Dans une finale de Top 14 aisément remportée par le Stade Toulousain contre l'Union Bordeaux-Bègles (59-3), Antoine Dupont a, encore une fois, impressionné. L'international français a été élu homme du match.
Ce samedi soir, l'international français a plus que jamais contribué à la très large victoire de son club du Stade Toulousain, en finale du championnat de France de rugby, contre la formation de l'Union Bordeaux-Bègles (59-3). Pour permettre aux siens de décrocher le 23eme Bouclier de Brennus de leur histoire, l'international français a joué un rôle majeur. Ce qui lui a ensuite permis d'être élu homme du match.
Le demi de mêlée aime décidément les finales, lui qui s'était déjà montré décisif, le samedi 25 mai dernier, pour glaner la Champions Cup, contre les Irlandais du Leinster (22-31 ap). Ce samedi soir, Dupont a été immense. Si les Toulousains ont inscrit pas moins de neuf essais, deux ont été marqués par le demi de mêlée.
Dans cette rencontre, le demi de mêlée n'a pas tardé avant de s'illustrer. Dès la 6eme minute de jeu, Antoine Dupont a inscrit, en force, le premier essai des siens. A la 22eme, l'international français a ensuite réussi à marquer son onzième essai de la saison. Dans le premier acte, le demi de mêlée a parcouru pas moins de 3353 mètres, fait parler sa vitesse, sans oublier 50 ballons touchés mais également ses deux essais.
Après la pause, Antoine Dupont a davantage géré, tout en soignant sa défense et en replaçant ses partenaires. Après une petite erreur, certainement la seule de ce match et un en-avant suite à une pénalité vite jouée, l'international français a délivré, rapidement après (64eme), une passe pour Ntamack qui a ensuite offert l'essai à Ramos.
Auteur de deux essais contre l'UBB en finale du Top 14 (59-3), le demi de mêlée toulousain Antoine Dupont a été élu homme du match, ce vendredi soir. Deux nouveaux trophées en une soirée pour Antoine Dupont. Tout juste sacré champion de France pour la quatrième fois de sa carrière, ce vendredi soir, le Toulousain a également été élu homme du match.
Dupont a notamment marqué deux essais en première période pour Toulouse, au cours d'une rencontre à sens unique contre l'Union Bordeaux-Bègles (59-3).
Le demi de mêlée de 27 ans a grandement participé à l’écrasante victoire du Stade Toulousain contre l’Union Bordeaux Bègles (59-3) en finale du Top 14, ce vendredi 28 juin. « C’est incroyable. On avait envie de marquer l’histoire de ce club avec cette génération », a commenté Dupont après la rencontre sur Canal+, expliquant avoir « atteint bien plus que ce qu’(il) pouvait imaginer en étant enfant ».
De quoi susciter l’admiration de son entraîneur Ugo Mola.
Antoine Dupont avec le Bouclier de Brennus après la rencontre.

Il faut aussi savoir se sacrifier pour l’emporter. Peu de plaquages à son actif (4), mais un rôle de soutien précieux pour sécuriser les possessions.
Autres joueurs mis en avant
Monstrueux au pied et dans l'animation offensive du Stade Toulousain, Thomas Ramos a logiquement été élu homme du match de cette finale du Top 14.
Non content de réaliser un 100% au pied, Thomas Ramos s'est offert le luxe de passer la pénalité de la gagne, au bout de la prolongation, et d'animer avec brio, notamment dans les derniers instants de la rencontre.
Thomas Ramos sur Canal+: "Je ne parle pas trop, sinon je vais chialer. Je crois qu'on fait la meilleure semaine de la saison, face aux champions d'Europe, ils ne le sont pas pour rien donc bravo. Bravo à ce qu'ils font depuis trois ans. C'est un gros match ce soir, Max Lucu qui nous met cette pénalité, on va en prolongation. Le coeur ne s'arrête jamais! Ce soir ça tombe de notre côté sur la deuxième partie de la prolongation, ça aurait pu tomber de l'autre côté, ça se joue à des détails. Homme du match, ça ne veut pas dire grand chose. Quand je vois le travail des avants, la conquête qu'on a eue en mêlée ou en touche, la défense, nos ailiers... Un état d'esprit comme on a rarement eu cette saison et je pense que c'est ce qui nous fait gagner."
"On finit premiers, on va dire que c'est mérité. Bordeaux aurait aussi mérité de gagner au vu de sa saison mais ça tombe chez nous encore cette année. On réalise un triplé. On n'en parlait pas beaucoup, on n'en a parlé que cette semaine publiquement mais c'est quelque chose qu'on a derrière la tête depuis un moment et avec cette défaillance totale de notre part en demi-finale de Coupe d'Europe, on ne pouvait pas passer à côté d'autres phases finales. Ce soir, je crois que le Stade Toulousain ne doute pas."
Maxime Lucu a livré une prestation de haut niveau en finale du Top 14. Cette saison marque un vrai tournant dans sa carrière, avec une reconnaissance grandissante autour de son jeu.
Maxime Lucu a pris la belle habitude d'être très performant cette saison avec l'UBB. À chaque fois qu'il était présent sur le terrain, le demi de mêlée a été le véritable leader de son équipe, aussi bon au niveau du jeu au pied que sur ses initiatives. Ce samedi encore, lors de la finale du championnat face à Toulouse, Lucu a été énorme. Malgré la défaite de son équipe, nos journalistes ont évoqué le match de l'ancien Biarrot dans La Troisième Mi-Temps. Pour l'un d'entre eux, il a même été le meilleur joueur de la finale, devant les Willis, Marchand et Ramos, qui ont pourtant été magnifiques.
Avec ses crampons jaune fluo (les mêmes que Cros), on le retrouvait facilement. Mais honnêtement, avait-on besoin de scruter ses chaussures pour le repérer ? Certainement pas. Peut-être est-ce dû au fait de disputer une première finale de Top 14 avec le Stade Toulousain, lui qui avait déjà connu cette joie avec Castres en 2018. On aurait dit un mort de faim, et on a très vite compris dès ses premières prises de balle qu'il était là pour faire mal. Ce qu'il a parfaitement réalisé. Le Gersois s'est montré très disponible pour percuter le rideau défensif girondin. Il a par exemple cassé deux plaquages sur une réception de renvoi (65, et deux franchissements), et aspiré les ballons à foison. Pas étonnant de le voir à la conclusion d'une superbe combinaison stadiste, sur une pénalité jouée à la main à cinq mètres de la ligne adverse (32). Il a mérité son ovation lorsque BANOS, parfait voleur de lancer (97), l'a remplacé, avec succès (68).
Quel match de l'Anglais ! Il fut l'étoile d'un paquet d'avants dominant. Mais aussi ce voisin curieux, celui qui vient fureter dans le moindre ruck : deux contests dans ses 22 mètres notamment (4, 24). Ses deux essais récompensent l'ensemble de son œuvre.
Il a collé au ballon et a bien fait fructifier le travail de ses gros en libérant le cuir rapidement. Pas de fausses notes au pied non plus pour celui qui a disputé l'intégralité des 80 minutes mais aussi toute la prolongation.
Très solide prestation du deuxième ligne haut-garonnais. Propre sur ses réceptions en touche et sur les renvois girondins, il a été appliqué en défense, reprenant notamment Jalibert du bout des doigts (22).
Il effectue un travail pour deux. Quand ses compères de la troisième ligne brillaient offensivement - même s'il a été au soutien plusieurs fois afin de gagner des mètres -, lui rayonnait par son activité défensive.
Un fer de lance de cette équipe toulousaine, dominatrice dans les zones d'affrontement direct. Le talonneur s'est payé une belle percée d'une vingtaine de mètres (13), et a même cru inscrire le premier essai des siens, refusé pour un en-avant sur la ligne (31).
Il a certes été pénalisé à deux reprises sur ses 22 mètres (2, 26), coûtant six points à ses partenaires, mais a surtout fait partie d'une première ligne supérieure à celle de l'UBB. Le droitier a fait sa partie en maîtrisant Poirot, notamment dès la première mêlée.
Il avait un grand gaillard en face (Tameifuna), mais c'est lui qui a sorti les muscles. Artisan de la partition de la première ligne, il s'est distingué offensivement. Poussant Marchand sur sa percée (13), il s'est mué en facilitateur de jeu, assurant ses passes dans le bon tempo (53).
Quel défenseur ! Quelle activité ! Il a été admirable de courage et de dépense d'énergie dans l'exercice.
Il a beaucoup tenté de transpercer la défense plein axe mais c'est sur un couloir qu'il a réussi à franchir le rideau après une belle combinaison avec Ramos (54).
Il était attendu face aux perches, il n'a pas déçu (100 %). Là où on l'attendait moins, c'était en défense et il a particulièrement donné : 15 plaquages. Il a joué toute la seconde mi-temps en position de 10 après la sortie de Ntamack.
Comme son pendant argentin dans l'autre couloir, Kinghorn n'a pas passé une soirée d'euphorie. En difficulté sur son premier ballon haut (23), il se rattrape sur les suivants (52, 94).
En pleurs dans les vestiaires à la mi-temps. C'est de cette façon que l'ouvreur a mis un terme à une saison de galères et de souffrances due à son genou. Mais c'est cette fois à cause de son coude.

Tableau des statistiques clés du match
| Statistique | Stade Toulousain | Union Bordeaux-Bègles |
|---|---|---|
| Essais | 9 | 1 |
| Transformations | 7 | 1 |
| Pénalités | 2 | 1 |
| Possession | 52% | 48% |
| Plaquages réussis | 85% | 82% |
Au terme d’un match qui restera dans les annales, le Stade toulousain conserve son titre de champion de France en s'imposant face à l’Union Bordeaux-Bègles (39-36). Bordeaux et Maxime Lucu semblaient avoir fait le plus dur en arrachant la prolongation sur la sirène. Mais en face, Toulouse a su puiser dans son orgueil pour soulever son 24e bouclier de Brennus. Le troisième consécutif.