Le hockey sur gazon, bien que n'étant pas le sport le plus populaire en Chine, connaît un développement notable. Cet article explore l'histoire et le développement de ce sport en Chine, en mettant en lumière les facteurs qui contribuent à son essor.
Une histoire modeste
Historiquement, les athlètes indiens n’ont jamais brillé dans l’événement. Huit des neuf titres olympiques viennent d’un seul sport : le hockey sur gazon.
Contrairement à l’autre géant asiatique, la Chine (qui compte déjà plus de 50 médailles), l’Inde avait des ambitions mesurées avant les JO de Rio : faire mieux que les six podiums de Londres, ce qui représentait déjà un record.
Politiquement, l’Inde n’a jamais cherché à s’affirmer au niveau international par ses succès sportifs comme ont pu le faire le bloc communiste pendant la Guerre Froide ou la Chine.
Hangzhou : Un centre sportif émergent
Malgré sa proximité avec Shanghai, Hangzhou a su s’imposer comme une ville hôte de premier plan pour des événements sportifs mondiaux et des conventions d’envergure.
Hangzhou attire de plus en plus l’attention des fédérations sportives mondiales. Plus de 70 000 spectateurs ont rempli le Hangzhou Olympic Sports Centre Stadium lors du match des éliminatoires asiatiques (troisième tour) de la Coupe du monde de football 2026 entre la Chine et l’Australie, établissant un nouveau record national d’affluence pour un match de football.
Le calendrier sportif de la ville ne cesse de s’étoffer. En 2025, Hangzhou accueillera les finales du BWF World Tour et le Championnat du monde féminin des clubs de volley-ball FIVB, marquant la troisième année consécutive où ces événements de classe mondiale se tiennent dans la ville.
Grâce à une communication mondiale constante - allant des tournois de haut niveau au storytelling numérique - Hangzhou devient un nom familier et admiré des athlètes, qui y voient de plus en plus un lieu alliant excellence professionnelle et profondeur culturelle.
La réputation internationale de Hangzhou s’étend également au-delà du sport. En accueillant des expositions et conférences internationales influentes, la ville continue de renforcer sa visibilité mondiale.
Communication et infrastructures
« C’est un très grand stade. Quand on est ici, on se dit : “waouh” ! » a déclaré la joueuse belge de hockey sur gazon Louise Dewaet, impressionnée par le stade en forme de « parapluie de Hangzhou » lors de sa première visite dans la ville pour la FIH Hockey Pro League 2024.
La star portoricaine de karaté Janessa Fonseca a également décrit son expérience à la K1 Super League comme idéale : « Le lieu, les installations - tout est optimal pour que nous soyons ici. »
L’an dernier, Hangzhou est devenue la première ville chinoise à accueillir le Congrès mondial de la propriété intellectuelle de l’AIPPI en 127 ans d’histoire de l’événement. Shoichi Okuyama, président de l’AIPPI, a souligné que Hangzhou dispose d’une solide base industrielle et s’est dit convaincu que l’organisation du Congrès aiderait les entreprises locales à améliorer la protection de leur propriété intellectuelle.
En septembre prochain, la 4e Exposition mondiale du commerce numérique mettra en avant son caractère international, professionnel et axé sur le marché, avec une touche futuriste dans ses pavillons thématiques. Les Émirats arabes unis, pays invité d’honneur cette année, contribueront à mettre en lumière de nouvelles opportunités dans la coopération stratégique sino-moyenne-orientale.

Terrain de Hockey sur Gazon
Le fonds national pour le développement du sport tient néanmoins à donner un meilleur visage au sport indien.
En pratique, le budget n’est pas forcément dépensé ou pas directement pour les athlètes.
Hockey sur gazon - CM : Les 5 clés pour comprendre un sport méconnu
Le Rêve Chinois de Puissance Sportive
La Chine a entamé, depuis quelques années, une véritable politique du football sur son territoire avec pour objectif d’accueillir une Coupe du monde dans la décennie 2030 et de la remporter avant 2050.
L’objectif de la Chine est clair, elle veut devenir une puissance sportive globale. On le sait, la Chine est une puissance politique sur la scène internationale et est aussi la deuxième puissance économique mondiale.
Pourtant, la Chine rêve de devenir une puissance sportive globale et montrer au monde entier sa puissance sur tous les tableaux. Un plan dont les objectifs sont très simples : accueillir la Coupe du monde masculine de football dans la décennie 2030 et la gagner avant 2050.
Pour Xi Jinping, investir dans le foot est vraiment une façon d'affirmer sa puissance mais sur un autre terrain que celui de la politique, de l'économie, et donc sur un des principaux sports mondialisés”, analyse Carole Gomez, directrice de recherche à l’IRIS, spécialiste en géopolitique du sport.
En parallèle de ce plan national de développement, le gouvernement chinois a multiplié les politiques à l’étranger pour se faire connaître en tant que nation du football, comme celle du rachat de clubs. “Il y a eu une vague d'investissements assez importante au sein de clubs européens en Italie, en Espagne, en Angleterre, en République-Tchèque et en France, où on a vu des hommes d'affaires et des entreprises chinoises prendre de plus en plus d'importance dans les directoires de clubs”, explique Carole Gomez.
Ces choix n’ont pas été faits au hasard. “Dans le premier cas, ces clubs ont été choisis pour leur notoriété à l'étranger en raison de leur histoire comme l’Inter Milan, l’Atlético de Madrid, ou l’Olympique Lyonnais. Dans le deuxième cas, qui concerne l’AJ Auxerre, OGC Nice, ou l’OL, ces clubs ont comme point commun d’être des clubs formateurs. Ces choix montrent donc une vraie volonté de voir ce qui se fait en Europe, de voir comment on forme et comment on développe le football pour pouvoir le réimplanter dans les académies chinoises qu’ils ont créées”, détaille Carole Gomez.
Ces investissements en Europe se sont faits de manière progressive sur plusieurs années. “Si aujourd’hui on observe d’une vision globale la politique menée par les Chinois, ces investissements se sont toutefois faits par petites touches”, constate encore la spécialiste en géopolitique du sport.
En plus des investissements, les Chinois ont noué des partenariats avec des clubs européens. Les Chinois consacrent par ailleurs des sommes importantes de leurs investissements au rachat de joueurs expérimentés évoluant dans les meilleurs clubs européens comme ce fut le cas avec Ezequiel Lavezzi (ex PSG, qui a préféré dire oui à la Chine plutôt qu’à la Série A avec l’Inter), Oscar (ex Chelsea), Axel Witsel (ex Zénit, qui a dit non à la Juventus pour la Chine et qui après une saison est parti à Dortmund) etc.
Autre possibilité qu’a saisi la Chine : l’importation de ceux qui détiennent les connaissances autrement dit les formateurs, entraîneurs et managers. Parmi les têtes d’affiches parties en Chine, on peut notamment citer Marcello Lippi ou Fabio Capello.
Pour affirmer leur puissance, les Chinois ont aussi misé sur ce que l'on appelle la diplomatie des stades. Depuis la fin des années 1960, la Chine a mis en œuvre cette politique extérieure qui tend à aider à la construction et au financement d’enceintes sportives en Afrique, en Amérique latine ou encore en Asie.
Par cette diplomatie, les Chinois affirment leur savoir-faire dans l'ingénierie et la construction aux yeux du monde. Les Chinois mènent cette diplomatie des stades également en Biélorussie.
L'usage de la diplomatie des stades en Chine dépend vraiment des contextes locaux. Là encore, ces constructions d’infrastructures font travailler des entreprises chinoises et sécurise l'approvisionnement en énergie. “La Biélorussie est un endroit stratégique pour eux, à la fois en approvisionnement énergétique mais aussi du point de vue de la proximité qu'il y a entre le marché européen et le marché russe. Dans le cadre des nouvelles routes de la soie, l'idée c'est aussi de faire travailler les entreprises chinoises à l'étranger, de décrocher des marchés. C’est une des grandes caractéristiques des Chinois, ils viennent avec leur main d'œuvre et réalisent leur chantier en autonomie", explique Jean-Baptiste Guégan, qui poursuit : “L'usage de la diplomatie des stades en Chine dépend vraiment des contextes locaux. Ils ne font jamais cela par charité ou pour rendre service.
Ainsi, que ce soit au niveau national ou international, la Chine a mis en œuvre une politique globale afin de développer sa nation dans le domaine du sport et notamment du football, sport mondialisé par excellence. D'une parfaite cohérence avec l’action menée par le gouvernement, cette politique se renforce d’année en année pour arriver à un seul objectif : devenir une puissance globale.
La Chine récolte les fruits de Pékin Au classement général des nations, grâce à ses excellents résultats à Pékin notamment (où la Chine a gagné 19 médailles d’or de plus qu’à Athènes en 2004 !), la Chine conforte sa seconde place obtenue pour la première fois l’an dernier (155 titres pour un total de 326 médailles, contre 132 titres et 280 médailles au total en 2007) et réduit ainsi l’écart qui la sépare des Etats-Unis, elle passe même première dans le classement ne prenant en compte que les épreuves féminines. La « stratégie d’excellence » de la Chine semble porter ses fruits, puisque ses athlètes sont engagés dans un nombre relativement restreint de disciplines, mais très souvent pour y viser la première place (48% des 326 médailles chinoises sont des médailles d’or contre 33% en moyenne pour les autres pays !).
En 2018, l’équipe de France masculine participe à la Coupe du Monde de hockey à Bhubaneswar au Pakistan. Avec la perspective des JO 2024 à Paris, le hockey français masculin passe une nouvelle étape. Coté féminin, la jeunesse prend les devants et participe au EHF Championship II Women en août prochain. Améliorer le ranking leur permettra de participer, nous l’espérons, aux JO de Paris.