Le Salaire des Sélectionneurs de Football : Focus sur Didier Deschamps

Le football est un sport où il y a le plus d’argent qui circule, et les rémunérations des entraîneurs commencent plus rapidement que dans d’autres sports. L'entraîneur de football reste un personnage central du projet sportif du club, bien qu'il soit loin de gagner autant qu’un joueur. Cet article se penche sur le salaire des sélectionneurs de football, en particulier celui de Didier Deschamps, en mettant en lumière les différents facteurs qui influencent leur rémunération.

L'évolution du salaire de Didier Deschamps

Depuis sa prise de fonctions à la tête de l’équipe de France en 2012, Didier Deschamps a vu sa rémunération évoluer de manière significative. Son salaire, les primes liées aux compétitions, les revenus issus de ses contrats de sponsoring, ainsi que son patrimoine immobilier témoignent d’un statut unique dans le football français.

Les augmentations successives

Lorsque Didier Deschamps a été nommé sélectionneur en 2012, il percevait un salaire annuel de 2 millions d’euros bruts. En décembre 2019, à l’occasion de la prolongation de son contrat après plusieurs succès sportifs - finale de l’Euro 2016, victoire en Coupe du monde 2018 - sa rémunération a été revalorisée à 2,5 millions d’euros. Une nouvelle augmentation est intervenue en janvier 2023, portant le salaire annuel de Deschamps à 3,8 millions d’euros bruts.

Compléments de rémunération

Le sélectionneur perçoit également des compléments liés aux droits à l’image et aux résultats de l’équipe nationale. Depuis plusieurs années, chaque match disputé lui rapporte 22 000 euros bruts au titre des droits à l’image, un montant identique à celui versé aux joueurs. Les compétitions majeures viennent également renforcer cette rémunération.

  • Lors de la Coupe du monde 2022, la finale atteinte par les Bleus a permis à Deschamps de percevoir une prime de 290 000 euros.
  • La victoire en Ligue des Nations 2021 a également donné lieu à des primes, bien que les montants exacts n’aient pas été rendus publics.

Autres sources de revenus de Didier Deschamps

Outre sa rémunération liée à la FFF, Didier Deschamps tire des revenus complémentaires grâce à plusieurs contrats publicitaires. Avant de prendre la tête des Bleus, Didier Deschamps dirigeait l’Olympique de Marseille, où il percevait un salaire mensuel de 240 000 euros, soit 2,88 millions d’euros annuels.

Contrats publicitaires

Il entretient notamment une relation durable avec la marque horlogère suisse Hublot, dans le cadre d’un partenariat haut de gamme. En tant qu’“ami de la marque”, il arbore régulièrement des montres de collection lors des compétitions. Sa pièce actuelle, la Big Bang Tourbillon Power Reserve 5 Days Sapphire 45mm, est estimée à 145 000 euros. Deschamps est également associé à des marques comme Coca-Cola ou Orange. Ces contrats publicitaires lui rapportent entre 300 000 et 500 000 euros annuellement.

Patrimoine immobilier

La gestion de ses revenus se reflète dans un patrimoine immobilier diversifié et haut de gamme. Sa résidence principale se situe au Cap d’Ail, sur la Côte d’Azur. La villa, estimée à 3 millions d’euros en 2020, comprend un vaste jardin paysager, une piscine à débordement, un jacuzzi, un court de tennis privé et plusieurs terrasses offrant une vue dégagée sur la mer. Il possède également une maison secondaire à Concarneau, dans le Finistère, choisie pour les attaches bretonnes de son épouse.

Comparaison avec d'autres sélectionneurs et entraîneurs

Sur la scène internationale, Didier Deschamps figure au quatrième rang des sélectionneurs les mieux rémunérés au monde. Il est devancé par Hans-Dieter Flick (6 millions d’euros), Gareth Southgate (5 millions) et Roberto Martinez (4 millions). À titre de comparaison, les entraîneurs des clubs de haut niveau européen perçoivent des salaires beaucoup plus élevés, entre 18 et 22 millions d’euros pour Pep Guardiola ou Carlo Ancelotti.

L’Euro 2024 va bientôt prendre fin. Dimanche 14 juillet, l’Espagne, victorieuse de la France en demi-finale, et l’Angleterre, qui a éliminé les Pays-Bas, s’affronteront pour déterminer le vainqueur de cette compétition tant disputée. Les salaires des différents sélectionneurs sont les suivants :

Sélectionneur Pays Salaire annuel (en euros)
Gareth Southgate Angleterre 5 000 000
Julian Nagelsmann Allemagne 4 800 000
Roberto Martínez Portugal 4 000 000
Didier Deschamps France 3 800 000
Ronald Koeman Pays-Bas 3 000 000
Luciano Spaletti Italie 3 000 000
Murat Yakin Suisse 1 600 000
Ralf Rangnick Autriche 1 500 000
Domenico Tedesco Belgique 1 500 000
Zlatko Dalić Croatie 1 500 000
Dragan Stojković Serbie 1 400 000
Luis de la Fuente Espagne 1 250 000
Serhiy Rebrov Ukraine 1 250 000
Kasper Hjulmand Danemark 1 150 000
Sylvinho Albanie 750 000
Michal Probierz Pologne 560 000
Steve Clark Ecosse 550 000
Francesco Calzona Slovaquie 540 000
Marco Rossi Hongrie 300 000
Matjaž Kek Slovénie 300 000
Ivan Hašek République Tchèque 250 000
Edward Iordănescu Roumanie 240 000

Les salaires en Afrique

La question du salaire des sélectionneurs en Afrique demeure sensible. Tant parce que dans de nombreux pays, ses émoluments et ceux de ses adjoints sont intégralement pris en charge par l’Etat en raison des faibles ressources financières des fédérations. Mais aussi car la tendance a longtemps été de voir les noms de sélectionneurs étrangers, le plus souvent européens, au sommet de la pyramide des salaires, loin devant leurs homologues africains.

Si l’Algérie demeure la nation qui paye le mieux, elle démontre que les choses ont évolué. Djamel Belmadi, jusqu’à son limogeage par la Fédération algérienne de football (FAF) après l’élimination des Fennecs au premier tour de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), en Côte d’Ivoire, se voyait verser un salaire mensuel de 205 000 euros. Son successeur, le Bosno-Suisse Vladimir Petkovic émarge, lui, à 135 000 euros par mois. Au Maroc, Walid Regragui, 49 ans, gagne 70 000 euros par mois, soit presque autant que les 75 000 euros versés au plus expérimenté Hugo Broos, 72 ans, sélectionneur belge de l’Afrique du Sud. En Côte d’Ivoire, Emerse Faé, qui avait succédé au Français Jean-Louis Gasset en pleine CAN, trois semaines avant le sacre des Eléphants face au Nigeria à Abidjan (2-1), a une rémunération identique à celle du Flamand.

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