Handballeuse française, Camille Ayglon naît le 21 mai 1985 à Avignon dans le département du Vaucluse. Contrairement à d’autres de ses coéquipières en équipe de France, c’est sur le tard que Camille Ayglon découvre sa passion pour le handball. Celle que l’on surnomme souvent "Bambi" découvre le monde professionnel en 2003, du côté du HBC Nîmes.

Carrière en Club
Après cinq années passées dans le Gard, Camille Ayglon rejoint l’un des clubs français les plus titrés du championnat, le Metz Handball. Deux ans plus tard, Camille Ayglon retrouve le club de ses débuts (2010-2016) avant de tenter l’aventure à Bucarest. Vainqueur de la Ligue des Champions en 2016 avec son club.
Parcours en Équipe de France
Camille Ayglon découvre l’équipe de France de handball féminin pour la première fois en 2007. Dans le sillage de Camille Ayglon et Mariama Signate, la France domina alors l'Espagne (27-23). Après un parcours héroïque, les handballeuses françaises, se sont inclinées (19-22) en finale Olympique face à la Russie. Les Bleues ont le sourire puisque pour la première fois, elles décrochent l'argent.
Camille Ayglon-Saurina remportera de nombreux titres : une médaille d’argent aux JO de 2016, deux médailles d’argent aux championnats du monde de 2009 et 2011, une médaille d’or à ceux de 2017, et championne d’Europe en 2017. Elle a également été nommée meilleure arrière droit du championnat de France en 2010 et 2011 et a reçu l’Ordre national du Mérite en 2016.
Épisode #3 | On s'bouge avec l'Équipe de France !
Reconnaissance et Nominations
Le 24 mai prochain, les meilleures joueuses, meilleurs joueurs et meilleurs entraîneurs de handball de la saison 2012-2013 seront mis à l’honneur dans l’historique salle Wagram à Paris. C'est la deuxième année consécutive que la Ligue Féminine de Handball et la Ligue Nationale de Handball récompenseront ensemble les meilleures handballeuses et meilleurs handballeurs du Championnat. Cette cérémonie commune sera intégralement placée sous le signe de la parité hommes/femmes.
Bonne nouvelle : cinq joueuses nîmoises ont été nominées dans cinq catégories différents. Il s'agit de :
- Blandine Dancette à l'aile droite
- Camille Ayglon en arrière droite
- Nina Jericek en arrière gauche
- Estelle Nzeminko en demi centre
- Nicky Houba en gardienne de but
On leur souhaite bonne chance !
Une Athlète Inspirante
Au total, elle travaillera avec plus de 15 managers de 6 nationalités différentes, ce qui l’amènera à placer le collectif au cœur de sa carrière d’athlète à haut niveau. Elle est constamment à la recherche d’une intelligence collective pour amener l’équipe le plus loin possible. Ce sont ces expériences qui lui permettent de faire un parallèle à celles du monde de l’entreprise.

Sa présence a marqué l’évènement et a contribué à sa réussite. Les collaborateurs ont été très satisfaits de l’intervention de Camille et des ateliers. L’intervention de Camille s’est très bien déroulée. Cela a été un plaisir de rencontrer et d’écouter Camille. Nous avons adoré l’intervention de Camille sur le leadership ! Nous avons également beaucoup apprécié son côté humain et accessible.
Famille et Émotions Sportives
Mari et femme dans le civil, Guillaume et Camille Saurina ont vécu l’une de leurs plus belles émotions sportives ensemble en ramenant à Nantes la première Ligue Européenne de son histoire en battant les Hongroises de Siofok 36-31.
Guillaume Saurina : Avec beaucoup d’émotion. Cette saison était tellement particulière, les déplacements étaient compliqués, on n’avait pas toujours le temps de s’entraîner. Quand on obtient de tels résultats, ça montre qu’on a eu l’adhésion de l’équipe sur le projet de jeu mis en place.
Camille Ayglon-Saurina : On a décroché le Graal. Ce n’est pas un titre que l’on a gagné par hasard, on a fait de bons matches pour y parvenir.
Reconversion et Engagement
C.A.S. : Non c’était une décision mûrement réfléchie. L’an dernier, la saison a été tronquée, je ne voulais pas m’arrêter dans ces conditions, j’ai donc rempilé pour une saison. J’avais déjà commencé à préparer ma reconversion.
G.S. : Lorsque j’étais joueur à Nîmes, le club nous encourageait à aider les équipes de jeunes. C’est un métier qui m’a toujours plu. Parallèlement à ma carrière, j’ai passé les diplômes d’entraîneur. J’ai ensuite joué à Bucarest puis à Nantes comme joker médical. J’ai d’abord été adjoint avant de devenir entraîneur principal. Ma mère était à la LFH, j’ai toujours baigné dans le hand.
C.A.S. : Le titre européen de cette année fait partie des meilleurs bien évidemment.
G.S. : (rires) Je n’ai jamais fait de différences entre Camille et les autres joueuses. C’était compliqué au début, ça faisait bizarre.
C.A.S. : Oui on a réussi à bien gérer la situation je trouve.
G.S. : Il y a de la place pour tous les sports, Nantes est une ville importante.
C.A.S. : Le club est sur une bonne dynamique avec son mécène Arnaud Ponroy puis maintenant avec le Groupe Réalités qui a pris la suite. Les actionnaires ont de grandes ambitions, la structuration du club.
G.S. d’évoluer, le sport féminin est en vogue, il véhicule de superbes valeurs.
C.A.S. : L’évolution est déjà très positive depuis plus d’une dizaine d’années. Il n’y avait pas de ligue professionnelle. De nombreuses actions ont vu le jour pour développer les sports collectifs féminins.