Handball Pays Ajaccien : Histoire et défis d'un club passionné

Le Handball Pays Ajaccien (HPA) a marqué l'histoire du sport en Corse, mais son parcours a été semé d'embûches. Cet article explore l'ascension du club, ses défis et les raisons de sa situation actuelle.

Une ascension sportive prometteuse

Sportivement, le HPA a gagné son droit d'accession au Championnat de France de N2 féminine. Champion en régional en fin de saison dernière, il devait accéder à la N2 féminine, comme il l'avait déjà fait quatre ans auparavant.

La section féminine du HAC, le Handball Club Ajaccio, permet à de jeunes handballeuses d'évoluer au plus haut niveau. Dans l'île, une seule équipe féminine évolue au niveau professionnel, en N2.

Obstacles réglementaires et financiers

Malgré ses succès sportifs, le club s'est heurté à des obstacles majeurs. La Commission d’Organisation des Compétitions (COC) fédérale a notifié au président de la Ligue corse qu’au regard de l’article 4 qui dit que s’il n’y a pas 6 équipes dans une poule (comme c’est le cas en Corse), l’équipe championne ne peut pas accéder au niveau national, et a donc refusé donc notre accession en N2 cette année.

Cette décision a été confirmée en appel, et le CNOSF a jugé le dossier irrecevable. En difficultés financières, le club va devoir déposer le bilan dans les jours à venir.

Les conséquences sont lourdes pour le HPA : les joueuses recrutées lors de l’intersaison pour évoluer en Nationale 2 vont retourner sur le Continent. C’est la fin du club dans sa configuration actuelle.

Philippe Tormen, le président du club ajaccien, a annoncé la fin du club de handball à la couleur rose. "C’est moi qui ai créé le club il y a 7 ans, c’est moi qui l’enterre aujourd’hui ".

Le club va également porter plainte contre la Ligue corse de handball.

Un nouveau départ possible ?

Pour autant, Philippe Tormen laisse ouverte la porte à un nouveau départ pour une nouvelle entité afin de ne pas laisser tomber les nombreux jeunes licenciés qui ont fait les beaux jours du HPA.

Beaucoup de sponsors nous ont soutenu dans ce moment difficile et souhaitent que nous repartions au combat. J’y ai laissé ma santé donc je vais me laisser le temps de la réflexion.

Si cela venait à être confirmé, ce serait la fin d'une aventure pour le club de handball d'Ajaccio. Et surtout un gros problème à venir pour le handball corse qui ne pourra plus faire monter ses clubs au niveau national en raison de ce point de règlement injuste et inégalitaire pour l'île.

Bertrand Roiné, une fierté pour Angers-Noyant.

Handball Angers Noyant : Un exemple inspirant

L'histoire d'Angers-Noyant est un exemple inspirant de persévérance et de succès dans le handball français. Le Club Sportif Noyantais disputait son premier championnat officiel lors de la saison 1972-1973, au plus bas niveau départemental. Petit à petit les bénévoles furent de plus en plus nombreux, pour la plupart des parents, bientôt rejoints par les oncles, les tantes, les amis et les voisins !

L’ambiance était incroyable, le public de plus en plus nombreux et le 4 avril 1987, devant 600 spectateurs entassés salle Léo-Lagrange, le CS Noyant - Bel-Air gagnait son accession à la Nationale 2 contre Draveil, sur le score époustouflant de 20 à 9 lors de la dernière journée de championnat !

L’Assemblée générale constitutive d’Angers-Noyant se tenait le 31 mai 1988. Angers-Noyant disputera ses premiers matches à Belle-Beille, salle Jacques-Millot. Noyant, orphelin de son équipe masculine, envoyait à l’époque un car de supporters tous les quinze jours à Angers.

Après cinq saisons en Nationale 2, Angers-Noyant, alors cinquième de la poule 1, va bénéficier de la refonte des poules au niveau fédéral pour se retrouver en Nationale 1.

Angers-Noyant terminait son premier exercice en D2 (1996-97) à une belle sixième place, puis Laurent Sorin prenait le poste d’entraîneur dès la saison 1997-98, enchaînant sans relâche ses cours d’éducation physique au Lycée Blaise-Pascal de Segré avec les entraînements d’Angers-Noyant.

D’abord le Noyantais Bertrand Roiné, qui fit carrière à Angers-Noyant (1998-2004), Dunkerque et Chambéry, puis devint Champion du Monde avec l’équipe de France en 2013 et finaliste du Mondial 2015 avec l’équipe du Qatar. Mais surtout Cédric Sorhaindo (2001-2004), actuel capitaine de l’équipe de France, pivot du Barça, quadruple Champion du Monde (2009, 2011, 2015, 2017), double Champion d’Europe (2010 et 2014), Champion Olympique (2012) et vainqueur de la Ligue des Champions (2011).

Arrivé lors de la saison 2007-2008, Christophe Maniable reprend le club en main. Angers Noyant obtient son accession à la D2 en devenant Champions de France de Nationale 1 en 2008-2009.

Cette création a été motivée par la situation financière très critique d’Angers-Noyant en fin de saison 2017-2018 et du constat fait par les deux hommes : « Aujourd’hui, le modèle associatif ne permet plus d’être ambitieux.

Saïd Chabanne et Christophe Maniable ne veulent pas brûler les étapes : « on a du travail à faire avant de développer nos ambitions. Malgré les difficultés de ces dernières saisons, l’héritage est glorieux.

Bergerac : Un autre club face aux défis

Le championnat de Nationale 1 est à l’arrêt depuis le 27 novembre en raison du Mondial féminin qui s’est tenu en Espagne en décembre. S’il reprend officiellement samedi 8 janvier, ce sera sans Bergerac. Touché par le Covid-19, avec trois cas positifs détectés mardi 4 et mercredi 5 janvier, le club a fait la demande auprès de la Fédération de reporter son déplacement à La Rochelle.

Le BPPH enregistre le retour de Sabrina Michel (31 ans, ailière gauche), qui a passé 16 saisons sous les couleurs du club. « Elle était partie à l’été 2021 au Pays Ajaccien avec un double projet de monter en N1 et d’avoir une reconversion professionnelle dans son domaine de compétences. Elle n’a eu aucun des deux, elle a donc souhaité revenir », explique Michel Cassier, le manager bergeracois.

Un match mémorable à Ajaccio

Au retour de la pause, une brève - mais pas moins efficace - intrusion de Raphaël Bravo dans les cages à l'occasion d'un penalty allait annoncer la couleur de la seconde période au collectif aixois. Le Rossini est imprenable, tel était le message qui allait être donné par le second portier insulaire avec son très bel arrêt du penalty.

Rapidement derrière, les hommes de Gilles Franceschini profitaient d'un mauvais choix stratégique de l'entraînement du PAUC qui sortait son gardien pour prendre le dessus sur le score et un avantage de +3 (16 - 13). Le reste de la seconde période demeurait en faveur des Ajacciens (26 - 23 à la 50ème minute de jeu) jusqu'à ce que les Provençaux profitèrent d'un petit relâchement - compréhensible au vue de l'intensité du match - des insulaires leur laissant l'occasion de recoller au score à la 55ème minute de jeu sur le score de parité de 28 à 28.

Fort heureusement et comme tout bon capitaine à cinq minutes de la fin, la muraille Coggia infranchissable allait mettre en ébullition le Pascal Rossini ainsi que ses coéquipiers, qui, par Kévin Trousselier et de Tony Brunetti, allaient une fois de plus reprendre l'avantage 30 - 28. Toutefois, et comme si la situation n'était pas assez stressante pour le staff insulaire et les supporters, une faute allait faire bénéficier aux Provençaux d'un penalty dans la dernière minute de jeu (30 - 29) rendant les dernières secondes de cette rencontre interminables.

Au terme de soixante minutes de pure folie, les hommes de Gilles Franceschini ont réussi à écrire l'histoire en étant le premier club de quatrième division du championnat Français à vaincre une équipe de première division en Coupe de France.

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