Les confrontations entre la France et le Brésil en handball, particulièrement au niveau féminin, sont toujours chargées d'intensité et d'enjeux. Ces rencontres sont cruciales, servant souvent de préparation pour les grandes compétitions internationales telles que les Championnats du Monde et les Jeux Olympiques.
La traditionnelle recette de l'équipe de France féminine a une nouvelle fois fonctionné face au Brésil (22-18) en amical vendredi à Limoges. Elles n'ont pas été battues depuis 2015 mais ont tout de même concédé 3 matches nuls. L’équipe de France féminine a mis du temps à se mettre en route (2-6, 9e ; 11-13 à la mi-temps) mais a fini par prendre le dessus (16-15, 48e) et, grâce à des attaques rapides dans le jeu de transition, à remporter le premier de ses deux matches amicaux contre le Brésil (22-18), vendredi à Limoges.
Quatre jours après sa victoire encourageante face au Brésil, l’équipe de France féminine retrouvait les handballeuses de la Seleçao, ce mardi 11 avril, au Vendéspace de Mouilleron-le-Captif. Pauletta Foppa, ici le 7 avril 2023 à Limoges, et les Bleues ont à nouveau gagné contre le Brésil. Pauletta Foppa, ici le 7 avril 2023 à Limoges, et les Bleues ont à nouveau gagné contre le Brésil.

Les enjeux des rencontres
Ces parties visent surtout à bâtir un élan en vue de ce grand rendez-vous et, surtout, de celui d’après : les Jeux olympiques de Paris-2024. Disputées à presque neuf mois de la prochaine compétition internationale que sont les Championnats du monde 2023 (30 novembre - 17 décembre).
L'équipe de France, déjà solidement installée en tête de son groupe au Mondial messieurs de handball, a devant elle deux matches sans danger contre le Brésil mardi à 20 h 45 et l'Argentine mercredi, mais pour lesquels elle devra éviter tout laisser-aller. Menées à chaque fois au score, les Bleues avait su revenir et aurait pu, avec un peu plus de réussite, l’emporter. Le Monténégro, le Brésil et l'Argentine se valent et sont encore chacun dans la course pour la qualification. Mais ils n'ont pas les arguments pour gêner la France.
Dominées par la Norvège (20-28), en novembre dernier, en demi-finale du Championnat d’Europe, les Bleues ont pour objectif de combler l’écart qui les sépare des meilleures nations.
Derniers matchs
L'équipe de France féminine de handball a largement dominé le Brésil (33-22) ce jeudi, lors du premier match de la Japan Cup, tournoi préparatif au Championnat du monde, qui se déroulera du 30 novembre au 15 décembre au Japon. A l'occasion d'un match amical, la France avait battu le Brésil (23-18). La dernière confrontation entre ces deux sélections remonte au 11 avril 2023.
Toutes compétitions confondues, l'équipe de France n'a perdu qu'une seule de ses 28 dernières rencontres (27 victoires). C'était le 4 juillet dernier, dans le cadre de sa préparation olympique, face à la Norvège (22-34). Depuis le début de ces Jeux Olympiques de Paris 2024, la France a déjà disputé deux rencontres, pour deux victoires à la clé, contre la Hongrie (28-31) puis face aux Pays-Bas (32-28).
Revivez le match France - Brésil du 26 juillet 2024, comptant pour les JO de Paris 2024 :
| Minute | Événement | Score |
|---|---|---|
| 60e | Cardoso marque au premier poteau après une exclusion d'Araujo | FRA 26-20 BRE |
| 59e | Grandveau marque sous la barre | FRA 25-19 BRE |
| 57e | Valentini marque après une passe de Foppa | FRA 25-18 BRE |
| 56e | Horacek marque | FRA 24-18 BRE |
| 56e | De Paula marque | FRA 24-17 BRE |
| 54e | Horacek marque | FRA 23-16 BRE |
| 52e | Bitolo transforme un jet de 7 mètres | FRA 22-16 BRE |
| 50e | Rosa marque | FRA 22-15 BRE |
| 48e | Granier marque après une passe de Zaadi | FRA 22-14 BRE |
| 45e | Foppa marque (7/7) | FRA 21-13 BRE |
Analyse des matchs
Soucieuses de travailler un nouveau système offensif et privées de Grâce Zaadi, les Bleues ont eu toutes les peines du monde à mettre en défaut leurs solides adversaires sur attaque placée. Un marcher d’Estelle Nze Minko dès la première offensive des Bleues avait ravivé le souvenir des multiples possessions ratées de la première opposition entre les deux équipes. Plusieurs buts de Chloé Valentini (16-14, 48’) et Coralie Lassource (21-18 puis 22-18, 56’) dans le jeu de transition ont ensuite permis de creuser un écart net.
« Il y a pas mal de nouvelles, il faut qu'on trouve des affinités toutes ensemble, justifiait Coralie Lassource à la mi-temps. Il faut que tout soit un peu huilé, cela prend un peu de temps. » Du temps, il en a fallu très peu à la Brestoise pour se mettre en jambes. Après un départ raté pour les championnes olympiques (2-6, 9e), l'ailière a enchaîné quatre buts pour rééquilibrer les débats (6-6, 13e).
Le passage dans une défense en 5-1, avec Estelle Nze Minko avancée, a aidé les Bleues à se lancer. Mais toujours à la peine offensivement, elles ont été freinées par des sautes de concentration - comme ce marcher de Nze Minko (11-13, 29e) - mais aussi par Gabriela Moreschi, impériale dans ses cages.
La portière brésilienne ne faisait que retarder l'échéance. Car au retour des vestiaires, son homologue française enchaînait elle aussi les arrêts. En 21 minutes, les Brésiliennes ne trompaient Camille Depuiset qu'à 3 reprises, échouant par 5 fois sur les montants de la gardienne. Et à chaque arrêt, la Dijonnaise se précipitait pour lancer ses ailières. Les contres pleuvaient sur le but brésilien et Djazz Chambertin offrait le premier avantage aux siennes (16-15, 47e). Enfin devant, les filles d'Olivier Krumbholz géraient la fin de rencontre face à des Brésiliennes sans solution pour s'imposer face à une équipe qu'elles retrouveront mardi (21h10) pour la revanche à Mouilleron-le-Captif (Vendée).
Malheureusement, nous n’avons pas pu envoyer cet article. Le Brésil en est à sa 11e apparition dans un championnat du monde. Mais il n'a jamais fini mieux que quinzième. Les handballeurs brésiliens sont à des années-lumière du niveau de leurs compatriotes footballeurs, volleyeurs ou même basketteurs. Les Français ont eu un aperçu de ce qui les attend en observant la rencontre entre le Brésil et l'Argentine. Les Brésiliens ont pris leur revanche (24-20) de la finale du dernier championnat d'Amérique du Sud.
Le Brésil avait subi une correction au premier match contre l'Allemagne (23-33). "Ils ont posé des problèmes aux Allemands pendant les vingt minutes où ils ont été capables de tenir l'intensité puis, quand ils ont faibli physiquement, ils ont explosé", remarque-t-il. "C'était pour le moins poussif, parce que ce sont des équipes qui ont du mal à enchaîner deux matches, qui sont dans un registre de jeu très volontaire, mais pas forcément très maîtrisé", a constaté l'entraîneur tricolore Claude Onesta.
La France enchaîne ainsi une troisième victoire consécutive après celles conquises aux dépens de la Suède (24-18 puis 24-22), il y a un mois. Les joueuses d'Olivier Krumbholz n'ont jamais été inquiétées, en se détachant rapidement en première période. Grâce Zaadi, Laura Flippes, Chloé Bouquet et Océane Sercien-Ugolin ont été les meilleures buteuses françaises avec quatre buts chacune.
Réactions
Olivier Krumbholz (sélectionneur de l'équipe de France) : « On a vécu un match difficile, pénible par moments, avec une fin tout de même plus intéressante. On a fini par trouver la bonne profondeur en défense pour leur poser des problèmes. A défaut d'avoir bien joué, on a eu des vertus morales, c'est déjà pas mal. Il y a eu des performances individuelles extrêmement contrastées, certaines joueuses ont été bonnes et d'autres en grande difficulté. Il y a plein de choses qu'on va améliorer dans les 2-3 jours à venir et on fera, je l'espère, un bien meilleur match mardi. »
Estelle Nze Minko (arrière gauche et capitaine de l'équipe de France) : « On a gagné, donc forcément je suis contente. Il y a plein de trucs à revoir, des choses qu'on aurait pu mieux faire en première période, mais on s'est reprises après, on a su proposer autre chose. À la fin, on a senti que le public poussait encore plus pour nous quand on est passées devant, c'était cool. C'est super de voir qu'à chaque fois on remplit toutes les salles en France, que l'ambiance est là et que tout le monde est à fond, ça rajoute une petite énergie supplémentaire. »
Pauletta Foppa (pivot de l'équipe de France) : « Le Brésil est une très bonne équipe qui joue longtemps sur chaque action, qui manoeuvre énormément. En première période ça nous a posé des problèmes, elles marquaient quand on faisait des erreurs en défense. En seconde période, on les a vraiment usées et la défense a réussi à prendre le dessus. Quand je suis entrée après la pause, j'avais juste envie d'apporter de l'énergie positive aux filles. On avait eu un peu de mal à trouver des repères stables défensivement et on savait qu'il fallait être solides sur la durée. »
Pour le sélectionneur, le problème est d'abord que son équipe reste mobilisée et concentrée, pour préparer au mieux le dernier match de poule vendredi contre l'Allemagne, puis le huitième de finale. "Pour le moment, on ne se préoccupe pas vraiment de nos adversaires", explique-t-il. "Il faut qu'on soit capables de mettre plus d'exigence là où peut-être notre adversaire ne nous l'impose pas. À partir des huitièmes de finale, on va changer de stratosphère", prévient le coach français.
"Si on n'est pas réglé à ce moment-là, le premier match peut nous être fatal. Donc la difficulté qu'on n'a pas dans cette poule, il faut qu'on soit capables de se la mettre en match ou à l'entraînement.