Jean-Michel Larqué, figure emblématique du football français, a marqué son époque tant par ses performances sur le terrain que par sa reconversion réussie dans le journalisme sportif. Retour sur une carrière riche et variée.

Les débuts et l'ascension à Saint-Étienne
Fils d'un cheminot et d'une couturière, Jean-Michel Larqué est né à Bizanos (Pyrénées Atlantiques) en 1947. En 1955, il commence sa formation footballistique au JAB de Pau (Jeanne d'Arc Béarn), présidé par son père. Repéré par l'AS Saint-Étienne après un concours de jeunes footballeurs, il signe dans ce club en 1965 pour un stage. Il y côtoie Aimé Jacquet et René Ferrier. L'ASSE lui propose ensuite une licence amateur, qu'il accepte, malgré la convoitise des Girondins de Bordeaux.
C'est en 1966 qu'il fait sa première apparition au stade Marcel-Saupin face au FC Nantes. La même année, il passe le concours de l'INSEP mais échoue. La blessure de Robert Herbin lui offre un poste de titulaire et il remporte le titre de champion de France en 1967. L'année suivante, entraîné par Albert Batteux, il réalise le doublé coupe et championnat, une première pour Saint-Étienne. Il est sélectionné pour les Jeux olympiques de 1968 à Mexico. Puis, il connaît sa première sélection avec les Bleus pour les qualifications de la Coupe du monde.
Avec les Verts, il remporte encore le titre deux fois, ce qui fait quatre titres d'affilée. Jean-Michel Larqué devient capitaine de l'équipe. En Coupe d'Europe, il amène les Verts jusqu'en demies-finales, avant de s'incliner face au Bayern Munich. L'année suivante, ils s'inclinent en finale... encore face au Bayern, malgré deux poteaux. Il remporte au total sept titres de champion de France avec l'ASSE.

L'expérience contrastée au Paris Saint-Germain
Jean-Michel Larqué devient entraîneur du Paris Saint-Germain en 1977, club alors présidé par Daniel Hechter. Mais face aux difficultés de son équipe, il rechausse les crampons et redevient footballeur. Ses trois années au PSG de 1977 à 1980 comme entraîneur, entraîneur-joueur, joueur, puis manager général n’ont pas marqué les mémoires.
À la fin des années 1970, Jean Michel Larqué a passé trois ans au PSG où il a occupé, notamment, le poste de coach avant d'être entraîneur-joueur. L’ancien Vert reconnaît qu’elles lui ont montré ses limites, mais aussi accéléré son après-carrière.
Selon Jean-Michel Larqué, il faut être à 100 % entraîneur ou à 100 % joueur. On ne peut pas être à 100% les deux. C’est une question de temps, d’engagement. Les journées d’un entraîneur sont longues. Pendant que vous travaillez, vous ne récupérez pas, vous n’allez pas au massage, vous ne faites pas les entraînements comme vous devriez les faire… Mais à moins d’être totalement obtus, vous en tirez les conclusions très rapidement. Vous vous rendez compte très vite que ce n’est pas supportable.
Malgré les résultats mitigés, cette période lui a laissé un bon souvenir. L’année précédente, le club a eu quelques petits soucis d’effectifs et un petit souci extra-sportif avec l’affaire Daniel Hechter. Mais finalement, ça a été un bon moment. Et puis il n’oublie pas que c’est grâce au Paris Saint-Germain qu’il a connu sa seconde carrière de journaliste et de consultant.
Il rejoint en 1980 le RC Paris en tant que joueur, où il reste trois ans, pendant lesquels il occupe aussi le poste d'entraîneur.
Le coup de gueule de Larqué sur le coaching de Jardim
Reconversion réussie dans le journalisme sportif
En parallèle, il devient le premier joueur à se reconvertir dans le journalisme : il commente les matchs sur Antenne 2 avec Thierry Roland. En 1985, ce duo est recruté par TF1 pour remplacer Michel Denisot et présenter Téléfoot. De 1990 à 2003, il co-présente "Téléfoot", émission dédiée à l’actualité du ballon rond sur TF1.
En 1989, il devient directeur de la rédaction d'Onze Mondial, poste qu'il occupe deux ans. De 1990 à 2001, il est rédacteur en chef du magazine "Onze Mondial". Il passe encore par L'Équipe, RMC, France Football, Canal+, BFMTV...
Pour presque tous, il aura toujours la voix verte, celle qui dialoguait à l’antenne avec Thierry Rolland. Même s’il le voulait, Jean-Michel Larqué n’arriverait jamais à décoller ses étiquettes d’ancienne gloire des plus belles heures européennes de l’AS Saint-Étienne et de consultant vedette à la télévision pendant trois décennies. C’est son sparadrap du capitaine Haddock, surtout à 77 ans, l’âge où on est censé ne plus lire Tintin.
Avec Thierry Roland, il commente les principales rencontres de football, dont la fameuse Coupe du monde 1998. « Tout à fait Thierry ! »
Palmarès de Jean-Michel Larqué
| Compétition | Nombre de titres |
|---|---|
| Championnat de France | 7 |
| Coupe de France | 4 |
Ce milieu de terrain sera également sélectionné quatorze fois en équipe de France, dont trois fois où il occupera le poste de capitaine. En 1975, il est sacré meilleur joueur de France.