Le Hit Parade de la NBA: Entre Légendes, Jeux Vidéo et Moments Épiques

Pendant que la NBA est en pause, les fans se replongent dans les moments qui ont marqué l'histoire du basket. Une manière de surfer sur la nostalgie est de se lancer dans le jeu NBA 2K, qui rend hommage aux légendes de la ligue nord-américaine.

Michael Jordan, une légende honorée dans NBA 2K.

Le Mode Légende: Une Plongée dans le Passé Doré

Le mode Légende offre la possibilité de jouer avec quinze joueurs mythiques de la NBA. Outre Michael Jordan, on retrouve Bill Russel, Wilt Chamberlain, Larry Bird, Magic Johnson, Kareem Abdul Jabbar, Pat Ewing, Julius Erving, Karl Malone, Hakeem Olajuwon, Scottie Pippen, Oscar Robertson, Isiah Thomas, John Stockton et Jerry West.

Dans ce mode, le but est de rejouer les matches clés de ces stars dans leur contexte d'époque. 2K a fait un travail remarquable pour recréer les retransmissions TV d'antan. On a droit au noir et blanc, aux couleurs sépias, au halo, à l'objectif un peu flou, au gros grain, à la typo carrée et aux commentaires d'époque. Même les règles ont été respectées, avec le retour de l'entre-deux et l'absence de tir à trois points.

Pour le reste, 2K n'a pas oublié les fondamentaux avec encore plus de détails et de mouvements propres aux joueurs. Rarement modélisation et fidélité auront été portées aussi haut. Si le gameplay a été légèrement retouché, c'est pour le confort du joueur. Un gain en simplicité au shoot avec le stick. Jouer dos au panier prend un autre sens désormais.

Le meilleur des matchs éliminatoires de Michael Jordan | The Jordan Vault

Pour les acharnés, il existe un camp d'entraînement en 9 chapitres et 88 ateliers pour reproduire les gestes de votre joueur préféré. Enfin, évoquons la possibilité de se créer son joueur et de faire une belle carrière en NBA. Mais attention car il faudra faire ses preuves sur un match et les places sont chères.

Un Gameplay Amélioré

NBA 2K offre une expérience de jeu toujours plus réaliste.

Rarement modélisation et fidélité auront été portées aussi haut. Si le gameplay a été légèrement retouché, c'est pour le confort du joueur. Un gain en simplicité au shoot avec le stick. Jouer dos au panier prend un autre sens désormais.

La Publicité Nike All-Star Game 2001: Un Moment Marquant

Lors du All-Star Game 2001, Nike a sorti une publicité qui allait marquer les esprits et s’imposer comme une des meilleures de l’histoire de la marque. Il n’y a pas que sur le terrain que le All-Star Game 2001 est entré dans la légende et a frappé les esprits. Portés par une recette très simple - des joueurs NBA ou amateurs qui dribblent en rythme - ces 60 secondes qui ne racontent et ne vendent aucun produit en particulier vont marquer les mémoires.

“Il n’y avait pas besoin de montrer des chaussures”, expliquait au New York Times, Hal Curtis, le directeur artistique de cette publicité. “L’idée, c’était de mettre en avant le basket. On voulait quelque chose qui allait pousser les gamins vers le basket, à prendre un ballon et à jouer. On voulait transmettre l’idée que le basket est un sport de liberté, d’expression de soi-même et d’individualité.

Pour mettre en images cette envie et parce qu’elle veut marier basket et culture hip-hop, l’agence Wieden & Kennedy se tourne vers le réalisateur Paul Hunter. Ce dernier a déjà une carte de visite impressionnante avec plusieurs clips réalisés pour les plus grandes stars du rap et R’n’B de l’époque : Puff Daddy, Notorious B.I.G, Eminem, Dr.

“Comme ils voulaient mettre de la musique et du dribble, la question pour moi, c’était comment simplifier ça, y incorporer des mouvements de basket, isoler la musique et trouver une connexion visuelle pour les spectateurs”, détaillait-il en 2015 à Vice. “Je me souvenais d’avoir vu les Harlem Globetrotters qui se faisaient des passes entre les jambes, avec de la musique en arrière-fond.

Suivent un casting pour sélectionner les “streetballers” présents dans la publicité et un choix à faire pour la musique, si importante pour coller avec les gestes des joueurs. “On pensait à plusieurs chansons”, se souvient Paul Hunter. “On s’était orienté vers l’album Stankonia de Outkast (sorti en octobre 2000). Mais j’aimais Planet Rock (d’Afrika Bambaataa & The Soul Sonic Force).

La musique trouvée et les joueurs en place, il faut désormais organiser une chorégraphie parfaite pour combiner les deux. “La première partie de la conception de la publicité fut d’isoler la musique, de choisir la partie de la chanson qu’on voulait utiliser pour chaque séquence”, poursuit le réalisateur. “On a tourné pendant dix jours, sans doute un peu plus. On est allé à Los Angeles, Toronto et New York.

Mais avant ça, j’ai travaillé avec Savion Glover, un danseur, acteur et chorégraphe. J’estimais qu’il était la personne parfaite pour capturer le rythme. J’ai fait des tests avant aussi, pour lui montrer, lui donner une idée du style que je voulais, des transitions que je recherchais. Ensuite, il y a une partie freestyle puisque les joueurs ont compris le rythme sur lequel il devait être. Sobre, simple et efficace.

“Ça a explosé comme une bombe atomique. On s’est dit que les playoffs allaient arriver et qu’il fallait qu’on fasse encore plus”, raconte pour ESPN, Jimmy Smith, un employé de Wieden & Kennedy. Quand Jimmy Smith parle de faire “encore plus”, il faut y voir la version longue, deux minutes et trente secondes, qui arrivera par la suite.

De son côté, Nike joue sur ce buzz et dès avril 2001 lance le site Nikebasketball.com, qui est submergé par les internautes, où l’on retrouve toutes les versions de la publicité. “Je ne sais pas si on peut refaire ça. Ce fut aussi pour la marque à la virgule un excellent moyen de reprendre la main sur le marché du playground, des “streetballers” et du freestyle.

Au début des années 2000, la marque And1 a misé sur ce segment en mettant en avant les joueurs de rue. Pas Nike. “C’est mon œuvre préférée, la numéro un. Je ne peux pas m’empêcher de la regarder. Encore aujourd’hui, je me dis qu’elle est toujours fraîche, que ça tient toujours la route. J’essaie de trouver comment la surpasser, dans le monde du basket mais aussi en général. La refaire aujourd’hui ? Je pense que le moment est passé, c’était de l’expression pure. Je ne sais pas si on peut refaire ça. C’est comme un hit : on ne peut pas le refaire, ni le remixer.

“Le retour le plus important pour moi était venu de Kobe Bryant”, avait-il glissé en 2015. “C’était dingue. C’est le patron, un de mes joueurs préférés. Il trouvait la publicité phénoménale.

Miami Heat : Une Nouvelle Dynamique avec Lowry et Tucker

Kyle Lowry a failli ne pas le voir venir. Le meneur, champion NBA en 2019 avec Toronto, est en train de marcher dans les couloirs étriqués menant du vestiaire au parquet du Barclays Center, tout en parlant avec un assistant-coach du Miami Heat, lorsque ce dernier doit l'agripper par le bras, évitant à la dernière seconde une collision avec PJ Tucker, planté là.

Arrivé lui aussi en Floride cet été, depuis Milwaukee, où on l'avait laissé imbibé de champagne pendant la parade des Bucks, l'imposant intérieur (1.98m pour 111kg) le fixe du regard, sourcils froncés, avant de lâcher un sourire. Hilare, l'ex-meneur des Raptors demande au champion 2021 : « Qu'est-ce que tu fais, "big dawg" (gros chien) ? ! ». Le défenseur hyper physique rétorque : « Ce que je fais de mieux », avant de se bidonner lui aussi, content d'avoir mimé sa contribution, auprès d'un autre spécialiste des tâches dissuasives.

Dans la foulée mercredi soir, avec leurs nouveaux coéquipiers floridiens, finalistes en 2020, ils ont limité les Brooklyn Nets, grands favoris cette saison, à moins de cent points, pour une large victoire (106-93). Pas autant que la fessée monumentale infligée aux champions en titre, certes privés des titulaires Brook Lopez et Jrue Holiday, pour leur premier match (137-95 contre Milwaukee). Mais dans la lignée d'une présaison (5-1) qui agitait déjà acteurs et observateurs du championnat nord-américain.

Ce début de saison canon (3-1) le confirme, à peine contrarié par une défaite (102-91) - où ils n'auraient pas permis un score à trois unités sans la prolongation - contre les Indiana Pacers... où Lowry n'a pas joué.

« Kyle est un super quarterback, il peut passer, scorer... et il peut défendre aussi, physiquement, comme peu savent le faire », explique l'entraineur Erik Spoelstra, souvent haut-placé dans les votes du coach de l'année, et qui devrait rentrer dans le top 25 de l'histoire cette saison. « C'est un vrai gagnant, il connait le chemin de la victoire. Quand on regarde derrière ses accolades individuelles (6 fois all-star, 3e cinq-type en 2016, sélection avec la Team USA championne olympique en 2016), on voit surtout qu'il peut faire gagner une équipe, des deux côtés du terrain ».

Spoelstra illustre aussi sur PJ Tucker (par ailleurs lui aussi très capable à trois points) : « C'est vraiment un compétiteur... sa voix porte loin. Il a une motivation, un désir, une volonté qu'il insuffle au groupe ».

Le logo du Miami Heat.

Un Nouveau Recrutement Trois Étoiles de Pat Riley

Pat Riley, légende du coaching (quatre fois champion avec les Los Angeles Lakers dans les années 80, trois fois coach de l'année dans les années 90 dont deux aux New York Knicks, champion en 2006 avec Miami), devenu dirigeant très respecté (lauréat du trophée annuel en 2011) et spécialiste des gros coups (dont le Big Three avec LeBron James et Chris Bosh autour de Dwyane Wade), est allé chercher Lowry et Tucker - sans oublier le remplaçant Markieff Morris (champion en 2020) - à l'intersaison précisément pour ces raisons.

Une nécessité, après un exercice 2020-21 quasi-catastrophique, suite à la finale perdue contre les Lakers dans la bulle sanitaire : 6e à l'Est. Les blessures et mises à l'arrêt à répétition, liées au protocole anti-Covid, l'expliquent, mais pas que.

« Les jeunes shooteurs Tyler Herro et Duncan Robinson ne semblaient pas passer un palier, ce qui n'a pas aidé Jimmy Butler et Bam Adebayo, ciblés par Milwaukee, contribuant à la défaite humiliante face aux Bucks au premier tour l'an dernier », explique Ira Winderman, le suiveur du Sun-Sentinel. Un « coup de balai » 4-0 avec une moyenne de plus de 20 points d'écart, assorti du commentaire de Giannis Antetokounmpo : « On ne voulait pas jouer avec notre nourriture »...

Cette saison, c'est Miami qui semble être le pitbull affamé de la NBA, comme l'a mis en image Adebayo, comparant le vestiaire à un chenil. Butler a beau lever ses yeux au ciel quand on mentionne cette image, il concède : « On est fier de stopper l'adversaire avec notre défense. Quand tu as des chiens comme ça, ils trouvent un moyen de gagner ».

Udonis Haslem, vétéran débarqué en Floride en 2003 (après un an à Chalon-sur-Saône), pièce majeure des titres en 2006, 2012 et 2013, estime au sujet de l'arrière, héroïque dans la finale 2020 : « Jimmy mérite un putain de titre avec Miami ».

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