Histoire du Hockey sur Glace en Espagne: Défis et Triomphes

Le hockey sur glace en Espagne, bien que moins populaire que d'autres sports, possède une histoire riche et complexe. Cet article explore les moments clés, les équipes importantes et les défis rencontrés par ce sport dans le pays.

Les Débuts et les Premières Patinoires

L’histoire du hockey sur glace espagnol aurait pu être portée par les grands clubs du pays, connus avant tout par le football mais souvent omnisports. Nous pouvons maintenant vous révéler que la première patinoire démontable de Barcelone en 1963 a été inaugurée par des matches amicaux Chamonix-Genève, avant que ces mêmes Chamoniards aillent faire une démonstration sur une autre patinoire provisoire à Madrid. Le Real Madrid a quant à lui inauguré une magnifique patinoire au sein même de sa « Ciudad Deportiva », une patinoire inaugurée par un match entre les Français de Megève et les Suisses de Servette.

Le Championnat Espagnol: Une Compétition Intense

Les saisons se suivent et se ressemblent dans le triste championnat d'Espagne et ses six clubs inamovibles. Enfin, quand on dit "inamovibles", c'est une façon de parler, puisqu'une nouvelle fois le Txuri Urdin de Saint-Sébastien a manqué de boire la tasse pendant la saison régulière. Fait encore plus significatif, les défaites pour forfait qui lui seront imposées (0-5 à chaque fois) ont en fait amélioré son goal-average, tant la défense du Txuri était catastrophique.

La saison régulière est un long fleuve tranquille pour le sempiternel Jaca. L'équipe paraît sur le papier un peu moins forte que celle de 2000-01 qui représente le pinacle du club, mais elle bénéficie d'une grande cohésion en raison de la stabilité de son effectif. L'organisation aragonaise bénéficie aussi de l'apport appréciable de l'Hispano-Canadien Miguel Baldris, jadis drafté par les Buffalo Sabres - le genre de double-passeport dont aucun autre club du pays ne saurait se prévaloir. Avec ses quinze matches et ses qualifications pour la Coupe sous forme d'un ridicule repêchage par appariement, la saison ibérique commence à prendre des proportions franchement anémiques.

Les Équipes Phares

  • CH Jaca: Jaca s'adjuge sans problème ce championnat régulier. Quoiqu'il en soit, la palme de la stabilité et de la complémentarité revient au CH Jaca, celui-ci disposant à la fois d'une formation homogène et de joueurs espagnols parmi les plus expérimentés d'un marché il est vrai bien réduit.
  • FC Barcelone: Derrière lui, Barcelone attend en embuscade, solidement accroché à sa deuxième place, et prêt à profiter d'un éventuel nouveau faux-pas du leader pyrénéen en phase finale. Le Barça, quant à lui, mise tout sur une grosse ligne. Ce six majeur doit dès lors friser l'excellence à chaque instant pour compenser les attaques répétées et souvent fructueuses d'un Jaca plus que jamais omnipotent dans une ligue d'aussi faible calibre. Il n'en sera hélas pas complètement capable.
  • CH Madrid-Planetocio: Le troisième larron de cet exercice 2002-03 est Madrid, anciennement Majadahonda. À l'ouverture de la patinoire de Majadahonda en 1995, une majeure partie de son contingent hockeyistique s'était déplacé vers cette autre localité périphérique.
  • Puigcerdá: Derrière ce trio de tête formé par Jaca, Barcelone et Madrid, se trouve le premier club au bilan sportif déficitaire : Puigcerdá.
  • Txuri Urdin: Si l'on peut toujours ricaner aux problèmes de Gasteiz (Vitoria), ceux du Txuri Urdin finissent par être franchement exaspérants. À force de tirer ainsi sur la corde, le Txuri était sans nul doute condamné à connaître un vrai gros clash. Et c'est ce qui a fini par se produire, avec une très longue suspension d'activité en milieu de saison régulière.

Saint-Sébastien, malgré le support de son chauffagiste, s'est encore fait dessouder dès les éliminatoires, cette fois par Madrid. Que dire, que faire, sinon espérer des jours meilleurs et peut-être le retour au jeu de quelques-unes des forces vives ayant récemment quitté le navire, si toutefois leur bonne volonté est parvenue à survivre une année entière dans un paysage hockeyistique local totalement sinistré.

Les Défis du Hockey Espagnol

Dans un championnat où les gâchettes venues de l'est font la loi, le Txuri ne semble pouvoir offrir la moindre alternative locale à la tournure inflationniste du championnat. Ses licenciés, aussi nombreux et courageux soient-ils, n'ont tout simplement pas le niveau. Et, au delà de la différence inévitable de talent qui peut exister entre un jeune Espagnol et un étranger successivement rompu aux rigueurs de l'école soviétique puis à de nombreuses années de professionnalisme, il convient de se poser quelques questions sur la qualité intrinsèque de la formation ibérique.

En effet, celle-ci vient encore de connaître un échec frisant l'humiliation lors du dernier Mondial de Division II, contre des nations pourtant guère mieux loties structurellement. Le club cherche, paraît-il, un gardien de but expérimenté... Souhaitons qu'il puisse se le payer. Mais il faudra probablement beaucoup plus que cela.

Coupe du Roi 2003

Mais délaissons un instant ces considérations funestes pour revenir à une perspective nationale et à la deuxième série des éliminatoires de notre bien-aimée Copa del Rey 2003. Vitoria a malgré tout offert un semblant de résistance supplémentaire face à Puigcerdá, à l'occasion d'une série naturellement placée sous le signe de la rudesse, et cela d'un côté comme de l'autre. La palme revient toutefois au très brutal défenseur de Vitoria, Aleksei Andreev, un ancien international junior du Belarus qui n'hésite jamais à briser quelques os pour préserver son petit chez-lui.

Et elle n'aura pas à le regretter puisque dans le premier match du final four, disputé comme à l'habitude sur le principe de l'élimination directe, Puigcerda sort un Barça chancelant sur la marque de cinq buts à trois. En plus de son titre national sèchement ravi par Jaca, Barcelone - venu en grand frère de la puissante capitale catalane - abandonne aussi la suprématie provinciale à son humble cadet, et clôt de bien triste manière une saison 2002-03 décidément terne.

Après une confrontation houleuse en séries, Jaca se voit donc offrir l'occasion de clouer définitivement le bec à son frère ennemi montagnard. Et il ne s'en prive pas. La finale se conclut sur un score de 4-2 en faveur des maîtres de cérémonie. Le public local, bon prince, fête cet énième triomphe en envahissant la piste, bordée pour la circonstance d'une farandole désuète de ballons aux couleurs du club, ce qui achève de donner à cet événement supposé national la tonalité misérablement provinciale d'une fête de village.

Quelques caisses de San Miguel perdues au milieu de la glace suppléent le gros rouge qui tache, histoire de donner le change. Rien à tirer de ce sacre version 2003, excepté le prétexte à quelques clichés, guère différents de ceux de l'année précédente, où s'étalera à loisir la satisfaction d'une équipe qui n'a vraiment plus rien à prouver.

Équipe Nationale d'Espagne

Si Luciano Basile a été chargé de reconstruire les Rapaces de Gap en déliquescence en tant que directeur sportif mais aussi de coach pour la saison prochaine, il n’en a pas moins conservé sa position comme entraîneur national de l’Espagne. Cela fait deux ans que cette sélection, qui évolue à son plus haut niveau depuis trois décennies, s’accroche à la division IB. Cette année, les Espagnols ont semblé un peu plus en difficulté défensivement, perdant notamment 1-6 contre l’Estonie qu’ils avaient poussée en prolongation l’an dernier.

Il est vrai que leur adversaire était cette fois le pays organisateur. L’avant-dernier match face à la Chine à néanmoins été très prometteur. Les Ibères sont remontés de 0-3 à 3-3 et ne se sont inclinés qu’aux tirs au but. Avec un tel ratio de lancers, le héros croate se nommait évidemment Vito Nikolic, le dernier rempart de Courbevoie qui devra quitter la Division 2 française où les gardiens étrangers ne seront plus admis.

La barre est bien plus haute qu’en 2024 pour les Espagnols. Contrairement aux Néerlandais l’an passé, les Croates disposent de leurs meilleurs joueurs, en particulier leur capitaine et grande star Borna Rendulic qui évolue en KHL. L’impact de Rendulic se fait sentir dès la première minute. Il reçoit le palet de Marinkovic face au but et ne se fait pas prier pour fusiller Raul Barbo en pleine lucarne (0-1). Raul Barbo sait qu’il n’aura pas de blanchissage cette année, mais après avoir concédé le premier tir, il reste en confiance et voit bien partir les lancers. Son équipe ne le laisse pas déstabiliser par ce début de match raté.

Le match reste fermé et tendu. Une faille semble s’ouvrir en tout début de deuxième période quand le défenseur croate Patrik Dobric réussit à percer dans l’axe entre De Bonilla et Casillas, mais quand il arrive devant Barbo celui-ci évacue le palet de la crosse. Dobric prend aussi la première du match quand il fait trébucher Quim Muratet dans le coin. Vilim Rosandic lâche un rebond sur un lancer de Gaston Gonzalez, qui prend son propre rebond… détourné de justesse par un réflexe du bras droit du gardien, qui se rattrape.

Pendant la première pénalité espagnole (palet envoyé en tribune par Muratet), Jan Smolec tombe tout seul à la ligne bleue. Les belles occasions se multiplient pour l’Espagne. En séquence installée, Gonzalez dévie dans les airs le palet envoyé de la bleue par Alfred Encinar, mais le palet est bloqué sous la botte de Rosandic. Pendant un changement de ligne croate hasardeux, Juan Muñoz sert une longue passe vers Oriol Rubio tout seul à la ligne bleue.

Plus le temps avance et plus l’Espagne domine, même si à un quart d’heure de la fin Patrik Dobric a encore une bonne occasion en contre-attaque, détournée du bouclier par Barbo. La crosse haute de ce même Dobric (2’+2′) n’aide pas son équipe. En prolongation, les deux équipes s’appliquent à bien maîtriser le palet sans jamais se mettre en risque. La Croatie réussit quelques bonnes passes sûres, les Croates préfèrent garder la rondelle et tenter les débordements individuels, bien accompagnés par la défense rouge. Seul le défenseur croate Ivan Puzic arrive à passer Alfonso Garcia en un-contre-un dans l’enclave, mais sans conclure.

On se dit qu’il n’y aura aucune ouverture… Mais avoir toujours quelqu’un entre soi et la cage ouverte peut parfois aussi être un atout : après être entré en zone, Jaime Capillas utilise Bruno Fičur comme écran pour décocher un tir entre la mitaine et la botte que Rosandic ne voit pas partir. Explosion de joie des Espagnols sur la glace et du staff qui se congratule. Luciano Basile réserve une accolade particulière à Jaime Capillas, qui a été véritablement décisif et a évité une séance de tirs au but déconseillée aux cardiaques.

La sélection ibérique passera une troisième année consécutive en division IB. Patrik Dobric (défenseur de la Croatie) : « Ce n’est pas que nous ayons mal joué, mais des pénalités nous ont enlevé le momentum. Un mauvais but en prolongation et c’est fini. Nous avons eu quelques bons matchs ici.

Luciano Basile (entraîneur de l’Espagne) : « Ce groupe a grandi. Nous étions l’équipe la plus jeune il y a deux ans en division II, nous sommes montés avec ce groupe. C’est une vraie équipe, aujourd’hui nous avons joué avec quatre lignes, nous avons utilisé huit défenseurs, nous avons utilisés nos deux gardiens. Nous avons vraiment fait un bon match. Nous étions meilleurs en troisième période, notre énergie était là. Il y a beaucoup de passion dans le groupe, on a besoin de ça pour survivre ici. On joue sur l’émotion, on a parfois des difficultés à la contrôler. Nous avons pris beaucoup de pénalités en début de tournoi mais nous avons été meilleurs là-dessus aujourd’hui.

Vendredi 2 mai 2025 à 16h00 à la Tondiraba jäähall de Tallinn. Remplaçant : Marco Hernandez (G). Remplaçant : Vito Nikolić (G).

Le Rôle des Joueurs Étrangers

Il y a cinquante, des joueurs de Viry-Châtillon participaient à la renaissance du hockey espagnol et les deux meilleurs d’entre eux deviennent champions d’Espagne, ouvrant douze années de domination des clubs basques sur la péninsule. Ce n’est pas le seul lien entre la France et le hockey espagnol.

L'Impact de la Pandémie sur le Sport

En Amérique, l’épidémie avait entraîné l’annulation du championnat de hockey sur glace. En Europe, la première guerre mondiale avait déjà mis le sport à l’arrêt. Au même titre que la plupart des compétitions sportives dans le monde, le championnat nord-américain de hockey sur glace est suspendu depuis le 12 mars pour cause de coronavirus, avec le risque d’une annulation de la saison. Il avait déjà connu situation similaire il y a un siècle, à l’époque d’une autre pandémie.

Malgré l’enjeu de santé publique et les cas de sportifs contaminés, la rédaction accorde peu d’importance à la question. Ce qui s’explique, selon Freddy Vinet : « Cette grippe espagnole a d’abord été oubliée et mise sous le boisseau, pour ne pas que l’épidémie brouille le message de la victoire militaire. »

Jordy Anglès et l'Avenir du Hockey Espagnol

Le jeune gapençais Jordy Anglès signe son premier contrat professionnel dans le club espagnol de Aramon Club Hielo Jaca dans la province Aragon, la terre de ces ancêtres. Jordy a commencé à taquiner le palet avec la crosse à l’âge de six ans dans le quartier de la Blache à Gap (Hautes Alpes). Avec sérieux et une certaine volonté de devenir un grand du hockey, il évolue avec envie dans toutes les catégories, de moustiques à espoirs.

Souvent surclassé dans les petites catégories et drivé ces dernières années par Andrej Svitac, petit à petit à force de travail il gagne sa place en Cadets et Espoirs « Elite », jusqu’en 2009-2010. Sa participation aux sélections pour intégrer le club de « Genève Futur » en Suisse est couronnée de succès. Ainsi il intègre la célèbre formation suisse dans la catégorie « Junior Top ». Pour la saison 2010 - 2011. Au final une saison avec un palmarès intéressant, de meilleur buteur et second pointeur et une équipe classée seconde font de lui un joueur de qualité avec une certaine attractivité.

Si les sollicitations ne manquent pas en cette fin de saison, son choix s’est porté sur une proposition espagnole. Un choix bien réfléchi dans le sens où sa double nationalité franco-espagnole peut lui ouvrir naturellement certaines portes qui seraient certainement restées closes pour faute de concurrence féroce, ne mettant pas en doute ses capacités réelles de bon joueur de hockey sur glace.

Le ARAMON CLUB HIELO JACA en Aragon, est situé à quelques kilomètres du tunnel de Somport dans les Pyrénées espagnoles. Ce club n’est autre que le Champion en titre d’Espagne, détenteur de la Coupe d’ Espagne, de la Coupe du Roi, et récent vainqueur du Championnat Pyrénéen. Il participera en septembre à la Coupe d’Europe . Autant dire que pour le jeune gapençais il s’agira d’un sacré défi à relever en évoluant dans ce club qui possède enttre autre un sacré palmarès mais aussi quelques points communs avec son club d’origine.

Non mais quand même Polo...c'est son choix, pas le tien. Tu aimes ca toi quand on contredis tes choix sur la place publique? Il a ses raisons, j'en suis certain. Il aurait mieux fait de venir à Anglet pour l'attractivité du championnat de D1. L'espagne est à 40 km. Qu'est-ce que ça va lui donner de jouer la coupe d'Europe avec Jaca ? Pour moi, un joueur de qualité formé en France, on devrait souhaiter le voir rester en France ou aller en NHL,en LNA ou équivalent.

Tableau des Équipes Champions d'Espagne (Exemple)

Année Équipe
2020 CH Jaca
2021 FC Barcelone
2022 CH Jaca

TOP 10 COMBATS/FIGHTS - LNAH 2019-2020

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