Le HBC Sautron, un club familial de handball, a su marquer son histoire par des moments forts et des victoires mémorables. Des débuts modestes à la consécration en finale départementale de la Coupe de France, le club a toujours pu compter sur le soutien indéfectible de ses membres et supporters.

Un Club Familial et Ambitieux
Arrivée de Carquefou, Julie Fouchard a trouvé un club familial avec Sautron. L'ambiance y est vraiment sympa, sans prise de tête. Et c’est certainement la raison première pour laquelle cela fonctionne si bien.
Le HBC Sautron aime bien Bercy. Après la victoire des garçons en 2018, les filles ont remporté ce samedi matin la finale départementale de la coupe de France. Les Sautronnaises ont battu Sorbiers 27-26 à l’issue des jets de sept mètres.
La Finale Départementale : Un Moment Historique
En ouverture de cette journée de coupes de France à l’Accor Arena, la Loire-Atlantique et la Loire avaient les honneurs de la finale départementale féminine. Quatre ans après les garçons victorieux, ce sont les filles des Rouge et Blanc qui avaient gagné le droit d’une lutte finale.
Depuis le début de l’aventure, les filles Sautron peuvent compter sur le soutien de tout un club. C’était un beau roman, c’était une belle histoire… Mais l’heure est désormais à écrire le tome 2 pour Sautron. Cette fois-ci sous la plume de ses féminines.
« Rien que de l’entendre, ça claque non ?, lance dans un rire la capitaine Florence Thyébaut. Cela fait trois ans que nous attendions cela, on restait sur notre faim. Globalement, on a le même groupe, seuls quelques renforts étant venus renforcer l’équipe. Il y a des filles avec qui je joue depuis neuf ans ! »
Préparation et Stratégie
Se préparant depuis le 17 avril, date de leur victoire en demie face au Caudry HBC, les Sautronnaises n’ont pas chamboulé leurs habitudes, poursuivant un travail « dans la veine de ce qui avait été fait jusqu’alors. Bien sûr, on a essayé de cibler les potentielles faiblesses de nos adversaires, glisse leur entraîneur.
On sait que ce n’est pas un match comme les autres, c’est un véritable événement pour clôturer une aventure d’équipe. Mais j’ai essayé au maximum de limiter l’impact « Bercy » (rire). L’écueil à éviter est véritablement que la pression et le décorum les rendent spectatrices à en oublier leur match.
Il ne faut surtout pas comparer les histoires ! Bien qu’elles aient hâte de s’imprégner de toutes les belles énergies qui émaneront d’un mur rouge, Florence et ses coéquipières savent qu’elles auront un point essentiel à gérer : « Les émotions ! Plus on approche de l’issue finale, plus elles sont fortes ! »
J’étais à Bercy en 2017, j’ai vu les regards des joueurs quand ils nous ont repérés, qu’ils ont croisé les regards de leurs femmes, leurs enfants, la famille et les amis. Samedi, ce sera notre tour… En dehors de l’envie évidente de gagner, le plus fort, c’est ça. Notre aventure, notre histoire. Ça reste encore plus beau que le handball.
Women's Handball Final 🤾♀️ | Paris Champions
Le Déroulement du Match
À Sautron, le réveil n’a pas sonné. À moins que ça soit la pression des lieux. Le HBC Sautron a manqué son début de match (1-5 à la 11’). Quand les coéquipières de Coraline Hochard sont passées devant, à dix minutes de la fin (20-22), on s’est dit que la victoire n’était pas loin.
Quelques ratés ont obligé Sautron à en passer par l’épreuve des jets de sept mètres. Un exercice que les Sautronnaises avaient travaillé. Aucune n’a raté et Marie Chapalain réussit l’arrêt qu’il fallait sur la dernière tentative de Sorbiers.

Réactions d'Après-Match
Marion Daussy (arrière gauche de Sautron) : « On a vécu un début de match cata ! On loupe nos immanquable au début. On a su se remettre dedans, on se remobilise. On revient dans le match, c’est serré, on fait le job, on place à plus deux (22-20) et puis là, on fait une erreur monumentale de changement, on rentre à sept sur le terrain ! On n’a pas géré le truc et derrière on fait entrer la mauvaise joueuse, on fait donc double infériorité. Mais voilà, on va le chercher avec les tripes, avec le cœur. »
On avait le bon exemple avec nos garçons qui avaient gagné de la même manière voilà quatre ans, dernier jet de sept mètres et parade du gardien. On réédite l’exploit avec beaucoup de bonheur ; on réécrit l’histoire à la façon féminine. Nous sommes très heureuses. C’était incroyable. C’est une salle extraordinaire, même un peu à vide. Nos supporters étaient là à 250, le huitième homme était avec nous aujourd’hui. On est là, en force, avec l’étiquette Pays de la Loire.
Julie Fouchard (arrière gauche de Sautron) : « La nuit avait été courte, nous étions très stressées, ce qui peut expliquer nos pertes de balle en début de match. Personnellement, j’ai été en difficulté mais j’ai su me remettre dedans. On s’est mobilisées, on s’est encouragées, le coach également et puis le public nous a aidées. »
Malgré tout, il y a ces mauvais changements, peut-être un petit manque de lucidité alors que nous sommes à plus deux. On prend 2x2’mais on reste ensemble et le public ne nous lâche pas. On les entend. Elles ont dû mettre un but, elles reviennent à moins un et après on fait jeu égal. On n’ose plus aller vers le but, on ne fait plus que de la passe à dix, et notre gardienne est là pour faire les arrêts qu’il faut derrière. Après, ce sont les tirs au but, auxquels nous nous étions préparés.
À chaque tour, lors des entraînements précédents, on faisait des pénos en fin de séance. On savait que notre gardienne serait là. On avait confiance en elle. Après, c’est dans la tête. La coupe ? Elle est magnifique. On va la savourer. J’en rêvais depuis un petit moment, je suis heureuse, je suis fière d’être avec ce collectif. C’est un club familial, tout le monde s’investit.
Ça fait longtemps que je n’avais pas vu ça dans un club de handball, que ça soit les supporters qui sont toujours là, même si c’est en départementale, à nous encourager, à nous pousser ou les dirigeants. Je pense que c’est la force de Sautron. La nuit va être très longue. C’est merveilleux ce qu’on vit ici depuis vendredi après-midi. On profite.
L'Expérience à Bercy
Quand on est arrivé, le H s’entraînait, on s’est imprégné des lieux, on a passé un petit moment ensemble et on a fait une photo collective avec eux. Quand ce n'est pas le HBC Nantes qui fait l'actualité, c'est le HBC Sautron ! Le club, qui évolue en division départementale, est parvenu à se hisser en finale de la Coupe de France dans sa catégorie.
Les Sautronnais sont partis vendredi pour s'imprégner des lieux, mythiques pour tout amateur de handball. "Ça fait rêver", avoue Axel, le quatrième gardien. "C'est sûr que ce n'est pas n'importe où, ce n'est pas un simple entraînement à Sautron", sourit Maxime, le capitaine.
"On n'a pas l'habitude de jouer dans un si grand espace, explique l'entraîneur Thomas Hervé, on est des petits amateurs. C'est un peu mythique, on a suivi à la télé toutes les grandes épopées du handball français là-bas, en club et en international. Donc d'y être ça va forcément être un grand plaisir. Ça va faire bizarre au début mais une fois que la rencontre aura démarré, les joueurs seront concentrés. Je ne me fais pas de soucis là-dessus."
Les amateurs, qui évolueront en régionale l'an prochain, pourront admirer, après leur finale, les Omeyer, Karabatic et autres Gensheimer puisque le PSG affrontera Nîmes en finale chez les professionnels. Près de 300 supporters sautronnais se déplaceront à l'occasion.
Bilan et Perspectives
Le HBC Sautron, à travers ses équipes masculine et féminine, continue d'écrire son histoire avec passion et détermination. La victoire en finale départementale de la Coupe de France restera un moment phare, symbole de l'esprit d'équipe et de la force d'un club familial.