Le nom de Bauer résonne avec force dans le monde du volley-ball français. Cet article explore la vie et l'influence de Jean-Luc Bauer, un ancien international français de volley-ball, et comment son héritage a façonné la carrière de sa fille, Christina Bauer.
En équipe de France de volley-ball depuis 2007, la Haut-Rhinoise Christina Bauer est devenue une figure incontournable de son sport. À 36 ans, celle qui a gagné des titres dans toute l’Europe s’apprête à participer à ses premiers Jeux olympiques, marquant par ailleurs la fin d’une ère et le début d’une nouvelle, aux États-Unis.
Christina est la fille de Jean-Luc Bauer, un ancien international français de volley-ball, et de Tone Bauer, ancienne joueuse norvégienne de handball : « Enfant, je me souviens que j’allais voir mon père jouer, j’aimais beaucoup l’ambiance, j’ai vite été séduite », révèle-t-elle au média 1mètre90.
À 12 ans, Christina rejoint Kingersheim, club dans lequel elle joue tout de même en nationale 3 avec l’équipe première lors de sa dernière année. À 16 ans, elle intègre le club professionnel de l’ASPTT Mulhouse. Remplaçante la première année, elle gagne rapidement sa place de titulaire.
La décennie suivante, la grande centrale signe au FV Busto Arsizio, en Italie, où elle remporte toutes les compétitions auxquelles elle participe lors de la saison 2010-2011 : championnat d’Italie, coupe nationale et même coupe de la CEV. En 2013, Christina rejoint le Fenerbahçe Istanbul et remporte une nouvelle fois la coupe de la CEV. Ensuite, l’Alsacienne est tout de même passée par cinq clubs différents - River Volley Plaisance, Südtirol Bolzano, RC Cannes, l’ASPTT Mulhouse et même WP Pérouse Volley - avant de trouver sa place au sein du Pays d’Aix Venelles en 2022.
D’ailleurs, la saison vient de se terminer. Christina Bauer a joué son premier match en équipe de France en 2007, année durant laquelle elle participe aussi à son premier championnat d’Europe, où la formation a terminé huitième. Elle était la plus jeune sur le terrain. Sept ans plus tard, même si les titres se font rares en sélection, elle décroche le capitanat. L’année dernière, l’équipe de France féminine de volley-ball a réussi à remporter la Challenger Cup. Celle qui était la benjamine à ses débuts est maintenant la plus âgée du groupe : « C’est un plaisir de voir les plus jeunes évoluer, grandir, et de traverser les générations. J’ai beaucoup de souvenirs en équipe de France, je pense que je suis vraiment la plus ancienne de tout le groupe.
L’Alsacienne participera à ses premiers Jeux olympiques. « Les Jeux olympiques de Paris 2024, c’est mon dernier grand objectif en France », déclare-t-elle, pleine de motivation, à 1mètre90. Ces Jeux, qui seront ses premiers, se profilent doucement. Pour l’instant, vingt-quatre joueuses participent au rassemblement de l’équipe de France pour préparer la compétition, mais seules dix-huit filles seront conservées par le coach belge Emile Rousseaux. Les places sont peut-être chères, mais l’ambiance entre les filles est au beau fixe : « Il y a beaucoup de solidarité et d’amitié entre nous.
Les Cannoises championnes de France en volley-ball
Après les Jeux olympiques, Christina Bauer rejoindra les États-Unis pour un stage dans le cadre de sa dernière année d’étude à l’EDHEC. Pour autant, le volley-ball ne disparaîtra pas entièrement de sa vie, car elle rejoindra la League One Volley-ball (LOVB) dès la saison prochaine.
Son parcours est un témoignage de dévouement et de passion pour le volley-ball, des terrains locaux aux compétitions internationales. L'histoire de Jean-Luc et Christina Bauer est une belle illustration de l'héritage sportif et de l'influence familiale dans la réussite d'une carrière.
