Championnat du Monde de Football 2002 : Récit d'une Édition Mémorable

La Coupe du Monde 2002, organisée conjointement par la Corée du Sud et le Japon, a été une édition riche en surprises et en moments mémorables. 32 pays ont participé à cette compétition, qui a vu le Brésil remporter son cinquième titre mondial.

Carte des villes hôtes de la Coupe du Monde 2002

Le Parcours Inattendu vers la Finale

Cette coupe du monde, pleine de surprise, oppose finalement deux nations habituées des succès dans cette compétition : le Brésil et l’Allemagne. Le Brésil remporte sa 5ème coupe du monde par une victoire 2-0.

Brésil-Allemagne Finale 2002 Match Complet En Français 🇫🇷 HD 60Ips TF1 Thierry Roland & JM Larqué

Les Surprises de la Phase de Groupes

Dans la plupart des Coupes du monde, en particulier celles à 32 équipes, la dernière journée de la phase de groupe offre souvent des scenarii riches en émotions. Mais aucune édition jusqu’à maintenant n’en aura offert plus que celle de 2002. C’est simple, à l’aube de la troisième journée, aucun groupe n’avait alors livré son verdict et le suspense était total. Les amateurs de football ont donc pu assister à des rencontres riches en dramaturgie et en renversement de situation, où une équipe pensant avoir fait le plus dur se retrouve éjecté du tournoi.

Le Groupe de la Mort et l'Élimination de l'Argentine

Cette coupe du monde est marquée par l‘élimination au premier tour de l‘équipe de France, tenante du titre et championne d’europe en 2000. Dans le “groupe de la mort”, l’Argentine passe à la trappe, et c’est la suède qui en profite.

La Surprenante Équipe du Japon

Le Japon surprend également en finissant en tête de son groupe, la Russie en fait les frais.

Huitièmes de Finale et Quarts de Finale Surprenants

En 8ème de finale, c’est la sensation, la Corée du Sud élimine l’Italie ! En Quart de Finale, la Corée du Sud suprend encore en éliminant l’Espagne.

Coupe du monde 2002 : un des plus gros scandales de l'histoire du football - Oh My Goal

L'Équipe du Brésil

Voici la composition de l'équipe du Brésil lors de la Coupe du Monde 2002 :
  • Marcos (Gardien - Palmeiras, 28 ans)
  • Cafu (Défenseur - AS Roma, 32 ans)
  • Lucio (Défenseur - Bayer Leverkusen, 24 ans)
  • Roque Junior (Défenseur - AC Milan, 25 ans)
  • Edmilson (Défenseur - Ol. Lyon, 26 ans)
  • Roberto Carlos (Défenseur - Real Madrid, 29 ans)
  • Ricardinho (Milieu - Corinthians, 26 ans)
  • Gilberto Silva (Milieu - Atletico Mineiro, 25 ans)
  • Ronaldo (Attaquant - Inter Milan, 25 ans)
  • Rivaldo (Attaquant - FC Barcelone, 30 ans)
  • Ronaldinho (Attaquant - PSG, 22 ans)
  • Dida (Gardien - Corinthians, 28 ans)
  • Belletti (Défenseur - FC Sao Paulo, 26 ans)
  • Anderson Polga (Défenseur - Gremio Porto Alegre, 23 ans)
  • Kleberson (Milieu - Atletico Paranaense, 23 ans)
  • Junior (Défenseur - AC Parme, 29 ans)
  • Denilson (Attaquant - Betis Séville, 24 ans)
  • Vampeta (Milieu - Corinthians, 28 ans)
  • Juninho Paulista (Milieu - Flamengo, 29 ans)
  • Edilson (Attaquant - Cruzeiro Belo Horizonte, 31 ans)
  • Luizao (Attaquant - Gremio Porto Alegre, 26 ans)
  • Rogério Ceni (Gardien - FC Sao Paulo, 29 ans)

L'équipe du Brésil célébrant sa victoire à la Coupe du Monde 2002

Le Sapporo Dome : Un Stade Innovant

Sans vrai espoir de remporter chez eux la Coupe du monde de football, le Japon et la Corée possèdent au moins une raison de se consoler: ils sont déjà les champions incontestés des travaux publics. A Sapporo, sur l'île septentrionale de Hokkaido, les Nippons se sont surpassés. Ils ont construit le stade robotisé le plus moderne de la planète.

Curiosité architecturale et bijou high-tech, le très design Sapporo Dome (43 000 places) possède en effet une pelouse mobile! Montée sur roues, elle permet de combiner alternativement sous un même toit - car il s'agit d'un terrain couvert!

Statistiques et Faits Marquants

Quelques statistiques clés de la Coupe du Monde 2002 :

Statistique Valeur
Nombre de buts par match 2,52 (l'une des plus basses de l'histoire)
Vainqueur Brésil
Meilleur buteur Ronaldo (8 buts)
Pays hôtes Corée du Sud et Japon

La bonne entente entre le Japon et la Corée devrait être symbolisée par la présence exceptionnelle de l'empereur du Japon à Séoul pour la cérémonie d'ouverture.

Un Tournoi Déstabilisant

Et si, en réalité, ce Mondial, le premier du nouveau millénaire, avait plus été déstabilisant que décevant ? Dans la plupart des Coupes du monde, en particulier celles à 32 équipes, la dernière journée de la phase de groupe offre souvent des scenarii riches en émotions. Mais aucune édition jusqu’à maintenant n’en aura offert plus que celle de 2002. C’est simple, à l’aube de la troisième journée, aucun groupe n’avait alors livré son verdict et le suspense était total. Les amateurs de football ont donc pu assister à des rencontres riches en dramaturgie et en renversement de situation, où une équipe pensant avoir fait le plus dur se retrouve éjecté du tournoi.

Après une première victoire spectaculaire 8-0 face à l’Arabie saoudite

l’Allemagne s’est exposée à une difficulté non désirée en concédant le nul à la dernière minute face à l’Irlande. Si elle peut se contenter d’un nul sans problème grâce à une très confortable différence de but, elle doit affronter le Cameroun qui lui, doit absolument s’imposer car l’Irlande, qui affronte l’Arabie saoudite est en embuscade. Contrairement aux apparences, ce sont bien les champions d’Afrique en titre qui sont en position de faiblesse après un match nul décevant contre l’Irlande et une victoire très étriquée face aux Saoudiens.

Du côté de Yokohama

l’Irlande règle rapidement l’affaire en ouvrant le score par Robbie Keane. Malgré une adversité honorable des Saoudiens, l’Irlande finira par l’emporter 3-0. La pression est donc mise d’entrée sur la Mannschaft et les Lions indomptables. Le Cameroun doit absolument gagner et les Allemands ne doivent surtout pas perdre. La partie est très tendue, marquée par un nombre important de cartons (13 jaunes et deux rouges). Mais les Africains font une bonne première période et se créent de nombreuses occasions. Mais les Allemands vont leur donner une leçon nouvelle d’efficacité dès le début de la deuxième mi-temps, avec l’ouverture du score de Marco Bode, puis de gestion puisque les Lions se retrouvent à ce moment là totalement anesthésiés par l’organisation défensive des partenaires d’Oliver Kahn. Klose doublera la mise en fin de match et scellera définitivement le sort de la rencontre. L’Allemagne aura plus tremblé que prévu, mais se qualifie à une première place qui lui ouvre une vraie voie royale pour la finale. Tandis que les Irlandais les rejoignent, récompensés pour leur abnégation et leur enthousiasme. Le Cameroun lui, espérait mieux, et avait de quoi espérer mieux.

Le « Groupe de la mort » a déjà fait une victime

il s’agit du Nigeria. Mais les Super Eagles ont bien l’intention de jouer jusqu’au bout le rôle d’arbitre à l’occasion de la troisième rencontre face à l’Angleterre. L’Angleterre qui grâce à sa victoire assez inattendue face à l’Argentine se retrouve dans une situation idéale, puisque même une défaite pourrait suffire à la qualification si l’Argentine ne bat pas la Suède. A l’inverse, l’Albiceleste, pourtant annoncée comme grande favorite de la compétition, est dans une position on ne peut plus délicate. Face à la redoutable Suède, un match nul a de très grandes chances de s’avérer insuffisant (à moins d’une victoire nigériane par deux buts d’écarts). Autant dire que les calculs sont simples pour les sud-américains. Et autant dire que l’Argentine va se donner les moyens de remplir la mission. La domination est outrageuse et les occasions nombreuses. Les Suédois sont asphyxiés, plient, mais ne rompent pas. Le but qui serait sans doute libérateur tarde à venir pour les Argentins, et on commence à sentir au fil des minutes une certaine panique. D’autant que dans l’autre match, dans une chaleur suffocante à Ôsaka, Anglais et Nigérians se livrent une rencontre insipide qui se terminera par un 0-0 des plus oubliables. Les hommes de Marcelo Bielsa sont donc plus que jamais dans l’obligation d’obtenir la victoire. Mais ils vont se faire surprendre à l’heure de jeu par un splendide coup franc de Svensson. Incapables de concrétiser leurs nombreuses occasions, les Argentins se font punir et font face au scénario catastrophe. Ils tentent le tout pour le tout, mais se heurtent encore et toujours à une défense suédoise courageuse et efficace et un Erik Edman des grands jours. L’espoir aura beau revenir après l’égalisation de Crespo à la 88e, mais jamais l’Albiceleste ne se montrera en mesure d’aller chercher un deuxième but qualificatif. Ce sont donc l’Angleterre et la Suède qui sortent vivantes de ce « groupe de la mort », et le favori argentin qui sort les larmes aux yeux. Mais ce Groupe F restera assurément dans l’histoire comme l’un des plus relevé de l’histoire de la Coupe du monde.

Alors que l’on s’attendait à ce que ce groupe soit largement à sa portée

impression confirmée dans premier temps par la victoire tranquille face à l’Equateur, la Nazionale a réussi à se mettre toute seule dans la mouise en s’inclinant 2-1 face à la Croatie et en montrant d’inquiétant problèmes dans le jeu. Elle doit donc subir la pression de cette dernière, alors que l’Italie s’apprête à affronter le Mexique, impressionnant lors de ses deux premiers matches. Le Mexique qui n’est d’ailleurs toujours pas qualifié malgré ses deux victoires, et dont on peut attendre qu’il ne livrera pas une partie facile aux joueurs de Trapattoni. La Croatie, elle, reste dépendante du résultat de l’autre match, mais peut partir du principe qu’une victoire par deux buts d’écart sera suffisant quoiqu’il arrive. Pourtant, elle affrontera tout sauf un adversaire démobilisé. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, l’Equateur peut encore se qualifier en cas de victoire. L’Italie va énormément souffrir face à la virtuosité des joueurs mexicains et le jeu collectif. Si la défense n’est pas trop mise en difficulté, le milieu transalpin a toutes les peines du monde à mettre le pied sur le ballon. Et c’est au terme d’une action collective absolument somptueuse que le Mexique va ouvrir le score sur première véritable occasion franche par Jared Borgetti. Un but qui à ce moment-là élimine l’Italie et fait l’affaire des Croates, lesquels ne sont pas franchement inspirés face aux Sud-américains. Et dès le début de la deuxième mi-temps, c’est justement l’Equateur qui ouvre la marque, et permet à l’Italie de repasser à la deuxième place, malgré trois petits points, mais un goal-average neutre contre un négatif pour les Croates et les Equatoriens. Mais si l’Equateur est encore loin d’inquiéter au classement, les Azzurri savent qu’ils ne sont absolument pas à l’abri d’une égalisation croate. D’autant que le Mexique continue de faire le spectacle et passe à plusieurs reprises proche d’inscrire un deuxième but, qui ferait lui passer l’Italie à nouveau à la troisième place. Heureusement pour les Transalpins, grâce à une baisse physique de leur adversaire, l’Italie va réussir à égaliser à la 85e minute par Del Piero. Un but suffisant pour eux puisque le score ne bougera plus dans l’autre match. C’est une terrible désillusion pour une la vieillissante Croatie, qui sera passée à côté de son match et qui peut nourrir beaucoup de regrets alors qu’une victoire contre l’Equateur n’avait rien d’insurmontable. Le Mexique termine lui à une brillante première place suite à trois matches d’une grande qualité.

Avant le début de la Coupe du monde

le Groupe H était du loin considéré comme le plus ouvert à défaut d’être le plus relevé. D’abord mis sous grosse pression face à la peur d’être le premier pays organisateur à ne pas franchir le premier tour, le Japon s’en est en réalité plutôt bien sorti après un premier match nul encourageant face à la Belgique, puis une victoire face à la Russie. Des Russes annoncés comme potentiels troubles fêtes dans ce tournoi, et qui malgré cette défaite face aux Japonais se retrouvent en position idéale grâce à une victoire sur la Tunisie, et surtout à la faveur de deux matches nuls décevant de la Belgique qui sera leur adversaire à l’occasion de cette troisième journée. Dans un stade d’Ôsaka totalement acquis à sa cause, le Japon va d’abord livrer une première période assez terne face à une Tunisie qui doit attaquer mais qui ne s’expose pas. Mais les choses vont rapidement s’accélérer au retour des vestiaires avec l’ouverture du score dès la 47e par Morishima. Libérés, les Japonais continuent à étouffer leurs adversaires africains et réussiront même à doubler la mise grâce à leur star Nakata Hidetoshi. Une victoire 2-0 nette et sans bavure qui concrétise une qualification méritée pour le Japon et qui récompense superbement le travail de Philippe Toussier à la tête des Samurai Blues depuis quatre ans.

L’autre match offrira pour sa part un scénario bien plus haletant

Bien que pouvant se contenter d’un match nul, les Russes feront face à une équipe de Belgique retrouvée qui réalisera une prestation XXL. Après l’ouverture du score de Walem dès la 6e minute sur un magnifique coup franc, les Diables rouges vont très largement dominer la rencontre grâce à un jeu collectif et une intelligence remarquable. Mais au retour des vestiaires, la Russie va parvenir à égaliser et tout et à refaire côté belge, plus que jamais proche de l’élimination. Mais dans les 10 dernières minutes, la Belgique va trouver les ressources pour inscrire deux buts quasi coup sur coup par Sonck puis Willmots. La réduction de l’écart de Sytchev dans le temps additionnel ne changera rien.

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