Considérée à juste titre comme la référence des simulations de basket sur toutes les consoles, la saga NBA 2K revient en force avec une édition 2020 particulièrement soignée au niveau du scénario. Mais est-ce suffisant pour en faire un incontournable ? La réponse est oui, mais avec quelques réserves.
Alors que FIFA et PES continuent de se disputer la première place lors de chaque rentrée footballistique, NBA 2K parvient avec autorité à mettre tout le monde d'accord. En termes de cinématiques, de réalisation, de technique et de virtualisation de son sport, le titre développé par Visual Concepts a su faire l'unanimité, suscitant même un peu de jalousie chez la concurrence.
NBA 2K est une référence, et la question qui se pose saison après saison est toujours la même : faut-il repasser à la caisse pour s'offrir le dernier volet de la saga ? La réponse pour l'amoureux de basket est évidente, notamment au regard du succès de l'édition précédente, la plus vendue de l'histoire de la licence. Cette saison, elle devrait l'être aussi pour le néophyte, tant Visual Concepts a travaillé en profondeur pour offrir une expérience de jeu immersive, réaliste et lisible pour tous.
C’est devenu un rituel : un gros mois avant le début de la saison régulière débarque NBA 2K. Stats et effectifs à jour, c’est la mise en jambe pour tous les amateurs de la balle orange, entre ceux qui n’ont pas supporté le sacre de Toronto en veulent prendre leur revanche, et ceux qui souhaitent écrire l’histoire à venir en poussant les Wizards jusqu’aux playoffs.
On peut panier que c’est complet Difficile de prendre en défaut NBA 2K sur l’exhaustivité de ses têtes d’affiche. On retrouve bien évidemment les 30 équipes de la ligue avec tous les ajustements nécessaires que ce soit en termes d’effectifs ou de statistiques individuelles. Plusieurs ajustements subtils viennent donc modifier les points forts et routines des joueurs pour coller au plus près de leurs évolutions. On retrouve également des équipes de légende en plus grand nombre, avec des disparus mais aussi des nouvelles compositions plus récentes comme l’héroïque escadron des Cavaliers de 2015-2016, qui a arraché le titre promis à des Warriors à 73 victoires en régulière. Bien sûr, ces ajustements sont la moindre des choses pour une réactualisation mais le soin apporté à ce genre de détails par Visual Concepts est une nouvelle fois bluffant. Atteindre un tel degré de subtilité n’est pas donné à n’importe quel développeur.
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Nouveautés et Améliorations du Gameplay
Tout ce qui se passe sur le parquet est désormais bien identifié, de façon à clarifier le jeu et l'action pour tout le monde. Ainsi, à l'écran, tout est plus clair. On pense notamment au système d'interceptions, basé sur le rythme et le changement de mains, avec un cercle sous les pieds du joueur, changeant de forme pour indiquer le moment opportun pour tenter de chiper le ballon. Le shoot fait également partie de ce système, avec un taux de pourcentage affiché, selon la zone dans laquelle le joueur se trouve.
De plus, une petite animation verte se déclenchera en cas de timing parfait de votre shoot. En clair, fini les commentaires de rageux sur telle ou telle prise de tir, jugée abusive par certains, alors que le timing et le positionnement du joueur sont idéaux. Il faudra connaître ses systèmes et les forces adverses par coeur, pour ne pas vite se laisser déborder au tableau d’affichage.
Ces ajouts ne sont pas de trop pour un jeu toujours aussi exigeant en termes d’efficacité. Dans NBA 2K, la marge d’erreur est assez réduite et cela est toujours vrai sur cet opus 2020, avec une IA particulièrement chirurgicale au moment de punir un contre mal apprécié ou une interception mal sentie.
La planche de salut de 2K20 se situe sur l'angle premier : la simulation de basket. Le jeu. Le plaisir pur. Dans ce domaine, pas de soucis. Le jeu continue de progresser. Très légèrement sur le plan visuel. Plus notablement dans la prise en main, ou le plaisir est plus immédiat. Ça va vite, ça dunk, ça tire de loin. On se fait vraiment plaisir. Les dribbles sont moins figés dans les animations et plus fluides. Les shooteurs les moins talentueux mettent plus de temps à dégainer. La différences sont plus notables avec les meilleurs. Stephen Curry envoie plus vite qu'Andre Roberson. Cela force à travailler un peu plus. Mais on peut tout de même pénétrer plus facilement que l'an dernier. En défense, la moindre inattention est sanctionnée. Il est plus difficile de rester devant son adversaire. C'est parfois frustrant, mais, encore une fois, c'est assez réaliste. Évidemment, il y a toujours des incohérences sur certaines passes, mais les progrès sont là.

Le Mode My Career Remanié
L'expérience de jeu, qu'elle soit en ligne avec les nombreux modes dédiés ou hors ligne, prend véritablement son sens dans le mode My Career. On ne s'avancera pas beaucoup en affirmant qu'il s'agit très certainement du meilleur mode Carrière de l'histoire de NBA 2K, et la présence derrière les manettes de Lebron James n'y est certainement pas étranger.
La superstar des Los Angeles Lakers y a mis du sien, via sa société de production audiovisuelle SpringHill Entertainment et n'a pas hésité à puiser dans sa propre expérience pour rendre le tout particulièrement authentique. Agents, remise en question, décisions fortes, rien n'est épargné à l'avatar que l'on dirige, surnommé « Che » pour sa propension à ruer dans les brancards en cas d'injustice.
La montée en puissance de ce jeune joueur pétri de talent est autant prétexte à faire défiler une myriade de stars, comme Idriss Elba (The WIRRRRREE) ou encore Rosario Dawson, mais aussi des vedettes de la NBA of course, comme Kemba Walker, Anthony Davis et bien entendu, le King James lui-même. Mais cette ascension est aussi l’occasion de vivre une aventure NBA dans les moindres détails, avec le retour dans 2K de la Draft Combine - les exercices qualificatifs censés déterminer votre classement à la Draft - ou encore de la Summer League, pour faire vos preuves, notamment.
Si l'expérience est vraiment agréable, on ne peut que déplorer des cinématiques parfois (trop) à rallonge et des temps de chargement trop longs, un constat malheureusement extensible à l'ensemble du jeu.
Maverick Carter. Taco Tuesday. Gatorade. Nike. Uninterrupted. Saviez-vous que le scénario du mode Ma Carrière est produit par l'entreprise de LeBron James ? Difficile de passer à côté.
Visual Concept avait promis une expérience plus cinématique que jamais. Vous voilà donc embarqué avec Che, héros des temps moderne, car il a gagné ce surnom en s'élevant contre… le fait qu'on retire sa bourse à un coéquipier blessé ?! La cause est noble. Mais, a priori, Che Guevara se serait intéressé à quelques autres problèmes actuellement en cours aux États-Unis. LeBron James n'est d'ailleurs pas insensible à ces causes dans le monde réel. Mais la volonté de ne pas diviser les consommateurs a sûrement prévalu sur le choix d'une cause plus engagée.
L'histoire est plus fouillée. Il est possible de passer beaucoup de temps à passer les cinématiques. Ceux qui veulent jouer passeront beaucoup de temps à les faire défiler. On s'amuse à passer les tests du Combine et à voir sa cote évoluer. Tout se présente bien, jusqu'à la Draft. Là, c'est la déception. Notre personnage est envoyé dans l'équipe de notre choix.
Graphismes et Réalisation
Graphiquement, NBA 2K20 est dans la fidèle lignée de ces prédécesseurs et on est toujours en émoi, même après plusieurs heures, plusieurs matches et plusieurs modes éprouvés, devant les gouttes de sueur perlant sur les épaules d'un joueur, le niveau de détail de ces expressions faciales ou encore la modélisation extrêmement poussée des uns et des autres. Évidemment, les salles ne sont pas en reste et le show tel qu'on le voit tard le soir à la TV est ici parfaitement retranscrit.
L’ambiance est toujours au cordeau avec la ferveur des gradins, les reflets sur les parquets, les textures de peau, la sueur, la physique générale. Le moteur tient toujours la route et l’immersion fonctionne à pleine balle ; c’est tout juste si on ne sent l’odeur des dessous de bras de James Harden dans le salon.
Graphiquement, l'accent a été mis sur la lumière et la manière dont elle se reflète sur les joueurs. En dehors de cette subtilité appréciable, les joueurs sont comme toujours encore un peu plus réalistes et fidèles à ce qu'ils proposent sur un terrain dans la réalité.

La WNBA Intégrée
En termes d’ajouts qui font plaisir, on trouve, enfin, la WNBA parmi les équipes jouables. Les douze équipes sont là, les joueuses aussi et il est très agréable de constater que manette en main elles se révèlent tout aussi agréables à incarner que leurs homologues masculins. 2K20 évite en prime l'écueil de proposer des phases de jeux moins dynamiques et prenantes qu’avec les hommes, pour simuler la différence de matière musculaire brute, et chacun pourra alors profiter sans réserves des nouvelles arrivantes dans NBA 2K ; on pourra même vivre une saison complète en mode WNBA, et pas uniquement des matchs amicaux.
En revanche, on regrette que les filles ne soient pas jouables en ligne, une absence forcément frustrante pour celles et ceux qui sont accros à cette ligue. On peut tout de même estimer que le verre est plus qu’à moitié plein sur le front de la WNBA, avec une intégration soignée et des parties fluides et agréables.
Les Points Négatifs
Que peut-on reprocher finalement à ce NBA 2K20 ? Deux-trois petites choses, qui ne sont pas si petites au moment de bien les analyser. On va commencer par le plus flagrant et le plus critiquable surtout, à savoir les VC, la fameuse monnaie virtuelle à accumuler dans le jeu pour pouvoir débloquer certaines fonctionnalités. Déjà largement pointée du doigt l’an passé, cette devise est de nouveau au centre des attentions, parce qu’elle s’avère beaucoup trop vite indispensable pour permettre à son avatar de step-up en partie.
Certes, le mode Carrière permet désormais de pouvoir ajuster comme on veut son avatar, selon le poste désiré et les caractéristiques que l’on souhaite mettre en avant. Certes, on peut aussi désormais voir ce que ce fameux « vous » virtuel aura comme avenir dans les années futures, une fois tout son potentiel atteint. Mais, que ce soit pour débloquer des insignes (pour affiner telle ou telle de ses particularités) ou des points de compétence, il faudra soit vous armer de patience soit passer à la caisse… et vu le niveau global de certains joueurs rencontrés dans le Quartier, inutile de vous dire laquelle des deux options est la plus privilégiée. Bref, le combat et le débat restent inchangés, même si les VC obtenus sont un peu plus importants que dans les précédents volets.
L’autre aspect noir concerne les serveurs. Même si les choses semblent s’être normalisées depuis, les premières semaines autour de NBA 2K20 ont été pénibles, avec des matches souffrant de lags mais et surtout des gros soucis de stabilité une fois la partie lancée, avec des déconnexions intempestives et des matches terminés avant même d’avoir pu commencé.
Autant le dire de suite, les défauts qui rongent NBA 2K depuis des années ne s'effacent pas. Les serveurs ? Très critiqués depuis la sortie du jeu. Non, non, rien n'a changé.
Conclusion
C’est globalement, d’ailleurs, l’avis définitif autour de ce titre, imparfait comme vous l’avez compris, mais suffisamment solide sur le parquet pour justifier sa présence dans votre bibliothèque. J'aimerais bien jouer en Pro-AM ? Mince, il faut le PS Live. Le Rec Center ? Pareil. Je vais donc aller faire progresser mon joueur… Il faut jouer longtemps. Très longtemps… Ou payer. Payer. Payer. Attendre, aussi, entre les longs temps de chargement.
À l'exception d'un gameplay plus accessible et plus agréable, NBA 2K20 est globalement le même jeu que NBA 2K19. 2K20 est un bon achat pour ceux qui n'ont pas encore de jeu de basket sur leurs étagères. Il est clairement plus sympathique que l'an dernier pour envisager des soirées entre amis sur des matchs simples.
Tableau Récapitulatif des Modes de Jeu
| Mode de Jeu | Description | Points Forts | Points Faibles |
|---|---|---|---|
| My Career | Incarnez un jeune joueur et tracez votre route jusqu'au sommet. | Scénario immersif, casting de stars, personnalisation du joueur. | Cinématiques longues, progression lente sans VC. |
| My Team | Collectionnez des cartes de joueurs et construisez votre équipe de rêve. | Événements réguliers, mode Triple Menace. | Microtransactions omniprésentes. |
| WNBA | Jouez avec les équipes et joueuses de la WNBA. | Intégration soignée, gameplay fluide. | Absence de jeu en ligne. |
| My GM | Prenez les rênes d'une franchise NBA et gérez tous les aspects de l'équipe. | Gestion complète de l'équipe. | Apathique, interface complexe. |