Hockey sur Glace en Russie : Informations Essentielles sur la MHL et la KHL

Le hockey sur glace est un sport très populaire en Russie, avec une longue et riche histoire. La Kontinental Hockey League (KHL) est la principale ligue de hockey sur glace en Russie, mais il existe également d'autres ligues importantes, dont la MHL (Molodezhnaya Hokkeinaya Liga), une ligue de jeunes joueurs.

La KHL est une compétition annuelle professionnelle de hockey sur glace d'origine russe, fondée en 2008. Elle est considérée comme la deuxième meilleure ligue au monde après la Ligue Nationale de Hockey (LNH) en Amérique du Nord.

La KHL a connu plusieurs saisons depuis sa création, chacune avec ses propres particularités :

  • Onzième saison : de septembre 2018 à février 2019 (saison régulière).
  • Douzième saison : du 1er septembre 2019 au 27 février 2020 (saison régulière).
  • Treizième saison : du 2 septembre 2020 au 27 février 2021 (saison régulière) et du 2 mars au 30 avril 2021 (play-offs). L'Admiral Vladivostok n'a pas participé en raison du coronavirus et des pertes financières.
  • Quatorzième saison : du 1er septembre 2021 au 1er mars 2022 (saison régulière) et du 4 mars au 30 avril 2022 (play-offs).
  • Quinzième saison : du 1er septembre 2022 au 26 février 2023 (saison régulière).
  • Seizième saison : du 1er septembre 2023 au 26 février 2024 (saison régulière).

En plus de la KHL, d'autres ligues de hockey sur glace existent dans les pays voisins, comme la Latvian Hockey Higher League en Lettonie, l'EliteHockey Ligaen en Norvège, l'HockeyAllsvenskan en Suède et le SDHL Women, le championnat élite féminin de hockey sur glace de Suède.

Le Triomphe de Magnitogorsk et l'Impact de Mike Keenan

Pour la première fois, un entraîneur nord-américain s'est imposé en Russie. Et cette conquête n'a pas été obtenue par un entraîneur a priori réputé pour son ouverture d'esprit, mais par un caractériel, Mike Keenan, qui en NHL incarne la vieille école. Il a pourtant fait montre de belles capacités d'adaptation dans cet environnement inconnu. Le tempérament de Keenan ne l'a pas desservi, au contraire.

Dans ce contexte nouveau, Keenan a su laisser suffisamment de liberté d'improvisation offensive à ses ailiers-vedettes russes Sergei Mozyakin et Danis Zaripov. Dès lors qu'ils peuvent entrer en zone à pleine vitesse le long des bandes, leurs passes latérales sont ensuite redoutables pour faire exploser n'importe quelle défense. Après des expériences malheureuses avec des centres nord-américains (Cal O'Reilly et Justin Hodgman, pas conservés), Mozyakin et Zaripov ont été placés avec le Tchèque Jan Kovar : ce fut la formule magique. Le trio a totalement dominé la saison régulière et les play-offs, d'une façon jamais vue depuis la troïka de Kazan (Zaripov-Zinoviev-Morozov).

Mozyakin a dépassé tous les points de passage statistiques enregistrés la saison précédente quand il avait Malkin à ses côtés. Il a battu tous les records historiques d'URSS et de Russie en inscrivant 106 points. Après une telle démonstration, tout un pays attendait qu'elle soit confirmée en équipe nationale par Mozyakin, qui s'était dit "humilié" par sa non-sélection olympique. Le changement de sélectionneur devait lui dérouler un tapis rouge... mais c'est lui qui a décliné l'invitation à la surprise générale en se disant fatigué.

Son collègue Danis Zaripov, pourtant blessé, a par contre finalement décidé de venir, réussissant un retour remarqué à 33 ans en étant le meilleur joueur de la finale. Le titre de Magnitogorsk ne se résume bien sûr à un seul trio (quoique...). Le défenseur offensif Chris Lee a excellé, surtout en supériorité numérique. Le gardien Vassili Koshechkin a enfin, à 31 ans, mis un terme à sa réputation de fragilité en play-offs.

Le plus impressionnant est sans doute que le Metallurg ait aligné 11 joueurs formés au club en play-offs, dont 5 ont marqué en finale. On sait que la naissance du grand hockey à Magnitogorsk a 20 ans, lorsque le président du combinat métallurgique Viktor Rashnikov a fait venir quelques-uns des meilleurs joueurs d'Oural mais aussi du Kazakhstan (les frères Koreshkov) pour former une grosse équipe. Cependant, sa décision d'ouvrir une autre patinoire dédiée à la formation des jeunes hockeyeurs en 1997 a été tout aussi déterminante. Auparavant, Magnitogorsk n'existait pas dans le hockey mineur.

L'émergence du Lev Prague et les Défis Financiers

La KHL recherchait l'expansion internationale pour accroître l'influence russe, mais elle ne s'attendait peut-être pas à ce qu'un club étranger atteigne si vite la finale. Cet affrontement a donné un piment inédit à la finale, sous fond de rivalité toujours vive entre les Tchèques et Russes. Tout un pays s'est rangé derrière le Metallurg Magnitogorsk, défenseur de l'honneur national, et dans le même temps, la République Tchèque s'est prise au jeu de voir ce "Lev" défier les adversaires dans leur championnat.

Pendant la saison, les spectateurs étaient moins nombreux pour voir le Lev que pour le Sparta Prague, qui appartient aux mêmes propriétaires et évolue en Extraliga tchèque. La lecture de l'effectif du Lev explique sa réussite. Il dispose d'un homme d'expérience dans les cages avec Petri Vehanen, 36 ans et déjà vainqueur de la KHL avec Kazan en 2010. La défense compte trois internationaux tchèques, deux internationaux finlandais et trois Canadiens tous passés par la NHL.

Le capitaine Jiri Novotny mène l'offensive où s'est révélée l'attaquant de 22 ans Jiri Sekac, qui a inscrit 28 points contre... 1 la saison précédente. Ce cocktail du Lev Prague a été animé par l'entraîneur Kari Jalonen, qui savait qu'il ne resterait pas puisqu'il avait déjà été désigné comme futur sélectionneur de la Finlande. Il est arrivé en octobre, lorsque Vaclav Sykora, pour raisons familiales, avait demandé à reculer comme simple adjoint. Mais ce printemps sera sans lendemain. Le Lev a peut-être été victime de son succès.

Si les sponsors russes injectent de l'argent pour aider à monter une équipe de KHL dans de nouveaux pays, ils ne vont cependant pas poursuivre cette assistance à fonds perdus pour une formation capable de dominer les clubs russes. Et avec ses ressources propres, il n'avait tout simplement pas les moyens d'entretenir une équipe en KHL.

Les péripéties du Salavat Yulaev Ufa et le retour de Dave King

Même les années où il a fini champion (2008 et 2011), le Salavat Yulaev Ufa avait connu des périodes de crise. Cette saison, il a fait preuve d'une régularité remarquable. Et patatras : douze jours avant les play-offs, l'entraîneur Vladimir Yurzinov junior a dû être opéré de l'appendicite, juste au moment où il devait préparer la phase décisive du calendrier. On a bien cru que cette intervention bénigne serait lourde de conséquences, quand le Salavat a perdu ses deux premières rencontres à domicile contre le Torpedo, dont une avec une attaque restée pour la première fois muette.

Si le Salavat s'est sauvé de l'élimination, c'est grâce à son gardien de 19 ans Andrei Vassilievsky. Faire confiance à un junior comme titulaire était un sacré pari, mais il a été gagnant. Ces play-offs ont clairement conforté la nouvelle politique de "production locale" des Bachkires. Le dernier gros salaire hérité de l'époque de la fièvre acheteuse, Sergei Zinoviev avec ses 5 millions de dollars annuels, est en fin de contrat, souvent malade et jamais à son niveau. Le défenseur de 37 ans Vitali Proshkin n'a pas retrouvé sa place de titulaire automatique à son retour de blessure.

Quant au talentueux Nikita Filatov, qui rêve de se reconvertir en analyste de match, il devra d'abord apprendre à analyser ses propres performances toujours aussi sinusoïdales. Il a lui aussi fini en tribune, avec le revenant de NHL Anton Babchuk ou l'international slovaque Tomas Zaborsky. Cette rotation totalement assumée a permis de laisser plus de place aux joueurs formés au club, dont certains sont des piliers. Dmitri Makarov a fini meilleur marqueur. Le défenseur Andrei Zubarev a joué - et remporté - son premier championnat du monde. L'attaquant Yegor Dubrovsky, mûri deux ans en VHL dans le club bachkire partenaire du Toros Neftekamsk, a été pour sa part la révélation de ces play-offs avec ses 6 buts.

Le 1er février, en pleine préparation olympique, un communiqué a pris de court le milieu du hockey russe : Piotr Vorobiov, l'entraîneur du Lokomotiv Yaroslavl, a démissionné ! Pas si surprenant si on se souvient qu'en 2010, il s'était retiré sur les recommandations de ses médecins inquiets de l'état de ses valves cardiaques. Bien plus étonnant fut le nom de son remplaçant : Dave King avait quitté Magnitgorsk fin 2006 et raconté sans détours son expérience dans un livre. On ne pensait pas que le Canadien, âgé pour sa part de 66 ans, retournerait une seconde fois en Russie. Il est arrivé à la tête d'une équipe qui n'avait pas encore assuré sa qualification, et avec seulement quatre rencontres restant à jouer dans le championnat régulier, certes toutes à domicile. Elles furent toutes gagnées.

On ne donnait alors pas cher de sa peau en play-offs face au Dynamo Moscou, qui restait sur deux titres consécutifs sans avoir jamais perdu un match au premier tour. Pourtant, Yaroslavl s'est qualifié en sept manches, et a enchaîné en éliminant l'autre favori, le SKA. Vorobiev avait jeté les bases de l'équipe avec une condition physique toujours soutenue et son habituel système de jeu extrêmement défensif et replié. King l'a forcément libérée un peu en la faisant jouer de manière bien plus active en zone offensive. En six mois, le Lokomotiv aura donc changé sa tactique du tout au tout puisque le prochain entraîneur, l'ex-sélectionneur de la Suisse Sean Simpson, est très adepte du forechecking.

Les désillusions du SKA Saint-Pétersbourg et l'affaire Anisin

Après avoir terminé deux fois à la première place de la conférence ouest pour mieux se faire sortir en play-offs par le Dynamo Moscou, le SKA Saint-Pétersbourg a cette fois fini derrière son grand rival, de sorte qu'il s'est débarrassé d'un peu de pression. Sauf que, quand le Dynamo s'est fait éliminer au premier tour par le Lokomotiv Yaroslavl, le SKA a de nouveau fait figure de favori à l'ouest... et a été lui aussi écrasé par le Loko. L'attaque du SKA était pourtant la plus dense de KHL, avec six joueurs au-dessus de 30 points. Mais en play-offs, il ne restait plus que le trio étranger Patrick Thoresen - Tony Mårtensson - Roman Cervenka qui a porté à bout de bras son équipe. Mais où sont donc passés les attaquants russes qui étaient dominants en saison régulière ?

Deux d'entre eux se sont blessés juste avant la série fatale : Evgeni Ketov à la jambe, et Artemi Panarin à la main le lendemain. Ceux qui restaient ont déçu, et en premier lieu la superstar que l'on a chipé à la NHL, Ilya Kovalchuk, le capitaine dont les performances étaient observées à la loupe. La surexposition critique a atteint un point excessif, surtout que le genou de Kovalchuk n'était clairement pas rétabli après les Jeux olympiques. Son forfait pour le championnat du monde n'a surpris personne. En revanche, certains se sont épanouis en mai après avoir bien peu fleuri en mars. Comment expliquer ces échecs répétés ? Les joueurs sont-ils mal choisis ? Mal préparés ? Mal coachés ? L'ancien sélectionneur national Vyacheslav Bykov va donc faire son grand retour en Russie pour essayer de faire enfin gagner ce SKA, gros budget jusqu'ici incapable d'accéder ne serait-ce qu'à la finale de KHL.

Le "plus petit hockeyeur de Russie" Mikhaïl Anisin déclenche une sympathie naturelle par sa taille (1m65), par sa voix d'opéra démontrée au All-Star Game 2012, et par son titre de meilleur marqueur des play-offs la même année. L'entraîneur Andrei Nazarov lui avait tendu la main une première fois à Cherepovets l'an passé il a fait de même à Donetsk en le faisant échanger du Neftekhimik. Conduit à l'hôpital d'Ufa la veille d'un match après une altercation avec la sécurité d'une boîte de nuit (d'où son coéquipier Serhi Varlamov est sorti la mâchoire fracturée), l'attaquant russe s'en est alors pris aux médecins, un comportement agressif "en état de choc" que tout le pays a vu puisque la vidéo a circulé. Cette fois, Anisin devra renoncer pour de bon à ses deux millions de dollars de salaire annuel. Licencié, il a dit "comprendre que sa vie professionnelle est dans une impasse" mais "tout faire pour s'en sortir".

MHL regular Season Highlights 2023 Season

Le Donbass Donetsk et la crise ukrainienne

L'affaire Anisin n'a pas porté préjudice au Donbass Donetsk, qui a remporté huit des dix rencontres suivantes. Les Ukrainiens ont ainsi vite assuré leur place en play-offs, grâce à l'excellente première moitié de saison du gardien canadien Michael Leighton. L'international slovaque Jan Laco est ensuite revenu en fin de championnat en se montrant plus performant que son concurrent. Ce week-end en Normandie a préfiguré ce qui se passerait en play-offs : déjà, Evgeni Dadonov et Maksim Yakutsenia sont sortis du lot, deux joueurs originaires de l'Oural comme leur coach Andrei Nazarov.

Celui-ci a pourtant évoqué une possible naturalisation ukrainienne de Dadonov (qui a représenté la Russie en juniors) lorsqu'il a prolongé son contrat de trois ans. Était-ce du bluff ? Si c'est le cas, il a payé. Quant à la star véritablement ukrainienne, Ruslan Fedotenko, l'ancien double vainqueur de la Coupe Stanley a eu une contribution offensive limitée. Cette mission de fédérateur du hockey ukrainien est devenue de plus en plus un sacerdoce dans un pays en crise. Impossible de vivre dans une bulle et d'ignorer la situation politique. À ce moment-là, c'est plutôt la capitale Kiev qui était à feu et à sang, et la conservatrice Donetsk était plutôt calme.

Mais quand les manifestants de la place Maïdan ont renversé le régime, ce sont les séparatistes pro-russes qui se sont soulevés, d'abord en Crimée, puis dans le Donbass. Pris entre deux feux, le président du club Boris Kolesnikov a promis de reconstruire la patinoire incendiée par des hommes en armes, mais il s'est rendu compte que ce serait impossible dans les temps. Il a donc obtenu un compromis avec la KHL : le Donbass y préservera sa place et ses droits, mais prendra une année sabbatique forcée. En l'occurrence, l'entraîneur ainsi libéré Andrei Nazarov a signé au Barys Astana où il remplacera Ari-Pekka Selin.

Le Barys Astana et l'ambiance à Novosibisk

La mise à l'écart du Finlandais peut surprendre, mais il faut prendre en considération que, comme son homologue Nazarov en Ukraine, Selin avait aussi la charge de l'équipe nationale. Le bilan en club est pourtant tout à fait positif. Le Barys a même occupé la première place de la Conférence Est à mi-janvier. Il a ensuite reculé, mais le fait d'être champion de sa division lui a permis d'être classé deuxième devant une équipe d'Ufa qui avait marqué plus de points.

Le Barys était doublement handicapé pour cette série. Il n'avait plus qu'un seul gardien puisqu'Ari Ahonen devait se faire opérer de la clavicule. Le vétéran Vitali Eremeïev s'est donc un peu fatigué en se retrouvant seul, malgré ses mérites nombreux... et parfois inattendus. En effet, il a même marqué un but cette saison. Le second handicap a été encore plus cruel, car ce sont les supporters du Barys qui l'ont infligé à leur équipe ! Pour fêter la qualification au premier tour contre l'Avtomobilist, ils ont en effet porté en triomphe Talgat Zhailauov, un chouchou en tant qu'unique joueur ethniquement kazakh. Sauf que leur "support" s'est avéré bien fragile, puisqu'ils l'ont lâché ! Bilan : choc au sol et commotion cérébrale.

La patinoire de Novosibisk, construite à la fin des années soixante, renferme certainement une des meilleures atmosphères de la KHL. Elle conserve un indéniable cachet traditionnel avec sa structure en bois, sans que l'absence de confort moderne ne dissuade la foule, puisque les 8000 places sont régulièrement remplies. Les chants du public de Sibérie ne sont pas difficiles à comprendre, ils sont de nature essentiellement syllabiques. "Si-bir". "Kos-ki-nen". Il s'agit là du gardien finlandais Mikko Koskinen, dont le mauvais rebond lâché en prolongation du deuxième match de play-offs à Kazan a été vite pardonné. Il a en effet rapidement retrouvé son haut niveau statistique.

La délivrance est venue à la deuxième prolongation du sixième match, quand Stepan Sannikov s'est montré le plus efficace dans le slot. Une revanche personnelle pour Sannikov, dont l'occasion a bout portant en prolongation du match 5 avait été le tournant du premier tour contre Omsk un an plus tôt. "Kvar-tal-nov", a donc scandé le public durant une ovation à son équipe fraîchement éliminée. Il reconnaît ainsi les mérites du jeune entraîneur Dmitri Kvartalnov, qui a transformé le style de jeu sibérien en le rendant plus agressif et en demandant de lancer systématiquement au but. Présent depuis deux ans, il a demandé à rentrer à Moscou pour raisons familiales. Il a vite retrouvé du ...

Focus sur l'équipe de France et le Kazakhstan au Mondial Elite

C’est parti pour nos Bleus ! Le Mondial Elite démarre ce samedi pour l’Equipe de France, avec une première confrontation à 12h30 face au Kazakhstan, 15ème nation au classement IIHF. Une entame importante, diffusée sur Fanseat, pour bien démarrer la compétition face à un concurrent direct au maintien. Il y a deux ans, la France s’imposait face au Kazakhstan 2-1 lors de son deuxième match du Mondial ! Menés, les Bleus avaient réussi à renverser la situation grâce à des buts d’Alexandre Texier puis Florian Chakiachvili, en powerplay, dans le second tiers.

Depuis, l’équipe kazakhstanaise a connu plusieurs modifications. Au niveau du coach, Yuri Mikhailis a été remplacé par Galym Mambetaliyev. A la tête de la sélection depuis 2022, Galym Mambetaliyev n’en est pas à son coup d’essai avec le Kazakhstan. Assistant coach entre 2008 et 2012, il avait pris les rênes de l’équipe pour la saison 2017-2018. Les joueurs ont aussi fortement évolué. Le Kazakhstan, classé 15ème au tableau IIHF, voit ses joueurs majoritairement répartis dans deux championnats : la ligue kazakhe et la KHL en Russie. Seuls trois joueurs ont participé à d’autres divisions au cours de la saison : Dmitri Breus en VHL (Russie), Yevgeni Rymarev en MHL (Russie) et Sergei Kudryatsev dans le championnat biélorusse.

Le club le plus représenté dans l’effectif est le Barys Astana en KHL, avec plus de la moitié du groupe originaire de l’équipe. Le club a terminé à la dernière place de la conférence Est, malgré les 25 points d’Arkadi Shestakov, quatrième meilleur pointeur de l’équipe. Le meilleur pointeur kazakhstanais en KHL se nomme Nikita Mikhailis (38 points dont 19 buts). Il sera entouré par deux équipiers, bien placés en Pro Ligasy (Kazakhstan). Dmitri Grents a été un grand artisan du titre de l’Arian Kokshetau avec 58 points en saison régulière puis 14 en phase finale. Ses très bonnes statistiques lui ont permis d’être MVP de la saison. Un autre attaquant s’est démarqué dans le championnat local : Oleg Boiko.

Contrairement aux Bleus qui ont terminé leur préparation de manière plutôt positive avec un succès contre la 5ème nation mondiale l’Allemagne, puis une défaite après prolongation contre cette même sélection, le Kazakhstan ne s’est quant à lui pas pleinement rassuré. Au Qazaqstan Hockey Open, les coéquipiers d’Andrei Shutov se sont inclinés lors des deux matchs. Tout d’abord face à la Russie (0-1), contre une équipe composée exclusivement de joueurs jouant dans le championnat local. Enfin, malgré une belle remontée, les Léopards des Neiges s’inclinent 4-3 après prolongation face à la Biélorussie, 14ème au classement mondial.

Cette première rencontre est importante, capitale même, pour lancer la Mission Bleue - se maintenir en Elite - sur la meilleure voie possible ! Face à une équipe à leur portée, les Bleus ont une belle opportunité de prendre leurs premiers points dès la première journée. Durant sa préparation, l’équipe de France a montré qu’elle avait le niveau pour accrocher de belles nations. Aux Bleus de le prouver maintenant en compétition officielle.

Tableau Comparatif : Préparation de la France et du Kazakhstan pour le Mondial Elite

Équipe Résultats de Préparation
France Succès contre l'Allemagne (5ème nation mondiale), Défaite après prolongation contre l'Allemagne
Kazakhstan Défaite contre la Russie (0-1), Défaite après prolongation contre la Biélorussie (4-3)

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