui aussi ancien président de la CBF, soupçonné de blanchiment d’argent et de fraude. La police brésilienne aurait identifié des versements « atypiques » de 464 millions de reais (133,5 millions d’euros) sur plusieurs de ses comptes bancaires entre 2009 et 2012, période durant laquelle il présida le comité d’organisation du Mondial 2014 sans que personne, ou presque, n’y trouvât à redire. Ces sommes n’ont jamais été déclarées. Quatre charges ont d’ores et déjà été retenues contre Teixeira, notamment pour falsification de documents et évasion de capitaux.
Marin, Del Nero, Teixeira : le grand nettoyage semble avoir commencé, prophétisent certains commentateurs. « Tous les responsables corrompus vont sentir la chute comme un tsunami », glisse Romario. Il faudra toutefois faire vite. Profiter de l’onde de choc.Parce que l’histoire du football brésilien et de ses relations ambiguës nouées entre les représentants politiques, le monde financier et la justice est truffée de chausse-trappes et d’occasions manquées.
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